Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 9 juin 2026

Il y a trois façons de traiter  le cerveau.

L'une est passive, facile. Il suffit de lire, d'entendre ce que l'on écoute, de  voir ce que l'on regarde en choisissant ce qui est beau, bon et bien. Le cerveau s'enrichit de connaissances, apprend au contact des grands esprits la sagesse, la logique, l'histoire, la géographie, la physique, la chimie, la philosophie, des rudiments de mathématique et à réfléchir comme eux. C'est déjà beaucoup. 

La deuxième est activée par la première qui a saturé le cerveau d'idées, de théories, de philosophie qui lui ont donné les mots nécessaires pour dépasser ce stade et atteindre le niveau où l'on pense et réfléchit sans copier. L'imagination stimulée par la curiosité est le moteur qui fait avancer dans l'inconnu. Un travail d'analyse et de synthèse s'opère. Il en sort de nouvelles théories, des  inventions, des découvertes, des réponses aux questions, des solutions aux problèmes. 

On peut rester au premier niveau, celui des connaissances. Il est gratifiant et le cerveau est content de savoir autant. C'est le domaine des enseignants, des savants, des professeurs. Ce sont des répétiteurs qui n'ont rien inventé mais beaucoup retenu. Le deuxième n'est pas accessible à tous. La curiosité, l'imagination, l'intelligence doivent être d'une qualité inhabituelle. Il faut aussi une liberté de la pensée qui ne doit pas être paralysée par les anciennes qui ont tendance à s'accrocher et ne pas vouloir être mises au placard.

La troisième est aussi particulière puisqu'elle se singularise par une absence de tout ce qui faisait l'identité des autres. Le cerveau n'éprouve aucune curiosité pour ce qu'il ne connaît pas, trouve que l'ignorance permet de vivre sans se poser des questions, donc sans besoin de réponses, que les problèmes se résolvent d'eux-mêmes. Se fatiguer la vue, les oreilles, encombrer sa mémoire de choses ne lui apporteront que des interrogations, des suppositions, des problèmes qui lui compliqueront une vie qui se suffit à elle-même.

Le choix n'est ni cornélien, ni racinien ni romantique, personne ne décide pour le cerveau. Son travail n'est pas forcé et ne répond à aucune obligation. Le hasard décide. Gardons-nous de hiérarchiser la valeur des trois options. Les deux premières apportent des satisfactions intellectuelles, de la fierté teintée d'orgueil à l'idée d'avoir une tête si bien remplie. La dernière n'est pas à plaindre et il n'est pas sûr que son choix soit mauvais car l'ignorance libère l'esprit, l'âme, la conscience de beaucoup d'inutilités, les allège de bien des fumisteries et les empêche de se poser des questions sans réponse. Consécration suprême, le fils de DIEU les a glorifiés  en proclamant urbi et orbi "Bienheureux les pauvres en esprit, le royaume de Dieu est à eux". 

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