La cohabitation du corps et de l'esprit pose un problème insoluble. Les anciens et les modernes s'y sont attaqués, peine perdue. Adieu le consensus, place au compromis.
Les deux se tiennent par la barbichette, chacun dépend de l'autre, question de survie. L'esprit a un handicap, il arrive le dernier. Les bons réflexes ont remplacé les archaïques mais ils sont exigeants, envahissants avec l'appétit, les besoins d'exonération, la peur d'être abandonné dans le froid, le pipi et le caca. Cet état larvaire dure longtemps et il faut attendre l'âge de raison pour qu'apparaissent les grandes idées, les nobles pensées, les réflexions profondes, les vastes connaissance après l'installation des sentiments, des qualités et des défauts.
Aux aléas du corps avec la maladie, les accidents répondent les souffrances de l'âme (angoisse, inquiétude, obsessions, dépression, névroses) entre lesquelles s'infiltrent les soucis, les tracas, les peurs.
Avec le temps, on s'habitue, l'un fait avec l'autre, bien forcé, impossible de s'échapper autrement que par la manière forte mais le droit s'y oppose encore.
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