Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mercredi 1 juillet 2026

DE TOUT UN PEU

L'ennui est un mauvais aide à la mort: il fait perdre du temps, de l'argent, de la patience.
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Prendre de la hauteur plutôt que du recul est plus sûre, à moins d'avoir des yeux dans le dos.
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En arrivant en retard chez le médecin, vous diminuez le temps d'attente.

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Si le plaisir de partir n'était pas accompagné de la peur de l'inconnu, des aléas du voyage et du risque de déconfiture, il serait sans partage.
Tous les visages sont des œuvres d'art uniques qui, en plus d'être vivantes, ont le privilège d'évoluer au fil du temps, de prendre de plus en plus de caractère. Son maximum de beauté est atteint vers la soixantaine quand, sculptés par le temps, burinés par les épreuves, ils expriment leur quintescence. Plus tard, la matière première se dégrade, les retouches accélèrent le désastre et le résultat finit par ne plus ressembler au modèle. C'est ce que l'on appelle le naufrage de la vieillesse. La peau n'a pas la résistance d'une toile. Elle perd sa texture, sa couleur et finit par ressembler aux croûtes que l'on retouve au fond de la panetière. 
Quand vous vous surprenez à ne penser à rien, plutôt que de laisser votre esprit battre la campagne au risque de se perdre en route, je vous conseille de l'orienter en direction d'une réflexion constructive apte à des développements intéressants. Vos synapses ainsi sollicitées seront obligées de se reconnecter, de reprendre le travail et ne prendront pas des habitudes qui font tomber dans un trou d'où l'on ne revient pas. 

Certains vous conseilleront de penser à ce que vous allez faire durant la journée afin de ne rien oublier. C'est louable, jouable mais un peu court, jeune homme, et, à sa place, j'aurais proposé un programme plus ambitieux, à la mesure d'une vie qui a besoin de sortir de l'ordinaire. Plutôt que de lister les tâches quotidiennes coutumières: se lever, se doucher, s'habiller, petit déjeuner, se laver les dents ou le dentier, promener le chat, rentrer les poubelles, etc.. je vous suggère d'élargir le champ de votre future activité potentielle à tout ce que vous ne ferez jamais. Vous embrassez l'infini et votre esprit quitte votre ennui quotidien pour les espaces du rêve. Vous pourriez ainsi envisager pour la suite de votre journée:

- de commencer l'écriture d'un roman, une suite à Guerre et paix par exemple si vous gardez un souvenir du film,

- peindre un tableau en suivant votre impression, devenant ainsi un néo-impressionniste, 

- d'étudier le solfège, vous mettre au piano, remporter le concours Marguerite Long, donner un  récital façon Rubinstein, à la Philarmonique,

- vous mettre à investir en Bourse avec succès, battre Buffet et finir la semaine en étant l'homme le plus riche du monde, 

- imaginer ce que vous feriez si vous étiez élu président de la République ou maire du village,

- transformer un mauvais souvenir en bon et voyez les changements qui s'en suivent.

Naviguer dans une vie devenue une fiction le temps que l'on veut  permet à l'esprit de s'ébattre en liberté, délivré du poids des contraintes, de décoller etr de voguer à son gré, en gardant le contrôle de la situation  pour éviter les déceptions qui nous feraient retomber dans notre vie quotidienne, celle où l'on a les pieds sur terre.
Où sont passés tous ces gens admirables de sagesse et de raison qui de leur temps n'ont pas su et pu empêcher l'arrivée au pouvoir de fous sanguinaires et les guerres, les crises, les carnages, les génocides: ils sont dans les cimetières avec leurs idées et leur impuissance. 

Que font tous nos intellectuels, ces penseurs, ces gens admirables de sagesse et de raison qui occupent les médias de leurs présence et dont les voix retentissent dans le silence qui ponctue le bruit que font les guerres, les génocides, les tueries qu'organisent les fous qui ont le pouvoir pour les empêcher de continuer?

mardi 30 juin 2026

 Voir ce que cache le regard, deviner le message du silence, sentir la pression d'une attente exige une sensibilité qui n'est pas donnée  à tous les yeux, à toutes les oreilles, à toutes les peaux. Il faut en plus que les sentiments soient de qualité.

RENDEZ-VOUS AU FIL DES TEMPS

Honorer son rendez-vous c'est, aujourd'hui, arriver à l'heure chez le médecin, le dentiste, au coiffeur et attendre. Avant-hier, c'était arriver à l'heure, avec ses témoins, sur le champ d'honneur pour s'y battre en duel avec un autre gentilhomme avec qui on avait eu des mots. On pouvait y rencontrer la mort. 

VOTRE ATTENTION POUR UN CONSEIL

Pour ne pas augmenter les risques d'insuccès, je conseille de faire attention où l'on met les mains et où l'on pose les pieds car ces quatre piliers soutiennent le corps et l'empêchent de s'éffondrer. Ainsi rassuré sur la stabilité de son support, l'esprit peut travailler sereinement, faire ce qu'il sait faire sans avoir la crainte  du déséquilibre.


MÉMOIRE ET SOUVENIR

La mémoire enregistre les noms, les chiffres, les faits, les évènements, les visages tel un appareil photographique et les classe. Elle agit de façon passive, neutre et ne qualifie pas de bon ou de mauvais. Le souvenir tiré de la mémoire est lui, plein de sensations et de sentiments qui peuvent être violents. Ils sont vivants et continuent d'évoluer et actualisent le moment du passé dont ils viennent d'être tirés. Ils sont un voyage dans le temps ancien qui donne à la vieillesse un goût de jeunesse.

Leurs  qualités sont aussi des défauts car cette mobilisation a posteriori se fait avec les yeux d'aujourd'hui et l'on n'est plus celui que l'on était quand ils se sont inscrits dans la mémoire. Nous les jugeons avec un vécu qui a modifié notre point de vue. Leur souvenir en sort rarement grandi. Ce regard critique les décape et nous enlève les illusions qui les faisaient paraître inoubliables. Le constat est souvent amer et aténue la nostalgie que l'on éprouve quand on les ramasse à la pelle telles les feuilles mortes du poème  de Prévert qu'il faut écouter chanté par Montand.  

BILAN

Le bilan est l'équation du premier degré dans lequel n'entre aucune inconnue. Il additionne et soustraie que du positif et du négatif et le résultat est soit l'un, soit l'autre, rarement neutre, à l'équilibre. Il  fait le point sur la situation et c'est lui qui  décide de la suite à donner, des mesures à prendre. Son objectivité est sans appel. Bémol cependant, les éléments à prendre en compte peuvent, eux, être subjectifs et la notation de la relation, de la réalisation, de l'évènement, du service en sera impactée.

Exemple : vous voulez faire un bilan préalable à la consommation d'une grosse part de macaron angevin, un gâteau emblématique (maison Allard, aux Ponts de Cé, 49),à la place d'honneur  dans mon panthéon gourmand. Si vous voulez maigrir, étant obèse et diabétique, sa dégustation sera, si en plus, vous n'aimez pas le sucré, mais seulement la charcuterie,  un moment pénible où l'écoeurement s'accompagnera d'une colère noire envers l'amphytrion qui vous veut du mal. Le bilan est négatif et, si vous êtes  américain, vous engagerez un procés pour tentative de meurtre au troisième degré. A contrario, si vous êtes comme moi, maigre, avec un super-pancréas, un gourmand insatiable, vous vivrez un grand moment, sans remord, avec une bonne conscience à rendre jaloux un jésuite et la satisfaction du devoir accompli, d'avoir rendu jaloux les constipés de la pâtisserie et un hommage à un bienfaiteur de l'humanité qu'est un bon pâtissier, un sculpteur de saveurs comme monsieur Allard, de père en fils depuis 1973. Le bilan est positif et témoigne d'une politique de qualité où n'entrent que des ingrédients de grande qualité. Dans les deux cas, le produit de base est le même mais sera jugé à partir d'un ressenti animant des sentiments subjectifs opposés. 

La même gymnastique est possible quand l'heure du bilan sonne pour tout. Pour qu'il soit véridique, il faut non seulement être un bon comptable, mais  un psychologue averti et, comme votre serviteur, un juge et partie impartial. 

lundi 29 juin 2026

 Pour ne pas succomber sous le regard furieux de gorgones en furie,  ne pas obéir aux injonctions injurieuses d'une mégères non apprivoisée et résister au chants mélodieux des sirènes enjoleuses, il faut  être un misogyne endurci ou se voiler le visage ou se boucher les oreilles ou si , comme moi, vous êtes un  mâle peureux, allez vous réfugier dans une tour d'ivoire, entourée de  douves infranchissables, le pont levis verrouillé en position haute et vous terrer au fond d'une oubliette. Là, endormez-vous, tranquilisé et attendez la princesse charmante qui viendra vous délivrer dans un ou deux siècles  de façon à ce que vous puissiez vivre  dans le malheur conjugal encombré d'une bande de chenapans, sur une île déserte entourée de récifs coraliens autour de laquelle tourne une horde de requins blancs affamés tandis que rodent dans le ciel étoilé des drones kamikases envoyés par une de vos ennemies  qui vous feront regretter les premiers mots de ce conte de fée. 

Je préfère me faire des soucis que d'avoir des ennuis car les premiers se règlent facilement en interne et ne coûtent rien alors que les seconds ont besoin d'un avocat et de ses avances sur honoraires.

RÊVONS, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE

Après réflexions et travaux pratiques, j'en suis arrivé à la conclusion que rêver était plus productif que de s'échiner à travailler pour se fatiguer, que de parler pour ne rien dire, de perdre son temps en s'ennuyant. Laisser l'inconscient prendre le contrôle de l'imagination donne la satisfaction de voir le corps se reposer, l'esprit récupérer de toutes les pensées qui l'ont accablé toute la journée. Il s'enrichit, sans s'en rendre compte des découvertes qui l'ont émervéillé pendant son sommeil. Plus tard, si j'étais savant, je les mettrais, en toute mauvaise foi, au service de la science, ce qui me vaudrait le Nobel de physico-chimie.

Pour conclure, car le temps presse, on peut dire que le rêve permet de ne pas voir le temps passer durant la nuit, qu'il l'occupe agréablement, qu'il concurrence le cinéma et la littérature et qu'il rend plus intelligent et imaginatif que dans la vie du jour. 

LE CONSEIL

Comme amis, choisissez des gens que vous n'aimeriez pas avoir comme ennemis.

dimanche 28 juin 2026

SENSATIONS ET SENTIMENTS

Les sensations n'ont jamais provoqué de guerres. Elles ne rappellent, au pire, que le souvenir  d'une cuillerée d'huile de ricin ou de foie de morue, une crise de colique néphrétique, une fracture de Pouteau-Colle dans  l'enfance. À l'âge adulte, ce sera le plaisir en bouche qu'a donné un vieux Joguet ou un Chasse-Spleen, un repas chez Gagnaire quand il était stéphanois, la vue de Brel en don Quichotte, de Montand chantant les Feuilles mortes et de tant d'émotions qui passent par les sens. Ils sont complices, se complètent et un gâteau sera meilleur avec une pincée de sel, une pointe d'acidité relève une amertume, un peu de laid réhausse le beau et Belmondo avec son nez cabossé aurait eu moins de succés. Si nous n'avions qu'elles à notre disposition, la vie serait moins remplie de passions mais se passerait dans une paix profonde consacrée à savourer, à déguster, à digérer. 

Mais pour notre malheur et celui de la terre, l'évolution nous a dotés de sentiments pour la plupart contre-nature (hypocrisie, égoisme, jalousie, avarice, orgueil, cruauté). Ils sont si puissants qu'ils réduisent au silence les quelques qualités qui se meurent en pleurant. Elle a transformé l'homme en un animal inférieur et je vous renvoie pour vous en convaincre à la démonstration implacable qu'a faite Marx Twain de ce phénomène anthropologique unique dans l'histoire de la paléontologie. 

THE DAMNED HUMAN RACE

Marx Twain ne viellit pas. Il reste au sommet de la pensée humaine. Il ne figure pas dans le Panthéon officiel académique reconnu d'utilité publique car il dérange trop l'ordre établi par ceux qui en profitent. Plus que pour les enfants, il a écrit pour les adultes conscients. Je vous abjure de lire, toutes affaires cessantes et en urgence absolue dans "The Damned Human Race"  disponible en français chez Babel, Actes Sud  sous un titre identique "Cette maudite race humaine", "L'animal inférieur". La démonstration est irréfutable, le jugement implacable, l'humour noir irressistible. 

UN PORTRAIT SAINT SULPICIEN

Si j'avais eu plus de plus et moins de moins, j'aurais été différent et méconnaissable. Mais la nature m'a doté de plus de moins et de moins de plus et m'a fait tel que je suis, à ma grande satisfaction car, comme vous le savez, les plus sont constitués de bêtise, d'hypocrisie, d'avarice et d'égoïsme tandis que les moins partagés sont la bonté, la bienveillance et une odeur de sainteté.

samedi 27 juin 2026

CLASSIQUES DE TOUT TEMPS

Chacun a ses classiques. Moi, dans ma grande bibliothèque,  j'ai les anciens qui écrivaient en alexandrins, Corneille, Racine, Molière et travaillaient pour le Roi-Soleil. Au-dessous, toujours à une place d'honneur, je place mes modernes  et les œuvres en prose de Hugo, Balzac, Maupassant, Flaubert, Zola, l'auteur chéri du Comte de Monte-Christo et celui maudit des Infortunes de la vertu. En honneur à mon enfance livresque, à portée de la main des jeunes visiteurs qui savent lire, j'ai tout Jules Vernes, James Oliver Curwood, les aventures du  capitaine Corcoran, Jack London, le dernier des mohicans, des Signes de piste, Tom Sayers, mon ami Flicka, Robinson Crusoé. Ailleurs, partout où il y a de la place et des étagères, on a toute la série noire du temps de Duhamel, les meilleurs Ailleurs et Demain, une centaine de Présence du futur, tout Giono, tout Kenny, tout Jag. Ils sont dignes de l'appélation et seule l'ignorance, le conformisme, l'académisme les en éloignent. Ils rejoignent Sénanque, Ruffin, Denis, Dugain, Schmitt, Kempt, Bello, Gounelle, Nothomb qui parlent, aujourd'hui, au coeur et à l'esprit aussi bien que ceux d'hier.

COMME QUOI LES CHOSES TIENNENT À PEU

Le charme de la mer ne tient, pour beaucoup, qu'à ce qu'il y a dans la salière!!!
Les 37 degrés Celcius que notre corps doit supporter hiver comme été sont dignes d'une canicule comme celle que nous subissons actuellement. On en connaît la malfaisance physiologique et l'essor de l'industrie de l'air conditionné qui est censé nous en protéger lui en redevable. Mais jamais, à ma connaissance encyclopédique, la corrélation entre notre hyperthemie permanente a jamais été faite avec le dérèglement organique et psychologique  dont pâtit  depuis  son origine l'espèce humaine. Elle fait preuve plus que les autres d'une sensibilité à la chaleur intérieure et j'attribue les névroses, psychoses, cancers, arthrose etc. qui rendent la vie si difficile à une intolérance aux thermies. Je remarque que la médecine et sa recherche font semblant de l''ignorer et parlent de coincidence. La vraie  raison est évidente mais elle est dérangeante: facilement curable en s'inspirant des poïkilothermes qui savent vivrent  à base température et n'ont pas nos soucis de santé. Sans être complotiste, je soupçonne des intérêts qui font barrage à une molécule qui, pour un bas prix, règlerait notre thermostat à une température agréable, celle d'une journée de la mi-mai, sous ma latitude avec un petit 20°. Trop d'argent est en jeu et de gens vivent de cette haute température. 

vendredi 26 juin 2026

La prolifération de l'engeance humaine entraîne, par un effet de balancier la disparition des autres espèces qui perdent leurs espaces naturels remplacés par des décharges publiques et sauvages, des champs d'épandage, de maïs, de soja, de betteraves, des bidons-villes tentaculaires, des banlieux interminables. Bientot l'humanité ayant atteint son stade d'inhumanité occupera seule le terrain en compagnie de ses virus et de microbes. 

Pour survivre à ce scénario catastrophe qui a reçu l'imprimatur des autorités morales, civiles, politiques et religieuse, il faudrait que l'intelligence artificielle prennent rapidement le dessus sur la bêtise universelle et vienne au secours de ce qui faisait la beauté du monde et sauve la terre, la mer, l'air, la faune, la flore avant qu'il ne soit trop tard.