Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 28 juin 2026

SENSATIONS ET SENTIMENTS

Les sensations n'ont jamais provoqué de guerres. Ils ne rappellent, au pire, que le souvenir  d'une cuillerée d'huile de ricin ou de  foie de morue, une crise de colique néphrétique, une fracture de Pouteau-Colle dans  l'enfance. À l'âge adulte, ce sera le plaisir en bouche qu'a donné un vieux Joguet ou un Chasse-Spleen, un repas chez Gagnaire quand il était stéphanois, la vue de Brel en don Quichotte, de Montand chantant les Feuilles mortes et de tant d'émotions qui passent par les sens. Ils sont complices, se complètent et un gâteau sera meilleur avec une pincée de sel, une pointe d'acidité relève une amertume, un peu de laid réhausse le beau et Belmondo avec son nez cabossé aurait eu moins de succés. Si nous n'avions qu'elles à notre disposition, la vie serait moins remplie de passions mais se passerait dans une paix profonde consacrée à savourer, à déguster, à digérer. 

Mais pour notre malheur et celui de la terre, l'évolution nous doté de sentiments pour la plupart contre-nature ( hypocrisie, égoisme, jalousie, avarice, orgueil, cruauté), ils sont si puissants qu'ils réduisent au silence les quelques qualités qui se meurent en pleurant. Elle a transformé l'homme en un animal inférieur et je vous renvoie pour vous en convaincre à la démonstration implacable qu'a faite  Marx Twain de ce phénomène anthropologique unique dans l'histoire de la paléontologie. 

THE DAMNED HUMAN RACE

 Marx Twain ne viellit pas . Il reste au sommet de la pensée humaine. Il ne figure pas dans le Panthéon officiel académique reconnu d'utilité publique car il dérange trop l'ordre établi par ceux qui en profitent. Plus que pour les enfants, il a écrit pour les adultes conscients. Je vous abjure de lire, toutes affaires cessantes et en urgence absolue dans "The Damned Human Race"  disponible en français chez Babel, Actes Sud  sous un titre identique "Cette maudite race humaine", "L'animal inférieur". La démonstration est irréfutable, le jugement implacable, l'humour noir irressistible. 

UN PORTRAIT SAINT SULPICIEN

 Si j'avais eu plus de plus et moins de moins, j'eusse été différent et méconnaissable. Mais  la nature m' a doté de plus de moins et de moins de plus  et m'a fait tel que je suis, à ma grande satisfaction car, comme vous le savez, les plus sont constitués de bêtise, d'hypocrisie, d'avarice et d'égoïsme tandis que les moins partagés sont la bonté, la bienveillante et une odeur de sainteté.

samedi 27 juin 2026

CLASSIQUES DE TOUT TEMPS

Chacun a ses classiques. Moi, dans ma grande bibliothèque,  j'ai les anciens qui écrivaient en alexandrins, Corneille, Racine, Molière et travaillaient pour le Roi-Soleil. Au-dessous, toujours à une place d'honneur, je place mes modernes  et les œuvres en prose de Hugo, Balzac, Maupassant, Flaubert, Zola, l'auteur chéri du Comte de Monte-Christo et celui maudit des Infortunes de la vertu. En honneur à mon enfance livresque, à portée de la main des jeunes visiteurs qui savent lire, j'ai tout Jules Vernes, James Oliver Curwood, les aventures du  capitaine Corcoran, Jack London, le dernier des mohicans, des Signes de piste, Tom Sayers, mon ami Flicka, Robinson Crusoé. Ailleurs, partout où il y a de la place et des étagères, on a toute la série noire du temps de Duhamel, les meilleurs Ailleurs et Demain, une centaine de Présence du futur, tout Giono, tout Kenny, tout Jag. Ils sont dignes de l'appélation et seule l'ignorance, le conformisme, l'académisme les en éloignent. Ils rejoignent Sénanque, Ruffin, Denis, Dugain, Schmitt, Kempt, Bello, Gounelle, Nothomb qui parlent, aujourd'hui, au coeur et à l'esprit aussi bien que ceux d'hier.

COMME QUOI LES CHOSES TIENNENT À PEU

Le charme de la mer ne tient, pour beaucoup, qu'à ce qu'il y a dans la salière!!!
Les 37 degrés Celcius que notre corps doit supporter hiver comme été sont dignes d'une canicule comme celle que nous subissons actuellement. On en connaît la malfaisance physiologique et l'essor de l'industrie de l'air conditionné qui est censé nous en protéger lui en redevable. Mais jamais, à ma connaissance encyclopédique, la corrélation entre notre hyperthemie permanente a jamais été faite avec le dérèglement organique et psychologique  dont pâtit  depuis  son origine l'espèce humaine. Elle fait preuve plus que les autres d'une sensibilité à la chaleur intérieure et j'attribue les névroses, psychoses, cancers, arthrose etc. qui rendent la vie si difficile à une intolérance aux thermies. Je remarque que la médecine et sa recherche font semblant de l''ignorer et parlent de coincidence. La vraie  raison est évidente mais elle est dérangeante: facilement curable en s'inspirant des poïkilothermes qui savent vivrent  à base température et n'ont pas nos soucis de santé. Sans être complotiste, je soupçonne des intérêts qui font barrage à une molécule qui, pour un bas prix, règlerait notre thermostat à une température agréable, celle d'une journée de la mi-mai, sous ma latitude avec un petit 20°. Trop d'argent est en jeu et de gens vivent de cette haute température. 

vendredi 26 juin 2026

La prolifération de l'engeance humaine entraîne, par un effet de balancier la disparition des autres espèces qui perdent leurs espaces naturels remplacés par des décharges publiques et sauvages, des champs d'épandage, de maïs, de soja, de betteraves, des bidons-villes tentaculaires, des banlieux interminables. Bientot l'humanité ayant atteint son stade d'inhumanité occupera seule le terrain en compagnie de ses virus et de microbes. 

Pour survivre à ce scénario catastrophe qui a reçu l'imprimatur des autorités morales, civiles, politiques et religieuse, il faudrait que l'intelligence artificielle prennent rapidement le dessus sur la bêtise universelle et vienne au secours de ce qui faisait la beauté du monde et sauve la terre, la mer, l'air, la faune, la flore avant qu'il ne soit trop tard. 

LES GUERRES D'UN VAINQUEUR-NÉ

Sans me vanter, je suis un vainqueur-né car si j'ai quelques défaites à mon passif, j'ai un palmarès dont je suis le premier admirateur éberlué. Depuis ma lointaine naissance qui date d'une période où la survie de la mère et de l'enfant tenait du miracle, je n'ai cessé de gagner des guerres contre des adversaires redoutables. Mais, ma natutre est ainsi faite que, chaque fois, j'en suis sorti vivant, plus fort. Elles furent de tous les genres: chaudes, froides, larvées,  éclair, sournoises, menées par des retors, de tranchées, de position, d'usure, des souterraines. J'ai survécu aux attaques des microbes, des virus, aux erreurs médicales, aux épidémies, évité des accidents mortels, des balles perdues, des naufrages, des collisions. Né sous une bonne étoile, ami de la chance, prudent, avisé, en bonne santé, je me prépare au combat final. J'y pars avec un handicap mais je le compense par l'expérience, ma connaissance du terrain, un coup de Jarnac en réserve, un moral de vieux vainqueur. La faucheuse a des soucis à se faire!!!

UN VOYAGE EXTRAORDINAIRE

Si on pouvait s'échanger avec ceux qui ne sont pas comme nous, on ferait l'expérience d'une autre façon de penser, de réagir, de parler, de manger, de rire. On ne se reconnaîtrait pas et serions encore plus embarrassés que l'amnésique qui ne sait plus qui il est. Mais quel voyage physique et spirituel, quel changement dans les habitudes!!! Aucune agence n'a encore cette nouvelle frontière à son catalogue. J'attends avec impatience les réactions des premiers revenants de cette aventure au-delà d'eux-même.

PLAIGNONS

Rien n'est plus triste que de voir errer un riche de palais en palace, de croisières sur son yatch de luxe en voyages dans son jet privé, d'une  reception à l'Élysée à une visite protocolaire au roi d'Angleterre, de la présidence d'un conseil d'administration à la direction d'une société en liquidation. Ce misérable emploi du temps les empêche de profiter d'un moment de solitude, d'admirer un coucher du soleil, de remarquer la beauté d'une toile d'araignée, d'apprécier le plaisir de rassasier une faim de loup, d'étancher une soif cruelle. Plaignons ce pauvre riche victime de sa richesse, prisonnier de ses comptes en banques suisses, luxembourgeoises, panaméens etc...

jeudi 25 juin 2026

ÇA, C'EST BEN VRAI

La satisfaction de faire le bien n'a d'égal que le plaisir de déguster du bon ou d'admirer la beauté. Concrètement et prosaïquement, cela revient à donner 10 euros à un SDF qui a un beau chien, à savourer un macaron angevin pour 4 personnes et  regarder Monica Belluci faire son cinéma. 
Il n'y a que chez le boucher-charcutier que le compte est bon et que la balance concilie le prix à payer avec le poids affiché. Partout ailleurs, chacun estime ne pas en avoir pour son argent, avoir donné plus que reçu. C'est ainsi que va la vie privée et commune. Chacun vit aux dépens des autres et prétend être la vache à lait du voisin.

LES PRINCIPES PRIMORDIAUX ET CELUI DE LA RÉALITÉ

Les principes sont des idéaux placés si hauts qu'ils deviennent inaccessibles. Faute de pouvoir les saisir, les faire vivre, on les regarde de loin, de notre bas.  On les met  à notre niveau en conservant la forme et en adaptant le fond à ce que nous sommes : menteurs, hyppocrites, tricheurs, falsificateurs. Aucun n'échappe au traitement assassin qui va le transformer en son contraire. La trahison n'en a épargné aucun. 

L'emblématique est celui qui a proclamé la liberté, l'égalité, la fratenité entre les citoyens de la République. Ses turiféraires se sont empressés de répandre la terreur et de décapiter tous ceux qui, quoique de la même église, n'était pas de la même chapelle.

La sainte église, l'unique, l'universelle, la préférée de Dieu qui a fait des dix commandements, du sermon sur la montagne, de la simplicité, de la pauvreté, de l'amour du prochain ses principes de base et son fond de commerce n' a eu de cesse de les trahir, en s'alliant à César, à étaler la pompe pontificale, à se faire appeler monseigneur, se couvrir de soie et d'or, à vivre dans des palais épiscopaux, à établir un empire théocratique, à faire la guerre, à inventer l'enfer, à exterminer les infidèles, à instaurer l'inquisition, à ne plus savoir quoi faire pour trahir son message et à prétendre le contraire.

Tous les principes subissent ce pauvre sort: le communisme et son paradis sur terre avec la disparition de l'exploitation des masses laborieuses, des classes sociales et, au final, une nomenklatura, le goulag, la pauvreté. Celui de précaution, de la séparation des pouvoirs, de l'abolition de l'esclavage, de la défense de la veuve et de l'orphelin, des espèces menacées, de la parité, de l'indépendance des États, de la lutte contre le crime organisé, tous sont bafoués, détournés, dévitalisés, méprisés par ceux qui s'en disent les gardiens. 

Les principes ont le soleil comme modèle. Ils brillent, resplendissent. Comme lui, ils sont imposants, formidables, admirables vus de loin. Plus on les approche, plus les difficultés s'épaississent. Ce ne sont pas les radiations, la chaleur, mais les contraintes, la pesanteur de la socièté, les intérêts opposés, les habitudes, la réalité, le manque de volonté. Au final, les principes sont de belles valeurs utopiques qui font plaisir à célébrer mais dont l'usage est si problèmatique que l'on est obligé de les graver dans le marbre pour s'en souvenir.

LE GRAND CORBEAU ET LE PETIT LA FONTAINE

Avec son air méditatif, sa mine grave, son démarche pensive, sa fidélité conjugale, son costume sévère, le corbeau qui n'a jamais prétendu être le phénix des hôtes qui fréquentent les bois peut se targuer de posséder une personnalité de haute densité et il est vraisemblable que, dans une socièté libérale, ouverte, sans préjugé de race ou d'espèce, il aurait trouvé facilement un emploi comme maître de cérémonie dans une entreprise de pompes funèbres, huissier dans un ministère régalien ou acteur de tragédies grecques au Français s'il avait corrigé son croac qui évoque malencontreusement le couac. Danc tous les cas, il prouve que le sieur De la Fontaine était un piètre ornithologue et qu'en le ridiculisant dans sa triste fable "le corbeau et le renard", il a hérité de l'opprobe des amis des oiseaux perchés, révélé la grandeur de sa méconnaîssance des sujets qu'il traitait et d'un don pour la calomnie qui surprend chez un homme de sa qualité qui était, rappelons-le, reçu à la cour du roi-soleil, excusez du peu!!!.

mercredi 24 juin 2026

VIVONS D'UTOPIE ET D'EAU FRAÎCHE

Ménageons l'avenir, prenons nos précautions, on ne sait jamais, pourquoi se priver d'une assurance sur la mort? Faisons du Pascal, la caution est prestigieuse et parions avec lui. Écoutons les vendeurs de rêves qui promettent un bonheur éternel, une félicité infinie, dans un endroit paradisiaque, entre gens de bonne compagnie, au milieu des figures les plus emblématiques du monde chrétien, tous les saints du calendrier, les anges, les archanges, tous ceux qui sont morts après s'être confessés et avoir été pardonnés de toutes les horreurs commises, après l'expression d'une ferme contrition et 3 Ave et 4 Pater. 

Le prix à payer est donné. Il suffit de faire acte d'allégeance, d'avoir été baptisé, de faire ses Pâques, d'honorer la sainte trinité, 3 divinités séparées mais ne faisant qu'une par une opération de fusion-acquisition très bien montée puisqu'elle résiste au temps même orageux. Les obligations se réduisent à dix commandements, les mêmes que reprend à peu près le code civil de Napoléon. Elles sont simples à mémoriser pour une population n'ayant pas, pour la majorité, le niveau du certificat d'études primaires. Je vous les rappelle pour mémoire ou pour le cas où vous souhaiteriez suivre mon exemple.  J'ai  retenu la version ancienne mieux scandée que l'actuelle qui paraît être le fait d'un rappeur.

- Un seul Dieu tu adoreras...

- Dieu en vain ne jureras...

- Les dimanches tu garderas...

- Ton père et mère hononeras...

- Homicide point ne sera....

- Impudique point ne seras...

- Le bien d'autrui tu ne prendras...

- Faux témoignage ne diras...

- L'œuvre de chair ne désireras...

- Bien d'autrui ne convoiteras...

Un honnête homme - et je présume qu'une honnête femme aussi - réunit toutes ces conditions sans avoir besoin de prier, de façon naturelle. On n'a rien à changer à sa façon de vivre: le commun respecte les parents, ne tue personne, fait rien le dimanche, n'est pas voleur, dit la vérité, n'est pas exhibitionniste et ne fréquente pas les hétaïres. Limiter sa croyance à une seule divinité ne pose pas de problème à qui n'aime pas s'embrouiller la tête. Quelques entorses au réglement sont faciles à corriger et, de toute façon, pardonnées au dernier moment. Croire aux miracles, ceux qui se disent les représentants qualifiés et certifiés n'est pas une astreinte sévère. On est habitués à entendre et à voir tant d'extravagances que rien n'étonne.

Donc, pour résumer, devenir un bon croyant dans n'importe laquelle des religions qui promettent le paradis ou son équivalent est une très bonne option et je recommande d'y adhérer avec foi et enthousiasme. Le risque est nul, le rapport qualité-prix indépassable. Les changements dans la vie sont insignifiants. Vous bénéficiez de l'esprit de corps de la communauté à laquelle vous allez dorénavant appartenir. Elle est puissante, active, peut être redoutable car elle a ses fanatiques prêts à tout.

PS: les inconvénients sont mineurs et on les oublie facilement. Il suffit de ne pas fréquenter les athées de profession.

LE FOND ET LA FORME

Le pouvoir de la beauté n'est pas seulement de donner à son spectateur un plaisir esthétique de l'ordre du sensuel mais de faire croire que le sujet porteur  a  une belle âme. C'est pourquoi on est profondement déçu quand la beauté fatale se révèle être une gourgandine, que l'acteur a la beauté miraculeuse est une créature diabolique, que le chéri des dames n'aime que les messieurs. C'est avoir un esprit superficiel que de juger  sur l'apparence, rapidement, de ne considérer que la façade. Il faut aller au fond de la mine pour trouver l'or et soulever le couvercle pour découvrir la vérité.

C'est parce que les élus, les vainqueurs, les reçus sont bien placés sur la ligne de départ que les autres sont mal placés sur la ligne d'arrivée.
Pour que tout aille bien et que rien n'aille mal, il faudrait que, pour une fois, les oppositions s'accordent sur la moyenne.

ET QUE VOGUE LA GALÈRE

Je suis en attente d'une réponse de la Compagnie transatlantique des croIsières de luxe en bateaux à voile à ma proposition de leur livrer un bateau, ancre en main, totalement nouveau bien que reprenant un concept ancien qui avait régné pendant des siècles et que seule l'évolution du code pénal avait fait disparaître de nos flots en 1748, sous Louis XV.

Humaniste, j'ai remplacé le galérien, un forçat rivé à son banc de nage et cramponné à l'aviron par un robot humanoïde de belle allure et d'une facture de haute qualité fourni par la société chinoise UBETCH Robotics, bien connue pour la fiabilité de ses produits utilisés partout où le travail est pénible et répétitif. 

Ma galère reprend les plans de celle que Cléopâtre, l'impératrice de la légende, emprunta en - 45 pour rejoindre à Rome, son Jules adoré. Je garde  le luxe mais apporte l'efficacité de la modenité en réduisant les galériens des 3 quarts  puisqu'ils passent de 400 à 100 et en les remplaçant par  des robots qui fonctionnent à l'électricité embarqueé. Leur puissance de ramage est 10 fois plus importante que celle des pauvres galériens mal nourris, non blanchis, malades de tuberculose, de dysenterie et très dépressifs du fait de leur espérance de vie et, pour les survivants, de leurs perspectives d'avenir. 

Les passagers déambulant sur le pont, pourront voir les rameurs à travers un  verre sécurit se livrant à leur travail selon une cadence  qui paraît leur être imposée par un maître- tambour selon un rythme binaire qui rappelle celui que l'on entend interminablement dans une rave party. Quelques voiles seront déployées  à l'artimon pour faire de l'ombre et rappeler que bientôt va arriver le temps des voiles à la Royale.

Faire une croisière en galère apparaîtra come le comble du raffinement. On fera non seulement un voyage dans le passé en illustre compagnie mais les heureux Ulysses adresseront un signal fort aux défensurs de la nature, aux protecteurs des eaux marines. Liberée du sens du courant, de la direction du vent, soumise à la seule volonté du gouvernail, propulsée par la force de bras infatigables, fiers et heureux d'obéir au cahier des charges, la galère voguera vers sa borne de recharge, en toute tranquilité, sans autre bruit que celui des rames caressant l'eau pour mieux la repousser et aller de l'avant.

PS: je prépare une version plus grande qui pourrait se substituer à notre prochain porte-avion car, marchant à la rame et à la godille, il supprime les helices qui tounent  à la vapeur fournie par une chaudière atomique dont on connaît le danger depuis les accidents de Tchernobyl et de Fukushima.

mardi 23 juin 2026

UN PINGOUIN CHEZ LES MANCHOTS

Avec la canicule et une température qui fait voisiner mon sang avec l'ébullition, je peine à garder mon calme et, à un moment où même un punch rempli de glaçons ressemble en trente secondes aux grogs de mes anciens hivers, je me demande si je ne devrais pas émigrer en terre Adélie où, dit-on, le long hiver est devenu un printemps éternel très agréable pour qui n'aime pas l'enfer. Les manchots du coin accepteront-ils l'arrivée d'un péquin aux allures de pingouin, plein de savoir-mourir mais complètement déplumé ???