Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 22 septembre 2026

UNE VÉRITÉ BONNE À SAVOIR

Nous vivons dans la réalité de nos illusions. 
Je viens d'avoir une conversation très intéressante avec mon nouveau voisin, un ancien trappiste qui a défroqué à 45 ans, sur l'influence de la vie organique sur la vie monastique.
Dialoguer, dialoguer, c'est l'injonction à la mode, mais quelle conversation peuvent tenir Paul qui ne rêve que de pêcher des carpes et Pierre qui n'a qu'une seule passion, l'évolution de la pensée épicurienne dans la seconde moitié du 19 ième siècle?
 Ce n'est qu'en épluchant les patates ou en pelant les pommes qu'on se rend compte de l'importance des couteaux dans la vie domestique.

lundi 21 septembre 2026


Les inquiets permanents se demandent avec  inquiétude si elle  est de nature ou circonstancielle et ceux dont le caractère est du genre écervelé, optimiste et je-m'en-foutiste ne se posent aucune question existentielle. 

Par exemple, les premiers s'angoissent à l'idée que le futur sera aussi décevant que le fut le passé tandis que les seconds profitent d'aujourd'hui sans penser à demain.

SIGNATURE

Notre signature devrait être sécurisée dans un bureau d'enregistrement. C'est une marque déposée. Elle n'a pas la fiabilité des empreintes digitales oude l'iris mais ses caractéristiques suffisent à poser une identité au bas d'une lettre, d'un contrat, d'un certificat médical. Elle a alors la force d'une loi. Sa robustesse (fiabilité vient d'être employée) est pourtant incertaine car rien n'est plus facile à imiter qu'une signature, la vôtre par exemple, et de vider votre compte en banque, de vous faire accuser d'injures au Président de la République. Les faussaires, les falsificateurs, les escrocs, les photocopieues en ont fait leur métiers. Elle a la valeur d'une promesse, d'un serment, d'un jurement et n'engage que celui qui lui prête foi. Il prend des risques. 
Pour savoir si vous êtes en bonne santé et allez user longtemps la patience de votre débit-rentier qui attend impatiement votre trépas pour s'installer dans vos meubles, point n'est besoin de consulter, d'aller à l'hopital ou d'entrer en clinique, posez-vous des questions et répondez sans tricher.
Commencez par les symptômes:

1- avez-vous mal quelque part? Ventre? une articulation: hanche, épaule, genou, cheville, coude, poignet? pour les plus importantes. Les autres sont situées dans les mains et les pieds. Dans la poitrine à gauche, dans un mollet quand vous marchez. À la tête, dans une oreille.

2- êtes-essoufflé quand vous montez un escalier? au bout de combien d'étages: 1-2-3 etc..? Dormez-vous allongé ou avec 1-2-3 oreillers?

3- avez-vous des difficultés à uriner, à déféquer, à marcher, à vous rappeler quel jour on est, votre date de naissance, le nom de votre rue?

4- êtes-vous fatigué? Dès le matin, le soir? Comment dormez-vous, bien, mal?
 
5- le moral, comment il est? vous sentez-vous triste, fatigué, malheureux,  pleurez-vous sans raison et parfois êtes-vous euphorique, hyperactif, infatigable?  

On continue par l'examen clinique: 

1- le poids, la taille, le tour de taille au niveau du nombril, l'épaisseur du pli cutané à l'abdomen,

2- la tension artérielle après 5 minutes allongé et debout, au deux bras ou aux poignets en fonction de votre appareil? Notez les chiffres sur un papier.

3- Allongé, vous appuyez avec la main sur chaque partie du ventre pour voir si un endroit fait mal .

4- debout, fermez les yeux : vous gardez l'équilibre ? et sur un pied? Vous tendez les deux mains en avant, les doigts tremblent-ils? Vous mettez les bras en croix, vous fermez les yeux, vous mettez l'index droit sur le bout du nez, puis le gauche, notez si vous pouvez ou non.

Vous avez collecté beaucoup d'informations et vous aimeriez savoir ce que l'on peut en tirer pour faire le point sur votre santé. Rien de plus simple.  Posez la question à ChatGPT. 

Par exemple, vous lui écrivez ce prompt: "Je n'ai aucun symptôme, je me sens bien, je suis du sexe masculin, j'ai 40 ans, suis plutôt sédentaire, habite une ville, marié, sans enfant, cadre supérieur. Je mesure 1 mètre 75 et pèse 90 kilos. Que pensez-vous de mon état?"

Dans une première réponse, il m'a demandé quelques précisions que je lui ai donné :"je ne fume pas, ma biologie est normale, ma tension aussi, je bois un verre de vin aux deux repas, dors bien,  marche 3 kilomètres chaque jour, pas d'antécédents familiaux vasculaires, père et mère en bonne santé à 85, 80 ans, mon pli cutané à l'ombilic est de 4 cm". "Voici la réponse:" Si je devais résumer votre tableau en une phrase :
Homme de 40 ans, en surpoids modéré, mais sans les principaux signaux biologiques, tensionnels, familiaux ou comportementaux qui m'inquiéteraient particulièrement à ce stade.
Je chercherais à conserver ce bon état de santé et éviter que le surpoids et la sédentarité relative ne deviennent progressivement problématiques dans les 10–20 prochaines années.

Prenons le  cas plus inquiétant de ce monsieur : "55 ans, directeur de société, stressé, 20 cigarettes par jour, tension 16/11 depuis quelques mois, 75 kilos pour 1 mètre 80, pas de temps pour le sport, quelques wiskys avec les amis ou pour décompresser le soir,  divorcé. Je suis inquiet car depuis 8 jours  dès que je marche un peu vite une douleur dans la machoire et le bras gauche qui disparaît à l'arrêt. Je suis inquiet, ai-je tort, merci? "

Voici la réponse  en 20 secondes sans rendez-vous et gratuitement, votre généraliste n'aurait pas fait mieux:

"Oui, votre inquiétude est justifiée, et surtout il ne faut pas attribuer cela simplement au stress.

Le point qui m'inquiète particulièrement est l'association suivante : douleur à la mâchoire + bras gauche qui apparaît lors d'une marche rapide et disparaît à l'arrêt. C'est une description très compatible avec un angor (angine de poitrine), c'est-à-dire une douleur provoquée par un manque d'oxygène du muscle cardiaque à l'effort. La douleur peut effectivement être ressentie dans la mâchoire ou le bras gauche sans douleur thoracique très nette.

À 55 ans, le tabagisme (20 cigarettes/jour) et une tension répétée autour de 16/11 (160/110 mmHg) constituent par ailleurs des facteurs de risque cardiovasculaire importants. Votre poids, lui, est plutôt normal (IMC ≈ 23).

Ce que je vous conseille de faire maintenant


Ne faites pas de sport et ne cherchez surtout pas à "tester" la douleur en marchant davantage.

Compte tenu du caractère nouveau depuis 8 jours de ces douleurs à l'effort, je vous conseille de vous faire évaluer médicalement sans attendre, idéalement aujourd'hui. Un ECG et une évaluation médicale sont nécessaires pour déterminer s'il s'agit d'un problème cardiaque et décider des examens complémentaires. Un angor récent peut nécessiter une prise en charge urgente.

Si la douleur réapparaît actuellement, notamment si elle survient au repos, devient plus forte ou dure plus de quelques minutes, ou s'accompagne d'essoufflement, sueurs, nausées, malaise ou faiblesse inhabituelle : appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112. Ne conduisez pas vous-même jusqu'aux urgences.

Et même si la douleur disparaît rapidement lorsque vous vous arrêtez, cela ne permet pas de considérer la situation comme bénigne : c'est justement le schéma classique d'une douleur d'angor à l'effort.

Le whisky, le stress, le manque de sport et le tabac pourront être abordés ensuite — mais ce n'est pas le moment de commencer par là. La priorité est de vérifier votre cœur.

En résumé : votre inquiétude est appropriée, et je vous recommande de ne pas attendre plusieurs jours".

Mon commentaire d'ancien médecin est que  la santé est devenue, pour son premier abord, une affaire de clics et de prompts. Il faut en profiter sans en abuser.

dimanche 20 septembre 2026

Plaignons les gens qui aiment tout parce que la plenitude est inaccessible et, terrible est leur frustration. Envions, au contraire, ceux qui n'aiment rien.Ils ne désirent ni ne possèdent. La liberté est leur richesse intérieure, inaliénable, inaltérable, illimitée. Mais, misère, ne vous aimant pas, ils ne la partageront pas.

PROJETS

Ayez beaucoup de fers au feu car les projets occupent le temps agréablement, l'esprit tout autant. Choisissez le plus facile, le moins fatigant. Les autres attendront. Vous aurez l'âme tranquille, la raison satisfaite, l'orgueil de ne pas perdre votre temps et de ne pas être un oisif assis à la terrace d'un café, à taper la belote, à dormir dans une salle de cinéma, à faire semblant de lire "la critique de la raison pure", de réfléchir , d'aligner des mots en disant que vous écrivez le prochain Gongourt.

Menez-le à son terme, calmement, soigneusement, lentement, précautieusement, les autres attendront, heureux de n'être pas dérangés et obligés de passer à l'acte avec tous les dangers afférents qui sont considérables dès que le projet  cesse d'être facile.
J'ai le temps, les capacités, l'argent pour  faire une chose extraordinaire qui stupéfierait le monde mais il me manque le principal, gémit le cynique, l'envie...

samedi 19 septembre 2026

Certaines personnes - dont je ne suis pas - ne comprennent pas que d'autres, comme vous, se complaisent dans l'ironie,  le sarcasme, l'humour noir dans le but de faire sourire, d'étonner, de provoquer et ne se rendent pas compte que l'effort de détournement du sens des mots auquel ils s'obligent offense ceux qui ne voient pas qu'il s'agit de gymnastique car ils sont aveugles et n'entendent pas le message car ils sont sourds.
Il faudrait rester à distance des gens qui ne gagnent pas à être connus mais c'est impossibhle car rien ne les distingue des gens comme vous et moi qui sommes une bénédiction pour ceux qui nous connaissent. Sans méfiance, on fait leur connaissance et le mal est fait. Il n'y a donc pas de solution et on connaît tous plein de gens qu'on aurait aimé ne pas connaître. 

PS: vous aurez remarqué que cette réflexion tourne en rond. Il n'y a pas d'échapatoire. On est forcé d les  approcher et le mal est fait.
Le problème des curés n'a pas même l'espoir d'une solution. Pas plus que les autres, ils ne sont capables de servir deux maîtres à la fois, Dieu et les hommes.

vendredi 18 septembre 2026

LA QUESTION QUI REMET L'ESPRIT À SA PLACE

L'esprit des lieux a une énorme influence sur l'état d'esprit et les réflexions que se fait l'alpiniste au sommet de l'Everest ne sont pas les mêmes que celles qu'il avait dans le taxi qui l'emmenait à l'aéroport Charles de Gaule. 

Si vous n'êtes pas convaincu par cet exemple qui ne reste qu'une supposition, n'ayant pas dans mes relations un alpiniste ayant survécu à sa tentative, je vais en prendre d'autres  qui ont été confirmés par les intéressés.

- passage du sauna à une température de 80° -j'ai chaud- à l'immersion dans l'eau à 1° -j'ai froid- ;

- assis, à l'orchestre, à l'Opéra-Comique pour voir et entendre La Vie Parisienne (c'est formidable) ; assis, sur un banc inconfortable, dans une abbaye lugubre, pour entendre un Te Deum interminable (quel ennui, quand est-ce que ça va finir?),

- à la tour d'Argent, quel repas, quel cadre, quelle adition; dans le fast-food, quel décor artificiel, appeler cela de la norriture, c'est  cher pour ce que c'est, quelle tristesse!!!

Finalement, est-ce l'environnement qui dicte leurs sentiments à nos sensations?
Pour être fiables, nos souvenirs devraient avoir un meilleur support que notre mémoire qui est partiale, infidèle, dégradée par le temps. Elle obéit à la loi commune qui dit "tout passe, tout s'estompe, tout s'évanouit". Pour combattre ce facheux processus et donner au passé une vérité qui nous rappele l'ancienne réalité, on a les photos mais elles sont fanées, les lettres, mais elles mentent, le journal intime mais il a été perdu dans les déménagements. De toute façon, ce ne sont que des instantanées, des aperçus de longtemps, des faux témoignages  dont la mémoire s'empare pour un travail de reconstitution. Ce  court voyage dans notre histoire a la valeur d'une rétrospective. Ces moments émouvants sont surtout éprouvants car ils nous mettent en présence d'un inconnu qui ne nous ressemble pas. Cet étranger étrange serait la copie de celui que l'on fut. On est forcé de l'admettre, les faits sont là mais de la même façon que les fils ne sont pas responsables des méfaitds de leurs père et mère, doit-on endosser aujourd'hui la responsabilité de ce que l'on était hier. Je pose cette question qui ne l'est jamais. Elle en sous-entend une autre  aussi dérangeante: à vingt ans, pourquoi ne se demande-t-on pas "à quoi ou à qui, je veux ressembler quand j'en aurais 8o". Nos souvenirs ne font jamais état de ce genre de question. Probablement pour ne pas avoir à y répondre.

NOS DEUX VIES

On a tous une double vie. 

L' officielle que l'on affiche, qui proclame notre identité, qui est inscrite sur le CV, fait notre réputation, de nous un plombier, un professeur, un docteur, un chômeur, un chanteur, un acteur etc.. Elle n'est qu'un rôle qu'on nous a forcé à jouer de gré.

L'officieuse, cachée, discrète, inconnue du public est la véritable. Innée, elle nous habite et c'est elle qui nous fait penser librement et agir autrement quand l'occasion le permet, que personne n'écoute, ne nous voit. Elle peut s'exprimer, crier,  ne plus ruminer, ronger son frein, mentir.

jeudi 17 septembre 2026

À PARTIR D'UN FAIT RÉEL

"Je ne m'appelle pas Simplet, je ne suis pas l'innocent du village et, si tu me cherches, tu vas me trouver" rugit un double mètre avec 100 kilos de tendons en fibres de carbone qui tiennent des muscles de charolais croisé avec un miura parce que je lui ai marché sur les pieds qu'il a grands comme un paillasson. Il ne sait pas, ce pauvre grand, fort et gros à qui il a affaire  et que le gringalet de 50 kilos pour un mètre 65 n'est pas lui non plus un simplet de village mais une tique assoiffée de sang, un moustique plus vibrionnaire que son cousin des Nouvelles-Hébrides, que son poing droit a une vitesse de frappe plus rapide qu'un battement d'ailes de colibri et la force d'un scarabé charrieur de bouse et qui n'aime pas qu'on lui parle de haut, sur un ton peu amène. Je ne vous dis pas ce qu'il advint pour vous éviter de ne pas me croire. 

LA TENTATION

La tentation a un pouvoir auquel même un saint aussi saint que saint Antoine ne put résister malgré l'aide de la sainte trinité renforcée par  la vierge Marie elle-même assistée de l'archange Gabriel.C'est dire pourquoi vous, le mécréant, n'aviez aucune chance de ne pas succomber à la tentation d'entrer dans la pâtisserie de monsieur Allard, d'acheter un macaron angevin pour 6 personnes et de le dévorer, solitaire,  sans souci du pic de votre glycémie, l'affolement de votre pancréas, l'étonnement de votre foie et l'ecoeurement légitime qui saisit votre estomac à la dernière bouchée. Ainsi soit-il.

PS: il faut préciser que la tentation satisfaite laisse un sentiment de honte suite à la gastro-entérite suivie d'une colite spasmodique provoquées, elles, par l'absorbsion trop rapide d'un verre d'eau glacée. 

mercredi 16 septembre 2026

LA BATAILLE PERDUE DU LATIN-GREC SUR LES MATHS

Jusqu'à la première moitié du vingtième siecle, les humanités avec le latin-grec ouvraient les portes de la médecine. Aujourd'hui, au chevet du malade, vous ne trouverez que des matheux qui maîtrisent les statistiques et connaissent les dix enigmes de l'arithmétiqus (pages 346-373 in "LES MATHS POUR LES NULS"). Ce grand remplacement montre la montée en puissance des mathématiques. L'IA  en est leur fils prodigieux.

L'éducation devrait en tenir compte en  donnant au langage mathématique la place qui permettra aux nouvelles générations de comprendre ceux qui ne parlent que lui. Pour que la courbe s'inverse et qu'il y ait moins de nuls en maths, il faudra arrêter d'en faire une matière sinistre, décourageante où le prof  ne se soucie que du tableau noir et des chiffres qu'il y écrit avec un plaisir solitaire peu communicatif. 

Quelques uns l'ont compris et les enseignent sur You Tube dans la bonne humeur, l'humour et en dédramatisent l'étude en en montrant la richesse, l'intérêt, le besoin, l'omniprésence, la toute puissance. 

SILENCES

Le silence qui précède l’explosion d’une bombe est oppressant, lourd de menaces existentielles. Il y a celui des cathédrales à la tonalité religieuse. Il y a encore le silence suspendu après la dernière tirade du Cid, ou après le dernier geste du chef d’orchestre au terme du Boléro de Ravel qui vibre d’enthousiasme. À l’ouverture de l’enveloppe qui va révéler le gagnant de l’Oscar du meilleur film, c’est le même que celui qui s’installe après le fameux « Silence, on tourne ! » . Dans une cour d’assises, il prend une autre gravité. Le président n’a pas besoin de le réclamer : au moment de rendre le verdict du jury, la salle entière sait qu’il faut se taire.

Et puis il y a celui, relatif, d’une chambre à coucher où les ronflements d’un dormeur rappellent opportunément que le silence parfait n’existe pas ; celui, abyssal, des profondeurs marines ;  celui, plus lourd encore, que les médias observent lorsqu’une affaire touche un couple célèbre.

Le bruit n’est pas moins versatile. Il peut être noble et profond : le son grave du cor, le soir, au fond des bois. Il peut être fragile et déchirant : le cri ténu de la biche aux abois. Il peut remplir l’espace, le troubler, l’apaiser ou l’effrayer. N’aimant pas les silences de mort, je n'en parle pas pour ne pas leur faire de la publicité.

Silence et bruit ne sont finalement que les deux faces d’une même pièce. L’un n’existe jamais tout à fait sans l’autre. Il suffit parfois d’un bruit pour révéler le silence, et d’un silence pour rendre un bruit assourdissant.