Quand je veux évaluer la force de ma volonté avec celle de mon esprit de contradiction, je me fixe une heure de vérité: 10 heures et énumère tout ce que je ferai à partir d'elle. La liste des urgences est longue et elles trépignent d'impatience depuis longtemps. J'attends avec impatience pour voir quel sera le vainqueur de cette lutte digne des Horaces et des Curiaces. Je ne suis que l'arbitre de cet combat des chefs. Il m'a fallu atendre 10 heures 22 pour le savoir et m'extraire du lit avec une idée extravagante qui m'a estomaqué au point de me donner une crampe d'estomac qui a cédé à mon remède habituel, une cuillerée à soupe de gel de polysilane. Ma volonté a triomphé une fois de plus et c'est l'esprit tranquile, rempli d'une satisfaction pleine et entière que je me suis recouché pour recupérer, refaire des forces neuves et me préparer à une nouvelle confrontation dont je vous dirai des nouvelles.
Le Blog à Dancharr
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
lundi 2 novembre 2026
LE POUVOIR REND AVEUGLE DEPUIS TOUJOURS
« Je suis maître de moi comme de l'univers », dit Auguste dans Cinna, de Corneille. Cette envolée, qualifiée de superbe, a traversé 385 années depuis sa première déclamation au Théâtre du Marais. Elle témoigne surtout d'un immense orgueil, d'une prétention abyssale et d'un aveuglement inquiétant dans la bouche d'un empereur.
J'aurais préféré qu'il avoue humblement : « Je suis prisonnier de ma fonction, ne dispose d'aucune liberté et suis condamné à commander sans être certain d'être obéi ». Une telle déclaration aurait manifesté davantage de sagesse et de raison.
Mais une autre interrogation s'impose : si sa maîtrise de l'univers est à la mesure de celle qu'il prétend exercer sur ses sens et ses sentiments, je suis très inquiet pour son équilibre intérieur. Il doit être singulièrement déséquilibré pour confondre à ce point volonté, maîtrise et toute-puissance.
PS: on sait pourquoi Corneille faisait tenir ce genre de propos. Il était auteur mais aussi et peut-être surtout un courtisan obséquieux qui aimait flatter Louis XIII pour rester bien en cour en lui faisalnt croire qu'il avait les vertus d'un empereur romain dont il n'étalait en fait, que la bêtise.
dimanche 1 novembre 2026
UN CONTE INTER-GALACTIQUE
La terre ayant de si belles qualité: un air respirable, un climat tempéré, de l'eau en abondance, une belle nature, des paysages admirables, une faune pacifique que les martiens, quand leur monde fut devenu invivable, il y a longtemps, déménagèrent et devinrent des terriens.
UN CONSEIL LUMINEUX
Si vous avez du mal à avoir des idées claires, si votre conversation n'est pas brillante, c'est que votre cerveau nage dans l'obscurité ou dans une luminescence de ver luisant. Pour augmenter sa lumière, je vous suggère d'augmenter l'ampérage de son compteur électrique.
samedi 31 octobre 2026
LA QUESTION DU SIÈCLE
Quelle richesse vous paraît primordiale et laquelle vous souhaiteriez posséder, si vous aviez le choix, parmi ces trois: la matérielle, la spirituelle, l'intellectuelle?
Pour vous aider, aimeriez-vous ressembler à Cresus pour l'argent et les biens matériels, au Bouddha pour comprendre la nature et atteindre la paix intérieure, à un des nombreux intellectuels qui nous ont donné les lois de la physique et de la chimie qui nous permettent de vivre dans le confort et l'insécurité tels que Einstein, Tesla, Newton, Phytagore, Euclide et beaucoup d'autres? Souhaiteriez-vous cumuler et associer, comme Élon Musk, pour la première fois de l'histoire de l'humanité, la richesse qui le fait l'homme le plus riche que la terre ait jamais connu, celui qui a la capacité innouïe de créer un empire industrielle qui ringardise tous ses concurrents et dont la vision de l'avenir dépasse les plus imaginatifs des auteurs de science fiction?
vendredi 30 octobre 2026
Les raisons qui font que certaines personnes obéissent au doigt et à l'œil sont nombreuses et l'on a, dans le désordre:
- la volonté de servitude,
- le besoin de dépendance: elles fuient les responsabilités, refusent la montée dans la hiérarchie et ne seront jamais général, évêque, directeur et même sous-chef de gare,
- l'intérêt,
- l'argent,
- la foi,
- l'idéologie,
- la tradition,
- la peur,
- le besoin de protection,
- l'infantilisme,
- le dressage.
LES PAUVRES
Les gens qui étalent leur richesse en s'affichant dans des Ferraris, des Porsches, des Bentleys, des Rolls ne se doutent pas qu'ils exposent sur les voies publiques leur pauvreté intérieure faite de prétentions, d'orgueil, de superficialité, d'arrogance, d'imprudence...
UN CONSEIL DE PROFESSIONNEL
Pour renforcer ma confiance en moi, mon coach en développement personnel m'a conseillé de ne me poser que des questions dont je connais la réponse et pour booster ma mémoire, il m'a donné un recueil de questions-réponses.
Le chercheur qui veut trouver doit surmonter la peur de l'inconnu, emprunter des voies vierges, rompre avec la tradition, les conventions, les idées reçues, ne pas écouter ceux qui disent savoir mais ne découvrent jamais. Il faut manifester une curiosité déplacée, se moquer du conformisme si confortable.
L'intuition, l'imagination, la curiosité, l'esprit critique sont les armes à fourbir, les moteurs qu'il faut embrayer, les outils à user, c'est-à-dire tout ce qui est contraire au credo officiel de l'académisme scientifique étatique.
jeudi 29 octobre 2026
mercredi 28 octobre 2026
CONVERSATIONS
Le choix d'un sujet de conversation entre gens de bonne compagnie obéit à un rituel bien établi qui n'a rien de compliqué puisqu'il se borne à éviter de parler de tout ce qui mériterait de l'être mais qui, inévitablement, mettrait en évidence que vous n'avez aucune affinité dans aucun domaine avec votre interlocuteur ou interlocutrise. Débattre de politique, de religion, de philosophie, de la façon de planter un pommier, de cultiver le potager, est , intrinsèquement, impossible car c'est mettre en balance et sur la place publique les fondements de la personnalté, les bases de la dans foi dans le petit Jésus ou d'un athéisme miltant, la culture, remettre en cause l' éducation, la moralité des parents, l'origine de la fortune de la famile et seul Dieu sait quoi encore. Ces impossibilités expliquent que la conversation habituelle est d'un ennui mortelle et se contentent de commentaires éculés sur le temps, la température d'hier, d'aujourd'hui er de demain, la santé, les voyages et l'état de la situation au Balatoutchan.
IMPOSSIBLE VAUT MOINS QUE LE POSSIBLE
Il faut savoir renoncer à l'impossible et enterrer des projets. On ne connait ses limites qu'après avoir connu des échecs, n'avoir pas su répondre aux questions, solutionner des problèmes. Les occasions ont été nombreuses. Elles ont fait prendre conscience de nos limites, de nos faiblesses, de nos manques. On en prend acte et l'on se contente de ce qui est dans la limite de nos capacités. C'est une victoire sur soi-même, douloureuse pour l'orgueil, l'amour-propre, l'estime de soi. Tomber apprend à se relever dit l'adage, l'entrainement a été permanent durant la première partie de la vie. Ne pas s'obstiner, faire demi-tour, prendre le passage piéton, l'ascenseur n'a rien d'infamant si cela permet d'arriver vivant et de continuer le chemin, du pied droit.
LES FOIS
Il y a les sans foi. Ils ne croient pas aux serments, aux vérités révélées, aux sermons aux discours, aux promesses, aux contes de fées, au père Noël, à la publicité, Ils n'attendent rien de personne, se contentent d'exister, de profiter de l'instant. Ils suivent la ligne de vie de leurs chat et chien, celle de la nature.
Ils regardent avec sympathie les hommes de peu de foi, qui relativisent, qui, précautionneux, prennent une assurance sur le futur en faisant leurs Pâques, font le tiercé pour s'occuper, s'engagent dans une association de protection des oies sauvages de Sibérie, nouent des relations pour tenir des conversations sur la pluie et le beau temps mais surtout la santé.
Les derniers, ceux de grande foi leur font peur et horreur. Ce sont des fanatiques dangeureux qui, en son nom sont capables de tout: pour ce qu'ils appellent un blasphème et qu'une personne normale considère comme une plaisanterie, ils torturent, brûlent, égorgent hier comme aujourd'hui, sans pitié, sans honte, au nom de leur misérable foi. Il en est de pacifiques qui ne s'en prennent pas à ceux qui ne sont pas comme eux, ils se contentent de se mortifier en s'enfermant dans des ashrams, des couvents, des prisons où ils prient le néant et se morfondent en chantant et en jeûnant pour passer le temps, les bras en croix, recroquevillés sur leur foi.
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