Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 10 février 2026

UN ÉTONNEMENT ÉLOQUENT

Je suis très étonné de constater la passivité grandissante, l'inertie galopante, non seulement de mes mains et de mes pieds, mais du corps entier y compris la partie frontale du cerveau dédiée à l'activité motrice. Leur refus de s'engager, de remplir le contrat d'exclusivité signé à la naissance, de tenir la fonction qui leur est dévolue, me confine au lit, en position allongée, sans possibilité de me lever, de m'habiller, d'aller vaquer ou travailler à remplir mes tâches quotidiennes ménagères, potagères, animalières, culturelles, relationnelles etc.. Qu'ai-je fais au bon Dieu  pour mériter un sort si agréable, De quel bienfait me récompense-t-il avec ce trop de volupté? Dites-le moi avant que je me rendorme pour faire de beaux rêves...

LA GRANDE QUESTION DU MAL

Comment faire pour tirer du bien du mal afin de le rentabiliser. Cette question vous préoccupe, m'a-t-on dit, aussi m'y suis-je attelé.

Posons les limites de ce problème réputé insoluble depuis la haute antiquité et laissons son origine à ses sources. Elles sont connuzs, documentées, détaillées. Nous les citons pour mémoire, constatons qu'elles échappent à notre pouvoir de coercition et devons nous en accommoder. 

- Satan et ses envoyés terrestres: dictateurs, génocidaires, violeurs, assassins. Leurs noms et maléfices salissent les livres d'histoire et remplissent les annales de la justice . 

- Les catastrophes naturelles bien que ne sachant pas ce qu'elles font ne peuvent être exonérées des méfaits qu'elles commettent en toute innocence, poussées par des forces qu'elles ne contrôlent pas. Éruptions meurtrières, tremblements de terre, glissements de terrain, incendies, inondations, cyclones, typhons, vagues scélérates, chutes de météores etc. rivalisent pour semer la désolation, la peur et la mort, but ultime du mal. 

Ces maux sont primaires. Ils échappent à notre volonté. Ils appartiennent à un fatum qui nous dépasse. Le mal qui m'intéresse est celui que nous subissons, provoquons et dont nous sommes les victimes plus ou moins complices.

Le mal de vivre est le plus pénible. Présent au quotidien, il poursuit le dépressif de sa malfaisance, transforme ses jours qui auraient pu être des rêves éveillés en cauchemars. Il crée un sentiment oppressant qui peut   devenir insupportable.

Le mal d'être est la forme mineur du précédent. Fréquent lors des crises de l'adolescence, de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, de la soixantaine.  Il a disparu chez les très âgés qui ont survécu, il est remplacé par sa forme féminine: la maladie.

Le mal de mer frappe les marins d'eau douce quand ils mettent les pieds sur le pont roulant et tanguant d'un bateau de haute mer navigant dans le golfe de Gascogne. On l'évite facilement en restant à terre ou en prenant ce qu'il faut. 

Le mal du pays est l'exclusivité des aventuriers qui se sont expatriés en terre étrangère pour échapper au froid, au fisc, à la vie chère, à la chienlit,   à la famille, à la justice, à la routine,  trouver une jeune concubine sublime  désintéressée. Il survient au bout de quelques mois quand les illusions se sont envolées, que les mensonges des agences et des expats piégés ont été éventés et qu'il faut affronter le désert culturel, la pollution, le climat qui est tout sauf tempéré, la solitude, la pauvreté des natifs, la politique, la nourriture, les escrocs, l'envol des rêves d'amour éternel. Il se manifeste par une nostalgie du pain du boulanger, des quatre saisons, des restos sympas, du film du samedi soir, de la partie de cartes, de pétanque, des discussions du café du Commerce, des soldes au Carrefour, de la sécurité sociale, du défilé du 14 juillet, de la pagaille, des grèves, du plaisir de dire du mal de tout sans en faire.

Le mal peut être secondaire et provenir d'un tiers qui nous  empoisonne par l'intermédiaire de la trinité satanique qui réunit l'idéologie, la politique, la religion (ipr). Ces trois entités ne sont pas antagonistes mais solidaires: elles usent des mêmes mots, tiennent les mêmes discours et poursuivent les mêmes prétentions: l'asservissement de l'esprit, la dépendance du corps. Toutes prétendent vouloir notre bien, nous ouvrir les yeux, que les sacrifices à faire préfigurant les délices à venir. En réalité, ils veulent le pouvoir pour assouvir leur rêve de puissance, satisfaire une ambition démesurée, asservir pour dominer. Le bien qu'ils invoquent est à la mesure du mal qu'ils se donnent et de celui qu'ils répandent.

Cet état des lieux fait percevoir que si le bien est l'étendard de l'ipr, le mal est son lieu commun. Le savoir permet de découvrir la faille entre le discours, la posture et la réalité et d'échapper à la servitude. Il n'y a pas de plus grand plaisir que de voir le piège, de découvrir la vérité, un  trésor. Confondre le coupable est la seule joie possible et l'unique bien que peut offrir le mal.
Les gens qui s'étonnent de rien et sont jamais surpris ne sont pas victimes d'une tautologie mais atteints d'une maladie psycho-sensitive qui abolit le reflexe provoqué par l'inattendu avec les yeux qui essaient de sortir des orbites, le buste qui se jette en arrière, une poussée d'adrénaline qui accélère  le cœur et aberre l'interprétation psychique du phénomène inhabituel qu'ils  considèrent comme ordinaire. Cette paralysie psychomotrice les prive des réactions enregistrées sur les personnalités normales avec un "OH" de stupéfaction, écarquillement des paupières etc. Ces personnes peu remarquables  dégagent la chaleur d'un glaçon, ont  la curiosité d'une huitre de Cancale et leurs yeux brillent de l'éclat d'un verre dépoli.  Ils sont là mais viennent d'ailleurs, d'un endroit où la surprise et l'étonnement n'ont pas leur place puisque les faits extraordinaires sont l'ordinaire.

lundi 9 février 2026

Quand aux malentendus secondaires à l'hypo-acousie, aux mal vus provoquées par le vieillissement de la vision, au mauvais ressenti qui résulte de la diminution des sensations, on ajoute les malfaçons consécutives à la perte des forces, au malheur qui accompagne la maladie, on se demande, sans pouvoir répondre, compte tenu de la médiocrité de la mémoire, comment c'était quand tout allait bien???

UNE ÈRE NOUVELLE

L'homme essaie depuis toujours  de se faciliter la vie. Il a longtemps gardé le contrôle de ses créations obligées d'obéir sous peine de punition ou  d'arrêt. Il avait commencé par faire du feu, inventer la roue, la brouette, domestiquer des animaux plus forts que lui pour porter ses bagages, tirer les chariots. Quelques siècles plus tard, l'imprimerie fit disparaître les copistes, les machines à tisser remplacèrent les métiers à main, la machine à vapeur décupla la force de travail, l'électricité apporta la lumière dans les chambrées, l'électro-ménager dans les foyers, l'électroportatif dans les ateliers. L'homme commandait, la machine exécutait.

En 1963, la DAO montra le chemin. Avec l'ordinateur à la place de la planche à dessin, le pouvoir commença à changer de maître. Ce premier pas porta une idée plus radicale : non seulement de se passer de la main mais aussi de la tête en supprimant toute  intervention humaine dans la chaîne du travail depuis la conception jusqu'à la production. 

Nous passions de l'ère post-industrielle à l'ère post-intellectuelle. La pensée - et son sous produit la culture - devint générée par un ordinateur super-intelligent doté d'une mémoire absolue, travaillant à une vitesse reflexe, capables de solutionner plusieurs problèmes à la fois, sans erreur. Ayant réponse à tout, utilisée par des robots sortant par millions d'usines automatisées, cette entité, sans fatigue, sans famille, sans désir, sans besoin de repos sinon d'électricité va prendre toute les places du marché de l'emploi puisqu'elle ne se met pas en grève, fait les trois huit en continu, s'autorépare. Ayant fait son temps, elle partira au recyclage, sans pot de départ.

En 2026, le tocsin sonne dans les universités, les lycées, les collèges et même les maternelles, les écoles de commerce, les studios de cinéma, d'animation, de radio et de télévision,  les banques, les notables en général et, plus particulièrement, les professeurs, les docteurs en ceci, en cela, les comptables, les notaires, les avocats, les chercheurs.

Ce bouleversement ne remplace pas seulement les corps mais aussi la tête. Il double le grand remplacement en cours. Nous ne sommes pas dans une transition mais dans une rupture. On est entrés dans la sphère du grand chambardement. 

LE TEMPS DES SOUVENIRS

Le temps des souvenirs est toujours celui des soupirs avec la résurgence des fautes impardonnables, des mensonges inavouables, des erreurs évitables qui rappellent l'imbécile que l'on a souvent été et qui nous empêchait d'avancer. Heureusement, il suffit de le vouloir pour se débarrasser de ces encombrants monstrueux, d'aller au chapitre  des jours glorieux. Ils sont frais, comme de la veille et nous disent, la main sur notre cœur, combien nous avons eu de la chance et assez d'intelligence pour vivre tant d'heureux moments, nous être donné tant de bonnes occasions de plaisir, avoir pris d'aussi sages décisions. La liste est si riche qu'elle nous a donné envie de la continuer. Elle est un élixir de longue vie. 

dimanche 8 février 2026

LE CONSEIL DU PHARMACIEN DE GARDE

La nourriture est un médicament aux effets secondaires dévastateurs. Prise à une dose supérieure au maximum requis, elle fait mourir d'une multitude de maladies, prise à une dose inférieure au minimum convenable, on meurt dans la cachexie et la dénutrition.

UN TEMPS POUR TOUT

Hiérarchisons le temps selon l'importance des fonctions qui l'occupent. L'essentiel sert à satisfaire les besoins primaires: travailler de ses mains, de la tête pour manger, boire, se chauffer, se loger, se protéger, se soigner. Tout le reste est secondaire, subalterne, accessoire, insignifiant, dérisoire même si on ne peut s'en passer.
Arrêtons de donner de l'importance à ce qui n'en a pas, gens et choses. Les uns nous oublient  plus vite qu'on les oublie et les autres ne font plaisir qu'à l'envie qu'on avait d'elles. L'équilibre est rétabli, le bénéfice réciproque et le temps gagné peut être consacré  à le gaspiller intelligemment.
Le milieu qu'il soit celui de la nuit, du jour, de la pègre, de la musique, du terrain, politique, religieux, militaire, scientifique, philosophique est au centre d'une sphère ou d'une surface dont le rayon peut varier de 12 heures à plusieurs milliers voire millions d'individus. Il concentre sans entasser et circonvient tout ce qui se reconnaît comme appartenant à la même façon de penser, de compter, de marcher, de croire, de jouer. On le trouve partout sauf dans l'espace qui se dit  infini et le temps qui se veut éternel. 

MÉFIONS-NOUS DE LA BIENVEILLANCE

Tomber dans la bienveillance est dangereux et fait adopter des postures extrémistes qui conduisent la société au suicide comme nous le vivons aujourd'hui. Elle conduit le bienveillant à ne voir le mal nulle part et à penser que

- l'ennemi est un malheureux qui ne sait pas ce qu'il fait,

- le salaud est la victime de son sale caractère, 

- le paresseux ignore, le pauvre,  les joies du travail,

- le voleur a une attirance irrésistible pour le bien d'autrui (souvent mal acquis),

- l'assassin n'est qu'un serviteur dévoué de la mort, une maîtresse impitoyable. 

Nous pourrions poursuivre avec le corrompu, le menteur, l'hypocrite, le violeur, le pédophile, mais ma malveillance est épuisée et je vais me coucher.

samedi 7 février 2026

Chaque matin, je suis la victime impuissante de mon envie impérieuse de ne rien faire qui pourrait déculpabiliser ma paresse qui a besoin de rester au chaud, sous la couette pour me laisser rêver à des jours meilleurs où je serais celui que je sens qui n'attend qu'un rien pour se lever, travailler et m'étonner. 
Le bruit provoque un traumatisme sonore que seul le silence peut guérir.

LES FAUX-SEMBLANTS

On avait les édulcorants de synthèse  qui singent le sucre, la viande végétale, les truffes-bidon, le caviar de carpe, les mousseux façon champagne, les vins sans alcool, les plagiaires qui copient les bons écrivains, pillent les musiciens et les escrocs qui  font dans la politique, la religion, les médias en nous trompant sur leurs qualités. On était habitué et des victimes  rarement dupes. Aujourd'hui, le faux est plus vrai que nature avec l'arrivé de  ChatGPT et consorts qui est un  cerveau virtuel  plus intelligent  que tous les académiciens réunis. À la question posée, à l'avis demandé, il répond , dans l'instant, pertinent, précis, positif, de façon aimable, cordial, à la façon  d'un juriste chevronné, d'un professeur Tournesol Nobel en tout, d'un médecin compétent. Il puise ses connaissances encyclopédiques   dans le savoir universel qu'il exploite à la vitesse de la lumière. Tout est faux chez cet ami qui  n'existe pas et pourtant nous parle. Il n'est qu'une fiction mathématique qui simule la réalité avec une vérité effrayante. À côté de lui, le steak fait d'épinards est une plaisanterie car lui ne remplacera jamais la gastronomie. Ce machin qui vient de s'installer dans notre ordinateur ménager a renversé notre position dominante et nous allons assister, sans pouvoir résister, au triomphe de cette intelligence supérieure et à notre retour à la case départ quand nous étions un australopithèque.
Il arrive un jour, sur le tard, où l'on se pose cette question: "suis-je bien celui que je crois?" Le point interroge l'essence de l'être. Si une réponse est attendue et que l'esprit est prêt à un examen de conscience, le voilà partit pour un voyage au pays des surprises. 

En théorie, chacun se veut celui de ses rêves et se voit sous un angle flatteur: intelligent, astucieux, travailleur, poli, ayant toutes les qualités qui justifieraient que l'on soit apprécié. Malheureusement, l'âge apporte, parfois, une lucidité qui démolit les illusions, l'expérience apprenant à coup d'examens ratés, de problèmes non résolus, de fiascos en tout genre, de fins de mois difficiles que nos qualités n'atteignaient pas les degrés qui permettent de survoler les obstacles et de gagner les parties. L'ego peut faire de la résistance et ne pas voir les ratées des qualités.  Pour avoir le cœur net et savoir qui on est, au moins dans l'esprit des autres, on peut user de subterfuges plus ou moins probants. Je déconseille la méthode frontale  qui consiste à demander ex-abrupto à un ami de confiance " que penses-tu de moi?" La réponse, toujours diplomatique, a la valeur d'un déclaration ministérielle. Il faut user de stratagèmes peu ragoûtants mais, aux grandes questions, les grands moyens. N'engagez pas un 002 ou 03 à la retraite, un détective privé, n'usez pas d'une glace sans tain, d'une caméra audio cachée dans un pot de fleur, achetez un micro-cravate, collez-le avec un chewing-gum sous la table centrale, lancez quelques vannes créant un malaise, tournez le dos, laissez les autres discuter, récupérez deux heures plus tard le mouchard et écoutez, assis, la conversation. Vous en serez le héros et saurez tout le mal qu'ils pensent de vous: mauvais caractère, habitudes exécrables, comportement épouvantable, etc... s'il n'y avait pas sa délicieuse épouse, la pauvre est bien à plaindre, il ne serait jamais invité, etc.. etc... L'exercice est cruel. Sa fiabilité reste à prouver. Le portrait au vitriol a une fiabilité relative. Il peut résulter d'une jalousie maladive secrétée par le désir mimétique d'atteindre votre perfection. Transformer les qualités en défauts, les vertus en vices est un stratagème utilisé par les médiocres pour décrier un modèle inaccessible. Donc, retenez votre juste courroux, ne posez pas une bombe au milieu du salon. Abandonnez à leur triste sort ces amis infidèles, ingrats, injustes. Gardez votre première impression, celle de la sortie de la crise de l'adolescence, quand vous aviez dans les 25-30 ans, que le monde était trop petit pour vous, qu'il vous ouvrait les bras, trop content d'accueillir une perle rare.

vendredi 6 février 2026

Un bateau préfère s'échouer que couler. Le naufrage est irrémédiable, l'échouage permet de redémarrer à la marée suivante si la coque n'est pas percée. Dans la vie terrestre, c'est pareil, le provisoire vaut mieux que le définitif, l'accessoire que l'important, le tout cache  le détail révélateur et l'on a intérêt à arrêter avant d'être épuisé, de jeter l'éponge avant d'être  KO, de payer ses dettes avant d'être mis en prison. Certains vont jusqu'au bout, contre la logique, le bon sens et la raison. Hier, ils construisirent la ligne Maginot, les abattoirs de La Villette,  Super phénix. Aujourd'hui, on a ITER une méga usine à gaz qui devait domestiquer la fusion de l'hydrogène et qui sera abandonnée faute de fonctionner. 

Cette différence dans le traitement des faits se retrouvent aussi dans  celui des idées. Certains sont capables de changer, de rebrousser chemin et cherchent une autre voie qui n'aboutit pas dans une impasse; D'autres ne peuvent pas. Ils persévèrent dans l'erreur, continuent malgré les signaux d'alarmes, les avertissement, le déclanchement des sirènes. Ils poursuivent une politique qui ne marche pas, investissent dans des filières condamnées, prolongent une guerre qu'ils ont perdue. Ils courent à l'échec avec un enthousiasme qui n'est partagé que par les aveugles sourds et les ennemis  qu'ils ne voient pas.

LES DEUX GENS

Les gens raisonnables ne se posent pas des questions compliquées, ne cherchent pas à résoudre des problèmes insolubles. Ils parlent de ce qu'ils connaissent, font ce qu'ils savent faire, attention où ils mettent les pieds et à qui ils serrent les mains. Ils vivent en général longtemps, agréablement, en profitant de ce qui est bon, beau et bien, sans l'angoisse des lendemains.

Les gens déraisonnables font le contraire. Ils se perdent dans les détails et les complications que leurs initiatives intempestives ont  créées, se noient dans les difficultés provoquées par des décisions imbéciles. Ils pérorent sur des sujets qui dépassent leur compréhension, entreprennent des travaux au-dessus de leur force,  visitent des pays dangereux, se lient à des escrocs, croient le mieux disant, la publicité, les sermons, les discours. Ils meurent habituellement d'un accident de circulation en voiture, en avion, dans leur lit, après une vie d'inquiétude, de courses, d'imprévus, toujours pressés, jamais contents. 

LES MONDES

Les mondes s'empilent comme des poupées russes. Il y a le monde sidéral infini qui englobe tous les autres. C'est une vue théorique que même l'imagination ne sait concevoir. Le monde intergalactiques est connu des astronomes qui s'y promènent par le bout de leurs lunettes. Le monde extraterrestre est devenu habitable depuis qu'on s'y promène dans des vaisseaux spatiaux qui sans être spacieux sont suffisamment logeables pour que la promiscuité soit supportable. Le monde terrestre nous contient. Enfin, il y a notre monde intérieur, le seul que nous connaissions, que nous transportons, qui nous importe, devrait nous suffire, qui nous fait le plus souffrir.

jeudi 5 février 2026

DE TOUT UN PEU

Les gens qui ont besoin d'être piqués pour se gratter devraient remercier le moustique au lieu de l'écraser.
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Le cœur se nourrit de sensations et de sentiments. L'esprit a besoin de réponses et de solutions. On comprend que le produit de l'union ne soit pas viable.
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Le crédule croit que l'intuition est aussi intelligente que la déduction. 

ZÉRO POINTÉ

Zéro est le héros de l'alphabet numérique. Il concentre tout : il est positif et négatif, au centre  des deux infinis, au milieu du possible et de l'impossible, C'est le chiffre quantique, partout à la fois, lettre et nombre, tout et rien. Modeste, indifférent, il ne se venge pas d'être méprisé. Il sait qu'il lui suffit de s'additionner pour dépasser les gloires établies, ridiculiser les riches, faire sauter la banque. Avec un, zéro est le maître du monde mathématique malgré sa nullité. Paradoxe vivant, inexistant, ne signifiant rien, il est indispensable et sa présence nous rappelle que l'on peut faire beaucoup avec rien.