Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 27 octobre 2026

 Les mauvaises habitudes sont faciles à prendre , difficiles à perdre. Quant aux bonnes, je ne sais pas , manque d'expérience!

 L'accent de vérité n'est ni aigu ni grave et , par conséquent, ne peut être circonflexe. Je  le vois  comme un point, c'est tout car il ne dure qu'un instant!

INGRATS DE NATURE

 Certains de nos organes nous récompensent mal des soins et des attentions que nous ne cessons de leur prodiguer pour les satisfaire, prévenir leurs désirs et les empêcher de tomber malades.

L’estomac remporte la palme. Personnellement, et je ne suis pas une exception, je l’entoure d’une telle sollicitude que je suis en droit de m’attendre à une réciprocité, même partielle. Je ne nourris son appétit qu’avec des produits de grande qualité, que j’achète chez des professionnels à la moralité irréprochable, à l’honnêteté intellectuelle attestée par la virginité de leur casier judiciaire, et animés d’une volonté farouche de servir la cause stomacale. En réponse à cette prévenance renouvelée à tous les repas, il me gratifie d’aigreurs, de pesanteurs, de brûlures, de régurgitations et d’éructations. Certains jours, il fait tout pour me dégoûter de passer à table en poussant l'outrance jusqu'à la dyspepsie.  Préférerait-il que je m’alimente chez Mac-Do ?

Ma vessie devrait être contente et ne me vouloir que du bien. Je me force à ne boire que des eaux prises à la source, sans passage par la chimie de  Nestlé et de Danone. Et, pour lui faire plaisir, je ne m’abreuve, pour l’exceptionnel, que de premiers crus classés de Bordeaux, avec une préférence pour le Haut-Brion. Je sais aussi qu’elle apprécie un Pommard d’une bonne année, 2019 par exemple, déjà prêt à boire. Pour les jours ordinaires, j’étanche son besoin d’être pleine avec une dioterie, un Chinon de Joguet.

Eh bien, croyez-moi si vous le voulez, mais la diablesse ne se gêne pas pour me réveiller en plein rêve canonique, à deux heures du matin, quand les poulettes dorment. Elle m’envoie au petit coin comme si j’étais un sale gosse. Ah, la vessie, une sacrée vache !

Les poumons, encore deux beaux salauds! J’ai investi toutes mes économies dans des actions au porteur d’AIR PUR, sur les conseils du Buffet français. Et, pour ne pas attendre le résultat de mes investissements, je me suis exilé dans une ferme entourée de forêts qui filtrent l’air, l’enrichissent en oxygène et le débarrassent des gaz lourds, du Roundup, du plomb, du mercure, de la silice, de l’amiante et des émanations des pots d’échappement. J’y respire un air certifié biologique à 100 %. Eh bien, mes poumons, des sacripants, ne se gênent pas pour me faire tousser, cracher et m’essouffler dès que je veux piquer un 100 mètres ou monter au grenier avec un sac de 100 kilos sur le dos. Ah, la paire d’ingrats !

Je pourrais tous les passer en revue et maudire les yeux, les oreilles, la langue, le foie, la rate. Un livre ne suffirait pas pour juger et condamner le cerveau, le roi, l’empereur de l’ingratitude.

Pour lui, je suis un père, une mère, une mamie, un papy. Je le traite aux petits oignons et ne le nourris que de grands auteurs, ne lis que les romans des prix Nobel de littérature et j’ai appris tous les mots du Grand Larousse, avec leur signification, pour qu’il puisse construire des idées, réfléchir et me rendre fier de posséder un tel cerveau.

Que nenni ! Il me fait honte par son incapacité à me faire résoudre une équation du niveau du certificat d’études primaires, à comprendre ce que veut dire monsieur Kant ou à réussir le concours d’entrée à l’École polytechnique de Romorantin-Lantenay qui prépare à une carrière multiservice : plomberie, électricité, chauffage, mécanique automobile, réparation de tracteurs et de vélos thermiques ou électriques, paysagisme, boulangerie… et j’en passe, pour ne pas aggraver ma honte.

Conclusion : nos organes se moquent de nous. Pour ma part, dorénavant, je les ignore, ne considère plus que mon intérêt et leur oppose mon indifférence en réponse à leur mépris. À moi les excès en tous genres et tant pis pour eux, na !!!!!

lundi 26 octobre 2026

IL FALLAIT Y PENSER

 Pour ne pas me planter et perdre la liberté de me déplacer, je n'enterre pas mes pieds, je les tiens à distance du sol quand il est meuble  à l'aide d'une semelle isolante  que je mets sous ma plante. Elle m'évite de prendre racine. 

Pour ne pas me tromper et  garder ma liberté de penser, je garde  mon esprit critique en éveil,  me réfère à Protagoras, à Épictète et ne considère une opinion qu'à l'idée que je m'en fais. 

Derrière l'effort physique, il y a des muscles qui se contractent et font courrir, soulever des sacs de ciment, sauter à la perche. L'effort intellectuel qui fait écrire un livre, résoudre une équation, répondre à la question mobilisent des neurones qui échangent des informations, les coordonnent et prennent une décision. 

Le processus est identique mais la différence tient au mode d'expression. Dans un cas, l'action est visible, le résultat évident. Dans l'autre, il  se voit, se lit, s'écoute, mais, en plus, une voix intérieure a bourdonné dans la tête et nous met au courant du résultat de leurs cogitations. Cet intermède n'existe pas chez le  muscle qui  réagit sans se poser des questions. C'est la raison qui fait effectuer le 100 mètres plus vite que résoudre une équation du second degré. 

On ne sait rien du phènomène, sa nature, son fonctionnement. Les neuro-sciences font semblant d'avoir des explications. C'est leur façon de cacher leur ignorance, de se prendre au sérieux. Ils sont incapables d'avouer: "on tourne en rond, le problème nous dépasse". 

LE CONSEIL DU PSYCHIATRE

Méfiez-vous des coups de lune ils rendent lunatique.

dimanche 25 octobre 2026

INSOLUBLE

Le terrible problème que pose l'imbécile,  c'est qu'il n'est pas assez intelligent pour se rendre compte de sa bêtise, comprendre son erreur et ne plus recommencer. J'ai le même problème avec ma jeune chienne qui détruit tout, malgré mes remontrances. 
L'espèce humaine s'est attribuée un énorme privilège: celui de se considérer comme étant tellement supérieure qu'elle s'arroge le droit exclusif  de vie et de mort sur toutes les autres. Cela ne suffit pas à son orgueil et elle a décidé que cette seule appartenance lui conférait une valeur quasi divine qui interdisait,  théoriquement,  que toute atteinte lui soit portée en dehors des exceptions prévues par la loi: états de guerre, condamnation à mort par un tribunal accrédité, accidents fatals provoqués par l'imprudence, le hasard, la maladie, une opération chirurgicale ratée par la faute involontaire de l'anesthésite distrait etc... Elle est telle que, même réduit à l'état de légume, aucun effort, aucune dépense ne devaient être économisés pour maintenir cette vie végétative en état de vie ralentie, fusse aux dépens de besoins urgents tels que donner à manger à des familles pleines d'enfants affamés. La même idéologie pousse ces tenants à interdire à quiconque, au nom de la supériorité de leur façon de croire au père Noël, d'abréger une vie qui a cessé de leur plaire et dont les inconvénients surpassent les agréments dans un mode crescendo. 

Le pouvoir de nuisance de cette minorité bruyante  réduit à l'impuissance la majorité raisonnable qui aimerait remettre l'espèce humaine à sa place. Elle est pitoyable et à égalité avec les annelés qui sont décérébrés et conduits par quelques sensations primaires. La parenté qu'elle revendique est usurpée, un mensonge de plus, et même le singe-hurleur lui est supérieur car, modeste, il ne revendique rien.

BEAUTÉS

Il est plus facile et plus plaisant de vivre avec les beautés qui sont cachées en soi que lorsqu'elles s'affichent sur un visage, un corps sculptural. Celles-ci suscitent l'admiration, la jalousie et des intrusions dérangeantes, des manifestations intempestives. Elles sont surtout passagères avec une durée d'éphémère. Elles laissent des regrets quand le regard des autres ne s'eclaire plus et qu'il faut vivre avec le souvenir d'un trésor perdu. 

La beauté intérieure est cachée et on ne voit que ses manifestations. Elle resplendit quand elle est peinte sur un tableau de Rafaël ou de Delacroix, quand on lit la Légende des siècles, le Seigneur des anneaux, un poème de Verlaine, écoute une sonate de Bach, un opéra de Rossini, voit un film de Visconti, mange un gâteau de Conticini, comprend la résolution d'une équation mathématique. Ces splendeurs résistent au temps. Elles donnent à  ceux qui les abritaient une vie éternelle.

samedi 24 octobre 2026

UN CAUCHEMAR DE RÊVE

L'homme pondéré, réaliste, raisonnable est, quand il rêve, plongé dans un univers fantasmagorique complètement étranger où il lévite, accomplit des exploits fantastiques, sauve la veuve et l'orphelin, fait et dit n'importe quoi. L'imagination de son inconscient nocturne occupe la place, s'en donne à cœur joie, prenant la direction des occupations oniriques.

Vous comprenez pourquoi il se réveille effrayé par le souvenir encore présent de cette nuit de rêves merveilleux. Il ne se reconnaît pas. Il n'est pas cet homme libre, sans peur, sans préjugés, sans idées reçues. Il veut retrouver la sécurité de ses habitudes confortables, sa mine de petit bourgeois compassé, ses certitudes. Et le soir, il s'endort plein d'espoir...!

NAÏF

La naïveté est un cadeau du ciel qui n'est jamais célébré. Il aurait mérité de figurer dans la liste des béatitudes du Sermon sur la montagne d'illustre mémoire. Réparons cette injustice et cet oubli divin à la façon de don Quijote de la Mancha.

Elle permet à l'heureux élu de profiter au premier degré du sentiment de satisfaction, du moment de plaisir, que lui donne sa propension native à croire le boniment, à donner sa foi à la croyance, d'accepter de bon cœur une proposition  suspecte, de partager un bon gâteau car il croit que tout le monde est gourmand. Benêt, il pense que les autres partageront sa bonne idée, applaudiront sa performance, le remercieront du cadeau, le féliciteront d'avoir réussi, que son plaisir peut être partagé, qu'on lui en sera reconnaissant.

Sa naïveté lui épargne les tourment, les regrets. Il ne voit pas la jalousie, l'hypocrisie, la constipation des sentiments, l'avarice. Il ne sait pas que le monde est méchant, ingrat, menteur. Il croit qu'il est, comme lui, une perle.

LE CULOT

Le culot aurait dit Ésope (mais cela reste à prouver) est la meilleure et la pire des choses, comme la langue puisqu'il permet les mêmes.

Il donne à l'être le plus insignifiant l'illusion de se prendre pour un grand homme et de postuler à un poste trop grand pour lui. De réussir, s'il en dispose d'une grande quantité, en forçant les portes, à l'aide de croche-pieds, de coups fourrés . Nous en avons une illustration tragique en France. On lui doit son déclin avec une succession, depuis plusieurs présidences, de gens dont le seul talent est d'être culottés.

D'autres en ont un de moindre envergure et cela finit toujours aussi mal avec l'achat d'un château mais sans les moyens de le restaurer, le début d'écriture d'un livre qui est abandonné à la dixième page, faute d'inspiration, du grimpeur qui s'attaque à l'Annapurna mais qui s'arrête à 1000 mètres du sommet par manque de force et d'oxygène...   

C'est aussi une attitude volontariste qui mérite le respect car elle fait fi de l'attentisme, du conservatisme,  du protocole, de la procédure, de la règle, de l'usage etc. Avec lui, on bouscule tout, on survole les obstacles, les objections, les interdictions. On fait du Musk, du Bonaparte, on construit la tour Eiffel, la grande muraille de Chine, le Concorde. Ils partent à la conquète du ciel, de l'impossible. 

vendredi 23 octobre 2026

LA PLACE DE L'AUTRE

Si on pouvait se mettre à la place de l'autre comme la vie serait belle: il n'y aurait plus de guerres, plus d'assassins, plus de voleurs, de violeurs, d'escrocs, de menteurs. Toutes les décisions seraient prises en fonction des effets bons ou mauvais qu'elles auraient sur les autres: leur santé, leur sécurité, leur bonheur. 

Imaginons ce qui se passerait dans  la tête

- du snipper qui, à un kilomètre, vise le cœur d'un ennemi en train d'allumer une cigarette, si, au moment de tirer, il voyait, à la place, son frère jumeau, pourrait-il appuyer  sur la gachette?

- du commandant du bombardier, avant de larguer ses bombes sur la ville qu'on lui a ordonné de détruire, s'il voyait dans la maison qui va recevoir la première, sa famille réunit  pour diner. Obéirait-il?

- du chirurgien si la hernie discale banalement douloureuse qu'il conseille d'opérer était la sienne. Croyez-vous qu'il passerait sur le billard?

- du chef d'état qui va déclarer la guerre à son voisin s'il savait qu'il serait, avec sa famille, les premières victimes du conflit. L'ordre du jour ne serait-il pas changé et la paix prolongée?

- du patron d'entreprise qui va réduire au chomage dix ouvriers qui ne retrouveront jamais un travail parce qu'il va acheter un robot pour les remplacer et gagner 10 % d'un argent qu'il ne sait pas comment dépenser, s'il était l'un d'eux? 

Ah, si tout le monde pouvait, comme vous et moi,  se mettre à la place de celui à qui l'on veut faire plaisir en lui offrant le cadeau auquel n'avait même pas rêver. Que la vie serait belle!!

Ce rêve est  inaccessible, car notre cerveau reptilien est aux aguetx. Il veille sur nous, bride ce genre de vélléité,  remplit sa mission qui est de nous protéger. Il vient de loin, du carbonifère, il y a 320 millions d'années, un héritage  d'un ancêtre comme le hylonomus, un petit lézard qui n'avait pas que des amis, quand la vie sur la terre était dans sa jeunesse, dangereuse, en pleine effervescence. Nous le conservons, non comme une relique, mais prêt à surgir dès qu'il est question d'instinct, de réactions automatiques, de survie, quand on veut se mettre à la place d'un autre, un endroit étranger, inconnu, une décision qui relève de l'aventurisme, de l'inconscience . Vous comprenez que cettte action soit interdite au commun des mortels. Seuls des êtres exceptionnels ayant éliminé ce reliquant des âges pré-historiques soient autorisés à pratiquer cet exercice à haut risque.
L'habitude perd son statut quand sa fonction n'est plus utilisée. Elle tombe dans le manque et disparaît corps et âme, de profundis.

jeudi 22 octobre 2026

POURQUOI ON N'Y VOIT PAS CLAIR

Les informations contradictoires qui nous arrivent n'éclairent pas la situation, n'apportent pas une réponse à nos interrogations, mais obscurcissent les problèmes tant il nous est difficile de déceler le vrai du faux et le faux du vrai. L'imbroglio est inextricable et le mensonge aussi plausible que la vérité. L'esprit ne sait plus où diriger sa critique. La confusion est totale, parfaitement entretenue par ceux qui y trouvent un étrange intérêt. La réalité finit par apparaître comme une illusion qui n'attend qu'un peu de temps pour se perdre.
Ne pas se contenter de ce  que l'on a coûte cher car il faut entrer en guerre avec un autre pour lui prendre ce qu'il a.  
Le reproche dégénère facilement en une accusation sans instruction suivie d'une condamnation sans appel ni cassation quand le juge du tribunal de dernière instance décide d'imputer la reponsabilité des crimes et délits au premier prévenu afin de terminer au plus vite l'audience, de faire tout-en-un pour ne pas encombrer davantage les prisons et rendre une liberté anticipée à tous les autres compagnons d'infortune devenus, par son sacrifice, de fortune.

Lui, la victime expiatoire de leurs crimes et délits, passe au rang de bienfaiteur de la pègre, accède à la gloire dans les bas-fonds de la société, est comme un remake de l'histoire ancienne où un pauvre hère ayant pris sur lui tous les péchés du monde, fut condamné et exécuté. Résultat, on parle encore de lui avec admiration.  

mercredi 21 octobre 2026

On doit vivre avec deux forces qui s'opposent. L'une est à base d'égoïsme, d'hypocrisie, de paresse, l'autre de courage, de volonté, de travail. Chez certains, le combat est inégal.

FOSSOYEURS AND CO

Tous ces gauchistes, trokistes, soixante huitards, passés par l' ENA auront tous trahi leurs rêves de jeunesse et passé leur vie à courir les ministères, à accumuler les mandats, les retraites, à pantoufler dans les conseils constitutionnel, d'état, la cour des comptes, les conseils d'administratios des sociétés privés ou publiques, à se servir de leur carnet d'adresseS pour aller à la soupe.

En face, issus des mêmes bancs, des mêmes familles, on a des nationalistes, des tenants d'une droite pure et dure, des héritiers proclamés de la grande figure tutélaire qui font religieusement le pélerinage au début de leur mandat et qui passeront le restant de leur vie politique à en trahir l'esprit et la lettre. 

Et, au dessus d'eux, lévitant, ils ont leur maître, l'empereur du double JE, le roi du mensonge, de l'imposture, le sphinx, l'unique, l'incomparable. 

Vous trouverez leurs noms dans les poubelles de l'Histoire , au chapitre des fossoyeurs de la France. 

LE RICANEMENT DU CYNIQUE

Si vous saviez tout ce que j'ai enduré pour en arriver là, ricane le cynique qui aime ricaner, vous seriez content d'être ailleurs.