Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


jeudi 23 avril 2026

ÉCHEC ET MAT

L'échec doit son succès à sa facilité. Il suffit de refuser de se fatiguer en travaillant, en apprenant et de préférer se reposer, s'amuser, jouer. L'insuccès devient vite une habitude, une façon de se gouverner, un art de vivre de la charité, en s'endettant, en ne remboursant pas. Il est l'objet d'un culte chez ceux qui trouvent que le succès signe un racisme déguisé en orgueil, en complexe de supériorité et s'apparente au triomphe que le sénat romain réservait au général qui revenait d'une victoire aux confins de l'empire avec les trophés pris aux vaincus, les rescapés souvent des éclopés défilant eux-mêmes pour célébrer leur défaite.
Comment une âme peut s'accrocher à un esprit qui habite le cerveau d'un tueur ou un égorgeur d'abattoir, un exécutant des basses œuvres d'un pouvoir, l'équipage d'un bombardier, un artilleur, un sniper, un fabriquant de bombes en tous genres, d'obus, de mines? Souffre-t-elle en silence ou a-t-elle déserté?  
Répondre à une question qui ne se pose pas est inutile car l'évidence se passe de mots sauf pour ceux qui ne la voient pas. C'est elle qui pose un problème et sa solution est mathématique avec plein d'équations, d'inconnus, de divisions, d'additions, de divisions et même des soustractions.

DE TOUT UN PEU

 On reconnait un idiot qui se croit futé à son apertinence.

______

On se demande ce qui dégoute le plus: l'idée que l'on trouve puante ou celui qui l'a ?

____

Tourner la page ne suffit pas à clore le chapitre quand il avait mal commencé. Il faut l'arracher, la jeter, l'oublier.

mercredi 22 avril 2026

POURQUOI ?

Les idées sont soit bonnes, soit mauvaises. Pour le savoir, il suffit de regarder le résultat de leur mise en pratique. Si elle conduit à la guerre, à la révolution, à la chienlit, à la faillite, à une crise des institutions, elle était mauvaise. Si elle apporte la paix, la prospérité, la sécurité, elle est bonne. C'est simple, facile, rapide, incontestable. Certaines personnes, des gouvernants ont des idées, les appliquent, le temps montre rapidement qu'elles étaient mauvaises et qu'elles augmentent la pauvreté des pauvres, la richesse des riches, l'insécurité, la division, la criminalité. Pourquoi ce besoin de faire le mal, d'encourager le laid, de promouvoir le mauvais?

LA QUESTION

Pourquoi est il plus facile, plus naturel, plus fréquent de passer de la bienveillance à l'indifférence puis, parfois, à l'ignorance ou à l'agressivité? L'inverse  est l'exception.

La réponse est simple, nul besoin d'être agrégé de psychologie appliquée: la bienveillance exige un effort. Elle fatigue car il faut élever l'autre, le  rendre acceptable. Elle est coûteuse.

Les options négatives simplifient, donc reposent. La pente est physiologique. En outre, ce qui reste du cerveau reptilien est conditionné pour détecter et fuir la menace. L'autre, par défaut, est vu comme tel. La bienveillance doit surmonter ce reflexe archaïque négatif, lui désobéir, en avoir la force.


La vie nous oblige à mener un combat contre l'adversaire, le concurrent, le voisin, le voleur, mais il est anecdotique quand on le compare à celui que nous devons livrer en permanence contre notre paresse qui nous suggère l'arrêt maladie, le mensonge qui voudrait nous faire trahir la vérité, l'orgueil qui nous pousse à la prétention, l'hypocrisie qui nous ferait simuler pour paraître ce que l'on n'est pas, l'avarice, la couardise et tous les vices qui nous rendraient encore plus misérables sont à l'affût et nous succomberions sous le nombre si nous ne livrions une bataille acharnée pour garder la dignité, le respect de nous-mêmes, la haute idée que nous avons de notre intégrité. Rendons hommage à notre courage, saluons notre héroïsme. Il restera dans l'ombre, à l'abri dans notre conscience et nous sommes les seuls à célébrer notre victoire. 

mardi 21 avril 2026

LES MÉFAITS DES CHEFS PRÉSIDENTIELS FIÈVREUX

Les gens qui ont le sang chaud perdent plus facilement la tête et commettent des actes déraisonnables plus souvent que ceux qui gardent leur sang-froid. La raison tient à la sensibilité des neurones à la chaleur qu'ils ne supportent pas. Au -delà de 39.9° centigrades, ils perdent leurs fonctions cognitives et, ne pouvant plus compter, penser et réfléchir normalement, ils font faire et dire n'importe quoi et dépenser de façon inconséquente. L'actualité illustre tragiquement cette vérité occultée par les censures qui bâillonnent la vérité pour obéir à des chefs présidentiels atteints de fièvre maligne.

LA GLOIRE DE LA FIN

La fin est l'apothéose de tout et la pièce, l'opéra, le concert s'achèvent dans les applaudissements, les bravos, les hourras, l'enthousiasme, le délire, le dithyrambe. Il n'y a que la fin de la vie qui ne provoque pas un tel triomphe. Au contraire, on a droit à des pleurs, des gémissements, des lamentations. Leur hypocrisie n'enlève rien à leur valeur symbolique. Redonnons lui la place qu'elle mérite dans le panthéon des grandes œuvres, saluons chaque disparition comme l'égale d'un baisser de rideau d'anthologie et qui fera du jour de la mort le plus beau jour de la vie.
Les gens qui passent leur temps à s'occuper des affaires des autres gémissent sur le malheur de ceux qui souffrent, ont faim, sont malades, se battent, sont  en prison. Ils se mettent à leur place, compatissent, souffrent avec eux, pour eux, se sentent coupables d'être en sécurité protégés par la police, la gendarmerie, l'armée, des vigiles, la justice, la loi, au chaud, rassasiés, en bonne santé, pourvus d'assurances tout risque pour leur maison, leurs voitures, leur santé, leur vie.

Ils en perdent beaucoup en imaginant pouvoir améliorer le sort de ces pauvres gens. En réalité, la mauvaise conscience qui les rend malheureux leur donne l'impression agréable d'être un acteur important dans la tragédie dont ils se sentent en partie responsables. Leur vie prend une dimension qu'elle n'aurait pas s'ils  étaient conscients de leur irresponsabilité.

PRENEZ EXEMPLE

Pour éviter les frustrations, garder un équilibre intérieur, ne pas inventer des problèmes, il suffit  de ne pas vouloir plus que ce que l'on peut avoir et, par exemple, ne pas prétendre écrire une encyclopédie si on est ignorant, escalader le Kilimandjaro si on est un cul de jatte, acheter un Picasso si on est à la rue. Contentez-vous, comme moi, de bavasser au lieu d'épistoler comme Dancharr, de regarder les grimpeurs grimper et d'accrocher le calendrier des pompiers à la cimaise de votre taudis. 

lundi 20 avril 2026

UNE MÉTHODE RECOMMANDABLE AUX CHANCEUX

Coincé entre le besoin de se lever et l'envie de rester couché, de parler et de se taire, de manger et de jeuner, le pour et le contre, chacun est soumis à un choix permanent. Il n'est pas que cela, mais aussi un dilemme tout sauf innocent puisqu'il vous fera arriver en retard ou en avance, dire une bêtise ou paraître réfléchi, grossir ou maigrir, faire ceci ou cela. Certains tergiversent, d'autres pas. Moi, j'ai résolu le problème et laisse le hasard décider, ayant confiance dans ma chance qui choisit une fois sur deux la bonne solution.
La crédibilité d'une croyance politique, religieuse, financière est inversement proportionnelle à la prétention affichée:

- celui qui vous promet un rendement de 30 % sur votre investissement est en train de construire une pyramide de Ponzi.  

- la publicité qui assure, photos à l'appui, que cette crème anti-âge va rajeunir de 40 ans votre vieille peau ment.

- le parti politique qui promet qu'arrivé au pouvoir, il résoudra tous les problèmes vend du vent.

- la religion qui vous jure, sur la croix, que si vous êtes fidèle à son enseignement, vous serez récompensé par un bonheur infini pour l'éternité dans un endroit paradisiaque, dépasse toutes les mesures et fait des arnaqueurs précédents des enfants de chœur.

MARRER

Celui qui dit "je me marre" est en proie à un rire qui n'a rien de joyeux et il ne se tient pas les cotes. Il accompagnera son dire d'un ricanement qui ressemble au grincement d'une porte qui refuse de s'ouvrir. Il ponctue ainsi  une déclaration déplorable, une décision imbécile, une incongruité fâcheuse. 

Le même enchainera probablement en usant du même verbe avec un "j'en ai marre" sur le ton du désespoir. Il exprime le fond de sa pensée devant la répétition de tant de conneries en faisant évoluer sa pensée d'une goguenardise assumée et résignée à une révolte structurée.  

PS: un entourage bienveillant alertera l'autorité qualifiée pour qu'elle prenne en charge les suites d'une telle déclaration qui peut annoncer l'intention d'un passage à l'acte préjudiciable à la santé.

dimanche 19 avril 2026

L'insuccès, la faillite, la défaite révèlent les faiblesses, les insuffisances, les manques. Ce coup de projecteur ouvre les yeux et les erreurs sont corrigées, les lacunes comblées, les comptes redressés. Débarrassés des fautes, le temps futur est celui de la remontée de l'enfer, une rapide sortie du purgatoire en direction du paradis, repaire des gens heureux. 

 Se "désaper" pour se mettre nu est la méthode classique pour se retrouver dans les bras de Morphée ou aller se baigner.

BIENVEILLANCE, UN RÊVE UTOPIQUE

J'appelle bienveillance les sensations d'harmonie, d'équilibre qui se mêlent aux sentiments d'indulgence,  de tolérance, L'humeur de celui qui les éprouve, de façon habituelle, envers lui-même et qu'il projette, par principe, sur les autres parce qu'il ne les voit jamais comme un ennemi, un adversaire, un concurrent, un rival, un importun, mais un ami potentiel, une personne normale, un semblable, un enfant de la même mère, la terre.

PS: je rêve d'un monde où la bienveillance se serait imposée. Aucune religion, idéologie, politique n'y aurait inoculé le germe de la division, de l'intolérance, de la domination. 

samedi 18 avril 2026

DICO, QUAND TU NOUS TIENS

Je dois à ma bonne connaissance du sujet et du verbe, ma capacité à choisir le complément d'objet pour finir ma phrase. Quand j'ai un doute pour trouver l'association de mots correspondant à l'intention de ma pensée, je consulte un dictionnaire. J'en dispose d'une collection, chacun spécialisé dans la discipline que j'aborde et mon public. Ainsi quand je m'adresse à mon voisin, à un plombier, à une vague relation et que nous allons échanger des propos anodins, je compulse le micro Larousse et trouve mon bonheur parmi ses 25000 mots. Si j'ai affaire à une personne sachant lire et écrire, ayant fréquenté une université ou un autodidacte sans diplôme mais ayant lu le dernier Goncourt, les 60000 mots du Petit Robert me dépannent facilement quand j'hésite diantrement sur une orthographe exacte. L'occasion ne s'est jamais présentée, mais au cas où le dialogue s'engagerait avec un agrégé en lettres majuscules et pour ne pas rester coi, je garde sous le coude un grand Larousse de 120000 signifiants. Un rayon, quoique renforcé en son milieu, de ma bibliothèque fléchit sous le poids de mes dictionnaires philosophique, mathématique, juridique consacrés aux termes médicaux, à l'argot des prisons, des casernes, de la haute administration, du numérique, de l'informatique etc... Ma passion m'a fait écrire, dans ma première vieillesse, un "Dico sans queue ni tête" qui a eu beaucoup de succès dans les hôpitaux psychiatriques de haute sécurité. Je termine, instrumenté par cette manie, un Dictionnaire amoureux des dictionnaires dont je ne suis pas mécontent car il aborde le problème jamais résolu car jamais traité de l'importance exagérée des voyelles au détriment des consonnes sous le prétexte abusif que l'une donne à l'autre sa capacité à s'exprimer. Vous en aurez la primeur dès que vous aurez compris qu'il s'adresse à ceux qui aiment ce que les autres n'aiment pas.
Oui et non disent beaucoup en un mot de trois lettres. Cette économie est une richesse qui fait gagner du temps à ceux qui n'aiment pas le perdre dans des réflexions inutiles du genre  de celle que vous êtes en train de lire.

AVEC et CONTRE

AVEC est une préposition piégeuse. Elle annonce un plus, un complément, un supplément qui ajoute, complète, participe à l'action, à l'idée, au propos. Il est parfois confondu avec CONTRE. C'est l'outrage impardonnable, lui le positif avec cet autre si négatif. L'exemple le plus déplorable et malheureusement si fréquent - une tierce de silence pleine de réprobation, merci - est celui-ci: "il s'est battu avec son adversaire". Comme moi, vous sursautez d'horreur, comment une telle confusion est-elle possible? CONTRE s'impose. Lui seul montre qu'il s'agit d'une confrontation, d'une opposition, d'un choc, d'une guerre singulière, d'un corps-à-corps, d'une lutte pour le prix ou la mort. Vous êtes indigné, je le suis aussi.