Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 19 juillet 2026

DE TOUT UN PEU

Pour savoir pourquoi les gens ne s'intéressent pas à vous, il suffit de ne pas leur demander leur avis. Vous savez alors pourquoi vous n'avez pas de réponse.
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Ce  dont on n'a jamais entendu parler appartient, avec ce que l'on ne connaît pas, au domaine de notre ignorance. Remercions-la car elle nous protège de préoccupations, de soucis, de tracas qui nous empoisonneraient la vie pour un bénéfice aléatoire et souvent des conséquences dommageables.
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J'ai la chance d'avoir un bonheur peu exigeant. Un souffle d'air frais en été, chaud en hiver, un clin d'œil, un vol d'hirondelles; un regard complice, un brin de persil et le voila heureux pour un quart d'heure. Très, trop sensible, prudent, je le restreins car, au moindre excès, il se pâme, convulse, comate, exit.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

LES DEUX FAÇONS D'ADMINISTRER UNE RELATION

Il y a deux façons de manifester son sentiment à autrui.

La façon directe qui part de l'amont, à la source du torrent. Elle dit sans fioriture votre opinion et vous traiterez votre vis à vis de noms d'oieau ou le couvrirez de pétales de roses,  l'embaumant dans la myrte et l'encens après l'avoir enduit de miel et de confiture d'abricot. Vous ne vous embarrassez pas d'ambages et dite crûment ce que les suivants diront par la voie diplomatique.

La façon indirecte part de l'aval et emprunte un contre-courant pour l'amener, péniblement, en amont.  Alambiquée, laborieuse, elle se sert des détails qu'elle additionne  de façon à ce que l'accumulation ne laisse aucun doute. Vous pourrez, mais en espaçant les remarques obligeantes, vous émervéiller sur sa réussite professionnelle, celle de la progéniture et, s'il n'est pas divorcé, le congratuler pour l'exemple qu'il donne avec une épouse admirable et qui a dû faire bien des jalouses, lui, faisant beaucoup de jaloux. Ce dithyrambe devrait suffir à  affermir pour longtemps une relation passée au stade fusionnel, la condition étant, bien entendu, que votre interprétation et le monologue respirent la franchise, la sincérité et que vous perdiez ce sourire en coin qui irrite les gens qui ne vous connaissent pas. Vous utiliserez la même méthode hypocrite pour obliger un quidam qui a cessé de vous plaire en l'obligeant à rompre, lui laissant la responsabilité de la rupture d'une amitié quasiment ancestrale. Jouez l'outragé à partir d'une faute véniele, grossissez le trait, faites en un traître; un infidèle et, drapé dans votre bonne conscience, éloignez-vous dans une dignité digne d'un César.


PS: aucune de ces façons ne vous convient. Le cas est fréquent chez les âmes d'élite.Vous préférez la troisième qui vous est personnelle. Il faudra que vous nous l'expliquiez quand vous aurez le temps.

LE NOUVEAU PROPRE DE L'HOMME

Penser, réfléchir, cogiter sont les qualités que seule l'espèce humaine peut revendiquer. Ses fonctions transcendantaless font sa fierté, fondent son orgueil et expliquent qu'elle se place au sommet de l'évolution. Seul Dieu et sa toute puissance éternelle et infinie le dépasse dans toutes les directions. Cependant, quand on examine de plus près l'activité humaine, on est forcé de constater que, dans la réalité, elle n'est pas consacrée à écrire des livres de pensées comme Marc-Aurèle et Pascal, à philosopher comme Kant et Shoppenhauer, à faire des sermons, à tenir des discours ou, plus souvent, des conversations de comptoirs de bistot et  des bavardages incolores et inodores. L'essentiel des préoccupations de son esprit  et du temps disponible de son cerveau, avant même celui dépensé à regarder les publicités de la télévision, est de manger, à l'instar de de la faune terrestre, aquatique et aérienne. Elle s'en distingue cependant par une particularité remarquable: son obsession.

Les autres espèces mangent à leur faim et, quand elle est calmée, pensent à autre chose: dorment, observent, voyagent. L'homme et la femme, eux, sont obsédés par la nourriture: ils l'accumulent dans des garde-mangers, des congélateurs, des caves; des réfrigérateurs, la mettent en conserves, en réserve. Ils passent le plus clair de leur temps libre dans les marchés, les épiceries, les boucheries, les charcuteries, les boulangeries, les pâtisseries, les rayons  nourriciers des supermarchés. Ils travaillent ensuite en cuisine pour transformer la matière première en bonne à digérer. D'autres préfèrent aller au restaurant et gaspiller des heures à parler de boustiffaille. Manger est une obsession, l'objet le plus chéri de toutes leurs passions. Ils la font passer avant même leur santé  et se la pourisse à coups de fourchettes et de mastications. L'obésité est même devenue la dernière manifestation de son évolution.

Notre  conclusion en découle avec le constat implacable suivant; un homme de 140 kilos a un cerveau qui ne représente qu'un  pour cent du poids de son corps alors que chez celui qui ne pèse que 70 kilos, il est le double. La différence est relative mais significative  puisqu'elle manifeste  crûment l'importance qu'a pris le besoin de manger sur celui de réfléchir. Du temps de Pascal, l'homme était un roseau pensant, aujourd'hui, il dirait qu'il est un baobab pensant.

samedi 18 juillet 2026

NOS DEUX NATURES

Notre première nature est originelle. Elle nous est donnée à la naissance. Elle est héréditaire, innée et nous fait ressembler corps et âme aux parents. On doit s'en accommoder.

Au fil des années, une seconde nature se dévoile, s'affine, se précise,  s'affirme,  se singularise et peut submerger la première au point que vieux, on n'a plus rien du  jeunot: le timide est devenu extraverti, le taiseux, bavard, le gringalet, un iron man, le cancre en arithmétique, le roi de la physique quantique, le premier de la classe, un chômeur professionnel, le fils modèle, un père indigne, l'enfant de choeur, l'ennemi number one, la laideronne, une beauté fatale. 

Conclusion: il ne faut pas se fier à la première impression, le temps  ne change  pas seulement l'âge.

UNE SAGA ALCOOLIQUE

L'intempérant impénitent qui libationne à outrance pour épancher sa soif hydrofuge avec une solution alcoolique  fait de la cirrhose au niveau du foie et jouer la partition du syndrome de Korsakoff à son cerveau avec quelques crises de délirium dans le prélude. Il achèvera le cycle dans l'inconscience bienvenue d'un coma hépatique qui lui fera voir la fin de sa vie en jaune.
Les poumons, les reins, les yeux, les oreilles sont des jumeaux, loyaux, fidèles, synchrones et aussi le cœur avec ses deux ventricules et ses deux oreillettes. Pas de jalousie, l'un tombe-t-il malade, l'autre prend sa charge de travail, pas de protestation, de jérémiade, entraide totale. La gémellité de nos deux cerveaux  droit et  gauche n'a pas cette exemplarité. Dissemblables dans leurs domaines de compétences, ils coopèrent contraints et forcés  pour ne pas complètement divaguer. Le gauche réduit simplifie, classe, n'a ni profondeur, ni émotions, comment pourrait-il s'entendre avec le droit  qui est, lui, un artiste, a des idées générales, ne se perd pas dans les détails, aime les arts, la nuance. Leur peu  en commun les empêche de  ne faire qu'un comme le cœur et les autres à la bipolarité positive. Il en résulte une zizanie larvée bien cachée et les déséquilibres qui font la fortune des psychiatres, le désespoir de la gendarmerie et de la police et l'ordinaire de la justice.

ÉCRIVAINS

Le métier d'écrivain n'est pas sans risques. Il n'est peut-être pas aussi dangereux que celui du laveur des vitres d'un gratte-ciel, de sicaire à Medellin, de stuntman à Hollywood mais mon expérience de thérapeute dans le milieu m'en  a appris ses dangers On a les classiques  avec :

- la crampe de l'écrivain si  fréquente antan. Très douloureuse, elle est devenue anecdotique depuis l'abandon de la pointe Bic pour le clavier, les muscles de la main étant peu sollicités ;

- la fatigue oculaire et une cervicalgie tenace sont souvent à déplorer. Elles sont secondaires à une trop longue exposition à l'écran et à la position assise défectueuse. La médecine moderne en vient facilement à bout puisqu'il suffit de verres de lunette adaptés et d'un redressement de la colonne vertébrale. Une kinésithérapie de qualité aidera à solutionner le deuxième problème fréquent chez les écrivains ayant dépassé la soixantaine ;

- les écrivains actuels imitent rarement Honoré de Balzac qui, pour écrire quasiment 24 heures sur 24 consommait des litres de café. Tout le monde ne supporte pas son alcaloïde (caféine ) qui peut provoqué une tachycardie invalidante le temps qu'elle dure. Un cardiologue qualifié la réduira rapidement. Un déca de qualité, en cas d'addiction rend service en supprimant la molécule toxique.

Il y a trois  dangers  inhérents à la profession dont on ne parle jamais dans les ateliers d'écriture. Il faut les connaître avant de l'embrasser (c'est son côté pire).

Le premier est la panne d'inspiration. Elle survient sans prévenir et frappe sans discernement. Brutale, frontale, l'écrivain sidéré contemple la page  blanche, hébété, incapable de la noircir comme il faisait juste avant qu'elle n'arrive inopinément. Une petite inquiétude s'installe. Au bout de 15 minutes, elle devient grande. L'imagination qui lui dictait les dialogues, la progression de l'intrigue aussi facilement qu'il respire, ne répond plus aux sollicitations de plus en plus pressantes. Si la nuit n'a pas rechargé les batteries, que la panne est toujours là, la panique s'installe avec des interrogations du genre: comment vais-je terminer le bouquin si je ne sais pas ce que devient mon héros qui était dans la tourmente? Que vais-je dire à l'éditeur qui attend le manuscrit depuis 6 mois et menace de me demander le remboursement de mon avance sur tirage? Si, un mois plus tard, la situation est figée, l'inspiration n'est pas revenue, un état dépressif peut s'installer, passer à la chronicité. Vous connaissez la suite éventuelle, bonjour les dégâts possibles!!!§

La deuxième est l'accusation de plagiat. Elle est grave car porte une atteinte difficile à effacer et porteuse d'un opprobre qui ternit durablement la réputation et l'honneur du malheureux écrivain accusé, à tort ou à raison d'avoir piqué des phrases, des chapitres à un confrère vivant ou mort mais dont l'œuvre est encore dans le domaine publique et protégée ou non par un copyright. Le méfait est parfois évident quant la fidélité au texte incriminé est parfaite. Il peut s'agir d'une copie approximative et l'avocat de la défense aura un travail plus facile. Pour moi, le vrai plagiat n'existe pas et n'est qu'une manifestation du pouvoir de la mémoire profonde. Quand des mots, des phrases ont eu un écho puissant, ils s'inscrivent dans l'inconscience sans que l'on en est conscience. Le jour qui peut être lointain où le hasard fait que le besoin du chapitre en cours est en stock dans le souvenir, prêt à l'emploi, l'inspiration s'en saisit et le couche sur le papier sans savoir qu'il est devenu un plagiaire. L'écrivain n'est pas un voleur. S'il l'était, il aurait fait un autre métier. Vous  connaissez lesquels.

Le troisième danger fait de l'écriture un sacerdoce, un métier réservé aux hommes et femmes désintéressés, pour qui l'argent n'est pas une fin ni un problème. Ils doivent savoir qu'il y a beaucoup de malchance pour que son livre n'ait pas de lecteurs. Deux phénomènes concourent à cet état désastreux:  de plus en plus de livres sont  sur les étals des librairies  et de moins en moins de lecteurs désireux de lire en raison de l'augmentation de l'analphabétisme et de la concurrence des écrans. La déception d'avoir tant travaillé pour rien peut conduire aussi à la dépression et à ses complications.

En résumé, l'écrivain est exposé à des dangers véniels facilement évitables  et à trois dangers potentiellement mortels qui en font un métier réservé à des âmes  intrépides, indifférentes à la calomnie, ne craignant pas de subir des reproches infondés. Une fortune personnelle venue d'ailleurs est la bienvenue pour écrire en paix sans souci du lendemain de la parution.

vendredi 17 juillet 2026

Il ne faut pas croire que l'évolution a toujours besoin de millions d'années pour arriver à une fin et, si le passage de l'amibe à la baleine à bosse en  a pris un milliard et quelque, il ne faut pas longtemps pour que l'éphémère passe de l'état larvaire à une vie aérienne et encore moins pour s'accoupler, pondre des œufs  et mourir, ne pouvant se nourrir. 

Elle ne concerne pas que le monde  de Darwin puisque tout évolue: le liquide et le solide, le vivant et  le mort, les voitures, la littérature, les gens, les chats, les chiens, la mode, l'art etc. Elle fait la loi en chimie, en physique, en biologie; Elle se fait  en temps réel, sous nos yeux et pour la voir il suffit de  regarder nos photos à un jour, un mois, un, dix, vingt, 50 ans et le grand père centenaire. Il n'y a pas que chez les insectes et les cétacés que l'évolution est saisissante, le temps lui-même  ne cesse d'évoluer du matin au soir, au fil des saisons.

DÉCEPTION QUAND TU NOUS TIENS

Le plus étonnant  n'est pas le merveilleux mais le décevant. Le beau, le bon, le bien ont un impact positif immédiat, créent un moment de bonheur, inondent de plaisir, mais l'œil et l'esprit s'habituent, la tension retombe, le pouls ralentit, la raison reprend le dessus, l'émotion se calme, la vie reprend sa routine et l'on regarde ailleurs.

La deception n'a pas cette évolution fugace. Elle colle à la peu, s'incruste dans la mémoire, Elle crée un vide et il n'y a rien pour le remplir. Ne reste que le regret, le marasme, le retard ne sera pas comblé, l'échec est sans merci. On ne se relève pas de la chute. La deception est irrémédiable.

PLAISIRS DE BOUCHE

La bouche n'est pas un lieu de plaisir réservé aux gourmands et aux bavards. D'autres en ont fait un instrument de travail. Il n'y a pas que les comédiens, les chanteurs, les chanteuses, les baratineurs, les camelots qui en ont fait leur gagne-pain, il faut ajouter tous ceux qui donnent des cours, font des discours, des sermons. La satisfaction n'est pas que matérielle. Elle n'est pas que dans le silence respectueux qui accueille leurs paroles et qui les fait se croire importants mais aussi dans le plaisir qu'ils éprouvent à s'entendre, dans celui, sensuel, de mâcher les mots, faire rouler les syllabes, puis les expulser pour qu'elles fassent leur effet. Ils font cet exploit pendant des heures, certains battent des records: Castro  en 1960 tint le crachoir à l'ONU pendant un marathon de 7 heures 10. 

Certains psychiatres voient ces métiers de bouche comme un témoin de la résurgence du stade de l'oralité que Freud a décrit. Il situe cette étape cruciale dans le développement de l'enfant de la naissance à 18 mois. La bouche est sa principale source de plaisir puisqu'elle le nourrit, calme sa faim et rassure en manifestant par les pleurs et les cris sa présence. Ils protègent de l'oubli. Adulte,  la bouche  poursuit la même fonction: elle est l'agent du métier qui procure le salaire qui le fait manger. Elle lui donne un statut social qui le fait être remarqué. 

On en conclura que ces gens ont une personnalité avec un trait histrionique qui donne à leur verbiage une coloration qui mérite une audition critique. 

PS: c'est un avis personnel que je n'ai pas vu défendre ailleurs. C'est leur problème, pas le mien car quand on y réfléchit la concordance devient aveuglante.

jeudi 16 juillet 2026

J'ai remarqué, avec satisfaction, que tout ce que je ne faisais pas s'avère, à l'usage, inutile.

LE CYNIQUE EN MAJESTÉ

 Le cynique, roi de la déconne, me dit, sérieux comme le pape, d'une voix claironnante, sous le sceau du secret que, pour ne pas être dépassé par son goût de la discipline,  ne pas succomber sous le poids de son sens du devoir,  résister à son besoin de dire la vérité, il a développé un  esprit de contradiction  qui lui a permis de sombrer dans l'indiscipline, l'anarchie et le mensonge, à sa plus grande honte, confirmant qu'il a plus d'un tour dans son havresac.

DE TOUT UN PEU

 Les gens qui compliquent les choses simples sont les mêmes qui ne savent pas simplifier les choses compliquées.

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Les cons et les pas cons sont des victimes de la connerie.

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Pour un champion, gagner en étant ex- aequo est une défaite.

CONSEIL D'UN PRO POUR AVOIR LA TÊTE DE L'EMPLOI

Avoir la tête de l'emploi peut faire la différence à la première visite d'embauche et éviter la deuxième. Tout candidat à un poste de travail devrait le savoir. Ressembler à celui ou à celle qu'un directeur de casting aurait choisi pour le rôle devrait être un geste réflexe enseigné dans les écoles d'intérim. 

Je préconise que le candidat aille se faire voir dans un atelier de maquillage et de remise en état avant tout entretien préalable. Il demandera au spécialite de le faire conforme à l'idée reçue que l'on a du look dédié au poste recherché. 

Prenons quelques exemples:

- vous postulez pour devenir hôtesse de l'air ou valet de chambre, des emplois similaires. Si vous avez l'apparence d'un apprenti boucher ou d'une ouvrière dans une champignonnière, vous n'aurez que peu de chances de décrocher le job. Trente minutes dans les mains d'un homme de l'art habitué à transformer un laideron en reine beauté suffiront à opérer le miracle complété par une garde-robe  choisie par une costumière. L'attitude à tenir et quelques mots-clés à placer au bon moment complèteront la formation express qui leur ouvrira la porte de l'avion ou celle du château.

- vous savez lire, écrire, taper sur un clavier et désirez devenir secrétaire de direction dans une boîte du CAC40 pour des raisons très précises. L'important sera une apparence de sérieux, d'intelligence, de vivacité et de retenue combinée à une distinction compatible avc une silhouette prometteuse et un faciès réveillant des souvenirs lointains au futur employeur qui aura son mot à dire au DRH. Là aussi, il faudra faire un travail de composition à deux étages: le look à transformer, la gestuelle et le discours à peaufiner. Ce type d'atelier existe, les chasseurs de tête l'utilisent couramment pour transformer en perle rare qui sauvera de la faillite le conglomérat à l'agonie, une bille de verre blanc trouvé chez Emmaus. D'une ambitieuse maltraitée par la malchance, ils feront une secrétaire de rêve que tout directeur rêve d'avoir à ses côtés pour noter ses rendez-vous, le guider dans le choix des cadeaux à faire à sa future ex-épouse, mère de ses nombreux  enfants.

- Esprit aventurier nourri à la bande déssinée, vous souhaitez devenir garde du corps d'une célébrité qui veut s'en protéger. Votre air de chérubin ne fait pas de vous un agent de disuation massive. Pour devenir ce quelqu'un qui donne envie de changer de trottoir, pas besoin de fréquenter une salle de MMA,  mais aller voir celui qui change en méchants les figurants des films d'action de Luc Besson. 

La vie est un cinéma en trois D et y tenir le rôle d'un personnage différent de votre personnalité une affaire de composition. Tout le monde le fait en permanence. Faites-en un atout gagnant quand vous choisissez le métier que vous voulez sans en avoir toutes les qualités. 

mercredi 15 juillet 2026

DÉLIVREZ LES DE CETTE TENTATION

 Une des tentations à laquelle le médecin a le plus de difficulté à ne pas succomber est celle de faire le bonheur des gens malgré eux en les accablant de conseils et d'interdictions: ne fumez plus, ne buvez plus, maigrissez, marchez, tenez vous droit, faites vous opérer de la cataracte, de la coxarthrose, diminuer le sel, le sucre, la charcuterie,  du maquereau, des sardines, pas de fast food, pas de jus de fruits sucrés, mangez crétois, japonais, à la rigueur français mais surtout pas américain del norte . Il sait que son discours ne sera pas suivi d'effets, qu'il parle dans le désert, se fait haïr, mais c'est plus fort que lui, ce serait contre sa nature, sa vocation de ne pas le tenir. 

PS: il faut de l'expérience, donc du temps pour y arriver et obliger sa conscience à renoncer. Ce jour-là n'est pas heureux mais signe une défaite, un renoncement, l'impression que l'on s'est trompé de métier. Heureusement pour la survie de la profession, j'ai l'impression qu'il y a de moins en moins de médecins qui embrassent la carrière avec cette tentation.


Les félicitations sont la juste récompense d’un travail bien fait. Votre souci de l’excellence vous donne souvent l’occasion de les mériter. Pourtant, votre attente est toujours déçue, et vous plus encore. Je comprends votre désappointement. Il est légitime.

Vous n’êtes qu’une victime de plus de la constipation des sentiments de vos coreligionnaires, de leur absence du sens du beau, du bien et du bon. Ne  déprimez pas : ils ne méritent pas votre pitié, leur infirmité est déjà un châtiment.

Remplacez ce silence par votre propre jugement. Il est flatteur, car vous êtes un connaisseur qui fuit le laid, le mauvais et le mal. Extasiez-vous, en oubliant que c’est vous le créateur de cette merveille de bon goût, de haute technologie, de subtilité intellectuelle, de richesse d’imagination et d’étendue de culture.

Quel talent ! Quel exemple ! Quel modèle !

Les compliments mérités que vous vous adressez peuvent même être publics. Ils serviront de leçon à ceux qui manquent à leur devoir de reconnaissance, par jalousie, par constipation des sentiments ou par manque d’intelligence.

Souvent — et c’est plus malheureux encore pour eux — ils ne vous comprennent pas. Ils sont dépourvus du sens du beau, du bien et du bon dont vous êtes un fidèle et magnifique illustrateur.

4 ième de couverture

Six mois de cueillette, de chasse, de pêche, de saisies au vol, de rencontres, de vols à l'étalage et voila la  quinzième cuvée. Dancharr la trouve bonne avec du corps, de la matière, du gras, du sucré, du salé, une pointe d'amertume, de la couleur, un peu de profondeur qui contraste avec une légèreté qui a du mal à percer. L'inspiration n'est pas tarie, le source coule  sans effort, alimentée par l'air du temps. Il est fécond, riche de quelques pépites, appauvri par le reste qui n'en finit pas de le pourrir.

INVENTIONS

Il y a des inventions qui se font attendre et, impatient, je demande aux inventeurs en panne d'idées de se metrre au travail et de sortir rapidement la clef universelle qui, à l'instar de celle à molette, ouvrira et fermera toutes les portes, évitant le port du trousseau encombrant et peu élégant. Je voudrais trouver sur le marché une voiture électique débarrassée de tout ce qui ne me sert pas dans celle que je conduis et qui ressemblerait, question gadget, à la 2 chevaux que je conduisais à 20 ans. Mais l'invention a un problème: elle naît d'une évidence qui n'existait pas tant que l'inventeur ne mérite pas son nom. Ainsi par exemple, pour que l'homme cesse de marcher et de courir à une vitesse ridicule, il suffirait de peu pour qu'il récupére la vélocité du temps où il était un quadrupède. Ses membres supérieurs peuvent acquérir, avec un peu d'entraînement au développer-coucher, assez de force pour soulever plus que son poids. Avec une prologation des bras qui leur ferait toucher terre et une synchronisation facile à obtenir, on se mettrait à galoper aussi vite qu'un lévrier (70 km/h) pour certains et qu'un pékinois (10km/h) pour la plupart. Le nombre d'inventions en instance, impatientes d'être mises sur le marché est tel que je renonce à les énumérer. faute de temps et d'espace    .
PS: je les tiens à la disposition des inventeurs intéressés.

mardi 14 juillet 2026

Notre intellect n'a pas la vie facile et doit jongler avec nos contradictions et notre goût de la complication. C'est ainsi que ce que l'on dit ne correspond pas souvent avec ce que l'on pense et encore moins avec ce que l'on croit. Tout s'oppose, se contrarie, se combat. Comment sortir indemne d'un tel imbroglio? Il nous faut sans arrêt slalomer entre la réalité triviale et la vérité transcendantale. Ce numéro d'équilibriste est si difficile que beaucoup ont renoncé à ce jeu dangereux et se simplifient la vie en disant ce qu'ils pensent croire.

C'est dommage car cette comédie de la sincérité a un rôle crucial dans la relation. En ne disant pas ce que l'on pense ou même le contraire, on affiche une opinion envers l'interlocuteur: soit un accord avec lui et on l'améliore, soit on exprime son désaccord qui affichera clairement l'opinion que vous avez sur l'individu capable de soutenir ce genre d'insanités.

Exemple: on vous offre  un cadeau (fleurs, chocolats, petits gâteaux livre, bougie), pour ne pas arriver les mains vides, faire plaisir. L'intention est louable, applaudissements. Résultats: remerciements discrets ou bruyants, avec gesticulations et exclamations. In petto, c'est pas la joie "et mon régime, va falloir trouver un vase, arroser, et mettre où? Cet auteur me fait horreur avec ses bons sentiments, etc.." .Comment croire que ce genre d'horreur va justifier tout le travail que l'on s'est donnés pour de tels invités. Autre exemple mais historique "Je vous ai compris", c'est ce qu'il a dit à la foule en délire et, en vrai, il pensait que l'indépendance était inévitable car il croyait que la réalité et la vérité de la situation ne permettaient pas une autre solution. 

La complexité du vivant n'est donc pas seulement dans l'obligation de faire travailler ensemble tous nos organes qui dépendent tous les uns des autres. L'équibre est même si difficile qu'un rien suffit à détraquer l'ensemble et que l'on est jamais bien longtemps en bonne  santé. Cela explique le déficit de la SS, l'attente aux urgences et le burn out des soignants. Le cerveau a le même problème car il est obligé de gérer des informations contradictoires,  d'analyser des situations inextricables et de prendre des décisions forcément aléatoires. Soumis à de telles pressions venues de toutes les directions, il est victime de poussées de haute tension nerveuse suivies de chute de régime et de dépression.

L'homme subit des agressions en série qui viennent de son côté organique fait de la tripaille, d'abats, de morceaux nobles et de soucis physico- chimiques avec une spiritualité partagée entre des qualités, des défauts et  beaucoup d'inteférences extérieures qui pertubent sa connaissance des détails et profitent de son ignorance générale. Il nage donc dans une confusion mentale en même temps qu'il se débat pour rester en bonne santé en dépit des attaques dont il doit se défendre en permanence. Trop, c'est trop et la condition humaine ne peut assumer cette compléxité. Il est normal que le résultat soit ce qu'il est, c'est-à-dire lamentable.

Quand je ne sais pas quoi faire, j'attends. Au bout d'un certain temps, en général court, une urgence se présente, pressante, et, si je suis toujours disponible, dispose  des forces nécessaires, de l'argent, je l'exécute ou la comble, c'est selon mon humeur, mauvaise ou bonne.