Nous vivons une époque stupéfiante où le faux est plus vrai que nature, l'intelligence comprend tout sans réfléchir, la musique n'a pas besoin de compositeurs, les tableaux de peintres, les chansons de chanteurs. Les chiffres parlent, écrivent des livres, font des films. La confusion est totale. Elle va devenir furieuse quand on devra choisir entre une intelligence augmentée grâce à une interface implantée ou rester comme on est et le domestique d'un génie échappé d'une boîte de Pandore.
Le Blog à Dancharr
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
mercredi 4 février 2026
NOTRE AVENIR
L'incompréhension mutuelle qui a conduit l'homme dans la criminalité des guerres et devait se terminer par une extermination générale va bientôt disparaître et sera remplacée par une compréhension générale du fait de l'intrusion d'une domination algorithmique auto-générative qui va transformer l'humanité en un société monolithique, soudée de façon ordonnée qui l'empêchera de se diviser, de se combattre, de s'entretuer comme on a vu précédemment qu'elle en avait l'habitude. La haine ancestrale qui sévissait depuis les temps préhistoriques une fois remplacée par un amour fusionnel obligatoire sera l'épiphanie d'un monde encore meilleur que celui rêvé par Pangloss. Transformée en magasin de farces et attrapes, la société y passera le temps dans la paix, la tranquillité et un bonheur calibré pour garder l'envie de rester heureux aussi longtemps que nécessaire.
PAROLE ET ÉCRIT
Parler pour ne rien dire ne prête pas à conséquence, l'imposture disparaît en même temps que le bruit de la parole. Écrire pour le simple plaisir de graver des tablettes d'argile ou de noircir du papier n'a pas cette innocence. La feuille, la page, la tablette ne tombent pas en poussière quand l'encre ou l'argile est sec. L'écrit dure longtemps, quasi éternellement (le papyrus Prisse a 4.000 ans). Il met en danger son auteur qui sera critiqué, jugé, condamné mais sa magnifique supériorité est sa pérennité et on se souvient encore de ce que pensait Platon alors qu'on a oublié ce que vient de dire Macron.
mardi 3 février 2026
NOUVEAU, DE TOUT UN PEU EST DISPONIBLE
Le Feel Good Book, De Tout Un Peu est arrivé sur Kindle. Quatorzième de la série, vous y trouverez, comme à l'accoutumé, ce que vous cherchez: des
conseils pertinents, de bonnes histoires courtes, des idées fortes, un art de
vivre inspiré du meilleur d'Épicure avec des recettes succulentes, une manière
de penser et d'agir avec sagesse et raison. L'auteur positif, optimiste célèbre
la beauté de la nature, la générosité de la terre, la splendeur de la mer, la
profondeur du ciel, le miracle de la vie. Il combat la morosité, guérit la
dépression, a confiance dans les promesses de l'avenir. Quand il n'en restera qu'un, il ne sera pas celui-là car parti ailleurs. Dépêchez-vous, il n'est jamais trop tôt.
AUTO-SATISFACTION
Je suis étonné d'arriver en état de marcher après tant d'années passées à subir les assauts du mauvais temps. Être capable de tenir debout après une demie journée allongé dans le lit est un autre exploit dont je ne me vanterai pas. Cela témoigne de qualités supérieures à la quantité de défauts qui conspirent à me déstabiliser, à m'enliser pour m'empêcher d'avancer et me forcer à l'immobilité. Comment ne pas être fier d'avoir gagné le droit de me reposer un jour, peut-être?
AMÉRIQUE, QUI ES-TU?
Ce texte est un pamphlet. Il ne vise ni des individus ni un peuple, mais un système politique, économique et culturel devenu hégémonique. Je ne cherche pas à convaincre mais à éclairer le refus d'une adhésion à un discours construit par des intérêts qui ne sont pas les miens.
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La nation américaine restera dans l'histoire de l'humanité comme l'une des plus redoutables. Elle aura réussi à transformer ses vices en vertus au point de les ériger en principes fondateurs.
La cupidité est le moteur de la matrice américaine. Elle rend, en son nom, un culte à sa monnaie et a mis le dollar sous la protection de Dieu. Il est l'étalon et la mesure de tout. En avoir, le montrer, s'en glorifier est un devoir, une preuve de valeur, rend respectable et admirable le plus grand des salauds.
L'hypocrisie en est la méthode. Elle lui fait se revêtir des habits nécessaires pour tromper les autres qui sont tous des adversaires à exploiter, à spolier, à dépouiller. Le système se drape dans la bannière de la philanthropie, auréole ses dents blanches de sourires, multiplie les démonstrations d'une amitié qui dure le temps de son service. Les américains savent se faire passer pour le contraire de ce qu'ils sont.
Son instrument le plus abouti est la fabrique de rêves hollywoodienne. Les rôles sont inversés: méchants, ils se font passer pour gentils. Ils arrivent les mains pleines de cadeaux après avoir détruit tous ce qui aurait permis de s'en passer. La France, l'Europe a bénéficié de leur générosité avec le plan Marshall, après la guerre. Il a servi à reconstruire les villes, les usines et les infrastructures que leurs bombardements massifs, aveugles avaient détruits avec ceux qui y vivaient, sans aucune utilité, les nazis ayant déjà perdu la guerre, par l'Est. En un an, les pertes civiles furent d'une ampleur sans commune mesure avec celles subies durant les années d'occupation.
L'orgueil lui fait dépasser la mesure. Il oblige à devenir plus gros, plus grand, plus riche. Cette démesure condamne le système. Il ne peut rien contre l'intelligence stratégique, la patience historique, la solidarité, l'unité du vieux peuple chinois qui a compris qu'on pouvait asservir en rendant service.
La jalousie est le péché caché de l'hégémonie. Elle devrait être incompatible avec l'orgueil qui fait se croire supérieur mais elle est tapie, vigilante et malheur à la concurrence qui voudrait émerger, au courageux qui veut croire à son indépendance, à l'imprudent qui conteste une décision. Alors sort le gros bâton: démonstrations navales, représailles économiques, sanctions, exclusions.
Il faudrait parler de la gloutonnerie et de l'intempérance - fruits dévoyés d'une gourmandise incontrôlée pour le sucré, le gras, le salé -, de la luxure qui cohabite avec la pudibonderie qui elle-même dérive de l'hypocrisie. Mais je fatigue et il faut traiter un chapitre encore plus pénible.
Ce nouvel empire du mal a éliminé les autres (l'hitlérien puis le stalinien) et a pris la place. Il s'y maintient par la force du dollar et des armes. La gestation avait donné des indications avec un ôte-toi de là que je m'y mette qui dépassait de loin la coutume coloniale traditionnelle qui laissait en place la population indigène et ne la passait pas au tranchant de la baïonnette, ne la déportait pas, ne l'éliminait pas. Le cow-boy avait une autre philosophie plus brutale avec la loi du plus fort comme principe de base.
Si on veut être gentil, on dit qu'elle avait mis cette politique en veilleuse depuis longtemps et, en action, depuis toujours si on veut être objectif. Elle parade aujourd'hui dans toute son horreur. Son besoin de dominer, de décider, d'imposer sa loi, ses entreprises, de défendre ses intérêts, conquérir des marchés, des ressources, d'accroître ses richesses la fait envahir des pays, les paralyser en imposant l'embargo pour soumettre les récalcitrants par la faim, les empêcher de se soigner, de voyager, de commercer en les excluant du commerce mondial, en niant leur existence comme ils ont fait avec les indiens. En maître-ès art, elle terrorise ceux qu'elle qualifie de terroristes, les met au ban de l'humanité, leur interdit de vivre.
La société américaine est une arène et malheur aux faibles. Notre problème est qu'elle a fait de ses valeurs une arme d'intrusion massive, un bon produit d'exportation avec la complicité de serviteurs zélés, d'esclaves soumis, de courtisans obséquieux et de tous ceux qui se sentent une âme d'Américain.
DANS LA SÉRIE IL Y A
Il y a des gens qui se sentent étrangers à leur propre corps. Soit ils l'ignorent soit ils en ont peur et refusent de le palper, de le toucher, de le sentir, de prendre sa température. Ils l'habitent mais font comme s'ils n'en étaient pas les propriétaires, mais des locataires temporaires sans obligation de l'entretenir et le maintenir en bon état. Ils se comportent avec lui comme avec leur voiture qu'ils conduisent au garage dès qu'ils entendent un bruit, ont du mal à la démarrer ou qu'il est temps de vérifier les niveaux et le gonflage des pneus. Ils délèguent la surveillance, n'ouvrent pas le capot. C'est le travail du mécano, pas le leur. Ces mêmes gens fréquentent assidument les salles d'attente des médecins, encombrent les urgences. Incapables de se prendre en charge, de moins manger pour ne pas devenir obèses puis diabétiques, hypertendus, de pas fumer, ils s'étonnent de faire à la cinquantaine, à la soixantaine un infarctus, un AVC, une insuffisance respiratoire, une cirrhose graisseuse, un cancer du poumon, du larynx, d'avoir mal aux genoux, aux hanches, au dos, de tomber et de ne pouvoir se relever.
Ce refus de voir son corps, de le traiter avec respect, amitié, reconnaissance pour les services rendus, d'être à son écoute, de le surveiller avec amour témoigne d'une ingratitude inexplicable. Est-ce parce qu'ils trouvent vulgaire et indigne du pur esprit dont ils se sentent dépositaires ce tas d'os et de chair qui passe son temps à les faire souffrir et leur gâche trop souvent son temps de penser? Est-ce la paresse de faire des efforts, la peur de prévoir un avenir terrifiant, l'incapacité de réfléchir à son devenir par bêtise ou la volonté de profiter de l'instant sans se soucier des lendemains?
Chez ces gens-là, l'esprit n'a pas la reconnaissance du ventre et ne traite pas le corps à la proportion des service rendus. Ils en sont punis au centuple car il enregistre toutes les avanies, se rappelle des saloperies qu'on lui fait avaler, des excès qui l'ont épuisé, des accidents qu'il a enduré. Un jour, exaspéré, il n'en peut plus, il craque, se venge et, kamikaze, se fait hara-kiri, tue son tortionnaire.
lundi 2 février 2026
NON
L'arrêt est un non mou, facultatif, provisoire. Le bus peut l'ignorer.
Le stop est un non obligatoire. Passé outre, c'est s'exposer à une contravention, une pénalité. À la fatalité si, non respecté, la voiture percute un 50 tonnes lancé à 100 à l'heure.
L'interdiction est un non catégorique. Il est un ordre moral et empêche de vendre de l'alcool à un mineur, de se pencher à la fenêtre du wagon, de cracher, de voler, de tricher, de mentir. Elle est pour le rebelle, l'adolescent, l'anarchistes, l'opposant de principe, un puissant stimulant et l'étincelle qui allume la mèche. Il fait oublier la sanction.
Ne jamais s'arrêter et stopper, braver les interdits est un sport pour certains. Dire oui à tout est le contraire du non, une délivrance pour les épris de liberté. Je ne vois que les feux où les non et les oui cohabitent, le vert ouvrant la voix au chapitre, le rouge fermant la voie.
La personnalité la plus extraordinaire que j'ai jamais rencontrée habitait deux corps différents. Jumeaux vrais monozygotes, sosies parfaits, au grain de beauté près, ils avaient en commun l'esprit: ils pensaient la même chose au même moment. Ils n'étaient indépendants qu'au niveau des sensations. Leur concordance spirituelle, intellectuelle, sentimentale était si complète que chacun avait l'impression de n'être que l'écho de l'autre. Il leur fallut se séparer pour trouver une intimité. L'un partit s'installer aux antipodes et, quand il dormait, ne pensant à rien, l'autre vivait tranquillement sans être écouté.
COURANT, QUAND TU NOUS TIENS
Si vous voulez un courant électrique, il faut un pôle plus et un pôle moins,
- un courant d'air, deux portes opposées ouvertes,
- un courant d'eau, une pente qui va de haut en bas,
- un courant d'idée, de grandes considérations qui viennent étancher une soif de connaissance.
dimanche 1 février 2026
UNE NOUVELLE GUERRE DE CENT ANS
La politique jusqu'ici suivie et qui ciblait les difficultés à éliminer ayant fait la preuve après des décennies de mise en pratique de leur inefficacité, le gouvernement a décidé de suivre les conclusions de la commission d'enquête qui planchait sur le sujet depuis plusieurs années. Les experts recommandent un changement drastique aux dimensions draconiennes avec un renversement du paradigme puisqu'ils préconisent de les supprimer en imposant une politique de facilitation avec la levée de tous les obstacles, interdits et règlementations issus des administrations nationale, régionale, départementale, municipale et de la principale, la bruxelloise. Les ministres réfléchissent, le président médite, la suite attend avec patience.
PS: la décision finale appartient, en réalité, à la fonction publique et à l'armée des fonctionnaires qui a accueilli avec consternation les conclusions de la commission pourtant composée d'agents de l'état profond. La suppression envisagée des difficultés aurait pour conséquence immédiate la disparition de leur métier. C'est une catastrophe inimaginable, un Waterloo programmé qui a soulevé une armée de boucliers, une mobilisation générale et la réunion en conseil de guerre des syndicats aussi bien majoritaires que minoritaires. L'appareil d'état composé à 99% d'anciens élèves de l'École Nationale d'Administration devra donc livrer une bataille perdue avant de commencer. La suite nous le dira.
ÉCHEC ET TEMPS
Pour expliquer un échec, l'excuse la plus fréquente est le manque de temps. Le mensonge est éhonté, aurait-on dit naguère. Le temps est, en effet, avec l'azote de l'air et l'eau des mers, une matière disponible, gratuite, inépuisable, toujours à l'heure. Le déficit est ailleurs, dans la volonté, le courage, la patience, la force, l'intelligence. Il est aggravé par un excès de paresse, la bêtise, l'impatience, la faiblesse, la peur. Le temps passe, indifférent. Il entend ces accusations depuis l'éternité et l'habitude l'a rendu impavide, impassible.
LA PART DES ANGES
La part que les anges s'attribuent en humant les vapeurs alcoolisées qui filtrent des futs remplis de cognac empilés dans les chais des terres charentaises n'est pas un cadeau désintéressé des producteurs, c'est le tribut payé pour assurer la qualité. Les anges utilisent la méthode classique du milieu qui rackette les casinos, les boîtes de nuit, les bars à hôtesses montantes en contrepartie d'une assurance-tranquillité. Cela donnait une onction divine à un alcool qui, au départ, n'avait aucun don particulier. Mais avec le temps, les anges charentais sont devenus connaisseurs, puis addicts. Usant de leur pouvoir miraculeux, ils ont amélioré le produit, l'ont transformé en nectar. Courtisans, il se murmure qu'ils ont rendu saint Pierre dépendant. En échange, il leur donne la permission de minuit et le droit de cuver le cognac au paradis.
samedi 31 janvier 2026
UCHRONIE RÉVOLUTIONNAIRE
La mèche lente est allumée, l'explosion se rapproche et personne n'a conscience que nous sommes dans les mois qui précédèrent 1789. La situation reproduit, au poil près, ce que nos aïeux ont vécu: même gouvernement d'incapables, même endettement abyssal, même division de la société en blocs irréductibles, même montée des tensions. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'issue est inéluctable.
Résumons chacune des similitudes:
1- il y avait l'aristocratie et le clergé qui se partageaient le pouvoir et le tiers état corvéable qui ne supportait plus l'inégalité. Il y a aujourd'hui une aristocratie des riches qui met le pouvoir que lui procure son argent pour faire l'information par la possession des médias, choisit le gouvernement pour maintenir ses privilèges. Le clergé est devenu laïque et sa fonction serait le service des citoyens. Il est devenu un problème quand, ayant pris conscience de sa puissance, il a transformé sa mission et, par le phénomène bien connu de la trahison des intentions, a considéré que le public devait être mis à son service. De serviteur, il est devenu maître et dicte sa loi, pour son bénéfice. Son appétit insatiable régente l'état dont il est le salarié. Le reste de la société assure leur train de vie, contraint et forcé par un arsenal de mesures qui restreignent sa liberté de faire, de dire et maintenant, de penser différemment de ceux qui disent détenir la vérité du moment. Cette majorité jusqu'alors divisée et se neutralisant au point de se rendre impuissante s'est sédimentée à ses deux extrémités en deux partis qui, sans ressembler aux jacobins et aux girondins, vont unir leur volonté d'éliminer le système en place, l'extrême gauche voulant la tête du capitalisme libéral qui fait la fortune des riches et l'extrême droite remettre à l'honneur des valeurs tombées en désuétude, la sécurité par exemple. Le temps des barricades et des fleurets non mouchetés approche.
2- le contexte se prête à la reconstitution. Les figurants occupent déjà la scène. Le décors est en place. On dit même que l'Élysée est un néo-Versailles. Les personnages s'agitent. Une fois de plus, le présent rejoue le passé. Marie-Antoinette est remplacée par Brigitte. Cette dernière jouit de la même détestation. Les libelles orduriers qui accablaient la pauvre autrichienne sont remplacés par des injures, des calomnies, des caricatures. La haine est la même. Le roi qui était l'élu de Dieu est aujourd'hui un président élu par une minorité du peuple. Le parrainage n'a pas la grandeur du prédécesseur mais semble lui suffire pour assoir une légitimité défaillante. Lui aussi pâtit d'une désaffection quasi absolue et est obligé d'être plus souvent à l'étranger pour parler de politique étrangère qu'à domicile pour diriger l'intérieure car sa parole est couverte par les quolibets depuis qu'il a réduit, par des décisions imbéciles, la politique en une farce tragique.
3- la situation financière a le même caractère catastrophique. Le royaume vivait à crédit et le service de la dette absorbait la moitié de l'impôt. L'évasion fiscale atteignait des sommets: noblesse et clergé refusant de payer l'impôt alors qu'ils contrôlaient 80 % des richesses. La République vit aussi d'emprunts depuis des décennies et le tempo s'est accéléré avec l'arrivée aux commandes d'un financier ne sachant pas compter, une nouveauté. Louis XVI a vécu l'évènement car son temps de roi a cristallisé tous les composants. Son incapacité par manque de volonté, de courage, de clairvoyance n'a pas permis aux ministres (Turgot, Necker, Calonne) qui avaient vu le péril grandir d'effectuer les réformes. Le refus était aussi celui des deux ordres qui, en fait, avaient le vrai pouvoir et ne voulaient pas que l'on touche à leurs privilèges. Ce sont les mêmes qui aujourd'hui, sous une autre identité, se dressent, défilent, protestent, paralysent le pays quand un ministre ose vouloir allonger d'un an l'âge de la retraite, supprimer un jour de congé payé, diminuer le pillage de la sécurité sociale, les faire travailler 35 heures, oserait demander aux parents de surveiller leurs enfants, aux enseignants d'apprendre à lire et à écrire aux élèves, aux retraités de cotiser pour leur santé, etc..
4- Le royaume a soutenu la guerre d'indépendance de l'Amérique d'une façon que Trump n'imagine pas: la contribution de la France aux insurgés a été massive en hommes et en argent. Elle a été estimée à 1,5 milliards de livres tournois qui servirent aux dépenses militaires, à de prêts, à des fournitures et à la logistique de 1878 à 1883. Cet argent (18 milliards d'euros) fut emprunté, fit exploser le service de la dette qui devint insoutenable, fut le prétexte à la convocation des États généraux et on sait ce qui s'ensuivit. Notre engagement dans la guerre d'Ukraine a aussi un coût payé par la dette et répond à des arrière-pensées théoriques aussi utopiques.
Tout est prêt, les conditions idéales sont réunies, les responsables connus, les avertissements formulés, les précédents documentés. Ceux qui savent, le disent n'ont pas le pouvoir ou sont paralysés par les contre-pouvoirs. Les français pourraient ne pas rejouer 89. On sait qu'ils ne saisiront pas leur chance. La chronique d'une révolution annoncée a débuté.
UNE CONCLUSION PERTINENTE, FRUIT D'UNE OBSERVATION ATTENTIVE ET D'UNE RÉFLEXION INTELLIGENTE
L'augmentation de la longévité du français moyen depuis le XVIIème siècle n'est pas due, autant qu'on le dit, à la féé électricité, à l'arrivée de l'eau et du gaz à tous les étages, à la disparition des latrines et des égouts à ciel ouvert et plus récemment à la pénicilline, mais essentiellement à la disparition complète du ridicule. Il était, certes, à l'époque, la quasi-exclusivité de l'aristocratie qui ne le supportait pas et avait une tolérance zéro à son égard. Elle punissait de la peine capitale les malheureux de son milieu qui tombaient dans ce travers. Il était avec le duel la cause principale des disparitions à Versailles. Le tiers état et le clergé en souffraient mais à un moindre degré, le désir mimétique n'y sévissant pas sur un mode endémique mais anecdotique. Aujourd'hui, le sens du ridicule a complétement disparu et ne tue plus. Il vit même ses heures de gloire et l'être dans ses manières, son comportement, ses propos, son accoutrement, est un gage de succès, de célébrité, de richesse, de pouvoir. L'effet de pendule est tel que la normalité, trop banale, est devenue un objet de suspicion, regardée avec horreur par les gardiens de l'ordre, le pouvoir tutélaire et les autorités compétentes. Un projet de loi est en cours de discussion pour la mettre hors la loi. Elle devra à l'abolition de la peine de mort le plaisir de ne pas être guillotinée.
La sagesse soufiste avec son conte drolatique qui raconte l'histoire de la nudité du roi révélé par un enfant nous a montré combien il était difficile aux adultes de voir la réalité et d'admettre la vérité. Rien n'a changé et je me demande combien de temps il faudra pour que les américains voient que leur président est atteint d'une psychose tardive et aux français que le leur souffre d'une névrose précoce? Mais il est déjà trop tard, le mal est fait.
vendredi 30 janvier 2026
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