Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 27 mars 2026

ENCORE LE CYNIQUE

 J'aime les couleur du drapeau car, patriote, le bleu me rappelle un ciel de vacances lointaines, le blanc mon amour de la crème Chantilly et le rouge , un  baiser d'anthologie, me confie le cynique qui ferait tout pour rendre jaloux le meilleur de ses amis.

LES BONNES RAISONS DE L'IRAN

Il y a  presque 20 ans, sur un blog où je m'activais, j'avais  posté cette réflexion sur les bonnes raisons qu'avait l'Iran de se doter de l'arme nucléaire pour assurer sa tranquillité. L'actualité remet tragiquement sa pertinence en lumière. Un Iran avec la bombe atomique n'aurait-t-il pas la même tranquillité que la Corée du Nord face à l'imperium américain?
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Le débat actuel sur la défense faite à l’Iran de poursuivre son effort sur le nucléaire militaire mérite de sortir du manichéisme dans lequel il s’enlise. 

Essayer de comprendre les raisons de la détermination iranienne et son refus de se plier à l’injonction devrait être un simple exercice de logique politique et permettre un vrai dialogue en plaçant les interlocuteurs sur un pied d’égalité.  

Leur détermination s’explique facilement et ne devrait choquer aucun de ceux qui cherchent à les convaincre d’y renoncer, la France en particulier.

Même si l’ambition de l’Iran dans ce domaine est ancienne et est un héritage du Shah, la situation actuelle cumule toutes les raisons pour décupler leur effort. La plus importante est la position adoptée par les Etats-Unis à l’égard de ce pays. 

L’hostilité américaine n’est pas nouvelle mais se trouve exacerbée par leur présence dans l’enfer irakien et leur recherche désespérée pour en imputer la responsabilité à d’autres qu’eux-mêmes.  

Les iraniens sont idéalement positionnés. A ces soupçons de connivence avec l’opposition chiite se surajoute opportunément le problème du désir iranien de se doter de l’arme atomique.  La crainte qu’un pays, considéré comme potentiellement terroriste, puisse de doter d’une telle arme explique leur opiniâtreté car les États-Unis se sentent menacés par un tel régime qui n’accepte pas de reconnaître leur droit à disposer des autres.  

Une telle politique ne peut que produire l’effet inverse de celui recherché.  L’attitude américaine et celle de ceux qui veulent par la diplomatie parvenir à la même renonciation stimulent les iraniens et les renforcent dans leur volonté à poursuivre leur effort nucléaire militaire.  

Il est impossible de ne pas comprendre que la non-reconnaissance par les américains du caractère démocratique du régime iranien, la planification d’un envahissement du pays et la suspicion de terrorisme ont des effets passionnels sur le nationalisme d’un peuple fier de son passé et de sa culture.  

La menace américaine d’intervention ne peut également que faire regretter aux iraniens de ne pas s’être déjà procurés la bombe. Ils auraient alors acquis le statut de pays intouchable car doté d’un pouvoir de nuisance capable de faire reculer même le pays le plus puissant du monde. Ils envient peut-être aussi la Corée du Nord en se demandant si la prudence et les atermoiements américains ne tiennent pas à la conviction que les coréens disposant de l’arme nucléaire  n’hésiteraient pas à s’en servir s’ils étaient envahis.  

La certitude que seule la possession d’une telle arme  met à l’abri d’une agression potentielle est, par là, confortée.  La réaction de la société internationale est intéressante.  Il y a peu de voix dissidentes: la société internationale partage dans sa majorité la position des dirigeants américains à propos de l’armement nucléaire iranien. La France elle-même s’aligne, en contradiction avec sa diplomatie sur l’Irak.  

D’un point de vue juridique, une telle unanimité est en parfaite contradiction avec un des principes fondateurs des Nations Unies : le principe de l’égalité des États. L’article 2 paragraphe 1er de la Charte des Nations Unies énonce en effet que « l’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.».  

Ce principe exclut, tant qu’une des menaces énoncées à l’article 1er – et qui justifierait une action collective – n’a pas été constatée, toute forme de pression sur n’importe lequel des Membres des Nations Unies  L’alignement de la société internationale sur les États-Unis lorsqu’ils déterminent leur propre conception de l’illicéité est un coup de plus porté à l’ONU.  

D’un point de vue de logique politique, il est surprenant – paradoxale même – que des pays qui ont estimé nécessaire de se doter d’armes de dissuasion du même type que celles dont veut se doter l’Iran s’indignent aujourd’hui de sa volonté de le faire. Rappelons que la volonté des puissances nucléaires d’aujourd’hui – tels la France ou Royaume-Uni – remonte à la guerre froide. 

Le contexte – du « containment » justifiait que l’on se prémunît d’une menace qui venait de l’Est.  Il est difficile d’affirmer que la situation d’un pays comme l’Iran en 2005, est très différente de celle qui prévalait à cette époque-là. Personne ne peut nier qu’une menace réelle d’envahissement pèse sur lui. La similitude des situations devrait rappeler à la France sa propre histoire.  

Le refus américain de s’interroger sur la légitimité de la position de l’adversaire est traditionnel de tout pouvoir hégémonique.  Plus contestable est leur prétention à s’ériger en exemple vertueux et digne de garantir la paix du monde. Il y a des souvenirs qui font douter de l’aptitude des États-Unis à discerner le bien du mal. Les récents anniversaires de Nagasaki et d’Hiroshima ont permis de rappeler que ce sont les américains qui, pour la première fois, ont utilisé des armes de destruction massive sur des civils, sans pitié ni remords.  

L’exemple de l’Irak illustre la capacité américaine à déclarer la guerre dès lors que leurs intérêts leur semblent menacés, sans se soucier de la position du Conseil de Sécurité.  Aucun dirigeant américain n’a exclu l’utilisation de l’arme atomique contre un pays qui ne la possédait pas et leur panoplie est suffisamment large et riche pour leur permettre d’utiliser des armes atomiques tactiques contre un État qui saurait leur résister en enterrant ses centres de décision politiques ou militaires. 
 
Il est donc impossible de reconnaître aujourd’hui aux États-Unis une quelconque autorité morale pour interdire à un autre État de vouloir se défendre avec les mêmes armes, ou plus précisément de se prémunir d’une attaque américaine en jouant le jeu de la dissuasion. Même affranchis du cadre de la Charte, quelle base juridique les États-Unis peuvent-ils faire valoir pour exiger d’un autre pays qu’il renonce à se procurer, pour se défendre, des moyens analogues à ceux dont eux-mêmes disposent?  

Le problème de la course à l’armement atomique n’est pas moins dramatique pour l’avenir du monde et exige que l’on s’y intéresse autrement qu’en développant une argumentation qui sous-tend des connotations que l’on croyait révolues : celles de peuples intellectuellement et moralement supérieurs face à d’autres inférieurs, irresponsables, dangereux par nature. Son emploi, même implicite ne peut être que source de haine et de colère. 
 
Le seul moyen qui permettrait d’enrayer la prolifération des armes atomiques consisterait à supprimer le problème à son origine. Les puissances nucléaires d’aujourd’hui retrouveraient l’autorité morale qui leur fait défaut si elles consentaient à renoncer à cet armement et détruisaient leur stock. Alors, et seulement alors, elles seraient dans la posture d’exiger des autres pays de cesser de rêver à l’arme atomique. 

POUR AVOIR SOMMEIL

Le sommeil a des ennemis réunis en confrérie. Litiers, matelassiers, plumassiers se disent ses amis et vantent la qualité du décubitus donné par leurs marchandises. Ils ne se sentent pas responsables de la maladie du sommeil dont ils affectent leurs clients qu'ils rendent insomniaques.

Soucieux de toutes les santés qui concourent au bonheur de mon prochain, je l'ai débarrassé par des conseils et des recettes de la plupart de ses désagréments et m'étais attaqué à l'insomnie. Une première méthode dévoilée il y a quelques années avait eu et continue d'avoir un grand succès. Elle a conduit à la ruine quelques laboratoires spécialisés dans la benzodiazépine, le somnifère préféré des pharmaciens car il rend  dépendant.  Voulant une technique moins dangereuse, j'ai repris le problème et mon bâton de pèlerin jusqu'à la source principale  du Gange. Au terme du trekking qui m'y amena, j'ai rencontré un derviche dormeur. Il dormait, assis en crabe, entouré de disciples qui psalmodiaient dans un demi silence des incantations mystérieuses. Je m'asseyais au milieu des nombreux curieux qui regardait cette incarnation du sommeil. Les yeux clos, le visage détendu,  sans même des gargouillis gastriques et coliques compréhensifs compte tenu de son état de disette visible à une maigreur qui faisait voir le squelette, cet ensommeillé profond l'était aussi au long cours puisqu'une pancarte indiquait son dernier éveil remontait au premier jour du 21ème siècle. 

Deux conclusions s'imposaient: son sommeil était d'une extrême qualité puisqu'il le maintenait en vie et n'avait pas besoin de manger. Il se suffisait. Secundo, la position tête haute était la clé du mystère. Pas besoin d'être agrégé de physiologie, un simple doctorat suffit pour comprendre que l'orthostatisme permet à la pesanteur d'œuvrer: elle chasse le sang du cerveau. Celui-ci, vidé de ses substances nourricières, se met en mode survie. Au ralenti, il cesse d'émettre des idées, de se poser des questions, de créer des problèmes. Libéré, ne pensant à rien, en veilleuse forcée, il peut dormir tranquille, serein et faire de beaux rêves.

La mise en pratique exige un certain cérémonial: le dos est calé par un plan vertical. Compte tenu du relâchement musculaire, pour ne pas s'affaisser en avant et de côté, le torse est maintenu par un encadrement confortable. Au bout de peu de temps, il se maintient seul, en ayant pris l'habitude. Pour retrouver l'éveil,  un  allongement suffit. Le cerveau réalimenté se remet à fonctionner et peut à nouveau penser. 

PS: j'attends votre retour d'expérience et un grand merci qui fait toujours plaisir.

jeudi 26 mars 2026

PARLONS CHIFFRES

Le degré de nocivité d'un individu envers lui-même se mesure  par quelques chiffres: indice de masse corporelle, tension artérielle, taux d'alcoolémie, taux de carboxyhémoglobine dans le sang (normal moins de 2%, plus de 10 chez le gros fumeur). 

Ces chiffres montrent que le danger vient plus souvent de soi que des autres.

CQFD

La succession ininterrompue depuis une éternité de la nuit et du jour, cette alternance impitoyable de clarté er d'obscurité ont rapidement installé, dans l'esprit immature de l'humain, l'idée que le noir et blanc étaient à la base du temps, son constituant, qu'en dehors de lui, il n'y avait que le chaos avec des choses qui l'entretenaient pour lui donner des raisons d'exister.

Cette simple explication démontre brillamment que le solipsisme kantien, l'assertion spinozienne n'étaient que des conjectures approximatives et opportunistes qu'un instant de réflexion comme le présent suffisait à démonter et à annihiler.

RÉUSSIR ET ÉCHOUER

Réussir ce que l'on sait faire est facile et n'exige que du temps. Le succès ne mérite pas de l'admiration, une médaille, un diplôme, un Nobel, une inscription dans le Guiness des records. S'il a réussi l'impossible, c'est simplement parce qu'il  en avait les moyens. Il n'est  pas un héros, seulement un surhomme.

Échouer et ne pas tenir en équilibre sur un fil sans tricher en s'aidant d'un balancier, ne pas pouvoir plonger par peur du vide, céder à l'appel du sucre  et du chocolat et finir la tablette à la vitesse de l'éclair sont des actes difficiles à supporter pour un esprit vaillant qui a conscience de ses limites, de ses peurs, de son manque de volonté. Chaque échec renforce la connaissance du  moi intérieur, grandit la modestie, diminue l'orgueil. Il ouvre surtout des horizons, la voie à un avenir glorieux et permet d'engager le combat contre le déséquilibre, la peur du vide, l'ignoble gourmandise, mère de tous les vices. Cette future victoire sur soi écrase de sa splendeur toutes celles des champions qui gagnent en n'ayant à vaincre  que leurs adversaires.

LES CERVEAUX

Nos deux cerveaux fonctionnent de la même façon, ont les mêmes problèmes et leurs produits sont de la même qualité.

Commençons par celui  situé au-dessous de la ceinture. J'alimente le mien qu'avec des produits en provenance de champs certifiés qualité biologique, vendus par des épiciers éco-responsables, cuisinés par professionnels qualifiés ou des amateurs éclairés. Au bout de cette chaîne alimentaire exemplaire, d'un travail des anses et des villosités intestinales irréprochables, il n'en sort cependant que des matières qu'il me faut bien qualifier par ce qu'elles sont, c'est à dire merdiques. 

Le cerveau supérieur crânien a la même physiologie. Il reçoit de l'extérieur des images, des sensations , des impressions, va chercher dans les livres de bonnes idées, de belles histoires, prend du vocabulaire, perfectionne son orthographe, apprend la grammaire, l'histoire, la géographie, la logique, la rhétorique, la philosophie, écoute les orateurs. Il les ingurgite, les examine, les soupèse, les dissèque, les digère et, à la fin,  qu'est ce qui en sort?  Les guerres en Ukraine, en Iran, au Liban, en Syrie, à Gaza, au Soudan, au Congo etc.., des familles qui se déchirent, des partis qui se divisent, des religions qui se haïssent. Pas seulement et nous sommes nous-mêmes un champ de ruines commandé par ce cerveau impuissant avec des microbes et des virus en embuscade, des cancers en gestation, des douleurs un peu partout mais surtout il lutte contre lui-même s'accusant d'être idiot, peureux, sans volonté, nul en tout et tombe en dépression à la moindre occasion.

Les deux font la paire et jamais la paix en notre faveur. Nous leur rendons la pareille en jouant le même jeu et et nous n'aurons eu que la satisfaction de savourer au départ ce que nous exécrons à l'arrivée...

mercredi 25 mars 2026

LA CHOSE MINUSCULE

Le pouvoir d'une chose minuscule est énorme. Mille fois répétée par des milliers de travailleurs, elle a creusé le canal de Suez puis de Panama à coups de pioche et avec des pelles, construit la grande muraille de Chine, élevé les pyramides. Un petit geste de la main sème un rang de carottes qui donnera 3 mois plus tard plusieurs bottes. On plante en quelques minutes une tige de pommier, de pruniers, de poirier, de noyer qui pendant 50 ans nourrira de fruits une famille nombreuse. Il suffit d' écrire une page par jour et on a en 10 mois un livre de 300 pages. La répétition quand on est seul, l'addition quand on est nombreux de presque rien fait un grand tout et l'impossible devient possible.

LES CONS

Plaignons ceux qui ne sont pas un peu cons. La connerie est en effet le lien indispensable qui nous unit aux autres. C'est elle qui nous fait croire les mêmes inepties, voter pour les mêmes idiots, manger les mêmes cochonneries, regarder les mêmes films stupides que des milliers de gens. On partage tout comme dans une famille: la langue, le pays, la culture, l'histoire. Il est donc normal que l'on ait les mêmes qualités et défauts dont cette once de connerie qui nous font commettre les même idioties. 

Les pas cons du tout  se condamnent à l'exclusion, à la solitude. Ils sont vus comme des asociaux, des étrangers, des marginaux puisqu'ils refusent ce que nous acceptons de bon cœur sans réfléchir, analyser, critiquer. Ils votent pour le moins mauvais, ils mangent équilibré et ne sont pas gros, ils voient de bons films. Ils n'obéissent pas aux mots d'ordre, ne suivent pas les modes, ne croient pas la publicité, luttent contre les manipulations. 

Cette résistance a la connerie ne plait pas à la société puisque c'est un élément discordant qui, s'il était contagieux, serait détonnant. Facteur de division, il est donc combattu par ceux qui entretiennent cette connerie, la fortifient, l'encouragent puisqu'il lui doivent pouvoir et richesse. Même leur connerie est un atout car le seul point commun qu'ils ont avec ceux qui les maintiennent où ils sont.  
Le contentement est grand quand l'estomac est plein, le portefeuille bien rempli, l'avenir radieux, le ciel bleu. Il suffit pourtant d'un moucheron dans l'œil, d'une épine dans le doigt, d'un caillou dans la chaussure pourque tout soit balayé,  que le désagrément s'installe et fasse oublier les agréments. 

mardi 24 mars 2026

LE PIÈGE

Se libérer du monde extérieur est facile: il suffit de fermer les yeux pour ne plus le voir, de se boucher les oreilles pour ne plus l'entendre, de se pincer le nez pour ne plus le sentir. Ne plus entendre la rumeur de la foule, le bruit du vent, des vagues, de la pluie, les hurlements, les cris, les pleurs, ne plus voir le spectacle ne rend pas libre car le bruit de notre monde intérieur sans concurrence atteint la démesure. Nous sommes alors accablés par les pensées, les ruminations, les souvenirs. Impossible d'arrêter de calculer, de se rappeler, de réfléchir, l'esprit emballé perd le contrôle de l'équilibre. Il faudrait couper le robinet à idées, mettre au repos la conscience pour l'empêcher de penser, de regretter, de calculer, d'imaginer. Il faudrait un KO technique, un sommeil sans rêve ni cauchemar, une anesthésie profonde, un coma programmé pour devenir inconscient, dans un état végétatif, débarrassé de tous les inconvénients de la vie. Mais ce bien est pire que le mal et être un mort vivant est un destin que personne ne mérite.
Le manque de charité des uns envers les autres est souvent dû à l'absence de sympathie des autres pour les uns. La société trouve son équilibre dans une  stabilité basée sur cette antipathie réciproque.

DE TOUT UN PEU

Au bout du compte, l'addition est parfois négative.
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Par mauvais temps, une mauvaise surprise double son effet négatif.
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La mémoire des morts est pleins d'instants passés. Le vivant vit l'instant présent et n'est pas sûr, vu la conjoncture, d'avoir des instants futurs.



lundi 23 mars 2026

LA QUESTION DU JOUR

La presse américaine est réputée pour sa grande pugnacité, sa capacité à poser les bonnes questions sans se soucier de considérations partisanes, diplomatiques ou courtisanes. Son amour de la vérité n'a aucun rapport avec celui des journalistes de tous les autres pays qui ne partagent malheureusement pas ses  valeurs éthiques qui font l'admiration du monde entier. Aussi, ce dernier sait que, très bientôt, un des journalistes attachés à la Maison Blanche posera cette question:


"Monsieur le président, pourriez-vous expliquer aux américains pourquoi vous qui avez été élu en affirmant que vous ne suivrez pas l'habitude de vos prédécesseurs qui tous ont engagé des guerres à l'étranger qu'ils ont toujours perdues même contre des pays comme l'Afghanistan sans avions, sans chars, sans hélicoptères, sans armée régulière et où de milliers de nos soldats sont morts pour rien, avez-vous déclaré la guerre à l'Iran, commencé à bombarder ce pays, à tuer ses dirigeants qui étaient prêts à discuter, des enfants dans les écoles, alors que les dirigeants du contre-espionnage, l'homme le mieux renseigné de votre administration, celui que vous aviez choisi pour ses grandes qualités vient de démissionner en déclarant que l'Iran ne présentait aucune menace pour les États-Unis?

Pourriez-vous nous dire pourquoi vous obéissez aux ordres de monsieur Netanyahu, le dirigeant d'un pays accusé de génocide à Gaza,  un pays de  9 millions d'habitants,  de 22 000 kilomètres carrés et dont les intérêts dans la région  vont contre les nôtres?

Merci, monsieur le Président".
On se connaît assez pour savoir de quoi on est capable et pas assez pour savoir de quoi on est incapable.

AU SECOURS, IL EST FOU

Soyons, jusqu'à la fin de ce paraphe,  patients, tolérants, compatissants  avec nous-mêmes, acceptons d'être imparfaits, de commettre des erreurs, des péchés, pardonnons-nous sans pénitence, supportons nos négligences, nos insuffisances, nos lâchetés, nos mensonges. Nous sommes comme cela pour nous conformer à notre idiosyncrasie, par obéissance à notre caractère, fidèles à notre personnalité. Nos quelques vertus et tous nos vices sont de leur responsabilité. Ce sont eux les coupables. Nuançons cependant, leur médiocrité ne vient, en réalité pas d'eux, le responsable est ailleurs, extérieur, lointain, inaccessible, un salaud intégrale. De son Olympe, il a, pour ne pas salir ses orteils divins, délégué le soin - il est aussi sadique - de nous pourrir la vie à de pauvres parents qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient en sous-traitant l'éducation à des ignorants indifférents eux-mêmes handicapés par un formatage de la même médiocrité. Le potentiel était - avant-même la conception - limité par la volonté de ne pas créer de la concurrence au créateur de toutes les choses. Pour nous priver de toutes les libertés, il nous enchaînés à une entité organique sophistiquée pleine de besoins, d'envies.  Ce monstre doté  d'une volonté de profiter du créneau de vie qu'on lui offrait nous retient prisonniers. Son fond de bestialité caché sous des prétentions philosophiques, idéologiques inspirées par une imagination tapageuse, une hypocrisie profonde est à la base de ses décisions. Nous en sommes les premières victimes et notre proximité démultiplie l'outrage. Personnellement, je suis mortifié chaque fois que, par sa faute, je me conduis comme un imbécile, tiens des propos désobligeants, me livre à des activités que je devrais éviter pour ma santé, mon équilibre moral et le bien de la société (exemple: quand je brûle un feu jaune, ne respecte pas un 30 à l'heure ou me permets une réflexion grivoise). 

Ces quelques lignes m'ont convaincu que le mal n'était pas irrémédiable, que cet enchaînement diabolique de causes et d'effets pouvait et donc devait être interrompu. L'origine du mal étant identifié, il fallait maintenant opérer et s'en débarrasser. La première et décisive étape est une prise conscience du problème. Elle permettra d'identifier les éléments à supprimer. Une critique de l'éducation menée sans ménagement débride l'intelligence volontairement entravée par des commandements absurdes, des connaissances inutiles, des censures coupables ayant passées sous silence des pensées indiscutables, des remises en question indispensables. Ces déficits entravent de façon qui peut être définitive la capacité de juger, de critiquer , de ne pas suivre le troupeau, objectif premier du conditionnement éducatif délégués à des fonctionnaires,  serviteurs volontaires d'un ordre supérieur qui leur assure le vivre, le couvert, la sécurité. La déconsidération générale ne les empêche pas de jouir de cette position  privilégiée qui les rend peu mécontents. 

L'attaque doit porter sur les habitudes imposées par le système en place et qui conditionne la façon de vivre. Tout est organisé pour faire de nous des clients taillables et corvéables comme les gueux sous l'ancien régime. Le nouveau, celui issu de 89 a repris tous les éléments de domination qu'elle a placés, au fil du temps, dans les mains des maîtres que le monde s'est donné par lâcheté, paresse, fatigue, bêtise. Changer le mode de consommation en cessant de dire oui aux ordres que donnent les publicités commanditées par les producteurs et consommons des choses gratuites, abondantes, disponibles. Il suffit de réapprendre à observer, à semer, à récolter, à cueillir, à maigrir, à apprendre à avoir faim, boire de l'eau . 

Coupons le cordon ombilical, cessons de réciter un texte écrit par ceux qui nous mènent, par le bout du nez, aux urnes, aux supermarchés, chez Darty, aux jeux olympiques, sur les champs de bataille pour se débarrasser des plus jeunes, les abattoirs étant déjà occupés. 

Ainsi faudrait-il faire, amen....

LE CONSEIL DE L'AVOCAT À VOTRE SERVICE

Pour être libre, il faut arrêter de suivre les commandements des mauvaises raisons qui retiennent prisonnier et obéir aux bonnes qui ouvrent les portes.

DE TOUT UN PEU

Un monde inconnu est rempli d'inconnus.
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La terre se mondialise aux dépens de la nature.
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L'intelligence des idiots est moins dangereuse que la bêtise des personnes intelligentes.
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On apprend à bien se tenir à table, le français, l'histoire, les tables de multiplication, mais jamais à prendre de bonnes décisions. 

dimanche 22 mars 2026

CAPITO

Pour comprendre ce qui nous arrive à la vitesse d'un proton dans un synchrotron, il faut une imagination débridée. J'ai essayé de libérer la mienne sans succès. C'est pourquoi j'attends avec impatience que vous me disiez ce que vous avez compris des évènements que nous vivons et comment nous allons nous en sortir: par le haut ou par le bas?


ÇA, C'EST BEN VRAI

On peut se passer de tout ce que l'on n'a pas quand on réfléchit à quoi sert ce que l'on a, à son peu d'usage, à la peine que l'on a pris pour l'avoir et au plaisir de s'en débarrasser.