Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 26 juillet 2026

ÇA, C'EST BEN VRAI

 Il est plus facile de prendre une habitude que de la perdre car effacer un circuit  imprimé est difficile et en supprimer la trace impossible.

FARIBOLES ET FATUM

 Il y a une alternative, une solution de rechange, une autre façon, une option en réserve, une réponse inattendue. Cela depuis le big-bang. Le résultat est toujours le même, en attente d'une autre alternative  qui sera suivie aussi, tôt ou tard, par la suivante. C'est inéluctable et obéit  à un automatisme mécanique. .....

LA RÉVOLUTION LEXICALE À VENIR

Beaucoup et peu ne sont pas suffisants, rien et tout sont excessifs. Le vocabulaire manque de mots pour donner, à la page blanche, la précision, la préciosité, la finesse, la souplesse, la beauté  de la réflexion, de la pensée et nous donner l'adverbe ou l'adjectif intermédiaire. Comment s'en étonner quand on sait que le dictionnaire n'accueille chaque année que des nouveaux qui viennent du monde des moteurs, des ordinateurs. Ces néologismes arrivés de laboratoires, de centres techniques américains ne brillent pas par la hauteur de leurs vues philosophiques, la profondeur de leurs connaissances métaphysiques et la grosseur de leur bagage poétique. Ce ne sont que des abréviations elliptiques, des traductions péniblement francisées à  partir du franglais qui auraient fait peur à monsieur Littré. 

Halte au feu, le coupable n'est pas l'époque. Si, aujourd'hui, il n' y a pas plus de philosophes qui soient dignes de sa discipline, si la littérature va disparaitre, remplacée par des récits à l'écriture automatique produits par IA, c'est parce il n'y a pas de mots nouveaux en communion avec la mentalité moderne, l'idiosyncrasie  actuelle. Notre vocabulaire doit se contenter des mêmes mots que Molière, que Racine, que Descartes qui, eux-mêmes n'étaient pas beaucoup plus riches qu'Homère, Eschyle, Sophocle. L'intelligence d'hier construisait avec de la terre, des branches,  puis vint le pisé et la pierre, les moellons, le sable et la chaux, puis le ciment, les briques, les parpaings etc;.. Les maisons d'aujourd'hui  sont en acier, en plastic, en matériaux de synthèse, architecturées par ordinateur. Les lettrés n'ont pas eu l'intelligence des maçons. Il écrivent avec la même palette de mots, n'ont rien changé à la grammaire et très peu à l'orthographe. Résultat:  l'homme du vingt et unième siècle ne dispose pas des mots  qui donneraient une forme à un fond fait de concepts disruptifs. Cela revient à demander à un ouvrier de travailler sans outil. Le changement dans le mode de vie, la relation, vont créer du changement. Comment le cerveau de l'homme pourrait-il continuer à fonctionner aujourd'hui avec le dictionnaire de Rabelais en tête?

Je crée une fondation, lance une souscription, une pétition, ouvre une campagne de création de mots signifiants, inconnus du grand Larousse et du petit Robert et indispensables si on veut  ne pas se laisser distancer par qui vous savez. Elle les enfantera à la vitesse de la reine des abeilles et en sortira des théories, des inventions, des découvertes, des idéologies, des religions, des vérités, des équations qui seront de l'hébreu pour qui n'ont comme bagage verbal que celui de Mathusalem.

samedi 25 juillet 2026

L'intérêt que notre esprit porte aux choses de la vie cesse brusquement à notre dernier jour. Certains pensent que l'âme se réveille, prend la relève et en charge les choses de la mort qui vont nous intéresser pour l'éternité.

MOI, JE ME LE DEMANDE, ET VOUS?

Comment un esprit raisonnable, rationnel, objectif, logique, observateur peut ne pas éprouver envers le genre humain et l'espèce humaine un sentiment d'horreur, de dégoût et de honte à l'idée d'en être une partie. Où que l'on tourne les yeux vers le passé ou le présent, on ne voit  que des témoins de sa cruauté, de sa vénalité, de son hypocrisie. Elles culminent dans ses deux vaches sacrées: la politique et la religion. Leurs grands prêtres se tuent à nous faire croire qu'ils sont des anges de probité, de charité, d'amour de leurs prochains ou de leurs concitoyens et, au pouvoir, trahissent leurs évangiles, travestissent leurs programmes et mènent le troupeau en enfer ou à l'abattoir après lui avoir fait traverser une vallée de larmes. Cet état de disgrace ne peut s'expliquer que par  la défaillance du système immunitaire de la société qui ne reconnaît pas ses ennemis. Ceux qui échappent à cette contagion assistent, éplorés, au naufrage de l'espèce et du navire-monde qu'elle habite et abîme. 

PARTIR POUR CHANGER

Partir en voyage, c'est avoir l'espoir de revenir changé après avoir abandonné le vieil homme. On espère que le séjour en terre étrangère provoquera un choc psychologique avec son climat différent, un paysage nouveau, une population parlant une langue chantante et aux mœurs  aimables.

Cette immersion, une imprégnation, devrait transformer, modifier, enrichir et faire naître un homme nouveau avec un caractère avenant au point de ne plus se reconnaître ailleurs que devant une glace. 

Misère, au lieu de cela, à la différence d'Ulysse revenu de son long voyage "plein d'usage et raison", nous retrouvons l'atrabilaire pessimiste, hargneux, constipé, celui de toujours qui empoisonne sa vie et celle des autres. Nous retombons dans la routine. Chaque voyage se solde par la même conclusion lamentable, l'éternel retour est une impasse.
 
PS: mon ami le cynique qui, pour une fois, me veut du bien ou se débarrasser de moi, me suggère une solution : "reste là-bas, ne reviens pas, c'est ta maison qui te rend malade"!!!!

vendredi 24 juillet 2026

ESCAPADE

J'aime les chemins escarpés de haute montagne. On ne rencontre pas de chauffards, de motards, de passages cloutés, de barrages routiers et l'on  ne risque que des éboulements, des avalanches de pierres dures,  des chutes dans un précipice. Les hérissons d'altitude, les escargots des Alpes  s'y promènent en sécurité l'été.

PS: un bémol cependant, je déteste leur descente car elle ramène en enfer.

ÇA, C'EST BEN VRAI

 La précision  des montres, pendules, horloges en état de marche est hallucinante. Elles donnent l'heure exacte à la secondes près. Les  météorologistes, même suisses, n'ont cette maitrise du temps. Seuls, des maîtres horlogers seraient capables de corriger leur imprécision. 

COMMENT DEVENIR ZORRO

Les occasions de se sentir généreux, altruiste, bon sont rares car il faut des circonstances exceptionnelles. Elles peuvent ne plus l'être si on prend conscience que l'on a pas besoin de plonger dans l'eau glacée pour sauver d'une noyade l'inconnu du pont de l'Alma, de devancer le pompier et tirer des flammes une femme enceinte de 8 mois, de sortir des sables mouvants d'une plage de la Loire un promeneur imprudent. 

Être à Paris, sur ce pont, à l'instant précis, passer devant la maison en feu juste à temps et jeter un lasso à partir du canoë à l'enlisé arrivent rarement. Devenir un héros oblige la chance à venir au secours du hasard. Mais il n'y a pas que des hommes et des femmes susceptibles d'être en danger de mort et sauvés. Autour de nous un autre monde se retrouve dans des situations où sa vie tient à un fil et vous êtes le seul à pouvoir le sortir  de son mauvais pas. C'est alors que, chevalier blanc, tel un Zorro protecteur et bienveillant, vous intervenez et le sauver d'une mort cruelle. Il suffit de ne pas se borner à observer le monde depuis un écran, de sa hauteur  mais de porter son attention sur cette faune qui nous entoure et que nous ne regardons pas ou quand nous la voyons pour s'en plaindre, la détruire. Elle est pourtant magnifique, chaque oiseau, le moindre des insectes; un escargot, une limace,  est un chez d'oeuvre de beauté, d'originalité dotés d'un formidable appétit pour la vie, si courte fut-elle. Ils ont un devoir  et y consacrent une folle énergie. Les aider dans cette mission sacrée pour eux est un geste de respect, d'amitié, de fraternité  et reconnaitre que leur droit à vivre est aussi fort que le nôtre. 

Quand on cesse de survoler notre entourage et que l'on porte son attention sur ce qui ne sont, pour le commun, que des détails insignifiants, on trouve, plusieurs fois par jours des vies à sauver, des prisonniers à libérer. L'eau est un piège mortel pour ceux qui ne savent pas nager et n'ont rien à quoi s'agripper. Les papillons, les abeilles, les guèpes et tous ce qui vibrionnent dans le ciel y tombent souvent. Regardez sa surface, là où elle stagne et vous verrez un  ou plusieurs de ces insectes qui se débattent avec l'énergie du désespoir. Un  doigt secourable suffit à leur éviter le trépas. Se mettre à leur place, vivre leur angoisse, est facile et leur stupéfaction de se sentir retirer d''un  cercueil mouvant, par un ange descendu du ciel pour le sauver facile à imaginer. Son  allègresse  serait  la nôtre. Faire ce geste et permettre au papillon, à la guèpe, à la mouche, à l'anophèle de retrouver le ciel. Ouvrir la fénêtre et  donner une porte de sortie  à tous les insectes qui, par malchance, sont piégés derriere une vitre et voient ce qui leur est inaccessible procure les mêmes satisfactions. Pourquoi se priver de ces plaisirs majuscules!!!     

jeudi 23 juillet 2026

Souvent l'esprit du bien conduit au pire et saint Louis est parti en croisade, les écologistes ont enterré le nucléaire en Allemagne, Trump fait la guerre pour avoir la paix. Donc, il peut être aussi dangereux que le mal.
Quand quelqu'un vous dit "ne vous dérangez pas pour si peu", il dit en réalité "dérangez vous, je vous demande beaucoup". Il teste votre intelligence et mesure le degré de confiance qu'il peut vous accorder. Il est en train d'apprécier la qualité de votre relation.

mercredi 22 juillet 2026

Si la bêtise de ceux qui nous gouvernent n'était pas aussi bien documentée, si leur asservissement à des intérêts étrangers aussi bien établi, si leur vision étriquée de l'avenir n'était pas aussi évidente la France serait depuis longtemps prospère, rayonnante, heureuse, semblable à ce qu'elle fut  quand elle était gouvernée par quelqu'un de sage, d'éclairé, d'un machiavélisme maîtrisé, ayant un scepticisme raisonnable, une prudence de sioux, le courage de Bayard, l'amour de la patrie de Jeanne d'Arc et assez de lucidité pour ne pas vouloir faire le bonheur du peuple malgré lui et rentrer dans sa maison, à la campagne heureux comme Ulysse après son long voyage..
L'attirance  qui devient un besoin chez beaucoup d'adultes pour le laid, le mauvais, le sale ne dépend pas d'eux. Ils seraient restés les chérubins qu'ils étaient dans leur première enfance et même dans leurdeuxième. Durant ces temps bénis, nous sommes tous de anges   et ne savons pas qu'il existe des défauts et des vice. Nous ignorons tout des vilénies, des ignominies, des pensées impurs qui torturent le curés, des idées pas catholiques qui font saliver les banquiers, les publicitaires, les politiciens, les escroc, les voleurs. 

Le monde nous promet une vie de plaisirs,  pleine de gâteaux, de grandes vacances, de contes de féé, de visites à Disney World et de barbes à papa.  Mais le temps fait son travail et méthodiquement, nous enlève une à une nos certitudes, elles étaient des illusions. On avait été trompé comme nos parents l'avaient été avant nous. Le temps est rempli de mensonges, de saloperies, de laideur, de méchancetés. On ne s'en aperçoit pas tout de suite tant le décors est somptueux avec une nature resplendissante de beauté. Mais les yeux s'ouvrent, notre conscience perçoit ce qui était caché à nos âmes enfantines si pures, si vierges et la réalité s'impose. Pour survivre, il faut évoluer, s'adapter ou mourir et l'on devient comme les autres, impitoyables, mauvais, hypocrites, égoïstes, menteurs, voleurs, assassins.  Seuls de grands malades peuvent vivre dans ce monde maladif. 
L'excès de manque a une influence négative sur la consommation ont vérifié les économistes professionnels depuis que l'analyse des données bénéficie de l'expertise des statisticiens. Une étude récente parue dans la revue annuelle ECONOMICA POVERTA a révélé les résultat de son travail commencé en 1926 et achevé un siècle plus tard. La conclusion est explosive et le prochain président de la République devra en tenir compte pour ne pas finir comme qui vous savez. La voici dans sa nudité glaçante: une famille monoparentale de 3 enfants en bas âge dont le concubin pacsé qui s'est échappé en Thaïlande où il vit avec un lady-boy ne paie pas la pension alimentaire et qui est obligée de fréquentée les restos du cœur a une qualité de vie inférieure de 246% à celle d'un couple d'industriels assujetti à l'impôt sur la fortune domicilié en France et qui vit sa retraite, en Suisse, dans un château. 

PS: le gouvernement attend avec inquiétude la réaction dans les HLM de Saint-Denis. On murmure qu'il prépare la mobilisation générale des CRS, un appel aux réservistes. L'Armée du Salut serait sollicitée pour tenter un apaisement des esprits en cas d'échauffement.

mardi 21 juillet 2026

UN CONSEIL AVISÉ

Pour éviter d'entrer en conflit avec vous-même, préférez ce que vous aimez à ce que vous détestez. Vous ne le regretterez pas car le mal est l'ennemi du bien et du bon et,  vous n'avez pas de raisons valables de vous faire souffrir.

UNE SUITE AMUSANTE

L'enchaînement des causes et des effets exige  deux sujets  se complétant par une relation plus que filiale. Vouloir et pouvoir appartiennent à ce cercle très influent qui manifeste sa puissance à tous les instants. Nous entreprenons une démonstration qui nous fait terminer la réflexion sur une constatation amusante.

Son fil directeur suit l'esprit de l'escalier et l'on a 

 - en 1 : le vouloir  qui suppose de l'envie  et  le pouvoir des moyens ;

- en 2 : l'envie sous-entend un manque et les moyens de l'argent ;

- en 3 : le manque traduit un besoin et l'argent s'acquiert par du travail ;

- en 4 : le besoin crée une souffrance et le travail fatigue ; 

- en 5 :la souffrance doit être supprimée et la fatigue suivie de repos ;

- en 6 : le traitement terrifie et la reprise du labeur effraye.

Au final, un point commun: la peur. L'effet et la peur ont fusionné dans la consternation des deux parties réconciliées et qui partent pleurer ensemble.

LES RÉFLEXES

La vue d'un gâteau fait saliver, l'eau qui coule du robinet donne envie d'uriner, l'odeur du pain qui sort du four du boulanger donne envie d'en manger à celui et à celle qui sont normalement constitués. Il s'agit d'actes réflexes où la volonté, la conscience ne jouent aucun rôle. Le circuit est court, la réponse au stimulus instantanée. 

Contrairement à  l'idée reçue, le corps n'en a pas l'apanage et l'esprit profite de ce circuit économique chaque fois qu'il le peut. Il est, lui aussi, paresseux.  Ce reflexe naît de l'habitude, dans les deux sens. Il est très utile dans la vie courante puisqu'il facilite toutes les taches intellectuelles de la même façon qu'il permet au tireur de viser juste, au plâtrier de bien gâcher sa plâtrée sur les briques du plafond quand le placo n'existait pas. La secrétaire tape sur le clavier, sans une faute, tout en pensant à sa soirée, l'orateur égrène son discours en essayant d'oublier sa prochaine audition devant la commission d'enquête. Il est en action dans le non automatique de certaines administrations publiques ou privées. Il a l'avantage d'éviter à un esprit de fonctionnaire qui n'est pas payé au rendement et n'a pas à craindre une mesure de satisfaction du client de rechercher un dossier, de l'ouvrir, d'essayer de comprendre ce qu'il dit ou ne dit pas. Que de travail pour un esprit déjà en burn-out avec rien.

On en arrive à croire que c'est notre mode d'action habituel et que nous n'agissons et ne pensons que par voie réflexe, en empruntant les chemins connus, les idées convenues Bifurquerr, inventer, cesser de répéter tel un perroquet oblige à sortir du circuit, à réfléchir, à ne pas suivre le troupeau qui va à l'abattoir. L'effort n'est pas insurmontable. Il est pourtant si considérable que peu arrivent à en surmonter la séduction et parviennent à la réflexion.

lundi 20 juillet 2026

La relation amicale ou amoureuse tient par un bout de ficelle qui n'a pas la solidité d'un fil de toile d'araignée mais celle d'un morceau de bois mort.
Même si on se croit indépendant - quoique vivant dans un pays dépendant de beaucoup d'autres pour son essence, sa nourriture, sa sécurité, ses lois, ses finances, ses joueurs de foot, ses usines, sa santé - on l'est très peu puisque nous obéissons en permanence à la faim qui exige de remplir l'estomac de nourriture, à la vessie et au rectum d'être vidés des déchets,  au sommeil qui nous somme de dormir, à la soif qui nous force à boire. Si nous ne nous exécutons pas, le verdict est de mort. Pas plus que la France nous ne jouissons de liberté et  suis contraint à écrire des banalités, du politiquement correct pour ne pas déplaire aux organismes qui contrôlent la pensée, alors que je bouillonne d'idées subversives, trépigne de ne pouvoir développer des sujets interdits, de m'éclater en prônant une philosophie révolutionnaire. Mes organes sont aussi dictatoriaux et me punissent à la moindre de mes tentatives d'échapper à leurs diktats diététiques: une bouteille de champagne, un litre de mousse au chocolat et c'est la crise de foie et la prison au lit pour 8 jours. Même cette aveu innocent peut me coûter cher et, si un jour, vous n'entendez plus parler de moi, vous saurez pourquoi...
Sacrifiant à la mode socratique, je me suis posé la question, comme Adam avant moi, "qui suis-je? J'ai regardé mon état civil, interrogé ma famille, mon voisinage, mes amis. Je me suis introspecté sévèrement. Au final et au bout du compte, le bilan était maigre et la question sans réponse. N'aimant pas les impasses et voulant savoir à qui j'avais affaire puisque, pas né de la dernière pluie, j'ai encore du temps à passer avec moi, je me suis résigné à aller quémander auprès de ma voisine, une liseuse de la main, une voyante de l'invisible, une diseuse de bonne aventure, une tireuse de cartes, une jeteuse de sorts, une diablesse satanique qui, si elle n'était pas jolie comme un cœur, on la prendrait pour la féé Carabosse. Elle m'observa, me scruta, me prit le pouls, la tension, m'auculta, contrôla mes réflexes, me fit un eélectroencephalogramme, une ponction lombaire. Tout était OK, donc, première information, j'étais normal sur le plan physiologique et neurologique. L'important étant les épines, je voulais savoir ce qu'il en était du reste. Manifestement, il y avait un problème, du genre épineux que l'on annonce à la famille en baissant le ton. Mais je ne transige pas moins avec moi qu'avec les autres et, lui mettant un couteau sous une gorge qu'elle avait gorgeous, je lui intimais, menaçant, "alors, beauté, à table". 

"Eh bien, mon beau monsieur, vous l'aurez voulu, vous n'êtes pas celui que vous croyez, pas le fils de votre père, un polytechicien distingué, ni de votre mère, un digne produit du couvent des Oiseaux du paradis, mais l'enfant adultérin  de l'arrière petit fils d'un bandit de grand chemin qui s'était évadé de Cayenne en compagnie du fameux Papillon et qui avait épousé en premières noces une gourgandine de bas étage dont la grand-mère avait trafiqué  dans le milieu interlope du Macao de la grande époque. Vous savez d'où vous venez et je peux aussi vous dire  ce que vous devez à votre inné et ne devrez pas à votre acquis, mais c'est vous qui voyez...!!!!."