Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mercredi 15 juillet 2026

DÉLIVREZ LES DE CETTE TENTATION

 Une des tentations à laquelle le médecin a le plus de difficulté à ne pas succomber est celle de faire le bonheur des gens malgré eux en les accablant de conseils et d'interdictions: ne fumez plus, ne buvez plus, maigrissez, marchez, tenez vous droit, faites vous opérer de la cataracte, de la coxarthrose, diminuer le sel, le sucre, la charcuterie,  du maquereau, des sardines, pas de fast food, pas de jus de fruits sucrés, mangez crétois, japonais, à la rigueur français mais surtout pas américain del norte . Il sait que son discours ne sera pas suivi d'effets, qu'il parle dans le désert, se fait haïr, mais c'est plus fort que lui, ce serait contre sa nature, sa vocation de ne pas le tenir. 

PS: il faut de l'expérience, donc du temps pour y arriver et obliger sa conscience à renoncer. Ce jour-là n'est pas heureux mais signe une défaite, un renoncement, l'impression que l'on s'est trompé de métier. Heureusement pour la survie de la profession, j'ai l'impression qu'il y a de moins en moins de médecins qui embrassent la carrière avec cette tentation.


Les félicitations sont la juste récompense d’un travail bien fait. Votre souci de l’excellence vous donne souvent l’occasion de les mériter. Pourtant, votre attente est toujours déçue, et vous plus encore. Je comprends votre désappointement. Il est légitime.

Vous n’êtes qu’une victime de plus de la constipation des sentiments de vos coreligionnaires, de leur absence du sens du beau, du bien et du bon. Ne  déprimez pas : ils ne méritent pas votre pitié, leur infirmité est déjà un châtiment.

Remplacez ce silence par votre propre jugement. Il est flatteur, car vous êtes un connaisseur qui fuit le laid, le mauvais et le mal. Extasiez-vous, en oubliant que c’est vous le créateur de cette merveille de bon goût, de haute technologie, de subtilité intellectuelle, de richesse d’imagination et d’étendue de culture.

Quel talent ! Quel exemple ! Quel modèle !

Les compliments mérités que vous vous adressez peuvent même être publics. Ils serviront de leçon à ceux qui manquent à leur devoir de reconnaissance, par jalousie, par constipation des sentiments ou par manque d’intelligence.

Souvent — et c’est plus malheureux encore pour eux — ils ne vous comprennent pas. Ils sont dépourvus du sens du beau, du bien et du bon dont vous êtes un fidèle et magnifique illustrateur.

4 ième de couverture

Six mois de cueillette, de chasse, de pêche, de saisies au vol, de rencontres, de vols à l'étalage et voila la  quinzième cuvée. Dancharr la trouve bonne avec du corps, de la matière, du gras, du sucré, du salé, une pointe d'amertume, de la couleur, un peu de profondeur qui contraste avec une légèreté qui a du mal à percer. L'inspiration n'est pas tarie, le source coule  sans effort, alimentée par l'air du temps. Il est fécond, riche de quelques pépites, appauvri par le reste qui n'en finit pas de le pourrir.

INVENTIONS

Il y a des inventions qui se font attendre et, impatient, je demande aux inventeurs en panne d'idées de se metrre au travail et de sortir rapidement la clef universelle qui, à l'instar de celle à molette, ouvrira et fermera toutes les portes, évitant le port du trousseau encombrant et peu élégant. Je voudrais trouver sur le marché une voiture électique débarrassée de tout ce qui ne me sert pas dans celle que je conduis et qui ressemblerait, question gadget, à la 2 chevaux que je conduisais à 20 ans. Mais l'invention a un problème: elle naît d'une évidence qui n'existait pas tant que l'inventeur ne mérite pas son nom. Ainsi par exemple, pour que l'homme cesse de marcher et de courir à une vitesse ridicule, il suffirait de peu pour qu'il récupére la vélocité du temps où il était un quadrupède. Ses membres supérieurs peuvent acquérir, avec un peu d'entraînement au développer-coucher, assez de force pour soulever plus que son poids. Avec une prologation des bras qui leur ferait toucher terre et une synchronisation facile à obtenir, on se mettrait à galoper aussi vite qu'un lévrier (70 km/h) pour certains et qu'un pékinois (10km/h) pour la plupart. Le nombre d'inventions en instance, impatientes d'être mises sur le marché est tel que je renonce à les énumérer. faute de temps et d'espace    .
PS: je les tiens à la disposition des inventeurs intéressés.

mardi 14 juillet 2026

Notre intellect n'a pas la vie facile et doit jongler avec nos contradictions et notre goût de la complication. C'est ainsi que ce que l'on dit ne correspond pas souvent avec ce que l'on pense et encore moins avec ce que l'on croit. Tout s'oppose, se contrarie, se combat. Comment sortir indemne d'un tel imbroglio? Il nous faut sans arrêt slalomer entre la réalité triviale et la vérité transcendantale. Ce numéro d'équilibriste est si difficile que beaucoup ont renoncé à ce jeu dangereux et se simplifient la vie en disant ce qu'ils pensent croire.

C'est dommage car cette comédie de la sincérité a un rôle crucial dans la relation. En ne disant pas ce que l'on pense ou même le contraire, on affiche une opinion envers l'interlocuteur: soit un accord avec lui et on l'améliore, soit on exprime son désaccord qui affichera clairement l'opinion que vous avez sur l'individu capable de soutenir ce genre d'insanités.

Exemple: on vous offre  un cadeau (fleurs, chocolats, petits gâteaux livre, bougie), pour ne pas arriver les mains vides, faire plaisir. L'intention est louable, applaudissements. Résultats: remerciements discrets ou bruyants, avec gesticulations et exclamations. In petto, c'est pas la joie "et mon régime, va falloir trouver un vase, arroser, et mettre où? Cet auteur me fait horreur avec ses bons sentiments, etc.." .Comment croire que ce genre d'horreur va justifier tout le travail que l'on s'est donnés pour de tels invités. Autre exemple mais historique "Je vous ai compris", c'est ce qu'il a dit à la foule en délire et, en vrai, il pensait que l'indépendance était inévitable car il croyait que la réalité et la vérité de la situation ne permettaient pas une autre solution. 

La complexité du vivant n'est donc pas seulement dans l'obligation de faire travailler ensemble tous nos organes qui dépendent tous les uns des autres. L'équibre est même si difficile qu'un rien suffit à détraquer l'ensemble et que l'on est jamais bien longtemps en bonne  santé. Cela explique le déficit de la SS, l'attente aux urgences et le burn out des soignants. Le cerveau a le même problème car il est obligé de gérer des informations contradictoires,  d'analyser des situations inextricables et de prendre des décisions forcément aléatoires. Soumis à de telles pressions venues de toutes les directions, il est victime de poussées de haute tension nerveuse suivies de chute de régime et de dépression.

L'homme subit des agressions en série qui viennent de son côté organique fait de la tripaille, d'abats, de morceaux nobles et de soucis physico- chimiques avec une spiritualité partagée entre des qualités, des défauts et  beaucoup d'inteférences extérieures qui pertubent sa connaissance des détails et profitent de son ignorance générale. Il nage donc dans une confusion mentale en même temps qu'il se débat pour rester en bonne santé en dépit des attaques dont il doit se défendre en permanence. Trop, c'est trop et la condition humaine ne peut assumer cette compléxité. Il est normal que le résultat soit ce qu'il est, c'est-à-dire lamentable.

Quand je ne sais pas quoi faire, j'attends. Au bout d'un certain temps, en général court, une urgence se présente, pressante, et, si je suis toujours disponible, dispose  des forces nécessaires, de l'argent, je l'exécute ou la comble, c'est selon mon humeur, mauvaise ou bonne.
Parallèlement, quand je peux, je ne m'embarrasse de rien, saute sur l'occasion, fais fi de ma fatigue, de ma paresse, de ma faiblesse, de mon aboulie, je ne la laisse  pas passer quitte à regretter ma précipitation quand l'erreur est faite, la faute commise, qu'il faut appeler les pompiers, police-secours, prévenir le Samu, la famille. Le temp des regrets est arrivé, celui qui laisse plein de mauvais souvenirs, qui ne donne pas envie de recommencer et de résister à la tentation quand une possibilité s'ouvre.

lundi 13 juillet 2026

HORREUR

Certains souvenirs sont dévastateurs. Ils rappellent des moments où l'on ne reconnaît pas celui que l'on croit être aujourd'hui, sage, pondéré, mesuré, maître de lui comme de son petit univers. Cet individu qui s'est conduit de façon stupide, qui a proféré des paroles imbéciles, qui a réagi de façon inadéquate ne peut être Dancharr qui fait l'admiration du monde entier. C'était un autre, sans expérience, n'ayant pas d'idées en tête, de mots en bouche. Il avait des excuses.

PS: mais, si je réfléchis, hier, une récidive, même deux. Ai-je changé, serait-ce inné, irréductible. Est-ce Dieu possible??? 

LE COUP D'ŒIL MÉDICAL SUR LA MÉTALURGIE

Les métaux sont partout, font vivre la métalurgie, base de l'industrie et beaucoup sont en nous naturellement ou par accident. 

Le plus abondant et important est le fer puisque dans l'hémoglobine, il transporte l'oxygène (oxyhémoglobine et au reour dans les poumons y rapporte le gaz carbonique (carboxyhémoglobine). Son excès provoque l'hémochromatose qui rend gris et le foie malade. La sidérose est pour ceux dont les poumons ont  trop respiré sa pousière. 

Le cuivre est aussi important pour les plantes que le fer pour nous. Il ne perturbe que ceux qui ont un trouble génétique (maladie de Wilson)L Les autres n'ont à le craindre que lorsque nu, il est parcouru par du courant électrique. Il brûle et électrocute. Utile aux moteurs, il est dangereux, voire mortel. Il faut toujours utiliser une prise pour se brancher sur lui.

Les métaux lourds sont, eux, à éviter complètement car ils sont mortels même pris dans une quantité qui paraît modérée quand on la compare avec ce que nous absorbons au petit déjeuner

Le plomb est responsable du saturnisme. Sa grande époque fut celle des tuyaux d'eau à tous les étages et de sa peinture. Il provoque le saturnisme (dans l'antiquité, chaque métal était associé à une planète et le plomb avait hérité de Saturne mais on n'a aucune preuve direct qu'elle en contient).

Le mercure en est un autre. C'est le seul métal liquide. Il est fascinant et le favori des alchimistes  qui voulaient en faire de l'or. Il reste utilisé dans les thermomètres accrochés aux murs. Sa consommation est à proscrire car l'hydragyrie est une  maladie à éviter.

Le cadmium, le chrome, le nickel appartiennent à la même famille mais leur consommation reste confidentielle.

Les métaux légers ne doivent pas plus que les autres être pris pour ce qu'ils ne sont pas même s'ils sont des poids plume question masse atomique. Le lithium par exemple qui a fait une poussée fulgurante est une vedette depuis qu'il est devenu indispensable pour remplacer l'essence et nous protéger du réchauffement est un ami qui peut nous vouloir du mal s'il quitte les batteries pour nous coloniser. Les reins, la thyroide et le cerveau n'aiment pas sa compagnie toxique. Les autres  comme l'aluminium, le bérylium,  le titane sont bons à connaître  mais rarement au menu.

Deux métaux sont hors concours. Ils appartiennent à la mythologie et ont  leur place à tous les chapitres de l'histoire de l'humanité. Leur présence physique est énorme, leur impact mental, moral, psychologique colossal. Ils se confondent : l'un permet d'acquérir l'autre et l'inverse est vrai. 

L'or doit sa fortune parce qu'il a toutes les vertus que l'homme rêve d'avoir et qui sont inaccessibles au meilleur de tous les saints:

- inaltérable,  il traverse le temp sans vieillir, sa beauté reste intacte.

- incorruptible (seule l'eau régale, un mélange d'acides a raison de lui).

- sa couleur d'un jaune brillant unique magnifie tout ce qu'il touche.

- malléable, ductile, conducteur, il peut tout,

- il doit sa fortune à sa rareté: c'est le diamant de tous les métaux. 

Il  rend malade les fous qui en font leur dieu. La fièvre de l'or atteint ceux qui partent à sa recherche en risquant leur vie au fond d'une mine, dans le lit d'un torrent, en attaquant une banque. Il est le plus beau des métaux mais pourri tout ceux qu'il achète.

Métal précieux mais plus courant, l'argent jouit du même prestige que l'or. C'est aussi un sésame universel qui ouvre les portes, rend séduisant, désirable. Il achète tout et on ne détaillera pas pour laisser leurs illusions aux crédules. Si les plaies d'argent ne sont pas mortelles, elles laissent des cicatrices à ceux qui n'en ont pas jamais assez pour pour calmer leur faim et leur soif.

Couverture

 


LA VIE BELLE ET LA BELLE VIE

Une  vie consacrée au bon, au bien, au beau est belle, mais certains préfèrent la  dolce vita avec des garden parties, des réceptions, des croisières, des exhibitions, du champagne, du caviar, des amours éphémères, des amitiés passagères.

dimanche 12 juillet 2026

Pour trouver la vie belle, il faut avoir l'âme en paix. Gagner le gros lot au loto est un plus.

LES INTELLIGENCES

L'intelligence, cette capacité de raisonner, d'apprendre, de s'adapter est au travail dans  tout ce que l'homme a ajouté à la nature et à l'ordre des choses. Elle ne limite pas au domaine de l'intellectuel et l'on parle de l'intelligence  du cœur chez celui qui ressent de l'empathie, de la bienveillance, naturellement. Mais elle n'est pas l'apanage du spirituel et il y en a beaucoup qui sont découplées l'une de l'autre et un individu au QI à la limite du crétinisme peut être très habile au tir au pistolet ou tirer et pointer à la pétanque comme un dieu : on parlera d'intelligence sportive. Le musicien ou l'accordeur de piano doué d'une oreille absolue qui lui permet de reconnaître la hauteur d'un son sans diapason a une intelligence acoustique peu commune. Elle sera dans la main et les doigts du sculpteur, du potier, du dessinateur; dans l'œil du photographe, du coloriste; dans le nez du maître parfumeur qui invente des parfums, du maître de chais qui assemble des cognacs; dans l'œil, la bouche, le nez du sommelier qui donnera l'âge, le terroir du vin qu'il fait miroiter avant de le goûter. Comment ne pas reconnaître une intelligence de dentellière à l'araignée qui tisse sa toile, un chez d'œuvre de dexterité au service de la beauté délicate, une autre de l'orientation aux oiseaux migrateurs qui reviennent d'un bout du monde convoler, faire des enfants et repartir, chose bien faite?

L'intelligence est une faculté innée qui se perfectionne mais ne s'acquiert pas. Serviable au point d'être corvéable, elle ne s'use pas à l'emploi mais s'améliore, enrichie par l'expérience et il faut être très très vieux pour qu'elle abandonne les lieux. 
 Je dois

- à mon absence de séduction de ne pas être harcelé et poursuivi par des cohorte de demoiselles en extase.

- à mon manque de charisme  de ne pas avoir eu la carrière politique que je souhaitais pour mettre en application mes idées révolutionnires.

- à une maladresse incurable de pas m'être engagé dans l'ébénisterie, l'horlogerie, la sculpture, l'animation de marionnettes.

-  à une mémoire défaillante de n'avoir pu entreprendre des études exigeant une accumulation de connaissances utiles le jour de l'examen ou du concours et devenir agrégé en droit, en médecine, physique, histoire ou géographie.

et à la chance de ne pas avoir fait de mauvaises rencontres, pris des mauvaises décisions qui m'auraient fourvoyé dans des mauvaises directions et à mon bon sens d'avoir fait les bons choix. 

samedi 11 juillet 2026

CLAP DE FIN ET DÉBUT D'UN FAIT HISTORIQUE

Le monde entier assiste, éberlué, à une farce  tragico-comique qui s'inscrira en lettres capitales  dans les annales théâtrales, historiques, psychiatriques au  chapitre de l'histrionisme. Dans un seul en scène, un clown déguisé en président s'agite, gesticule, déclame des incongruités, tient des propos contradictoires,  fait de son pays  la risée du monde entier, détruit en un rien de temps ce qui avait mis 250 ans à se consolider. Ce n'est pas un incident technique, une panne de courant, une erreur de distribution, un coup de folie mais un séisme comparable à la chute de l'empire romain d'Occident, à la destruction du mur de Berlin, à l'explosion d'une super nova, un évènement dont on se souviendra dans un million d'années-lumière.

COMBIEN SONT ILS?

 je me demande combien de moines et de curés font leur coming out quand ils ont perdu la foi et sont passés à l'athéisme? Combien franchissent le pas  et quittent le presbytère, le couvent aussi fièrement qu'ils y étaient entrés,  l'esprit tranquille, en paix, contents de n'être pas honteux, de ne pas mentir, de ne pas  trahir son âme? Combien sont-ils???

TENTATION

Pour ne pas succomber à la tentation, le plus simple est de ne pas en avoir et pour cela en avoir fait l'expérience précédemment en y ayant succombé. On peut juger objectivement de la qualité du résultat, du degré de la satisfaction secondaire et des inconvénients  plus ou moins désastreux qui s'ensuivent: crise foie  carabinée après absorstion de mousse au chocolat et de vin cuit comme un bon Maury en  quantité imposante, discours critique et ironique à un supérieur sans humour, d'aller  là où l'on a pas pieds quand on ne sait pas nager, etc.. Ces souvenirs calamiteux sont, si on a survécu, des contre-poisons efficaces.

Conclusion: il faut succomber à certaines tentations si on a une bonne mémoire, que l'on est en  forme, qu'elle n'est pas mortelle ou que l'on peut s'en remettre sans sequelles. Ces tentations vaincues ou surmontées avec succès font acquérir les armes qui dissuadent la tentation de se manifester et de les affroter sans naufrager. Elles apprenent à se tenir à distance, ayant compris qu'elles n'étaient pas de taille avec un esprit aussi décidé, un courage si vaillant et une volonté qui rend l'acier jaloux.
Il aurait été intéressant de connaître l'avis des ukrainiens Nikita Krouchtchev et de Léonid Brejnev qui ont gouverné l'URSS le premier de 1955 à 1964 et le deuxième de 1964 à 1982 sur la guerre menée par la Russie contre leur patrie d'origine.
Si, au cours d'une de ces belles soirées d'été, quand vous êtes réunis, autour d'une coupe de Prosecco, avec quelques amis ou, si vous n'en avez pas, quelques relations qui passaient par là et que la convessation vient à languir, je vous propose, pour la revitaliser, de lancer, comme si vous étiez à la pêche à la truite meunière dans un gave des pyrenées orientales où coule encore le souvenir du torrent impétueux qu'il était dans votre jeunesse, ce genre d'interrogation: "que pensez vous du point commun entre les indices de réfraction, de réflexion, de diffraction, d'absorption et la situation au Moyen-Orient?".

La première de vos satisfactions viendra de la mine consternée des uns (barbares un jour, barbares toujours), ahurie des autres (idiots un jour, idiots toujours). Le silence joyeux qui suivra vous permettra de lancer le débat qui s'annonce serré par "car, voyez-vous, la physique a son mot à dire à la politique". Le silence persistant vous fait comprendre que chacun peaufine sa réponse et entend bien défendre son point d'honneur.  "Oui, après avoir comme vous suivi les débats contradictoires sur les tenants et les aboutissants bien cadrés dans une situation très dépendante d'un substrat géo-politique dont les fondements, pour ne pas dire les fondamentaux, terme trop connecté qui pourrait être interprété comme une prise de position partisane que seuls ceux qui me connaissent combattront et je les remercie de cette amicale complicité dans un contexte difficile à gérer. qui prèterait facilement à des erreurs de jugement". Cette mise au point musclée ayant fait taire les vélléités de contestation quant au fond  du problème, le débat s'engagea dans des  échanges intellectuels d'une haute volée. La poursuite de la discussion peut s'opérer dans un esprit contructif qui permet au  message transmis aux deux parties d'aboutir à une solution satisfaisant tous les belligérants, respectant chacune de leurs revandications et mettant fin à une guerre concurrente pour la durée de la nôtre de 100 ans.   . 

vendredi 10 juillet 2026

HOMÉOPATHIE ET L'IDÉE DIVINE

Cela a dû vous arriver: une idée vous réveille au beau milieu d'un rêve. Impérieuse, elle exige d'être examinée sur le champ. Elle se prétend transcendentale. Pas content mais curieux, vous obtempérez et l'entendez. La voilà cette bonne idée.

Elle dit que l'homéopathie et Dieu ont des points communs et va démontrer la vérité de cette réalité.

D'abord un éclairage sur l'homéopathie. Inventée par Samuel Hahnemann, un médecin allemand, vers 1790, qui ne voulait plus de la médecine d'alors, encore moyenâgeuse et à base de saignées qui faisaient plus de mal que de bien. Il voulut la remplacer par une médecine débarrassée de cette barbarie et inventa l'homéopathie basée sur la loi des similitudes et le principe de la dilution. Il est parti de la conviction  que si la caféine empêche de dormir, pourquoi ne pourrait-elle pas guérir de l'insomnie si l'alcaloïde était traité de la bonne façon : dilution et succussion (secousse). Il en eut la confirmation par l'expérimentation et étendit sa théorie à toutes les maladies, chacune coïncidant avec un produit naturel que l'on diluait. Cette dilution est l'autre clef qui conditionne l'efficacité. Plus elle est grande, plus la force et la puissance du traitement est grand. La première est faite d'une partie pour 99 de solvant (eau). Elle peut aller jusqu'à 200 CH. À ce niveau, la science moderne ne trouve plus de molécule du produit qu'il y avait la première fois. Mais, pas de panique, la mémoire de l'eau a fait son apparition en 1988 avec monsieur Benveniste qui a redonné un coup de jeune à l'homéopathie en disant que le souvenir s'était attaché à l'H2O et que le granule quoique desséché allait les ressusciter en fondandant sous la langue. 

L'invention de dieu a des origines plus lointaines. Les hommes, dès qu'ils furent capables au bout de plusieurs milliers d'années d'évolution d'imaginer eurent des inquiétudes métaphysiques qui les amenèrent à se poser des questions existentielles après avoir résolue celles qui étaient essentielles: les fameuses d'où viens je, qui suis-je, où vais-je??? Certains constatant qu'ils ne pouvaient pas y répondre les décrétèrent insolubles et s'occupèrent des choses à leur portée, d'autres, insatisfaits, contournèrent la difficulté en imaginant l'existence d'une entité dotée d-un pouvoir infini et ayant l'éternité devant et derrière lui. Dieu était né. Le marché existait et Il répondait à la demande, le succès fut planétaire et dure encore. Il prit plusieurs formes selon les périodes, les influences, les circonstances, l'idiosyncrasie des peuples. En Occident, il y eut une unification autour d'un barbu tutélaire apparu dans l'imaginaire au moyen orient sous le nom imprononçable de YHWH. Il en dériva au fil des siècles, des variantes souvent adversaires mais fidèles au même nom; Il n'y a que l'orthographe qui change selon la langue. Pour mémoire et enrichir votre vocabulaire, je cite : les francophones suivant l'exemple édifiant des français ont conservé le plus beau avec Dieu, les autres moins respectueux l'ont abâtardi  avec God en anglais et américain, God en allemand, Got en suédois, Dios en espagnol, Allah en arabe, Shen en chinois et Mungu en swahili ;

Le problème de l'homéopathie dont les adeptes ne tiennent pas compte est qu'elle n'a jamais fait la preuve de son efficacité. Les guérisons qu'elle revendique seraient advenues sans son secours et la douleur provoquée par le coup de marteau sur le doigt aurait disparu sans besoin de 3 granules sous la langue d'arnica 5 CH, le rhume aurait guéri spontanément sans l'aide de nux vomica 7 CH le soir.

Dieu a le même problème. Son existence est une création de l'imagination pour répondre aux inquiétudes et rendre la vie moins amère. En inventant un personnage tout puissant qui récompensera les bons en leur ouvrant le paradis pour l'éternité et punira les méchants d'une façon aussi radicale, le concept devient irrésistible pour les âmes qui se trouvent supérieures à ceux dont elles sont les lointains descendants, les hominidés qui ressemblaient fortement à nos chimpanzés. Ce dieu a beau rester invisible, inconnu, laisser aller les choses pour le pire, ceux qui se disent les représentants trahir celui qui se croyait son fils et qu'ils disent adorer, les croyants continuent de croire qu'il existe, prenant leurs rêves pour la réalité.

Les granules des uns fondent sous la langue comme les hosties des autres sur elle. Elles leur suggèrent que le monde est merveilleux et qu'il y a tout dans rien...