Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


jeudi 24 septembre 2026

Le vrai besoin est une nécessité vitale, existentielle, une urgence qui nous conduit à manger, boire, fuir, se cacher, se soigner. L'envie, le désir, le souhait est du domaine du rêve, de l'imaginaire, du spirituel, un phantasme, une lubie, un caprice, une folie, un délire, une pathologie de l'esprit. Cela  se soigne avec du temps en quantité nécessaire et suffisante.
L'indépendance d'esprit  a besoin de liberté pour s'exprimer publiquement. Sa privation ne gène pas celui qui dépend des autres pour penser.
À partir d'une intuition qui m'était venue par hasard, j'ai mené une enquête sur les incendiaires volontaires qui ont sévi récemment dans les zones boisées. La cohorte significative que j'ai réuni après un appel à témoigner lancé sur les réseaux asociaux, m'a permis de conclure, avec un indice de confiance satisfaisant, que Ce sont, dans 85,6 % des cas, d'anciens gros fumeurs convertis de force à l'abstinence tabagique (cancer du poumon, insuffisance respiratoire, artérite  des 2 membres inférieurs, infarctus). Ils ont conservé de leur longue pratique (33 ans de moyenne) l'habitude de craquer une allumette 20 ou 30 fois par jour. Ils ont le souvenir du grand plaisir qui allait suivre, en gardent une nostalgie tenace, de la grandeur d'une obsession. Et, avouent-ils, honteux  mais avec une provocation dans le regard, ils s'autorisent, pour se venger comme ils peuvent d'une frustration intolérable, d'allumer une allumette là où c'est défendu!!!!!

PS: j'ai communiqué le résultat au ministre de l'intérieur  et lui ai suggéré de passer un décret qui interdise la vente de  boîtes s'allumettes et de  briquets jetables aux  fumeurs repentis du mois de mai à fin septembre.

mercredi 23 septembre 2026

CURIOSITÉ

Ne cherchez pas à satisfaire la curiosité. C’est le pire des services que vous pourriez lui rendre, car vous détruiriez sa raison d’être,  ces moments exquis où elle nous tient dans l’attente de savoir ce qui se cache derrière une porte close, dans les coulisses, dans le secret du confessionnal, ou dans la tête d’un candidat à la présidentielle.

En outre, vous seriez déçu car, presque toujours, elle précède des révélations décevantes, indignes d’être connues : un homme qui ronfle, un mensonge en préparation, un péché véniel, un orgueil médiocre.

Donc, ne poussez pas la curiosité jusqu’à sa chute et gardez vos illusions.
Les gens qui ne vous aiment pas, vous ont sur l'estomac. C'est bien fait pour eux.
"Vouloir, c'est pouvoir," disent le Américains. Une fois de plus, je déplore de n'avoir pas ce privilège car j'ai eu beau vouloir très fort.  

-  sauter à la corde, je n'ai pas pu,

-  plonger des 5 mètres, je n'ai pas pu,

-  finir de lire le premier chapitre de la Critique de la raison pure, je n'ai pas pu,

-  acheter une bouteille de chateau Petrus 2000 euros, je n'ai pas pu.

Finalement j'arrête de vouloir, car ma volonté est définitivement mauvaise et je  ne serais jamais naturalisé américain.

mardi 22 septembre 2026

UNE VÉRITÉ BONNE À SAVOIR

Nous vivons dans la réalité de nos illusions. 
Je viens d'avoir une conversation très intéressante avec mon nouveau voisin, un ancien trappiste qui a défroqué à 45 ans, sur l'influence de la vie organique sur la vie monastique.
Dialoguer, dialoguer, c'est l'injonction à la mode, mais quelle conversation peuvent tenir Paul qui ne rêve que de pêcher des carpes et Pierre qui n'a qu'une seule passion, l'évolution de la pensée épicurienne dans la seconde moitié du 19 ième siècle?
 Ce n'est qu'en épluchant les patates ou en pelant les pommes qu'on se rend compte de l'importance des couteaux dans la vie domestique.

lundi 21 septembre 2026


Les inquiets permanents se demandent avec  inquiétude si elle  est de nature ou circonstancielle et ceux dont le caractère est du genre écervelé, optimiste et je-m'en-foutiste ne se posent aucune question existentielle. 

Par exemple, les premiers s'angoissent à l'idée que le futur sera aussi décevant que le fut le passé tandis que les seconds profitent d'aujourd'hui sans penser à demain.

SIGNATURE

Notre signature devrait être sécurisée dans un bureau d'enregistrement. C'est une marque déposée. Elle n'a pas la fiabilité des empreintes digitales oude l'iris mais ses caractéristiques suffisent à poser une identité au bas d'une lettre, d'un contrat, d'un certificat médical. Elle a alors la force d'une loi. Sa robustesse (fiabilité vient d'être employée) est pourtant incertaine car rien n'est plus facile à imiter qu'une signature, la vôtre par exemple, et de vider votre compte en banque, de vous faire accuser d'injures au Président de la République. Les faussaires, les falsificateurs, les escrocs, les photocopieues en ont fait leur métiers. Elle a la valeur d'une promesse, d'un serment, d'un jurement et n'engage que celui qui lui prête foi. Il prend des risques. 
Pour savoir si vous êtes en bonne santé et allez user longtemps la patience de votre débit-rentier qui attend impatiement votre trépas pour s'installer dans vos meubles, point n'est besoin de consulter, d'aller à l'hopital ou d'entrer en clinique, posez-vous des questions et répondez sans tricher.
Commencez par les symptômes:

1- avez-vous mal quelque part? Ventre? une articulation: hanche, épaule, genou, cheville, coude, poignet? pour les plus importantes. Les autres sont situées dans les mains et les pieds. Dans la poitrine à gauche, dans un mollet quand vous marchez. À la tête, dans une oreille.

2- êtes-essoufflé quand vous montez un escalier? au bout de combien d'étages: 1-2-3 etc..? Dormez-vous allongé ou avec 1-2-3 oreillers?

3- avez-vous des difficultés à uriner, à déféquer, à marcher, à vous rappeler quel jour on est, votre date de naissance, le nom de votre rue?

4- êtes-vous fatigué? Dès le matin, le soir? Comment dormez-vous, bien, mal?
 
5- le moral, comment il est? vous sentez-vous triste, fatigué, malheureux,  pleurez-vous sans raison et parfois êtes-vous euphorique, hyperactif, infatigable?  

On continue par l'examen clinique: 

1- le poids, la taille, le tour de taille au niveau du nombril, l'épaisseur du pli cutané à l'abdomen,

2- la tension artérielle après 5 minutes allongé et debout, au deux bras ou aux poignets en fonction de votre appareil? Notez les chiffres sur un papier.

3- Allongé, vous appuyez avec la main sur chaque partie du ventre pour voir si un endroit fait mal .

4- debout, fermez les yeux : vous gardez l'équilibre ? et sur un pied? Vous tendez les deux mains en avant, les doigts tremblent-ils? Vous mettez les bras en croix, vous fermez les yeux, vous mettez l'index droit sur le bout du nez, puis le gauche, notez si vous pouvez ou non.

Vous avez collecté beaucoup d'informations et vous aimeriez savoir ce que l'on peut en tirer pour faire le point sur votre santé. Rien de plus simple.  Posez la question à ChatGPT. 

Par exemple, vous lui écrivez ce prompt: "Je n'ai aucun symptôme, je me sens bien, je suis du sexe masculin, j'ai 40 ans, suis plutôt sédentaire, habite une ville, marié, sans enfant, cadre supérieur. Je mesure 1 mètre 75 et pèse 90 kilos. Que pensez-vous de mon état?"

Dans une première réponse, il m'a demandé quelques précisions que je lui ai donné :"je ne fume pas, ma biologie est normale, ma tension aussi, je bois un verre de vin aux deux repas, dors bien,  marche 3 kilomètres chaque jour, pas d'antécédents familiaux vasculaires, père et mère en bonne santé à 85, 80 ans, mon pli cutané à l'ombilic est de 4 cm". "Voici la réponse:" Si je devais résumer votre tableau en une phrase :
Homme de 40 ans, en surpoids modéré, mais sans les principaux signaux biologiques, tensionnels, familiaux ou comportementaux qui m'inquiéteraient particulièrement à ce stade.
Je chercherais à conserver ce bon état de santé et éviter que le surpoids et la sédentarité relative ne deviennent progressivement problématiques dans les 10–20 prochaines années.

Prenons le  cas plus inquiétant de ce monsieur : "55 ans, directeur de société, stressé, 20 cigarettes par jour, tension 16/11 depuis quelques mois, 75 kilos pour 1 mètre 80, pas de temps pour le sport, quelques wiskys avec les amis ou pour décompresser le soir,  divorcé. Je suis inquiet car depuis 8 jours  dès que je marche un peu vite une douleur dans la machoire et le bras gauche qui disparaît à l'arrêt. Je suis inquiet, ai-je tort, merci? "

Voici la réponse  en 20 secondes sans rendez-vous et gratuitement, votre généraliste n'aurait pas fait mieux:

"Oui, votre inquiétude est justifiée, et surtout il ne faut pas attribuer cela simplement au stress.

Le point qui m'inquiète particulièrement est l'association suivante : douleur à la mâchoire + bras gauche qui apparaît lors d'une marche rapide et disparaît à l'arrêt. C'est une description très compatible avec un angor (angine de poitrine), c'est-à-dire une douleur provoquée par un manque d'oxygène du muscle cardiaque à l'effort. La douleur peut effectivement être ressentie dans la mâchoire ou le bras gauche sans douleur thoracique très nette.

À 55 ans, le tabagisme (20 cigarettes/jour) et une tension répétée autour de 16/11 (160/110 mmHg) constituent par ailleurs des facteurs de risque cardiovasculaire importants. Votre poids, lui, est plutôt normal (IMC ≈ 23).

Ce que je vous conseille de faire maintenant


Ne faites pas de sport et ne cherchez surtout pas à "tester" la douleur en marchant davantage.

Compte tenu du caractère nouveau depuis 8 jours de ces douleurs à l'effort, je vous conseille de vous faire évaluer médicalement sans attendre, idéalement aujourd'hui. Un ECG et une évaluation médicale sont nécessaires pour déterminer s'il s'agit d'un problème cardiaque et décider des examens complémentaires. Un angor récent peut nécessiter une prise en charge urgente.

Si la douleur réapparaît actuellement, notamment si elle survient au repos, devient plus forte ou dure plus de quelques minutes, ou s'accompagne d'essoufflement, sueurs, nausées, malaise ou faiblesse inhabituelle : appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112. Ne conduisez pas vous-même jusqu'aux urgences.

Et même si la douleur disparaît rapidement lorsque vous vous arrêtez, cela ne permet pas de considérer la situation comme bénigne : c'est justement le schéma classique d'une douleur d'angor à l'effort.

Le whisky, le stress, le manque de sport et le tabac pourront être abordés ensuite — mais ce n'est pas le moment de commencer par là. La priorité est de vérifier votre cœur.

En résumé : votre inquiétude est appropriée, et je vous recommande de ne pas attendre plusieurs jours".

Mon commentaire d'ancien médecin est que  la santé est devenue, pour son premier abord, une affaire de clics et de prompts. Il faut en profiter sans en abuser.

dimanche 20 septembre 2026

Plaignons les gens qui aiment tout parce que la plenitude est inaccessible et, terrible est leur frustration. Envions, au contraire, ceux qui n'aiment rien.Ils ne désirent ni ne possèdent. La liberté est leur richesse intérieure, inaliénable, inaltérable, illimitée. Mais, misère, ne vous aimant pas, ils ne la partageront pas.

PROJETS

Ayez beaucoup de fers au feu car les projets occupent le temps agréablement, l'esprit tout autant. Choisissez le plus facile, le moins fatigant. Les autres attendront. Vous aurez l'âme tranquille, la raison satisfaite, l'orgueil de ne pas perdre votre temps et de ne pas être un oisif assis à la terrace d'un café, à taper la belote, à dormir dans une salle de cinéma, à faire semblant de lire "la critique de la raison pure", de réfléchir , d'aligner des mots en disant que vous écrivez le prochain Gongourt.

Menez-le à son terme, calmement, soigneusement, lentement, précautieusement, les autres attendront, heureux de n'être pas dérangés et obligés de passer à l'acte avec tous les dangers afférents qui sont considérables dès que le projet  cesse d'être facile.
J'ai le temps, les capacités, l'argent pour  faire une chose extraordinaire qui stupéfierait le monde mais il me manque le principal, gémit le cynique, l'envie...

samedi 19 septembre 2026

Certaines personnes - dont je ne suis pas - ne comprennent pas que d'autres, comme vous, se complaisent dans l'ironie,  le sarcasme, l'humour noir dans le but de faire sourire, d'étonner, de provoquer et ne se rendent pas compte que l'effort de détournement du sens des mots auquel ils s'obligent offense ceux qui ne voient pas qu'il s'agit de gymnastique car ils sont aveugles et n'entendent pas le message car ils sont sourds.
Il faudrait rester à distance des gens qui ne gagnent pas à être connus mais c'est impossibhle car rien ne les distingue des gens comme vous et moi qui sommes une bénédiction pour ceux qui nous connaissent. Sans méfiance, on fait leur connaissance et le mal est fait. Il n'y a donc pas de solution et on connaît tous plein de gens qu'on aurait aimé ne pas connaître. 

PS: vous aurez remarqué que cette réflexion tourne en rond. Il n'y a pas d'échapatoire. On est forcé d les  approcher et le mal est fait.
Le problème des curés n'a pas même l'espoir d'une solution. Pas plus que les autres, ils ne sont capables de servir deux maîtres à la fois, Dieu et les hommes.

vendredi 18 septembre 2026

LA QUESTION QUI REMET L'ESPRIT À SA PLACE

L'esprit des lieux a une énorme influence sur l'état d'esprit et les réflexions que se fait l'alpiniste au sommet de l'Everest ne sont pas les mêmes que celles qu'il avait dans le taxi qui l'emmenait à l'aéroport Charles de Gaule. 

Si vous n'êtes pas convaincu par cet exemple qui ne reste qu'une supposition, n'ayant pas dans mes relations un alpiniste ayant survécu à sa tentative, je vais en prendre d'autres  qui ont été confirmés par les intéressés.

- passage du sauna à une température de 80° -j'ai chaud- à l'immersion dans l'eau à 1° -j'ai froid- ;

- assis, à l'orchestre, à l'Opéra-Comique pour voir et entendre La Vie Parisienne (c'est formidable) ; assis, sur un banc inconfortable, dans une abbaye lugubre, pour entendre un Te Deum interminable (quel ennui, quand est-ce que ça va finir?),

- à la tour d'Argent, quel repas, quel cadre, quelle adition; dans le fast-food, quel décor artificiel, appeler cela de la norriture, c'est  cher pour ce que c'est, quelle tristesse!!!

Finalement, est-ce l'environnement qui dicte leurs sentiments à nos sensations?