Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 30 août 2026

Conscient de mes faiblesses, de mes manques, de mon insuffisance, de mon insignifiance et de ma paresse, je ne compte pas sur moi pour accomplir de grandes et belles choses, comme élever une cathédrale, tisser une tapisserie d’un kilomètre ou écrire une encyclopédie digne de Diderot et d’Alembert.

Je laisse ce travail à ceux qui veulent et peuvent s’y consacrer. Ils seront récompensés par mes remerciements, la gloire, les honneurs, l’argent, la postérité reconnaissante, mais aussi par des lombalgies, de l’arthrose dans les mains, des soucis d’écriture, de la jalousie, des critiques et, pour finir, une mort prématurée, écrasés qu’ils seront sous le gigantisme d’une œuvre entreprise et impossible à terminer.

Moi, je préfère rester  insignifiant.

 Les bonnes excuses que se donnent ceux qui ne supportent pas d'avoir mauvaise conscience à la suite de leurs échecs, mensonges, erreurs leur permettent de déporter sur les autres, de pauvres innocents dont le tort est d'être disponibles et corvéables, toute leur responsabilité.

L'OFFENSIVE ET LA DÉFENSIVE

La vie est un combat permanent entre le bonheur et le malheur, la santé et la maladie, le bien et le mal, le repos et la fatigue, le travail et la paresse avec, en plus, celui que nous menons contre les uns et les autres.

Deux camps s’opposent et nous avons à choisir entre deux stratégies: l’offensive et  la défensive.

C’est le même dilemme que doivent résoudre les états-majors avant de livrer bataille. Faut-il privilégier la méthode allemande, fondée sur une attaque dynamique, rapide, avec ses panzers et son aviation, ou la méthode passive française, qui compte sur la ligne Maginot, rempart défensif rappelant la Grande Muraille  de Chine .

En réalité, ce choix est moins conscient qu’il n’y paraît. C’est notre personnalité qui décide pour nous et nous lui obéissons puisque nous ne faisons qu’un avec elle.

 Ceux qui choisissent l’offensive se font remarquer très tôt. Ce sont parfois des prématurés : ils n’attendent  pas les neuf mois réglementaires et sont pressés de débarquer, déjà agressifs. Ils martyrisent les seins de leur nourrice, se font remarquer, dès la maternelle, par un dynamisme épuisant. Ils  sont catalogués, à l’école primaire, d'hyperactifs. Au collège et au lycée, ils s’agitent beaucoup, veulent être les premiers de la classe, des leaders ou, au contraire, les derniers, histoire de mieux s’opposer. Contestataires, ils veulent tout réformer. Ils divorcent rapidement dl'Université, la trouvant  incapable de comprendre ce qu’ils sont en train de bricoler dans le garage familial. Cinq ans plus tard, cette invention fera d’eux des milliardaires,  s’ils habitent en Californie.

Mais les Américains ne sont pas les seuls à être offensifs. Ils sont partout autour de nous. Ils font de la politique, prononcent des discours, deviennent maires, députés ou présidents. Ils sont dans les églises, montent en chaire, font des sermons et peuvent finir évêques, cardinaux, voire pape s’ils appartiennent à la race des vainqueurs. Dans le sport, ils visent la première place. Ils gagnent parce qu’ils sont les plus forts  ou, parfois, parce qu’ils savent, mieux que les autres, tricher.

L’offensif veut avancer, conquérir, transformer. Il ne supporte pas l’immobilité et considère  l’obstacle comme une invitation à redoubler d’efforts.

Ceux qui jouent la défensive sont  discrets. Ils se cachent derrière un poteau, un pilier, un plus grand qu’eux, dans le noir, au milieu de la foule ou sur une île déserte. Ils demandent conseil avant de se décider, hésitent avant de choisir une filière, un métier, un créneau, fuient les postes de responsabilité, préférant obéir que commander. Ils suivent le mode d’emploi, respectent la prescription médicale à la pilule près. Ils pratiquent  des jeux d’observation, comme les échecs, plutôt que des sports de combat au corps à corps tels que la lutte gréco-romaine ou le rugby. Ils opposent une formidable force d’inertie à tout ce qui pourrait bouleverser leur train-train quotidien. Ils restent chez eux,  installés dans un fauteuil, plutôt que d'aller crapahuter au Népal. Ce sont les spécialistes de la résistance passive. Ils mènent une guerre souterraine contre ceux qui troublent l’ordre établi. Ils défendent leurs habitudes, leurs acquis, leur tranquillité. 

Le défensif n'est pas  faible. Il sait attendre, encaisser, résister. Là où l’offensif brûle ses forces dans l’attaque, le défensif peut gagner simplement en tenant bon, stoïque.

Mais l’offensive comme la défensive ont leurs faiblesses. Un mouvement offensif peut dégénérer, s’enliser dans une guerre de tranchées et ne plus progresser. L’entrepreneur conquérant, le fier-à-bras, le battant, peut, lui aussi, se planter devant un adversaire imprévu.

C’est  là que commence la véritable bataille : celle que nous livrons contre nos propres excès. Car l’offensif doit apprendre à s’arrêter, à écouter, à négocier, parfois même à reculer et le défensif doit se méfier de  la  tentation de transformer la prudence en peur, la patience en immobilisme et la résistance en refus  du changement.

De cette confrontation, on  tirera une leçon: la sagesse consiste à savoir changer de stratégie. Attaquer quand il le faut, défendre quand c’est nécessaire, battre en retraite quand la bataille est perdue et  savoir reconnaître quand il n’y a aucune bataille à livrer. Dans la guerre  qu’est la vie, le  vainqueur est   celui qui alterne l'attaque et la défense.

samedi 29 août 2026

JANUS

Homme sans qualité, ni maître, ni dieu, de sac et de corde, anarchiste, réformateur tout azimut, n'ayant peur de rien ni de personne, n'en faisant qu'à sa tête,  si vous le voyez , au volant de sa Dacia  Spring , une cavale sauvage  qui galope à l'énergie électrique, arriver au panneau indiquant le radar, vous ne reconnaitriez pas l'homme de Cromagnon, le bouffeur de curés, l'ex-légionnaire, la terreur des bas-fonds. Il ralentit, passe sous les 70, fait du zèle à 60, obséquieux, un signe de tête respectueux au passage au cas où le directeur ferait une tournée d'inspection. Il maintient l'allure longtemps après, espérant gagner des points, effacer la mauvaise impression que tous ses anciens PV avaient laissée dans le dossier.

Ah, ce Dancharr, un modèle pour les jeunes, un exemple pour les vieux, seulement quand il passe sous les radars!!!

DE TOUT UN PEU

C'est bien de s'armer de courage, mais, pour se défendre, un fusil à pompe, c'est mieux.
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Les centenaires ont la peau dure et, vers la fin, la vie aussi.
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Ce qui nous distingue de nos égaux, c'est notre ego.
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La formule est jolie car l'homophonie est parfaite mais fausse. L'égalité est comme la liberté et la fratenité un concept et surtout un mensonge. Elle n'existe pas. La démonstration est permanente. Notre ego est unique. Personne n'a le même. Si cela était, cela se saurait, car on serait habité par les mêmes pensées.
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N'aimant pas perdre mon temps, je l'occupe, quand il est libre ou mort, à dormir.

UNE INITIATIVE CITOYENNE

Pour rembourser les dettes qu'il fait, je propose que l'État travaille gratuitement le temps qu'il les rembourse.
J'ajoute ce codicille à mon post d'hier qui décrivait une situation pré-apocalyptique. Je peux vous rassurer. Ce ne sera pas pour cette fois. 

L'orage s'est éloigné avec tout son tralala à faire peur. L'eau tombée a été accueillie avec allégresse par la nappe phréatique très contente de se remplumer, la rivière a sagement regagné son lit, l'étang a abandonné ses rêves de grandeur. 

La paix est revenue dans notre paradis terrestre. Un sursis nous a été accordé pour encore en profiter.

vendredi 28 août 2026

QUAND - QUAND

Quand le sommeil est parti trop tôt, pour le rattrapper, je baille.
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Quand j'ai faim et n'ai rien à manger, je jeûne.
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Quand il pleut, par solidarité avec les nuages, je me mouche ou je pleure si j'ai un motif.
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Quand j'ai une envie pressante, pour la satisfaire, je lui obéis.
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Quand le phare s'éteint, c'est que le soleil s'est levé et prend la relève. 

ET SI....

Quand le tonnerre sonne le tambour, que les éclairs flashent et illuminent de lourds nuages pleins de menaces, que la pluie tombe, que le fleuve déborde, que l'étang devient un lac, que l'inondation submerge le mont et la vallée, que l'électricité est coupée, que la cote d'alerte est partout dépassée, qu'il n'y a plus rien à faire d'autre qu'attendre la suite des événements, on se demande, à la lueur tremblotante d'une bougie, interrogatifs, si on n'était pas en train de vivre la fin du monde???!!!

ÇA, C'EST BEN VRAI

Quand on additionne toutes les choses étonnantes qui se sont produites durant les cent dernières années, on ne devrait s'étonner de rien.
Mon chien (qui est une chienne) a un si bon caractère, est d'un commerce si agréable qu'on me prendrait pour son frère jumeau si j'étais un chien.
Les édentés ont manqué d'hygiène dentaire et les estropieds d'hygiène plantaire.

LES HABITUDES

Plus une habitude est facile à prendre, plus elle est difficile à perdre. Ainsi, il suffit de quelques prises pour devenir accro à l'héroïne, de quelques paquets pour devenir addict à la cigarette, de quelques verres pour être prisonnier de l'alcool.

A contrario, quand l'habitude a pris du temps à s'installer, demandé de la volonté, des efforts, de la patience, il est facile de s'en débarrasser. Le tennisman de haut niveau, le footballeur, ballon d'or qui ont passé des années de travail à devenir des étoiles remettent leur raquettte, leurs crampons au vestiaire sans souffrir de manque et prêts à vivre la vie des célébrités, façon Beckhman. 

PS: il y a une exception avec un de nos politiciens qui, après avoir ramé longtemps avant d'arriver à la présidence, y avoir passé 5 années peu glorieuses, ne désarme pas, continue de jouer les vieux sages et veut nous faire revivre sa piteuse expérience. 

jeudi 27 août 2026

LA FAIM

 La faim a deux fins:

- soit on l’écoute, on lui obéit, on mange, on grossit ;

- soit on ne l’écoute pas, on lui désobéit, de gré ou de force, on se mange de l’intérieur, on maigrit.

LA PREUVE PAR 9

Il n'a pas été démontré que les professeurs de mathématiques résolvaient plus rapidement et élégamment leurs problèmes personnels que leurs collègues enseignant l'histoire et la géographie. Une preuve de plus que les cordonniers ne sont pas les mieux chaussés.
Si ma vieillesse est aussi longue que ma jeunesse de caractère, elle durera longtermps et mes héritiers ont des soucis à se faire.
Je constate avec consternation, à l'heure du bilan, que l'énorme quantité d'expériences en tout genre que j'ai accumulées brillent toutes par une qualité affligeante, indigne de moi.

MALIN

 Quand j'ai un souci et veux avoir l'esprit tranquile, je creuse un trou dont la profondeur dépend de sa gravité: petit, 10 centimètres, grand, 1 mètre et je l'enterre. Il est rare qu'il réapparaisse.

Dans tous les domaines qui requièrent un diagnostic se pose le problème de sa qualité. Le savoir est facile et n'est qu'une question de petit temps.

En médecine,  bon,  le client survit, mauvais, il meurt. 

En mécanique, le moteur démarre  ou pas.

En plomberie, le robinet ne fuit plus.

En électricité, la lampe s'éteint et s'allume au commandement.


mercredi 26 août 2026

Félicitations, votre charité n'a pas de limites. Elle étreint même ceux qui ne vous aiment pas parce qu'ils détestent vos idées, votre façon d'asséner des vérités. Ils ne supportent pas vos humeurs, votre humour macabre, l'odeur de souffre qui vous précède de loin et vous suit partout. Ils excrétent vos goûts,  vos habitudes. Pour tout cela et le reste, ils vous haïssent en secret.

Vous les plaignez avec raison puisqu'ils prennent pour des vices insupportables vos vertus, eux qui sont perclus de défauts avec une constipation opiniâtre des sentiments, un conformisme attristant, une absence de curiosité affligeante, un manque d'imagination consternant. In fine, vous leur pardonnez car ils ne savent pas ce qu'ils perdent en courant après un désir mimétique  insaisissable.