Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 5 avril 2026

UNE QUESTION

 Pourquoi attendre ce qui va arriver, se produire, finir et ne pas prendre les devants en partant avant? Je me le demande.

LE CONSEIL

Ne croyez pas au retournement de veste, au changement d'opinion, à une  conversion tardive, c'est pour faire plaisir, sauver sa peau, par diplomatie, opportunisme. 

PS:  à utiliser avec précaution, en cas de force majeure (éviter un peloton d'exécution, un interrogatoire du troisième degré et au temps de l'inquisition, le bûcher). Mais c'est vous qui voyez.

LES DEUX COMÉDIES INDISPENSABLES POUR CONNAÎTRE LA SOCIÉTÉ DES VIVANTS ET DES MORTS

Balzac et Dante nous ont dit tout ce qu'il fallait savoir  de la société des vivants et de celle des morts. L'un nous raconte  le monde dans lequel il vit,   l'autre celui  qui nous attend.

D'abord la Comédie Humaine  du premier(1799-1850). En 26 ans de  travail  et  95 volumes, il a crée 2500 personnages qui animent  un voyage dans la société de son temps. Elle nous intéresse car, à part quelques détails triviaux, rien n'a changé. Celle d'aujourd'hui partage les défauts de son ancêtre avec l'hypocrisie, l'avarice, l'orgueil, l'indifférence, la méchanceté, l'ambition et les qualités habituelles qui, elles aussi, n'ont pas changé et que tout le monde connaît au moins de nom. Il porta, dit-il, la société toute entière dans tête et il en décrivit les illusions, les grandeurs, les misères avec un réalisme, une vérité, une humanité, une générosité qui restent sans égale. 

Ensuite, peu avant la fin et pour se préparer à la suite, il faut lire la Divine Comédie de Dante (1265-1324). En 14 000 vers, il raconte sa traversée de l' enfer, du purgatoire et du paradis.  Ce poème  mystico-philosophique   est   à la fois une vision  allégorique qui nous promène d'abord en enfer à la rencontre de ceux qui vont y expier longtemps leur addiction à la luxure, à l'avarice, à la traitrise. C'est aussi un reportage et une satire politique de son époque dont la  richesse reste intacte. Puis on remonte  vers le  purgatoire. Un endroit moins effrayant car ce n'est qu'une zone de transit où l'âme  des repentis se purifie dans l'attente du salut. Ils sont des candidats certains pour le paradis que Dante nous décrit avec des détails qui ne sont pas sans évoquer certains récits d'expériences d'état de mort imminente avec cette lumière au bout du tunnel qui est suivi de moments étonnants.

Ces deux œuvres extraordinaires ne sont pas seulement admirables dans leur fond et la forme, elles sont  un viatique nécessaire pour un esprit qui ne veut pas rester idiot. L'une nous apprend à voir le monde tel qu'il est, l'autre nous  fait imaginer  celui où l'on pourrait aller. 

samedi 4 avril 2026

LE CONTRAIRE DE L'OPPOSEÉ

Le malheur rend heureux quand il cesse et le bonheur rend malheureux à sa fin.
De tout un peu, mon quatorzième volume imprimé par Amazon aurait pu s'intituler Rien de tout car il n'intéressera que ceux qui n'aiment pas les  romans policiers, à l'eau de rose, la science-fiction, l'héroïque fantaisie, détestent les livres d'histoire de géographie, de physique, de chimie, les biographies, les iconographies. Les autres qui ne lisent pas ne sont pas concernés. Le sont seulement ceux qui préfèrent pas assez à beaucoup trop.

UNE PEUR

À la place des américains, je ne serais pas rassuré par la politique étrangère de leur étrange président qui se croit le maître du monde et je vivrais dans la peur. 

En faisant de la guerre un outil de destruction massif, il pense convaincre avec des arguments frappants et obliger ses ennemis à se soumettre, à ramper, à accepter une servitude involontaire. Son inculture doit lui faire ignorer la parole christique qui dit : "celui qui prend l'épée périra par l'épée". Son  négationnisme du génocide à Gaza, son adoubement de l'expansionnisme au Liban, en Cisjordanie, sa participation à l'agression de l'Iran sont en train de fabriquer une montagne de haine qui atteindra, un jour, la hauteur de l'Himalaya. Son destin sera d'exploser avec une  violence dont on ne peut imaginer la puissance. Le souvenir du 11 septembre aurait dû servir et faire comprendre aux dirigeants américains que les ennemis qu'ils secrètent avec une constance et une efficacité fordienne sont capables de porter le feu chez eux aussi bien que leurs bombardiers chez les autres. Cela n'a pas été compris et ils redoublent leurs efforts. 

Ce que je crains et qui me fait pleurer d'avance, c'est qu'une victime qui aura vu sa famille, sa maison, ses amis, sa ville anéantis ne décide d'appliquer la loi du talion et de se venger à la façon évangélique. Il est aujourd'hui facile d'acheter, de voler, de fabriquer une petite bombe atomique sale ou propre et de la faire exploser là où elle fera du mal à des milliers, voire à des millions d'américains dont le crime, pour la moitié d'entre eux aura été de vote républicain. Leur pays n'est pas un sanctuaire et la drogue y pénètre par touts leurs côtés. Un colis piégé y trouvera facilement un asile. 

La folie de l'un, la colère de l'autre sont de mauvaises conseillères, mais si l'un écoute la sienne comment peut-on espérer que l'autre n'y trouve pas l'excuse qui le fera passer à l'acte? Qui peut dire que l'engrenage ne s'est pas déjà mis en route? Le premier a, lui, déjà appuyé sur le bouton rouge.
Quand on y réfléchit, les chanteurs sont des instruments à cordes vocales.

vendredi 3 avril 2026

PAUVRES IRANIENS

Les français savent ce qu'endurent les iraniens bombardés par les américains. Je suis assez âgé pour avoir vu ma ville pilonnée et des quartiers entiers éventrés. Après le passage de leurs forteresses volantes, les cimetières se sont remplis par des dizaines de milliers de morts et des villes entières ont du être reconstruites. Pour changer un régime et le rendre plus conforme à leurs intérêts, les américains ne s'embarrassent pas de sentiments, ils éradiquent. Les iraniens doivent s'attendre à ce traitement en pire car un fou est aux commandes. S'ils ne veulent pas devenir comme nous, une colonie servile, il faut qu'ils résistent à cet imperium ignoble qui entrera dans les poubelles de l'histoire plus vite qu'il n'y ait entré.

TOUT EST RELATIF

Les soucis, les tracas, les ennuis, les contrariétés sont des désagréments qui viennent polluer notre plaisir de vivre parce qu'on leur donne une importance qu'ils ne méritent pas. Il suffit de les relativiser en les comparant à des catastrophes entrées dans l'histoire. Je vous en rappelle quelques unes afin que la perte de votre carte bancaire, l'abcès dentaire, la fuite du robinet, la contravention, le vin bouchonné, la visite  de la belle-mère et du beau-père, etc., prennent leur véritable proportion. Nous avons ainsi, par ordre chirologique: la chute du météorite en qui provoqua la disparition des dinosaures en moins 66 millions, la grande peste (1347), l'incendie de Londres (1666),  le tremblement de terre de Lisbonne (1755), la déclaration de la guerre de 14, etc.. 

Nos embêtements ne sont rien par rapport à ce que d'autres ont vécu et en sont morts. Par décence, cessons de nous plaindre pour des futilités et gardons nos gémissements pour le moment en préparation où une surprise très désagréable nous fera regretter le bon vieux temps de nos emmerdements. 

DE TOUT UN PEU

N'attendez rien des gens qui ont tout.
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Partir sans savoir où l'on va  donne à l'arrivée un air de déjà vu quand on a tourné en rond.
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Ce qui empêche de partir ce n'est pas l'attachement à ce que l'on laissera ni la peur de l'inconnu, mais la certitude que les moins seront plus nombreux que les plus.


jeudi 2 avril 2026

Le solitaire qu'il soit un loup, un ours, un sanglier, un célibataire est vu comme un atrabilaire, un misanthrope fuyant la société par haine des autres  ou mis à son ban parce qu'il a la peste, est pauvre, vieux, sale et méchant. 

La paire est, elle,  célébrée. Les couples traversent les siècles littéraires et  ne divorcent pas: Roméo et Juliette, Tristan et Yseult, Abélard et Héloïse, Chimène et Rodrigue. Quichotte et Sancho Panza, Robinson et Vendredi. D'autres aussi inséparables appartiennent à une autre légende et l'on a le diable et le bon Dieu, Caïn et Abel, la guerre et la paix qui illustrent l'éternel combat entre le mal et le Bien.

MODUS VIVENDI

La cohabitation du corps et de l'esprit pose un problème insoluble. Les anciens et les modernes s'y sont attaqués, peine perdue. Adieu le consensus, place au compromis. 

Les deux se tiennent par la barbichette, chacun dépend de l'autre, question de survie. L'esprit a un handicap, il arrive le dernier. Les bons réflexes ont remplacé les archaïques mais ils sont exigeants, envahissants avec l'appétit, les besoins d'exonération, la peur d'être abandonné dans le froid, le pipi et le caca. Cet état larvaire dure longtemps et il faut attendre l'âge de raison  pour qu'apparaissent les grandes idées, les nobles pensées, les réflexions profondes, les vastes connaissance après l'installation des sentiments, des qualités et des défauts.

Aux aléas du corps avec la maladie, les accidents répondent les souffrances de l'âme (angoisse, inquiétude, obsessions, dépression, névroses) entre lesquelles s'infiltrent  les soucis, les tracas, les peurs.

Avec le temps,  on s'habitue, l'un fait avec l'autre, bien forcé, impossible de s'échapper autrement que par la manière forte mais le droit s'y oppose encore. 

LE BIEN NOMMÉ

Rares sont les cimetières aussi élégamment accueillants que celui qui porte le nom de la gare dont il n'est séparé que par une avenue et qui porte le même nom: Montparnasse-Bienvenue.

 Je ne suis pas certain d'arriver à mes fins en cours mais j'en  suis sûr pour la  dernière.

mercredi 1 avril 2026

Pour prendre de la hauteur, je grimpe à une échelle et, en haut, débarrassé de l'effet de sol,  je me livre au vertige du vide en me demandant, frissonnant, si je ne serais pas mieux, allongé dans mon lit, à rêver que je suis, très haut, assis confortablement sur une étoile filante.

MERCI

MERCI n'est pas un mot banal. Il est même redoutable, c'est une reconnaissance de dette envers quelqu'un qui a  ramassé un objet tombé, ouvert la porte, mis une pièce dans la main tendue, donné un conseil,  dépanné, etc. Ce merci peut être suivi de beaucoup quand le cadeau est conséquent.

Il reconnaît un statut de débiteur et on espère que le mot rembourse suffisamment pour éteindre la dette. Il ne le fait pas, car il  engage l'avenir puisqu'il atteste qu'un service a été rendu. C'est un liant et surtout un lien. 

Soyons donc économes de nos mercis. Pas  au point cependant de faire partie de ceux qui ne le disent jamais. Leur silence signe un complexe de supériorité qui ne peut admettre que sa grandeur soit redevable envers un autre, forcément inférieur. Ce serait humiliant donc intolérable. Ce sont les autres qui doivent les remercier d'être uniques et à son service.

PS: les sans-merci n'ont rien de commun  avec ces derniers. Ils appartiennent à l'espèce des prédateurs qui répandent le mal par orgueil, indifférence, gourmandise. Ce sont des humanoïdes dépourvus d'humanité. 
Si on comprenait que la vie joue un match contre nous,  que l'on passe  notre temps à l'entretenir alors que son seul but est de marquer le but, de nous envoyer au vestiaire du cimetière, on prendrait les devants et on refuserait de naitre.

mardi 31 mars 2026

J'aime le décubitus car la position allongée permet de voir le ciel de lit ou le bleu du ciel, les papillons, les petits oiseaux. Je hais l'orthostatisme car, debout, on voit l'horizon bouché, le ras des pâquerettes, la boue et tous les salauds et les salopes qui mentent, corrompent, salissent, en veulent à nos libertés, à notre argent, à notre peau.
En plus de l'être, les salauds salissent l'eau: deux raisons de finir en enfer.

LE CERVEAU ET LE TUBE DIGESTIF

Il y a des idées difficiles à croire, dures à comprendre comme il y a de la viande coriace, des légumes indigérables. Le cerveau a donc les mêmes problèmes que le tube digestif et tous les deux produisent de la matière nauséabonde avec l'un des théories fétides et l'autre des excréments puants. Ceci explique qu'on se retrouve, au final, dans le caca.