Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


lundi 12 octobre 2026

ÇA, C'EST BEN VRAI

 Si on met au numérateur le nombre de gens qui gagnent à être connus et au dénominateur celui de ceux qui gagnent à ne pas l'être, on est étonné de constater, effaré, l'importance de la disproportion et la valeur minuscule du quotient.

LE CERCLE VICIEUX

On est privé de la faculté qui permettrait de prendre conscience qu'on en est privé.
Si on n'avait pas des arguments pour nourrir les objections que l'on oppose aux propositions qui ne sont que des arguties, il n'y aurait pas une discussion mais une conversation consensuelle avec des congratulations réciproques, confite dans une amitié à base de sympathie complice. 

La vie sociale, familiale serait un long fleuve tranquille, la politique un lac paisible, sans vie aquatique et la vie d'un ennui si mortel qu'il ne resterait personne pour se plaindre.

dimanche 11 octobre 2026

GRANDEUR DU MASSAGE

Le massage est une caresse dont il faut savoir abuser. Gratuit, inoffensif,  tellement gratifiant et si facile qu'il n'est pas besoin de faire le voyage en Thaïlande pour s'en régaler. Cerise, l'exercice est solitaire. Il suffit de laisser faire les mains.

Trois étapes, trois étages et la vie resplendit dans un corps apaisé qui a reçu pour la journée sa ration de tendresse.

À seigneur, tout honneur, vous commencerez par la tête et ses facettes accessibles. Chacune à droit à un effleurage avec un passage rapide, superficiel de la pulpe des dix doigts qui font des petits cercles concentriques sur toute la surface. Aucun centimètre carré n'est épargné depuis la nuque, les tempes, l'occiput, le sommet du crâne, le front, les joues, les pourtours des yeux, du nez, de la bouche, le menton et sa houppe. Vous arrêtez quand vous en aurez assez. Vient le palper-rouler: l'on prend la peau entre le pouce et l'index et l'on progresse en décollant la peau, les mains côte-à-côte, sur toute la surface du crâne, 3 fois de suite. Repos pendant 5 minutes pour récupérer des forces et que la peau se remette en place. On termine par le massage transverse profond qui intéresse les insertions tendineuses de tous les muscles. Avec la pulpe des doigts de la main dominante, on on appuie fortement sur le muscle à l'endroit qui fait mal et on fait des petits va-et-vient à la limite du supportable quelques secondes. C'est fini pour le haut.

Vous passez au ventre, allongé(e) et faites les trois étapes, le massage transvers profond est remplacé par un massage du cadre colique qui suit sa géographie depuis son origine dans la fosse iliaque droite, on remonte, on suit la ligne sous thoracique et l'on redescend du côté gauche jusqu'en bas. 

Le dos peut subir la même triple caresse. L'idéal est de trouver deux mains charitables n'ayant pas peur de de pétrir la chair vivante, dotées d'une bonne force de pincement et d'appui. Les fesses, la colonne sont le terrain de jeu  de ce qui sera un supplice digne du jardin des délices quand il sera terminé. Dites merci avant de vous endormir.
Perdre de vue l'essentiel n'est pas dû au fait de trop payer d'attention au superflu mais à sa taille si énorme que même une bonne vue ne peut le voir en entier.
Dans le sommeil sans rêves, le temps, l'espace, le monde, les gens, soi-même, cessent d'exister comme si tout était aspiré dans un vide qui a la densité du néant.

samedi 10 octobre 2026

ÇA, C'EST BEN VRAI

Si l'on était, comme on prétend l'être, habités par l'esprit du bien, du bon et du beau au lieu de l'être par celui du mal, du mauvais et du laid, on serait normaux, comme tous les autres animaux.

BIEN -MAL

Le mal doit son succès à sa facilité. Il ne demande aucun effort, se pratique de façon naturelle en suivant l'exemple du plus grand nombre.

Le bien doit son insuccès à sa difficulté. Il demande des sacrifices, prend du temps, exige de la patience, ne reçoit aucune récompense. C'est un investissement à fonds perdu. 

Ainsi, vous avez, après  des heures de travail acharné, une fatigue inouie, gagné l'admiration générale en devenant le meilleur ouvrier de France de briseur de cailloux et il a suffit d'une seconde d'inattention pour qu'un  voyou vous vole la précieuse médaille en or qui récompensait votre exploit héroïque par un tour de passe-passe que personne n'a vu.

TOUT PASSE, TOUT LASSE, TOUT CASSE

Avec l'obligation d'inspirer et d'expirer en permanence, de boire et de manger régulièrement, il est normal que l'on finisse par se lasser, comme pour tout selon l'adage que je vous épargne et, qu'un jour, la patience épuisée, on arrête. 

vendredi 9 octobre 2026

Les idées étranges que l'on a parfois doivent venir de l'étranger!

CONSTAT DE FAILLITE

Ce n'est pas la première fois que la socièté française est  divisée.

Elle le fut pendant des siècles au temps où la royauté, avec l'aide de la noblesse et la complicité du clergé d'une église dévoyée, oppressait le tiers état, la majorité faite du vulgum pecus.

Après la révolution de 1789, on aurait pu espérer qu'avec de si beaux principes, l'unité devint éternelle. Que nenni, la division se reconstitua aussi vite qu'elle avait disparu et ne cessa de se renforcer avec une caste dirigeante choisie par les banquiers, un tiers état qui ne savait pas quoi faire de sa majorité absolue. Une bourgeoisie intermédiaire tirait son épingle du jeu en profitant, opportuniste,  des deux.

Aujourd'hui, on a 1 % de la population qui forme une nomenklatura puissante. Elle a confisqué le pouvoir grâce à de belles paroles enrobant des mensonges prometteurs. Elle le partage avec  quelques milliardaires qui possédent les médias qui désinforment, des banquiers qui la forment, la financent, aidée des grands serviteurs de l'État qui labourent dans cet État, de  10 %  de fonctionnaires qui mettent l'État à leur service pour en tirer des avantages. Le reste (commerçants, artisans, ouvriers, serveurs, paysans) travaille pour enrichir et faire vivre tout ce monde qui vit au dessus des  moyens de son maître, s'endette pour nourrir le train de vie.

Jamais le slogan de la République n'a jamais été autant renié.

La liberté est attaquée par ceux qui disent la défendre et il est interdit de prononcer certains mots, d'avoir des idées qui dérangent certains, de faire des défilés qui ressemblent pourtant à des processions permises. La police interpelle,  la justice condamne, les prisons qui débordent sont ouvertes.

L'inégalité est la règle devant l'impôt avec plein de régimes d'exception et de faveur. L'âge du départ à la retraite est une variable qui dépend du pouvoir de nuisance du syndicat dominant. La justice procède avec une célérité qui varie selon que vous êtes puissant ou misérable, une vipère lubrique ou un bien en cours, vite ou lentement, durement ou avec sursis.

Ne parlons pas de la fraternité dans une société où tout le monde, dans la rue, dans les cafés, dans l'hémicycle, autour d'une table est, pour un regard, une parole, un geste, une place de parking, une idée, prêt à se battre à coup de poings, de couteaux, de fourche, de fusil à pompe, de voiture transformée en tank pour anéantir, exterminer, écraser.

Et on a personne en vue pour dissiper la discorde, apaiser les esprits, libérer, égaliser,  rendre l'autre supportable. 

QUELLE HONTE

Nos parties honteuses inférieures, celle du derrière et celle du devant ont une décence, une propreté, une honnêteté que devrait envier celle qui, au-dessus, dans la tête, bouillonne de pensées malsaines, d'idées obscures pleines de haine, de rancune, de rancœur qui polluent l'esprit, aliènent l'intelligence, pervertissent l'âme, endurcissent le cœur, font de la vie un enfer avant de nous y envoyer à la fin.

JE ME CONSOLE COMME JE PEUX

Avec mes pieds qui ne chaussent que du 44, une taille qui ne dépasse pas 1 mètre 77, je me sens tout petit et complexé quand je me compare aux 20 000 kilomètres et quelques qui me séparent des antipodes et aux milliards de ceux en années lumière de l'espace qui  surplombent ma tête. Heureusement il y a les fourmis qui me redonnent un peu de moral car elles trouvent mes pieds immenses et ma stature une des merveilles du monde à l'égal du colosse de Rhodes dont elles ont entendu parler.

jeudi 8 octobre 2026

LE CONSEIL

J'ai mis longtemps avant de m'en convaincre mais, à force d'expériences et de désillusions, j'en suis arrivé à la conclusion suivante: ne perdons plus de temps avec les gens inintéressants, c'est-à-dire qui n'ont rien à dire de plus que de vous raconter leurs histoires de famille, leurs faits quotidiens ou qui sont intéressants mais dont les centres d'intérêt ne vous intéressent pas. Leur point commun est que ce que vous faites, dites ou pensez ne suscite qu'un intérêt poli, une curiosité discrète, une attention qui ne se soutient pas plus que le temps d'un sujet, un verbe et un complément. Ce genre de relation est stérile, coûteuse, énervante. Elle éprouve la capacité de résister à l'impatience de continuer une lecture, de voir un film, d'écouter le Précepteur, de planter un rang d'oignons. Si vous ne me croyez pas, demandez-vous si Montaigne et La Boétie quand ils se parlaient ou s'écrivaient évoquaient la pluie et le beau temps ou si l'un ne commentait pas, rempli d'admiration et d'étonnement devant tant de profondeur, les idées d'Étienne sur la servitude volontaire et l'autre, ne reprenait, plein de respect et d'enthousiasme, les  pensées si fécondes de Michel. Leur amitié était basée sur le dialogue qu'alimentaient une curiosité commune et une complicité de leurs intelligences. Prenons leur exemple comme base de nos amitiés. 

Tous les soirs, la terre s'endort quand le soleil se couche. Fait-elle de beaux rêves?

Dès que l'on a pris conscience de quoi l'on était incapable, on accepte, résigné mais avec l'âme en paix, de n'être pas celui que notre inconscience avait réussi à nous faire croire.

mercredi 7 octobre 2026

Égrener son chapelet a, pour certains et certaines, le pouvoir étonnant de transformer un caillou en montagne.

PROPAGANDA

Les éléments de langage qui saturent les discours des préposés à la diffusion médiatique de l'information gouvernementale sont des phrases préfabriquées  censées prouver la fermeté de la politique suivie, les succès enregistrés, la détermination de l'équipe, sa fermeté, son courage, son efficacité etc... Paroles creuses, surjouées pour leur donner de la profondeur, ces messieurs-dames ont appris à mentir mais ne savent pas jouer la comédie de la sincérité, défavorisés par un texte d'une qualité administrative, digne d'un rapport de gendarmerie. On écoute cette propagande institutionnelle qui ferait rire si elle n'était à pleurer d'autant plus difficilement que le sponsor est financé par ceux qu'il entube.
Si l'on soumettait ce que l'on va dire à une critique objective, on se tairait plus souvent.

mardi 6 octobre 2026

La vérité si difficile à dire, si dure à entendre ne fait pas le poids devant le mensonge, une alternative séduisante, facile à dire, agréable à entendre et qui facilite la vie dans le court terme. C'est l'arme favorite des politiciens qui se prennent pour Machiavel.