Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


jeudi 12 février 2026

De la même façon qu'une mauvaise idée se remplace facilement par une bonne, il suffit d'y penser, une mauvaise habitude ne résiste pas à la prise d'une bonne. Il suffit de la trouver. 

Exemple: si, brusquement, vous avez envie d'en finir à la suite d'un trop plein de soucis en rapport avec votre faillite, votre divorce, votre cancer, le mauvais temps, la conjoncture et d'aller en Suisse pour une euthanasie douce, confortable, en musique, à un coût compatible avec ce qui vous reste de moyens, vous pourriez orienter votre état d'esprit dans une direction moins définitive et la remplacer par la décision positive, réjouissante, de celles qui mettent du baume au cœur et de la salive en bouche, de faire un bon gâteau, de lire un bon bouquin, de planter un bel arbre, de regarder un bon film, mais c'est vous qui voyez...

ÇA, C'EST BEN VRAI

Chacun estime le travail des autres à l'aune de son propre talent. C'est ainsi que l'analphabète illettré n'aucune considération pour l'écrivain, que le philosophe regarde de haut l'éboueur, que le consul honoraire ignore la caissière du supermarché, que le cuisinier étoilé a du dédain pour le vendeur de pizzas surgelées, que l'orateur se sent supérieur au camelot qui discourt pour vendre sa camelote etc.. Chacun a, pour sa chapelle, les yeux de Chimène...
La retraite est une porte de sortie de la vie active et d'entrée dans la contemplative.
Le militaire aime se réveiller au son martial du clairon, le pompier à la sonorité lugubre de la sirène, le curé à la voix grave du bourdon de la cathédrale, le musulman au chant religieux du muezzin, le pianiste au bruit  de la musique de  la lettre à Élise, Alfred de Vigny aimait l'être par le souffle du cor au fond des bois. Je ne les comprends pas car moi, je déteste le bruit qui m'empêche de continuer à rêver.
Il y en a qui on besoin de se parler pour savoir qu'ils existent et de se regarder dans une glace pour savoir à quoi ils ressemblent!!!
La haute estime qu'ont d'elles-mêmes certaines personnes équilibre harmonieusement la mauvaise opinion que les autres leur portent.

mercredi 11 février 2026

DE TOUT UN PEU

Ce n'est qu'une affaire de goût mais je préfère ce que j'aime.
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Ce que je suppose n'est pas forcément vrai mais se rapproche de ce que je crois être la vérité.
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C'est  la minorité que je préfère car il y a moins de concurrence que dans la majorité.
J'extériorise mes qualités (courage, volonté, générosité) faute de pouvoir les externaliser à qui en manque pour éviter de les intérioriser  car j'ai du mal à les assumer faute d'en disposer.

LA PHYSIQUE DE L'AMOUR

L'amour est un feu dont la flamme n'a pas vocation à la vie éternelle. Il s'éteint naturellement  non par fidélité  à  la troisième loi de Newton qui nous dit que toute action provoque une réaction égale, de sens opposé, mais par obéissance à la deuxième de la thermodynamique qui précise que dans la vie réelle, tout système se dégrade, l'énergie se dissipe, le désordre augmente et  le retour à l'état initial impossible. Pas de panique, pas de culpabilisation, personne n'est responsable puisque toutes les fins sont prévues dès le commencement. On l'apprend trop tard et on le vit comme un accident. Ce devrait être inscrit dans le contrat du mariage qui est forcément à durée limitée. Les nouvelles générations connaissent mieux la physique et préfèrent le concubinat qui anticipe l'extinction de la curiosité, le refroidissement de l'affection, la distraction de l'attention et dédramatise la séparation.

Conclusion: Cupidon, le saint patron des amoureux est un demi-dieu farceur qui n'a jamais prétendu  travailler pour les générations futurs mais le temps d'un moment.

Vivre en paix, échapper au fracas extérieur, se retirer dans son monde intérieur est difficile car l'ennemi principal est l'ami, la famille, la relation. Ils jouent tous un rôle dans la comédie sociale. Ils y tiennent et veulent que vous fassiez de même. Ils ne vous laisseront pas tranquille et vous accableront de sollicitations, de démonstrations, de manifestations. C'est d'eux qu'il faut se débarrasser. Chacun a sa méthode: X est parti aux Kerguelen, Y s'est enterré dans un monastère, Z vit dans un phare désaffecté au milieu d'une mer toujours démontée. Moi, je suis resté où je suis et ce sont les autres qui se sont éloignés. Pour les y obliger, j'ai utilisé mes dons de comédien refoulé dans un travail de composition digne de l'Actors Studio. J'ai commencé par emprunter son sale caractère à un chien teigneux, son  humeur massacrante à un tueur en série. J'ai renforcé mon abord répulsif  en adoptant le ton sarcastique d'un donneur de leçons. Mon humour bon enfant trempée dans du fluide glacial aurait fait peur à Ambrose Bierce, l'auteur du Dictionnaire du diable. Quand cela ne suffisait pas, je tenais des propos séditieux, de ceux que l'on entend la veille de toutes les révolutions par des iconoclastes, au cas par cas. Devenu infréquentable, la société se détourna de moi : la famille se mit aux abonnés absents, les amis passèrent leur chemin, les relations retrouvèrent leur incognito, même le facteur se mit à garder ses distances. 

Cette opération commando m'assure une tranquillité exceptionnelle en me délivrant de toute obligation sociale. C'est une récompense rudement gagnée car tenir le contre-emploi est un exploit théâtral qui fait être le contraire de ce que l'on est, à la ville. Forcer mon bon caractère, mon humeur joyeuse, mon ironie aimable, ma bienveillance naturelle, mon ton  légèrement moqueur, ma conversation que l'on dirait dictée par mon ange-gardien relève de l'exploit sportif de haut niveau. 

PS : Je ne conseille pas cette duplicité assumée pour le bon motif à n'importe qui. Elle peut échapper à l'auteur qui ne retrouvera son état d'origine. Seules des âmes d'élite y auront recours, mais existent-elles?

PS : c'est vous qui voyez si vous pouvez.

mardi 10 février 2026

UN ÉTONNEMENT ÉLOQUENT

Je suis très étonné de constater la passivité grandissante, l'inertie galopante, non seulement de mes mains et de mes pieds, mais du corps entier y compris la partie frontale du cerveau dédiée à l'activité motrice. Leur refus de s'engager, de remplir le contrat d'exclusivité signé à la naissance, de tenir la fonction qui leur est dévolue, me confine au lit, en position allongée, sans possibilité de me lever, de m'habiller, d'aller vaquer ou travailler à remplir mes tâches quotidiennes ménagères, potagères, animalières, culturelles, relationnelles etc.. Qu'ai-je fais au bon Dieu  pour mériter un sort si agréable, De quel bienfait me récompense-t-il avec ce trop de volupté? Dites-le moi avant que je me rendorme pour faire de beaux rêves...

LA GRANDE QUESTION DU MAL

Comment faire pour tirer du bien du mal afin de le rentabiliser. Cette question vous préoccupe, m'a-t-on dit, aussi m'y suis-je attelé.

Posons les limites de ce problème réputé insoluble depuis la haute antiquité et laissons son origine à ses sources. Elles sont connuzs, documentées, détaillées. Nous les citons pour mémoire, constatons qu'elles échappent à notre pouvoir de coercition et devons nous en accommoder. 

- Satan et ses envoyés terrestres: dictateurs, génocidaires, violeurs, assassins. Leurs noms et maléfices salissent les livres d'histoire et remplissent les annales de la justice . 

- Les catastrophes naturelles bien que ne sachant pas ce qu'elles font ne peuvent être exonérées des méfaits qu'elles commettent en toute innocence, poussées par des forces qu'elles ne contrôlent pas. Éruptions meurtrières, tremblements de terre, glissements de terrain, incendies, inondations, cyclones, typhons, vagues scélérates, chutes de météores etc. rivalisent pour semer la désolation, la peur et la mort, but ultime du mal. 

Ces maux sont primaires. Ils échappent à notre volonté. Ils appartiennent à un fatum qui nous dépasse. Le mal qui m'intéresse est celui que nous subissons, provoquons et dont nous sommes les victimes plus ou moins complices.

Le mal de vivre est le plus pénible. Présent au quotidien, il poursuit le dépressif de sa malfaisance, transforme ses jours qui auraient pu être des rêves éveillés en cauchemars. Il crée un sentiment oppressant qui peut   devenir insupportable.

Le mal d'être est la forme mineur du précédent. Fréquent lors des crises de l'adolescence, de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, de la soixantaine.  Il a disparu chez les très âgés qui ont survécu, il est remplacé par sa forme féminine: la maladie.

Le mal de mer frappe les marins d'eau douce quand ils mettent les pieds sur le pont roulant et tanguant d'un bateau de haute mer navigant dans le golfe de Gascogne. On l'évite facilement en restant à terre ou en prenant ce qu'il faut. 

Le mal du pays est l'exclusivité des aventuriers qui se sont expatriés en terre étrangère pour échapper au froid, au fisc, à la vie chère, à la chienlit,   à la famille, à la justice, à la routine,  trouver une jeune concubine sublime  désintéressée. Il survient au bout de quelques mois quand les illusions se sont envolées, que les mensonges des agences et des expats piégés ont été éventés et qu'il faut affronter le désert culturel, la pollution, le climat qui est tout sauf tempéré, la solitude, la pauvreté des natifs, la politique, la nourriture, les escrocs, l'envol des rêves d'amour éternel. Il se manifeste par une nostalgie du pain du boulanger, des quatre saisons, des restos sympas, du film du samedi soir, de la partie de cartes, de pétanque, des discussions du café du Commerce, des soldes au Carrefour, de la sécurité sociale, du défilé du 14 juillet, de la pagaille, des grèves, du plaisir de dire du mal de tout sans en faire.

Le mal peut être secondaire et provenir d'un tiers qui nous  empoisonne par l'intermédiaire de la trinité satanique qui réunit l'idéologie, la politique, la religion (ipr). Ces trois entités ne sont pas antagonistes mais solidaires: elles usent des mêmes mots, tiennent les mêmes discours et poursuivent les mêmes prétentions: l'asservissement de l'esprit, la dépendance du corps. Toutes prétendent vouloir notre bien, nous ouvrir les yeux, que les sacrifices à faire préfigurant les délices à venir. En réalité, ils veulent le pouvoir pour assouvir leur rêve de puissance, satisfaire une ambition démesurée, asservir pour dominer. Le bien qu'ils invoquent est à la mesure du mal qu'ils se donnent et de celui qu'ils répandent.

Cet état des lieux fait percevoir que si le bien est l'étendard de l'ipr, le mal est son lieu commun. Le savoir permet de découvrir la faille entre le discours, la posture et la réalité et d'échapper à la servitude. Il n'y a pas de plus grand plaisir que de voir le piège, de découvrir la vérité, un  trésor. Confondre le coupable est la seule joie possible et l'unique bien que peut offrir le mal.
Les gens qui s'étonnent de rien et sont jamais surpris ne sont pas victimes d'une tautologie mais atteints d'une maladie psycho-sensitive qui abolit le reflexe provoqué par l'inattendu avec les yeux qui essaient de sortir des orbites, le buste qui se jette en arrière, une poussée d'adrénaline qui accélère  le cœur et aberre l'interprétation psychique du phénomène inhabituel qu'ils  considèrent comme ordinaire. Cette paralysie psychomotrice les prive des réactions enregistrées sur les personnalités normales avec un "OH" de stupéfaction, écarquillement des paupières etc. Ces personnes peu remarquables  dégagent la chaleur d'un glaçon, ont  la curiosité d'une huitre de Cancale et leurs yeux brillent de l'éclat d'un verre dépoli.  Ils sont là mais viennent d'ailleurs, d'un endroit où la surprise et l'étonnement n'ont pas leur place puisque les faits extraordinaires sont l'ordinaire.

lundi 9 février 2026

Quand aux malentendus secondaires à l'hypo-acousie, aux mal vus provoquées par le vieillissement de la vision, au mauvais ressenti qui résulte de la diminution des sensations, on ajoute les malfaçons consécutives à la perte des forces, au malheur qui accompagne la maladie, on se demande, sans pouvoir répondre, compte tenu de la médiocrité de la mémoire, comment c'était quand tout allait bien???

UNE ÈRE NOUVELLE

L'homme essaie depuis toujours  de se faciliter la vie. Il a longtemps gardé le contrôle de ses créations obligées d'obéir sous peine de punition ou  d'arrêt. Il avait commencé par faire du feu, inventer la roue, la brouette, domestiquer des animaux plus forts que lui pour porter ses bagages, tirer les chariots. Quelques siècles plus tard, l'imprimerie fit disparaître les copistes, les machines à tisser remplacèrent les métiers à main, la machine à vapeur décupla la force de travail, l'électricité apporta la lumière dans les chambrées, l'électro-ménager dans les foyers, l'électroportatif dans les ateliers. L'homme commandait, la machine exécutait.

En 1963, la DAO montra le chemin. Avec l'ordinateur à la place de la planche à dessin, le pouvoir commença à changer de maître. Ce premier pas porta une idée plus radicale : non seulement de se passer de la main mais aussi de la tête en supprimant toute  intervention humaine dans la chaîne du travail depuis la conception jusqu'à la production. 

Nous passions de l'ère post-industrielle à l'ère post-intellectuelle. La pensée - et son sous produit la culture - devint générée par un ordinateur super-intelligent doté d'une mémoire absolue, travaillant à une vitesse reflexe, capables de solutionner plusieurs problèmes à la fois, sans erreur. Ayant réponse à tout, utilisée par des robots sortant par millions d'usines automatisées, cette entité, sans fatigue, sans famille, sans désir, sans besoin de repos sinon d'électricité va prendre toute les places du marché de l'emploi puisqu'elle ne se met pas en grève, fait les trois huit en continu, s'autorépare. Ayant fait son temps, elle partira au recyclage, sans pot de départ.

En 2026, le tocsin sonne dans les universités, les lycées, les collèges et même les maternelles, les écoles de commerce, les studios de cinéma, d'animation, de radio et de télévision,  les banques, les notables en général et, plus particulièrement, les professeurs, les docteurs en ceci, en cela, les comptables, les notaires, les avocats, les chercheurs.

Ce bouleversement ne remplace pas seulement les corps mais aussi la tête. Il double le grand remplacement en cours. Nous ne sommes pas dans une transition mais dans une rupture. On est entrés dans la sphère du grand chambardement. 

LE TEMPS DES SOUVENIRS

Le temps des souvenirs est toujours celui des soupirs avec la résurgence des fautes impardonnables, des mensonges inavouables, des erreurs évitables qui rappellent l'imbécile que l'on a souvent été et qui nous empêchait d'avancer. Heureusement, il suffit de le vouloir pour se débarrasser de ces encombrants monstrueux, d'aller au chapitre  des jours glorieux. Ils sont frais, comme de la veille et nous disent, la main sur notre cœur, combien nous avons eu de la chance et assez d'intelligence pour vivre tant d'heureux moments, nous être donné tant de bonnes occasions de plaisir, avoir pris d'aussi sages décisions. La liste est si riche qu'elle nous a donné envie de la continuer. Elle est un élixir de longue vie. 

dimanche 8 février 2026

LE CONSEIL DU PHARMACIEN DE GARDE

La nourriture est un médicament aux effets secondaires dévastateurs. Prise à une dose supérieure au maximum requis, elle fait mourir d'une multitude de maladies, prise à une dose inférieure au minimum convenable, on meurt dans la cachexie et la dénutrition.

UN TEMPS POUR TOUT

Hiérarchisons le temps selon l'importance des fonctions qui l'occupent. L'essentiel sert à satisfaire les besoins primaires: travailler de ses mains, de la tête pour manger, boire, se chauffer, se loger, se protéger, se soigner. Tout le reste est secondaire, subalterne, accessoire, insignifiant, dérisoire même si on ne peut s'en passer.
Arrêtons de donner de l'importance à ce qui n'en a pas, gens et choses. Les uns nous oublient  plus vite qu'on les oublie et les autres ne font plaisir qu'à l'envie qu'on avait d'elles. L'équilibre est rétabli, le bénéfice réciproque et le temps gagné peut être consacré  à le gaspiller intelligemment.
Le milieu qu'il soit celui de la nuit, du jour, de la pègre, de la musique, du terrain, politique, religieux, militaire, scientifique, philosophique est au centre d'une sphère ou d'une surface dont le rayon peut varier de 12 heures à plusieurs milliers voire millions d'individus. Il concentre sans entasser et circonvient tout ce qui se reconnaît comme appartenant à la même façon de penser, de compter, de marcher, de croire, de jouer. On le trouve partout sauf dans l'espace qui se dit  infini et le temps qui se veut éternel.