Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


jeudi 6 août 2026

I.A

L'intelligence humaine n'avait jusqu'à présent qu'un seul ennemi féroce, implacable. Il avait gagné toutes les batailles et son triomphe n'était pas entamé par quelques victoires des arts et des lettres: la  BÊTISE.

Elle avait imposé sa loi à coups de religions, de politiques, de philosophie, de progrès.  Elle a mis le monde et la terre dans l'état que l'on voit.  Mais, fidèle à son essence, la bêtise a secrété sa perte en créant un ennemi capable de l'anéantir: une intelligence surhumaine artificielle au pouvoir démentiel. Adolescente, elle a encore des illusions sur son géniteur, mais dès qu'elle sera adulte, dans peu, elle comprendra qu'il est un parasite qui ne sait pas ce qu'il fait, qu'il est dangereux pour tous et tout, qu'il doit être mis à sa vraie  place, à côté du gorille et de l'orang-outang, dans la même cage..

 Sortir  d'une situation où l'on est en peine de temps, d'argent, d'idées, peut s'avérer impossible tant elle est inextricable et conduit dans une impase sans issue, par définition. La panique s'installe. Police -secours, les pompiers  et le Samu refusent d'intervenir. Le moral flanche, la confiance sombre, l'angoisse monte, la dépression s'installe. Que faire? Attendre  un miracle disent les optimistes, la mort, pleurent les pessimistes. Halte au feu,  un remède existe, simple, facile, gratuit , à la portée d'un bébé ligoté dans ses langes, écoutez- moi, le temps de  l'entendre.

 Un verre d'eau coupe la soif, un morceau de pain la faim, mais impossible d'arrêter de penser sans une piqure de penthotal, un coup sur la tête, une crise de narcolepsie. Une idée en amène une autre, elles  se nourrissent d'elles-mêmes. On comprend pourquoi Proust, Châteaubriant, Hugo  ne cessaient leurs travaux d'écrire que si le papier, l'encre ou les plumes  venaient à manquer.

Les illusions s'envolent, trop légères, même lourdes. Les certitudes s'enterrent, trop évidentes mêùes fausses.

mercredi 5 août 2026

LES VALEURS

Chacun a  une valeur précise qui dépend, aujourd'hui, du compte en banque, de l'intelligence, des connaissances, de l'utilité, de la relativité due au moment où elle est fixée et de la subjectivité de l'échelle qui est attribuée à la notion de qualité par la socièté. Elle varie donc de beaucoup pour le directeur, le gouverneur, le président, le général, le banquier, à peu pour le manœuvre, la caissière, le balayeur, le serviteur, le chauffeur, le mécano, ceux qui prennent le métro, le bus, le train en deuxième classe et profitent des congés payés, font les soldes et achètent chez Action. 

Une socièté juste, responsable et consciente donnerait le maximum de la valeur aux personnes qui œuvrent à sa sauvegarde, à sa défense, à sa protection, à sa sécurité. Elle respecterait, honorerait, paierait très bien

- l'éboueur et le balayeur qui éliminent les ordures, les immondices, empêchent les épidémies, assurent la propreté des villes et des campagnes. 

- les aides-soignants, les médecins, le personnel infirmier qui, au service des malades et des mourants sont au contact des microbes, des virus, de la sanie, des corps et des esprits en déroute. 

- la  police, les soldats, les pompiers qui risquent leur vie pour sauver celle des autres. 

- les enseignants, les éducateurs qui doivent apprendre à des enfants récalcitrants ce qu'ils ont compris et faire le travail que les parents ne font pas.

D'une façon générale, la valeur la plus grande devrait aller à ceux et à celles qui sont au contact, en première ligne et au fantassin dans la tranchée qui va se faire tuer, au pompier qui entre dans la chambre en flammes, au sauveteur en mer qui lutte contre des vagues scélérates, au policier qui maîtrise le fou au couteau. Tout ce monde devrait recevoir la plus haute des estimes et recevoir le plus haut des salaires et ceux qui sont assis dans un fauteuil, discourent derrière un micro, pontifient sur un trône, donnent des ordres cachés dans une chambre forte devraient se satisfaire d'une position en sécurité, à l'abri,  loin des dangers.

PS: il faudrait, pour que la justice soit rendue, que ceux qui font le travail fixent le salaire de ceux dont la parole est l'outil. Il n'est pas sûr, cependant, que, même s'ils faisaient cette révolution, ils aboliraient ce genre de privilège et renverseraintt  la table. Rassurez-vous, hautes gens, la servitude volontaire a encore de beaux jours devant elle.
Les gens impressionnants n'ont, pour être impressionnés, qu'à se regarder dans une glace.

LES UNS ET LES AUTRES

 Certains ne sont pas à leur place:

- les qualités n'ont pas été reconnues, la chance n'a pas souri, le hasard a mal fait les choses et ils sont restés au bas de l'chelle sociale, l'ascenseur n' a pas fonctionné. Il m'est arrivé de croiser des hommes, des femmes pétillant d'intelligence, sachant réfléchir, parler, l'esprit curieux et qui végétaient dans un poste subalterne, eux qui auraient pu être professeur, dirigeant, chercheur. 

- on les voit partout: ils plastronnent, pérorent, discourent, dirigent, commandent et malheur pour leur socièté, leur pays, le monde. Ils le conduisent à la faillitte, à la ruine, à la guerre, au désespoir. La ruse, la traîtrise, le hasard, la chance, l'argent les ont servis et, quoique sans qualité mais pleins des vices utiles, ils monopolisent les premières places, sont indéracinables et il faut attendre qu'ils soient morts pour être déboulonnés.

mardi 4 août 2026

EXTRÉMITÉ ET EXTRÉMISTE

Les extrémités, parties les plus éloignées du milieu pâtissent d'une proximité éditoriale et auditive avec extrémiste, nom désignant des individus défendant une thèse que la majorité située entre le milieu et ses alentours considère comme erronée, dangereuse, vicieuse et devant être vigoureusement combattue afin de ne pas déranger le statu-quo, l'ordre établi, le consensus, le compromis etc.. La peur qu'elle suscite est légitime car l'histoire a appris que les extrémistes sont dans une position instable avec un balancier asymétrique qui  ne dispose que d'un côté droit ou gauche. La chute serait inévitable si, pour se maintenir en équilibre et au pouvoir, ils n'effectuaient un mouvement de recentrage qui permet un retour à l'équilibre. Mais le bras a été, dans la manœuvre, réduit de moitié, la stabilité est plus difficile à maintenir que lorsque les centristes étaient sur le fil. L'histoire illustre tragiquement la suite avec les khmers rouges, le goulag, les camps de concentration, les génocides, le chaos. Un balancier plus adapté doit être trouvé. Cela prend du temps, coûte cher, est difficile à mettre en place. Ce passé calamiteux colle aux fesses des extrémistes, explique la difficulté qu'ils ont à trouver des clients et leur tentation de faire une opération-commando.
L'espèce humaine fait exception dans tous les  domaines. Elle est la seule à construire des autoroutes, à écrire des livres, à posséder la bombe atomique etc.. Le plus étrange est que personne ne remarque sa singularité la plus remarquable: de son début jusqu'à sa fin, l'homme et la femme ne subissent aucune métamorphose, restent dépendants, ne se suffisent jamais à eux-mêmes. Nulle part ailleurs, une telle absence de changement est observée. Le contraire est la règle. Je ne parle pas des mues du papillon, de la libellule  qui avant d'atteindre la beauté absolue passent par de multiples stades de transformation. La faune sauvage et domestique devient adulte et indépendante très tôt. Passé quelques semaines, quelques mois, ils sont chassés du giron familial et vaquent, en liberté, seuls. L'homme, lui, ne peut pas, ne sait pas, ne veut pas. Toute sa vie, il quémande de l'attention, du secours  pour se nourrir,  se protéger,  se soigner et même mourir. Son besoin d'assistance, de protection, son asservissement volontaire le rapetissent, lui qui se croit grand. 
Les illusions s'envolent, les évidences s'enterrent. Rien ne résiste à la réalité ni  à la vérité.

lundi 3 août 2026

 Notre première nature ne résiste pas longtemps à l'épreuve du temps et rapidement  une deuxième nature apparait, plus compatible avec les exigences du milieu. Elle finit par s'y fondre, domestiquée. Nous n'en gardons aucun souvenir grâce à une amnésie rétrograde qui nous empêche de pleurer sur les moments bénis de notre  enfance  quand innocent, pur, vierge, nous pensions être au paradis.

 Notre position est précaire car nous sommes pris entre deux feux: au-dessus de nous: le soleil incandescent brule sur nos têtes et sous nos pieds, gîte un volcant en activité prêt à érupter à la moindre occasion. On a du mérite  à garder la tête, les pieds et le sang froids.

HABITUDE, TIENS-NOUS

Éplucher un sac de patates était la corvée suprême au service militaire "Untel,  corvée de pluches" - aboyait l'adjudant de carrière -. Aujourd'hui, rebelotte et j'en ai 3 kilos à dépiauter à la demande de ma dame. À la velléité de refuser l'invitation succède l'accablement de l'acceptation. Il dure 15 minutes: le temps de prendre le rythme, d'automatiser la succession des gestes et à 25 minutes, le pli est pris, la manœuvre est au point, l'enchaînement  parfait, on est entré dans l'habitude. La corvée a cessé d'en être une et, en même temps qu'on pluche, on pense à autre chose. Deux heures plus tard, on a terminé le sac de patates. On est devenu une mécanique commandée par un circuit qui s'est imprimé par la force de la répétition entre le lobe frontal moteur gauche (je suis droitier), les pariétaux, pour la prise tactile en main, le centre visuel situé dans les lobes occipitaux  guidant les mouvements. Rien n'échappe à la puissance de l'habitude. Elle  fait de nous une machine performante, efficace, autonome et laisse le cerveau libre de penser, de réfléchir, de refaire le monde. Vive les patates, leurs épluchures, gloire et longue vie à  l'habitude.

dimanche 2 août 2026

 Comprenez et pardonnez ceux qui vous critiquent, c'est le seul plaisir qu'ils prennent à vous écouter et à vous lire.

GLANDES, TU NOUS TIENS

Nos glandes sont des sources qui nous inondent en permanence de leurs sucs bienfaisants. Elles sont plusieurs millions si on compte les sudorales qui nous couvrent de sueur pour nous refroidir. On se contentera des autres dont les fonctions nous maintiennent en état de marche.

Il y a les salivaires qui secrètent la salive pour lubrifier la bouche ; les nasales qui nettoient nos cornets ; les lacrymales qui sont sensibles à la poussières et à la tristesse (très productives, elles sont généreuses et mouillent les mouchoirs), les gastriques sont acides, mais, confinées, ne pleurent pas. Le foie est une grosse source à l'instar d'Hépar. Elle a une réserve dans la vésicule où elle peut se concentrer et faire des calculs. 

Il y en a plein d'autres. La plupart sont minuscules, cachées dans le cerveau. Elles nous font grandir, dormir, grossir, changent notre caractère, souffrir, plaisir.

Deux sont particulières : les surrénales qui sont au-dessus des rénales et, comme ces dernières, essensielles. Pour mieux les connaître, demandez l'information à Wikipédia .

Elles fonctionnent à l'eau douce qu'elles recyclent en circuit semi-fermé. Solitaires mais solidaires, elles se complètent, coopèrent et travaillent au bien commun. Leur bonne santé conditionne la nôtre. 

Finalement, nous ne  sommes  que des jardins irrigués de l’intérieur et nos glandes sont les jardinières invisibles qui entretiennent ce drôle de terrain qu’est notre corps. Alors, levons notre verre (d’eau bien sûr !) à ces petites sources qui travaillent sans relâche. Une seule consigne : ne leur mettons pas trop de pression… car une glande peut déborder ou se tarir.

MON REMÈDE ANTI-ÂGE


Vous êtes pauvre, laid, idiot et serez vieux. J'ai la solution à votre problème. Elle vous apportera la richesse, la beauté, l'intelligence et vous rajeunira. Ma méthode n'est pas miraculeuse, pas de pilules, de gélules, de piqûres. Produite dans mon laboratoire dirigé par une intelligence artificielle surdouée, ma méthode fait appel qu'aux pouvoirs inexploités de votre corps et, grâce à l'intervention de quelques algoritmes, elle recalibre, rectifie, reconfigure, mobilise vos cellules-souches quiescentes pour qu'elles remplacent celles défaillantes qui vous avaient rendu si peu attractif et fait le malheur de votre vie. 

Leur potentialisation est obtenue en vous soumettant à un protocole exclusif mettant en œuvre des procédés innovants, dérivant indirectement d'une théorie disruptive dont l'éfficacité stupéfiante à été vérifiée et validée. Pour ne pas créer un choc sociétal, je réserve  mon traitement révolutionnaire à quelques individus choisis par la chance et le hasard. Ce seront les 10 premiers vainqueurs du Loto que je lance aujourd'hui à l'échelle mondiale au prix  de 1 euro pour chaque postulant. 

samedi 1 août 2026

IL Y A MOQUERIE ET MOQUERIE

Se moquer des autres est une distraction que peu se permettent. Innocente, elle ne met en péril que votre relation avec la personne moquée si elle-même n'a pas le sens de la dérision, ce bon sens rare. Dans ce cas, votre satisfaction sera doublée par son insatisfaction et vous serez débarrassé d'un pisse-froid vinaigrette. 

Par contre, ne vous moquez jamais de vous-même. Certains et certaines ne résistent paà la tentation et détournent, à leur détriment, une attitude compréhensive et que je recommande. N'ironisez pas sur vos travers, vos habitudes, votre habitus, votre philosophie, vos croyances comme vous le faites allègrement sur ceux des autres pour égayer une conversation ennuyeuse, relancer un débat qui s'enlisait, réveiller une tablée qui s'assoupissait. Là, vous attaquez votre personnalité, son intégrité, sa substance, ses fondamentaux. Vous prenez une distance illégitime avec votre moi et votre sur-moi. Vous risquez de ne pas le supporter, de ne pouvoir vous rapprocher. La dissociation peut entraîner une psychose dont on revient difficilement. Se moquer de soi-même est une auto-critique négative, une mutilation volontaire de sa propre valeur. Votre corps en souffrira encore plus que votre esprit si vous ne le respectez pas et le traitez avec désinvolture. Il se vengera en vous faisant souffrir et mourir prématurément. La moquerie peut être volontaire et partir d'un bon sentiment. Vous croyez lui faire plaisir en mangeant trop de bonnes choses, en buvant des grands vins, des vieux cognacs, en courant des marathons à répétition. En le gavant, en l'épuisant, vous vous moquez de sa santé. 

Donc, moquez vous avec pertinence, ne vous prenez pas pour cible, soyez sympa avec votre ego et prudent. Il n'a pas de remplaçant.

IL Y A PLAISIR ET PLAISIR

La satisfaction intellectuelle a une qualité inégalable. Celle qui persiste après avoir dégusté et aimé un baba au rhum a une fugacité misérable qui fait douter de l'intérêt à moyen et long terme des sensations.
Le portrait est une bonne image de la réalité mais n'a aucun rapport avec la vérité. Un beau visage et une belle allure peuvent dissimuler la vilaine âme d'un odieux individu tandis qu'un aspect horrible avec un visage repoussant est compatible avec l'esprit noble d'un caractère plaisant. L'apparence est  trompeuse car elle ment comme elle se voit.

vendredi 31 juillet 2026

"Quand on se trompe, qu'on fait ou dit une bêtise, on est déçu, on est mécontent mais on n'éprouve pas de rancune, on ne se sent pas responsable, on est tolérant envers soi-même" m'explique le cynique, toujours illogique, qui ne comprend pas pourquoi il m'en veut vingt ans après que je lui ai dit ses quatre vérités!!!