Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 31 mai 2026

 Quand le plaisir inonde le bonheur  de son ondée bienfaisante faite de grosses gouttes de joie, de félicité, de rires , d'amours et d' eau fraîche ou forte, l'esprit se libère, la raison cesse de raisonner, la logique quitte son habit mathématique, la conscience s'allège. Il est temps d'arrêter de pleurer, de se plaindre, de vouloir se suicider et de passer aux  choses sérieuses:  baguenauder, musarder, flâner, s'enflammer pour un oui ou un non  et, surtout, s'amuser.   

UNE VISITE PROMETTEUSE

 Comme chaque année paire  un rat  de la décharge municipale rend visite à son cousin, le rat de la cuisine du restaurant étoilé .  Les retrouvailles sont toujours chaleureuses avec les classiques:

-  "comment vas-tu tuyau de poêl " " bien et toi, l'étoilé?

-"t'as pas encore grossi?"  " et toi , je te trouve bien maigrichon, serait-ce qu'ils  mettent tout le bon à manger dans le compost  plutôt dans  dans ta sale salle à manger?"

- "Oui, ils  obéissent aux recommandations du président. N'ayant plus rien à faire depuis qu'il a un premier ministre, il s'occupe du recyclage des déchets de cuisine. Il a coupé notre source d'approvisionnement, nous oblige de nous serrer la ceinture. Mais arrêtons de faire de la politique.  je suis venu pour avoir de tes nouvelles . As-tu trouvé ta place en cuisine? "

 " oui, j'ai réussi ma période d'essai, le chef a compris que j'avais une utilité  . Je fais le travail que les valets de cuisine ne savent pas faire, trop grands, trop gros. Moi, je me faufile partout et ramasse tout ce qui tombe  et se retrouve dans des endroits impossibles. Mon nez absolu  détecte toutes les odeurs, j'en suis le fil et  déguste le corps du délit.. Je tiens le carreau propre, pas comme dans ton dépotoir ."

"Cousin, depuis que tu es  venu à la maison, les choses ont bien changé. Ce n'est plus le vieux maire qui a la main sur la décharge. Un jeune l'a remplacé et il a confié notre gagne-pain    à la communauté des communes.  Ils ont clôturé,  bétonné et  mis en case ici le plastic, là le carton, les scories du bâtiment, le tout venant ailleurs, exit le restant des repas, le périmé, le moitié pourri, l'immangeable des légumes, du gigots,  le meilleur avec le gras, la couenne, la peau, les os, les tendons, les nerfs, enfin tout ce qui faisait de l'arrivée de la   benne aux  ordures le grand moment de la journée. On était d'autant plus gâté   qu'il y a, rappelle-toi, dans le périmètre un resto avec une étoile de plus que le tien. Toutes ces bonnes choses qui nous avaient rendu diabétiques et hypertendus ont disparu avec  l'invention maudite du compostage. Son accès est interdit, sécurisé comme une centrale atomique . Ceux qui ont essayé de s'infiltrer ne sont jamais revenus, des héros. Je te raconte ça  parce que, en fait, je suis en service commandé Le roi m'a chargé d'une mission secrète, connaissant notre cousinage. La situation est critique, la faim s'installe, on a  des cas de cannibalisme. Il faut que la colonie quitte les lieux, trouve un nouveau territoire, émigre dans une terre où il y a à manger, où les gens sont hospitaliers, ne tuent pas les étrangers. Ta vie de pacha  prouve que u as fait le bon choix.  Tu as tout ce que l'on n'a plus. Il serait parfait pour nous.  Travailleurs, discrets, peu exigeant, furtifs comme les chauve-souris, de lointains cousines volantes, on peut vivre dans les caves, les combles, les fausses cloisons, les faux plafonds, besoin de rien construire.  Qu'en penses-tu, cousin, franchement?"

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J'ai mis une heure pour penser, écrire, corriger ce texte inspiré de la fable de La Fontaine" Le rat de ville et le rat des champs". J'ai ensuite demandé à ChatGPT, la version gratuite grand public  de le mettre en vers en copiant le maître. Voila le résultat en 8 secondes chrono!!!!___________________________


LE RAT DU DÉPOTOIR  ET LE RAT GASRONOME

Tous les deux ans révolus,
Selon un pacte entre cousins connus,
Le Rat du vaste Dépotoir
Visitait celui des Fourneaux noirs.

L’un vivait près des immondices,
L’autre aux cuisines des délices ;
Et tous deux, le museau fripon,
S’aimaient d’une vieille affection.

— « Comment vas-tu, ventre prospère ? »
Dit le premier à son confrère.
— « Fort bien, cousin ; et toi, ma foi,
Je te trouve amaigri d’effroi.

Tes côtes saillent sous ta peau ;
Aurais-tu perdu ton magot ? »
— « Hélas ! les temps sont difficiles.
Les humains deviennent habiles.

Ils trient, recyclent, compostent tout ;
Ils enferment jusqu’au moindre croûton sec et mou.
Le gras, la peau, les os, les restes,
Tout disparaît dans leurs gestes modestes.

Notre empire est devenu désert ;
Le rat y jeûne plus qu’il ne dîne hier.
Le vieux maire aimait la décharge ouverte ;
Le nouveau l’a rendue déserte.

Du béton partout, des barrières,
Des cadenas, des surveillères ;
Le compost même est défendu
Comme un trésor ou bien un dû.

Ceux qui voulurent s’y glisser
N’en sont jamais réapparus passés.
La faim s’installe en nos faubourgs ;
On parle déjà de sombres jours.

Le Roi des Rats m’envoie vers toi :
Peut-on venir vivre chez toi ? »

Le Rat des cuisines étoilées
Lissa ses longues moustaches huilées :

— « Cousin, ici l’on vit encore ;
Il tombe parfois quelques trésors :
Épluchures de truffes blanches,
Queues de homard, sauces franches.

Dans le tumulte du service,
Les commis, ivres de supplices,
Renversent parfois des morceaux
Qui font nos festins les plus beaux.

Je veille alors sous les fourneaux ;
Je cours plus vite que les balais nouveaux.
Grâce à mon flair et ma finesse,
Le Chef lui-même sait ma justesse.

Car sans moi, derrière les comptoirs,
Ce serait cloaque chaque soir. »

Puis, baissant un peu la voix :

— « Pourtant, cousin, écoute-moi.
Le monde change ; l’homme apprend
À moins gaspiller qu’auparavant.

Autrefois sot mais généreux,
Il nourrissait sans le vouloir ceux
Qui vivaient de ses abandons
Comme princes de ses rebuts profonds.

À présent il calcule, trie,
Pèse la graisse et l’avarie ;
Même ses déchets ont destin,
Et le rat perd son vieux festin.

Le vrai péril, plus que le chat,
N’est plus le piège ou les appâts ;
C’est l’humain froid, organisé,
Le gestionnaire civilisé.

Car un peuple brouillon pardonne ;
Mais dès qu’il administre et ordonne,
Le malheur du pauvre vivant
Commence avec le règlement. »

Le Rat du Dépotoir soupira.

L’autre reprit :

— « Pourtant viendra
Pour votre peuple une retraite.
Les caves seront votre conquête.

Les faux plafonds, les conduits noirs,
Les vieux hôtels, les dortoirs ;
Et surtout certains étudiants
Dont les reliefs sont abondants.

Mais qu’un décret soit proclamé
Par votre Roi bien informé :
Ne touchez point aux fils du monde ;
Leur colère alors serait profonde.

L’homme supporte qu’on le vole,
Qu’on lui dérobe une casserole,
Un fromage ou même un jambon ;
Mais coupez-lui sa connexion,

Et vous verrez dans sa furie
Une toute autre barbarie. »

Moralité

Le siècle ancien nourrissait même
Ceux qu’il appelait son problème ;
Le nouveau, propre et prévoyant,
Affame jusqu’au survivant.

L’ordre parfait, la règle austère,
Ont parfois le cœur moins ouvert
Que le désordre et ses excès
Dont tant d’êtres vivaient en paix.

 

AL CAIDO, CAÉRLE

     Soyez patient et prudent, attendez que votre ami ait mis à  terre son ennemi qui est aussi le vôtre pour l'achever. 



LE TEMPS PASSE DEVANT LE JUGE

 Établissons la vérité, remettons chacun à sa place: la société n'est pas responsable de la situation dans laquelle elle se débat puisqu'elle n'a aucune influence sur l'évolution. Elle est, par conséquent, innocente des crimes que lui reprochent ses contempteurs, des Antoine Fouquier-Tinville de pacotille, des Torquemada de bas étage. Elle n'est que la victime inconsciente de la  tendance du temps à être mauvais. Elle n'est pas récente et une brève histoire du temps nous rappelle opportunément, en allant à reculons que le vingtième siècle  fut aussi épouvantable qu'avait été le dix-neuvième, le dix huitaine que etc, Celui de la chute de l'empire romain d'Orient  après celui d'Occident ne fut pas non plus privé d'hannetons pour les romains et les constantinopolitains. On a l'impression qu'il profite de chaque laps  pour punir la société qui a la malchance de se trouver là d'une faute qu'il est le seul à connaitre. Nous n'irons pas plus et laissons la période des ères tant il se déchaina . Ce ne fut qu'une succession effroyables  de froid intense, de chaleur infernale, de secousses  telluriques, de chutes de météores,  d 'intense activité volcanique, d'extinction d'espèces etc..Il n'épargna rien ni personne.

Je mets le temps en accusation, je réclame la peine maximale: une rétention en quartier de haute sécurité, à l'isolement, à perpétuité  afin qu'il prenne conscience de son indignité,  demande pardon, fasse pénitence. Son cas pourra être réexaminer après une éternité suffisante.

PS: certains diront que le temps  est une invention de l'imagination ou qu'il est irresponsable, un simple espace de durée, qu'il n'intervient pas dans nos affaires. Ils le laissent tranquille, refusent que l'on fasse son procès,  pour en éviter les outrages? Non, par manque de courage ou se croient insensibles à lui. Pourtant, ils le voient passer comme les autres quand ils se regardent dans la glace. 

samedi 30 mai 2026

 Fuir devant un tracas , c'est comme courir devant une avalanche . Il est impossible de ne pas  se faire rattraper, engloutir, écraser. 

Faire front est une solution moins dangereuse, c'est entrer en résistance, ne pas se laisser impressionner, obliger le tracas à discuter, à reculer, à s'excuser.

L'inexpérience doublée de non-expertise des ouvriers spécialisés dans les clefs à molette se font cruellement sentir quand on leur demande de fabriquer des clefs de portes-cochères.
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Je suis inquiet, les mœurs changent, la violence croit; on n'emploie plus la poignée de main mais les deux poings droits qui se frappent. Même les vieux se cognent.

MES DEUX MERS

La mer marine est le royaume du cerveau droit, le poète, l'hémisphère qui imagine, rêve, transcende. Il aime y plonger par temps calme ou dans un tumulte tempétueux pour batifoler avec d'adorables dorades, cheminer avec un requin-pèlerin, se faire caresser par une tentacule impudente, onduler entre les algues  des Sargasses. Il s'y noie avec délice.

La mer maritime est le domaine de l'administratif. Elle est régie par des fonctionnaires obsédés, comme lui, par un besoin tatillon d'inspection et d'inscription. Ils la surveillent par des postes de douanes, transforment ses rivages en frontières, mettent des péages au milieu des estuaires, multiplient les règlements, interdisent les baignades sous le prétexte du risque de noyade, de surfer, de régater. Ils ne font rien cependant pour empêcher la pollution, le génocide des poissons, des homards et des crevettes grises et roses par la pêche intensive, l'installation de monstres éoliens. Cette mer est devenue indigne par une faute qui n'est pas la sienne mais celle de ceux qui ont mis leur hémisphère gauche au service du vice qui fait l'infortune de la mer marine. 

LE CONSEIL DU CYNIQUE

Ce sont les choses qui ne sont pas bonnes à dire qui méritent d'être criées sur les toits.

vendredi 29 mai 2026

LES CHOIX

Se passer de tout est facile, ne coûte rien, n'est  pas fatigant. On a seulement faim, soif et froid si on est en hiver. L'avantage est que cela ne dure pas longtemps car on meurt rapidement.

Se passer de rien aboutit au même résultat mais demande plus de temps, coûte cher, fatigue beaucoup. On n'a ni chaud ni froid, ni faim, ni soif. L'inconvénient, c'est qu'on devient obèse et qu'on souffre de diabète, d'hypertension et d'insuffisances diverses mortelles et que l'on développe une cirrhose qui aboutit à un coma hépatique terminal. 

PS: mais c'est à vous de choisir.

UNE INTERROGATION EXCLAMATIVE

"Jésus, Marie, Joseph" et "Ma douée madame sainte Anne" étaient jusqu'au siècle passé des lamentations très expressives et populaires dans ma province de l'ouest encore fervente catholique. Elles s'accompagnaient d'une élévation des bras et des yeux au ciel et d'un abaissement des épaules. Dites avec conviction à l'attention des susnommés, les deux invocations avaient une bonne réputation. Je me demande qui, aujourd'hui, dans les mêmes lieux, auraient l'idée d'invoquer ces 2 messieurs et ces 2 dames, des inconnus. Certains parleront d'une avancée de la civilisation avec un recul des superstitions, d'autres un appauvrissement intellectuel avec l'oubli d'un héritage spirituel. Une question reste posée: faut-il mieux parler au ciel ou à son téléphone?

UN COMBAT HOMÉRIQUE

Esprit et corps doivent mener le même combat avec une tactique, une stratégie et un objectif commun. Il n'y a que les armes qui sont différentes.

Nous commencerons par la bataille la plus facile à gagner, un corps-à-corps à l'ancienne, sans coups bas. Il faut lutter pour maintenir le corps en bonne santé, ralentir son vieillissement, l'empêcher peut-être en permettant aux télomères de ne pas s'user prématurément à leurs extrémités et aux cellules souches de réparer le réparable. Le programme est simple: peser moins que son poids, jeûner régulièrement, boire de l'eau en abondance, supprimer les sucres rapides, moins de sodium, plus de potassium, on n'achète plus de viande et on mange des œufs avec les jaunes encore coulants, des sardines avec l'huile et les arêtes, on asperge de curcuma, de poivre noir du Sichouan, on arrose d'huile de lin, on alterne avec celle de sésame, une cuillère à café de miso pour son bon goût. Avec un menu quotidien de ce type, les habitants d'Okinawa vivaient centenaires sans arthrose ni de pépins dans leurs artères avant le débarquement des Mac-Do. Il est  plus efficace que le régime crétois, coûte peu, se prépare vite, se digère bien. Il laisse du temps pour travailler au potager, à l'atelier, se promener, tirer à l'arc, faire du tennis, jouer à la pétanque, au piano et de s'attaquer au gros morceau, une forteresse très défendue qui se rendra si on s'en donne les moyens.

Le hardware sachant comment bien se tenir, il est temps de passer au software. Il abrite l'esprit, la partie spirituelle de la personne qui héberge la conscience, l'intelligence, la raison, les mémoires avec les souvenirs, les connaissances, les sentiments. Le maintenir en bon état, améliorer son fonctionnement, faire que l'information circule dans son système de communication au mieux des intérêts du système vont occuper une large partie du temps laissé libre au premier paragraphe. Il faut là encore procéder avec ordre, harmonie et discipline et accorder à chaque entité le soin approprié:

- Archive, la mémoire a des ratées, flanche facilement. Elle a beaucoup travaillé puisque la vie dure longtemps si on a échappé aux guerres, aux accidents, aux maladies et survécu aux tentatives de suicide. Pour la rafraîchir, il faut se remettre à apprendre les fables de la Fontaine, les couplets de la Marseillaise  et les chansons de Georges Brassens et de Felix Leclerc. Leur musicalité facilite leur retour  dans le palais de la mémoire.

- tout le reste n'est qu'information. Sa qualité n'est pas optionnelle mais essentielle. Pour que la raison et la sagesse règnent à l'état-major, elles doivent  être nourries par les belles, grandes et bonnes idées qui se trouvent en abondance chez les grecs anciens, les penseurs indous, chinois, dans la philosophie de Descartes, Spinoza, Kant, Nietzche, Schopenhauer, Camus. La lecture du Précepteur peut suffire aux gens pressés ou qui n'aiment pas se perdre dans les détails.

-  L'intelligence est difficile à améliorer car les  services du renseignement  tiennent à leur indépendance, ne veulent pas être infiltrés, manipulés, retournés, estimant que leur valeur intrinsèque est innée. Cependant, se rendre compte de ses limites est un point facile à acquérir. Vous prenez un problème mathématique - si nul en math - et vous voulez augmenter votre intelligence mathématique. Vous cherchez par tâtonnements celui qui vous est insoluble et demandez à ChatGPT de vous donnez la solution, étape par étape, pour que vous compreniez les enchaînements du raisonnement. Cette gymnastique peut être répliquée chaque fois où une de nos intelligences est prise en défaut: philosophie, physique, chimie, histoire, géographie, sciences ésotériques, échecs, jeu de Go.

La maîtrise de tous ces éléments peuplant l'esprit ouvre la porte à un nouvel arrivant, la conscience. Débarrassée de toutes les inutilités, des absurdités, des incongruités qui l'encombraient, sa lumière fait rayonner les autres qualités et donne à l'ensemble un lustre qui n'avait jamais été égalé.

jeudi 28 mai 2026

On se rappelle des fois où l'on a cru sa dernière heure arrivée lors d'un voyage en avion, en bateau, en train, à l'occasion d'une baignade, d'une bousculade, d'une fusillade et jamais on se rappellera  de la fois  où on ne l'a pas vu arriver parce que l'on regardait ailleurs.

 Le manque de temps n'est pas un problème pour ceux qui en ont.


 Le 3 mai  dernier, je parlais de possible et d'impossible et essayais d'excuser nos impossibilités. Je remerciais certains d'avoir su, par l'imagination, en repousser les limites.  En fait,  je ne disais rien et esquissais le problème pour mieux l'esquiver. Le sujet méritant mieux, je l'ai repris et, à l'aide d'une réflexion réveillée, j'ai fait de l'Archimède sans le vouloir et trouvé une solution à défaut de La solution.

MA SOLUTION

Jeudi 28  mai  de l'an 2026 après J.C., 0 heure 1 minute, je révèle le secret que Bouddha, Platon, Épicure, Épictète, Nietzche n'avaient pas craqué. J'ai trouvé la clef qui était devant nos yeux. Il ne fallait pas chercher ailleurs. Déposséder IMPOSSIBLE de son pouvoir absolu est possible . Ce n'était qu'un problème de soustraction, une banale question de vocabulaire. Il suffisait d'enlever un préfixe en commençant par I, la lettre la plus droite et drôle de l'alphabet.  Majuscule, elle  se laisse saisir sans résistance,  en bonne princesse. Je l'ai déposée respectueusement et elle a disposé de sa liberté. M est lui, un rétif, enraciné, têtu. Il faut l'empoigner, le secouer, l'arracher et l'empêcher de se remettre en couple avec Y, un coriace de la race des Horace et des Curiace. Tout devient possible: les langues se délient, les portes s'ouvrent, l'espoir renait, les mystères s'évanouissent, les fossés se comblent, les dossiers s'ouvrent, la pollution disparait, la paix est signée, le bonheur revient sur terre, etc..

PS: attention, pas d'emballement, impossible a sévit trop longtemps pour ne pas avoir laissé des traces. Profondes, elles sont quasi indélébiles. Calmez votre enthousiasme. Il y aura de résistances et elles viendront de vous. commencez par des petites choses qui vous étaient impossibles telles que sauter à la corde ou de tenir sur un fil.

mercredi 27 mai 2026

Se perdre dans les détails permet d'éviter  de voir le nœud du problème et, n'allant pas à l'essentiel,  de noyer le poisson dans des digressions où la mère ne reconnaît pas ses enfants, le grand-père ses petits enfants et moi ce que je voulais dire.
Le  désespoir est un explosif qui propulse l'héroïque au delà de lui-même tandis que l'espoir fait survivre misérablement dans l'attente d'un libérateur désespéré.

ENTENDU AU TRIBUNAL DES AFFAIRES PEU COURANTES

Monsieur le président, les assesseurs, ladies and gentlemen du jury, mes respects, mes hommages. 

En déclaration préliminaire, je préciserai, n'en déplaise à la cour, que je suis aujourd'hui, à la barre, à mon corps défendant, contre mon gré, sur réquisition du préfet de la police judiciaire et commis d'office. Aucun confrère n'a voulu compromettre sa réputation, son honneur, le respect de la profession et de sa famille pour la défense du personnage assis dans  le box de sécurité. Je les comprends car, si dans ma carrière, j'ai souvent plaidé pour des clients indéfendables, me suis battu pour gagner des procès perdus d'avance, je ne m'étais jamais attaqué à une cause aussi détestable, n'avais eu comme client un individu n'ayant que des circonstances aggravantes, pas de remords, de contrition, d'élan de sympathie pour ses victimes, leur familles. Imprudent, impudent, il est fier de ses forfaits, se vante, plastronne. 

Tout le monde connaît ses antécédents, ses professions, son parcours commercial, sa reconversion dans la politique, son ascension, ses élections et le début des pérégrinations. Je n'en rajoute pas et passe aux chefs d'accusation. Ils sont étayés, documentés, certifiés. Je n'en disconviens pas et ne retiendrai,  comme le fait le tribunal, que le mépris de la Constitution, deux tentatives d'abolition des libertés fondamentales, sa menace des Institutions. Son renversement des alliances, la trahison des traités qu'il avait signés, de ses amis, de ses relations, de sa signature, les accusations de crimes de guerre, de complicité génocidaire, de kidnapping d'un chef d'état, d'invasion de pays étranger sans autorisation de l'organisation compétente, de violences extraconjugale sur la personne du chien de la concierge de sa maison de printemps sont autant de délits qui mériteraient  une vigoureuse réprobation et, s'ils ont été écartés du dossier après un accord entre les parties c'est pour une bonne cause: raccourcir la durée des débats pour que tout le monde puisse profiter du long week-end à venir, l'esprit tranquille, délivré des obligations qui nous tiennent présentement occupés.

Passons à l'essentiel et ne perdons pas notre temps en digressions.  Qu'ai- je trouvé dans son enfance et la jurisprudence pour lui épargner la peine capitale, la réclusion dans Alcatraz ressuscitée par ses soins, la relégation dans une ambassade étrangère, que des banalités... J'ai relu mes traités, Perry Mason, interrogé ses ex, écouté ses allocutions, épluché sa feuille d'impôts, espionné son confessionnal, lu les comptes rendus de ses séances de psychanalyse, visité les sites où il s'épanche, rien de probant. La vérité étant indéniable et consensuelle, elle  n'est plus le pivot de l'affaire et le diagnostic est devenu évident. Ce monsieur n'est pas qu'un homme politique, mais aussi un politicien de bas étage, un mari infidèle qui conjugue avec un père modèle, un mauvais président mais un grand joueur de bridge, un menteur, un voleur, un violeur qui cohabite avec un meneur d'hommes, un donateur de l'armée du Salut, un protecteur de l'enfance malheureuse. C'est un double homme habité par deux personnalités que tout oppose. Janus, il a deux faces et n'en montre qu'une, la dominante qui est salace, vicieuse, méchante, impitoyable, déloyale et j'en passe. L'autre se cache, dominée et ne peut exercer sa bonté, sa charité, sa loyauté, sa bienveillance malgré sa bonne volonté. Elle n'est assez forte. Contraint au silence, ce versa ne peut dénoncer le vicieux. Mais, parce que le code de la justice interdit au coupable de s'accuser des crimes qu'il reconnaît avoir commis (ce serait reconnaître le droit au suicide et lui enlèverait sa dimension criminelle), dans sa sagesse, il protège ce bien suprême qui empêche l'humanité de pécher contre elle-même. Ipso facto,  il vous interdit de condamner mon client parce qu'il se glorifie de ses crimes et - secundo - vous ne pouvez punir son autre moi, simple témoin innocent impuissant. 

Président, assesseurs, ladies et gentlemen, vous êtes comme qui n'a pas eu le choix, la loi vous oblige, dicte votre verdict, ne rendez pas l'injustice au nom de la justice. Gardes, enlevez ses chaînes à mon client.

mardi 26 mai 2026

Les indus  sont inespérés et créent une bonne surprise quand on les reçoit alors que les dus sont en attente et leur paiement est une mauvaise surprise quand il n'arrive jamais.

L'HYPOCRISIE HYDRIQUE

Incolore, inodore, sans saveur, l'eau  a le pouvoir terrifiant de dissoudre les violents poisons que sont le sucre, le sel et l'alcool; Elle se mélange à eux, les édulcore, blanchit leur noirceur, les rend acceptables. Ils en profitent pour coloniser la pâtisserie, envahir les charcuteries et le vigneron baptise son vin pour lui faire passer son goût d'alcool. L'eau est le complice de leurs crimes et c'est elle qui nous envoie dans l'enfer des hôpitaux pour y souffrir avant de mourir de diabète, d'hypertension, de cirrhose.