Le Blog à Dancharr
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
mardi 2 juin 2026
AMIS NUMÉROLOGUES, BONJOUR
UN AVEU
D'UNE SOURCE NON AUTORISÉE NI SÉCURISÉE
LE CYNIQUE VOUS POSE LA QUESTION QUE VOUS VOUS POSEZ
lundi 1 juin 2026
DE TOUT UN PEU
CHANGER
MENTEURS AND CO
dimanche 31 mai 2026
UNE VISITE PROMETTEUSE
LE RAT DU DÉPOTOIR ET LE RAT GASRONOME
Tous les deux ans révolus,
Selon un pacte entre cousins connus,
Le Rat du vaste Dépotoir
Visitait celui des Fourneaux noirs.
L’un vivait près des immondices,
L’autre aux cuisines des délices ;
Et tous deux, le museau fripon,
S’aimaient d’une vieille affection.
— « Comment vas-tu, ventre prospère ? »
Dit le premier à son confrère.
— « Fort bien, cousin ; et toi, ma foi,
Je te trouve amaigri d’effroi.
Tes côtes saillent sous ta peau ;
Aurais-tu perdu ton magot ? »
— « Hélas ! les temps sont difficiles.
Les humains deviennent habiles.
Ils trient, recyclent, compostent tout ;
Ils enferment jusqu’au moindre croûton sec et mou.
Le gras, la peau, les os, les restes,
Tout disparaît dans leurs gestes modestes.
Notre empire est devenu désert ;
Le rat y jeûne plus qu’il ne dîne hier.
Le vieux maire aimait la décharge ouverte ;
Le nouveau l’a rendue déserte.
Du béton partout, des barrières,
Des cadenas, des surveillères ;
Le compost même est défendu
Comme un trésor ou bien un dû.
Ceux qui voulurent s’y glisser
N’en sont jamais réapparus passés.
La faim s’installe en nos faubourgs ;
On parle déjà de sombres jours.
Le Roi des Rats m’envoie vers toi :
Peut-on venir vivre chez toi ? »
Le Rat des cuisines étoilées
Lissa ses longues moustaches huilées :
— « Cousin, ici l’on vit encore ;
Il tombe parfois quelques trésors :
Épluchures de truffes blanches,
Queues de homard, sauces franches.
Dans le tumulte du service,
Les commis, ivres de supplices,
Renversent parfois des morceaux
Qui font nos festins les plus beaux.
Je veille alors sous les fourneaux ;
Je cours plus vite que les balais nouveaux.
Grâce à mon flair et ma finesse,
Le Chef lui-même sait ma justesse.
Car sans moi, derrière les comptoirs,
Ce serait cloaque chaque soir. »
Puis, baissant un peu la voix :
— « Pourtant, cousin, écoute-moi.
Le monde change ; l’homme apprend
À moins gaspiller qu’auparavant.
Autrefois sot mais généreux,
Il nourrissait sans le vouloir ceux
Qui vivaient de ses abandons
Comme princes de ses rebuts profonds.
À présent il calcule, trie,
Pèse la graisse et l’avarie ;
Même ses déchets ont destin,
Et le rat perd son vieux festin.
Le vrai péril, plus que le chat,
N’est plus le piège ou les appâts ;
C’est l’humain froid, organisé,
Le gestionnaire civilisé.
Car un peuple brouillon pardonne ;
Mais dès qu’il administre et ordonne,
Le malheur du pauvre vivant
Commence avec le règlement. »
Le Rat du Dépotoir soupira.
L’autre reprit :
— « Pourtant viendra
Pour votre peuple une retraite.
Les caves seront votre conquête.
Les faux plafonds, les conduits noirs,
Les vieux hôtels, les dortoirs ;
Et surtout certains étudiants
Dont les reliefs sont abondants.
Mais qu’un décret soit proclamé
Par votre Roi bien informé :
Ne touchez point aux fils du monde ;
Leur colère alors serait profonde.
L’homme supporte qu’on le vole,
Qu’on lui dérobe une casserole,
Un fromage ou même un jambon ;
Mais coupez-lui sa connexion,
Et vous verrez dans sa furie
Une toute autre barbarie. »
Moralité
Le siècle ancien nourrissait même
Ceux qu’il appelait son problème ;
Le nouveau, propre et prévoyant,
Affame jusqu’au survivant.
L’ordre parfait, la règle austère,
Ont parfois le cœur moins ouvert
Que le désordre et ses excès
Dont tant d’êtres vivaient en paix.
AL CAIDO, CAÉRLE
LE TEMPS PASSE DEVANT LE JUGE
samedi 30 mai 2026
MES DEUX MERS
LE CONSEIL DU CYNIQUE
vendredi 29 mai 2026
LES CHOIX
UNE INTERROGATION EXCLAMATIVE
"Jésus, Marie, Joseph" et "Ma douée madame sainte Anne" étaient jusqu'au siècle passé des lamentations très expressives et populaires dans ma province de l'ouest encore fervente catholique. Elles s'accompagnaient d'une élévation des bras et des yeux au ciel et d'un abaissement des épaules. Dites avec conviction à l'attention des susnommés, les deux invocations avaient une bonne réputation. Je me demande qui, aujourd'hui, dans les mêmes lieux, auraient l'idée d'invoquer ces 2 messieurs et ces 2 dames, des inconnus. Certains parleront d'une avancée de la civilisation avec un recul des superstitions, d'autres un appauvrissement intellectuel avec l'oubli d'un héritage spirituel. Une question reste posée: faut-il mieux parler au ciel ou à son téléphone?
UN COMBAT HOMÉRIQUE
- tout le reste n'est qu'information. Sa qualité n'est pas optionnelle mais essentielle. Pour que la raison et la sagesse règnent à l'état-major, elles doivent être nourries par les belles, grandes et bonnes idées qui se trouvent en abondance chez les grecs anciens, les penseurs indous, chinois, dans la philosophie de Descartes, Spinoza, Kant, Nietzche, Schopenhauer, Camus. La lecture du Précepteur peut suffire aux gens pressés ou qui n'aiment pas se perdre dans les détails.
La maîtrise de tous ces éléments peuplant l'esprit ouvre la porte à un nouvel arrivant, la conscience. Débarrassée de toutes les inutilités, des absurdités, des incongruités qui l'encombraient, sa lumière fait rayonner les autres qualités et donne à l'ensemble un lustre qui n'avait jamais été égalé.