Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 30 octobre 2026

Les raisons qui font que certaines personnes obéissent au doigt et à l'œil sont nombreuses et l'on a, dans le désordre:

- la volonté de servitude,

- le besoin de dépendance: elles fuient les responsabilités, refusent la montée dans la hiérarchie et ne seront jamais général, évêque, directeur et même sous-chef de gare,

- l'intérêt, 

- l'argent,

- la foi,

- l'idéologie,

- la tradition,

- la peur,

- le besoin de protection,

- l'infantilisme,

- le dressage.

LES PAUVRES

Les gens qui étalent leur richesse en s'affichant dans des Ferraris, des Porsches, des Bentleys, des Rolls ne se doutent pas qu'ils exposent sur les voies publiques leur pauvreté intérieure faite de prétentions, d'orgueil, de superficialité, d'arrogance, d'imprudence...

UN CONSEIL DE PROFESSIONNEL

 Pour renforcer ma confiance en moi, mon coach en développement personnel m'a conseillé de ne me poser que des questions dont je connais la réponse et pour booster ma mémoire, il m'a donné un recueil de questions-réponses.
Le chercheur qui veut trouver doit surmonter la peur de l'inconnu, emprunter  des voies vierges, rompre avec la tradition, les conventions, les idées reçues, ne pas écouter ceux qui disent savoir mais ne découvrent jamais. Il faut manifester une curiosité déplacée, se moquer du conformisme si confortable.

L'intuition, l'imagination, la curiosité, l'esprit critique sont les armes à fourbir, les moteurs qu'il faut embrayer, les outils à user, c'est-à-dire tout ce qui est contraire au credo officiel de l'académisme scientifique étatique.

jeudi 29 octobre 2026

Quand les besoins excèdent les moyens, un déséquilibre se crée qui s'amplifie jusqu'au moment où, la coupe étant pleine, la bascule s'opère avec l'arrivée de la catastrophe prévue dès le début.
Le pouvoir contagieux du mauvais exemple explique la prolifération des extrémismes, les comportements anti-sociaux et la convergence généralisée des politiques inéfficaces dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la sécurité, de l'économie, de la défense du bien, du bon, du beau.
L'avenir dira si le futur en a un.

LA QUESTION

Combien de parents élèvent leur enfant comme ils auraient aimé être élevés.

mercredi 28 octobre 2026

CONVERSATIONS

Le choix d'un sujet de conversation entre gens de bonne compagnie obéit à un rituel bien établi qui n'a rien de compliqué puisqu'il se borne à éviter de parler de tout ce qui mériterait de l'être  mais qui, inévitablement, mettrait en évidence que vous n'avez aucune affinité dans aucun domaine avec  votre interlocuteur ou interlocutrise. Débattre de politique, de religion, de philosophie, de la façon de planter un pommier, de cultiver le potager, est , intrinsèquement, impossible car c'est mettre en balance et sur la place publique les fondements de la personnalté, les bases de la dans foi dans le petit Jésus ou d'un athéisme miltant, la culture, remettre en cause l' éducation, la moralité des parents, l'origine de la fortune de la famile et seul Dieu sait quoi encore. Ces impossibilités expliquent que la conversation habituelle est d'un ennui mortelle et se contentent de commentaires éculés sur le temps, la température d'hier, d'aujourd'hui er de demain, la santé, les voyages et l'état de la situation au Balatoutchan.

IMPOSSIBLE VAUT MOINS QUE LE POSSIBLE

Il faut savoir renoncer à l'impossible et enterrer des projets. On ne connait ses limites qu'après avoir connu des échecs, n'avoir pas su répondre aux questions, solutionner des problèmes. Les occasions ont été nombreuses. Elles ont fait prendre conscience de nos limites, de nos faiblesses, de nos manques. On en prend acte et l'on se contente de ce qui est  dans la limite de nos capacités. C'est une victoire sur soi-même, douloureuse pour l'orgueil, l'amour-propre, l'estime de soi. Tomber apprend à se relever dit l'adage, l'entrainement a été permanent durant la première partie de la vie. Ne pas s'obstiner, faire demi-tour, prendre le passage piéton, l'ascenseur n'a rien d'infamant si cela permet d'arriver vivant et de continuer le chemin, du pied droit.

LES FOIS

Il y a les sans foi. Ils ne croient pas aux serments, aux vérités révélées, aux sermons aux discours, aux promesses, aux contes de fées, au père Noël, à la publicité, Ils n'attendent rien de personne, se contentent d'exister, de profiter de l'instant. Ils suivent la ligne de vie de leurs chat et chien, celle de la nature. 

Ils regardent avec sympathie les hommes de peu de foi, qui relativisent, qui, précautionneux, prennent une assurance sur le futur en faisant leurs Pâques, font le tiercé pour s'occuper, s'engagent dans une association de protection des oies sauvages de Sibérie, nouent des relations pour tenir des conversations sur la pluie et le beau temps mais surtout la santé.

Les derniers, ceux de grande foi leur font peur et horreur. Ce sont des fanatiques dangeureux qui, en son nom sont capables de tout: pour ce qu'ils appellent un blasphème et qu'une personne normale considère comme une plaisanterie, ils torturent, brûlent, égorgent  hier comme aujourd'hui, sans pitié, sans honte, au nom de leur misérable foi. Il en est de pacifiques qui ne s'en prennent pas à ceux qui ne sont pas comme eux, ils se contentent de se mortifier en s'enfermant dans des ashrams, des couvents, des prisons où ils prient le néant et se morfondent en chantant et en jeûnant pour passer le temps, les bras en croix, recroquevillés sur leur foi. 

mardi 27 octobre 2026

Les mauvaises habitudes sont faciles à prendre, difficiles à perdre. Quant aux bonnes, je ne sais pas, manque d'expérience!
L'accent de vérité n'est ni aigu ni grave et, par conséquent, ne peut être circonflexe. Je  le vois comme un point, c'est tout car il ne dure qu'un instant!

INGRATS DE NATURE

Certains de nos organes nous récompensent mal des soins et des attentions que nous ne cessons de leur prodiguer pour les satisfaire, prévenir leurs désirs et les empêcher de tomber malades.

L’estomac remporte la palme. Personnellement, et je ne suis pas une exception, je l’entoure d’une telle sollicitude que je suis en droit de m’attendre à une réciprocité, même partielle. Je ne nourris son appétit qu’avec des produits de grande qualité, que j’achète chez des professionnels à la moralité irréprochable, à l’honnêteté intellectuelle attestée par la virginité de leur casier judiciaire, et animés d’une volonté farouche de servir la cause stomacale. En réponse à cette prévenance renouvelée à tous les repas, il me gratifie d’aigreurs, de pesanteurs, de brûlures, de régurgitations et d’éructations. Certains jours, il fait tout pour me dégoûter de passer à table en poussant l'outrance jusqu'à la dyspepsie.  Préférerait-il que je m’alimente chez Mac-Do ?

Ma vessie devrait être contente et ne me vouloir que du bien. Je me force à ne boire que des eaux prises à la source, sans passage par la chimie de  Nestlé et de Danone. Et, pour lui faire plaisir, je ne m’abreuve, pour l’exceptionnel, que de premiers crus classés de Bordeaux, avec une préférence pour le Haut-Brion. Je sais aussi qu’elle apprécie un Pommard d’une bonne année, 2019 par exemple, déjà prêt à boire. Pour les jours ordinaires, j’étanche son besoin d’être pleine avec une dioterie, un Chinon de Joguet.

Eh bien, croyez-moi si vous le voulez, mais la diablesse ne se gêne pas pour me réveiller en plein rêve canonique, à deux heures du matin, quand les poulettes dorment. Elle m’envoie au petit coin comme si j’étais un sale gosse. Ah, la vessie, une sacrée vache !

Les poumons, encore deux beaux salauds! J’ai investi toutes mes économies dans des actions au porteur d’AIR PUR, sur les conseils du Buffet français. Et, pour ne pas attendre le résultat de mes investissements, je me suis exilé dans une ferme entourée de forêts qui filtrent l’air, l’enrichissent en oxygène et le débarrassent des gaz lourds, du Roundup, du plomb, du mercure, de la silice, de l’amiante et des émanations des pots d’échappement. J’y respire un air certifié biologique à 100 %. Eh bien, mes poumons, des sacripants, ne se gênent pas pour me faire tousser, cracher et m’essouffler dès que je veux piquer un 100 mètres ou monter au grenier avec un sac de 100 kilos sur le dos. Ah, la paire d’ingrats !

Je pourrais tous les passer en revue et maudire les yeux, les oreilles, la langue, le foie, la rate. Un livre ne suffirait pas pour juger et condamner le cerveau, le roi, l’empereur de l’ingratitude.

Pour lui, je suis un père, une mère, une mamie, un papy. Je le traite aux petits oignons et ne le nourris que de grands auteurs, ne lis que les romans des prix Nobel de littérature et j’ai appris tous les mots du Grand Larousse, avec leur signification, pour qu’il puisse construire des idées, réfléchir et me rendre fier de posséder un tel cerveau.

Que nenni ! Il me fait honte par son incapacité à me faire résoudre une équation du niveau du certificat d’études primaires, à comprendre ce que veut dire monsieur Kant ou à réussir le concours d’entrée à l’École polytechnique de Romorantin-Lantenay qui prépare à une carrière multiservice : plomberie, électricité, chauffage, mécanique automobile, réparation de tracteurs et de vélos thermiques ou électriques, paysagisme, boulangerie… et j’en passe, pour ne pas aggraver ma honte.


Conclusion : nos organes se moquent de nous. Pour ma part, dorénavant, je les ignore, ne considère plus que mon intérêt et leur oppose mon indifférence en réponse à leur mépris. À moi les excès en tous genres et tant pis pour eux, nah !!!!!

lundi 26 octobre 2026

IL FALLAIT Y PENSER

 Pour ne pas me planter et perdre la liberté de me déplacer, je n'enterre pas mes pieds, je les tiens à distance du sol quand il est meuble  à l'aide d'une semelle isolante  que je mets sous ma plante. Elle m'évite de prendre racine. 

Pour ne pas me tromper et  garder ma liberté de penser, je garde  mon esprit critique en éveil,  me réfère à Protagoras, à Épictète et ne considère une opinion qu'à l'idée que je m'en fais. 

Derrière l'effort physique, il y a des muscles qui se contractent et font courrir, soulever des sacs de ciment, sauter à la perche. L'effort intellectuel qui fait écrire un livre, résoudre une équation, répondre à la question mobilisent des neurones qui échangent des informations, les coordonnent et prennent une décision. 

Le processus est identique mais la différence tient au mode d'expression. Dans un cas, l'action est visible, le résultat évident. Dans l'autre, il  se voit, se lit, s'écoute, mais, en plus, une voix intérieure a bourdonné dans la tête et nous met au courant du résultat de leurs cogitations. Cet intermède n'existe pas chez le  muscle qui  réagit sans se poser des questions. C'est la raison qui fait effectuer le 100 mètres plus vite que résoudre une équation du second degré. 

On ne sait rien du phènomène, sa nature, son fonctionnement. Les neuro-sciences font semblant d'avoir des explications. C'est leur façon de cacher leur ignorance, de se prendre au sérieux. Ils sont incapables d'avouer: "on tourne en rond, le problème nous dépasse". 

LE CONSEIL DU PSYCHIATRE

Méfiez-vous des coups de lune ils rendent lunatique.

dimanche 25 octobre 2026

INSOLUBLE

Le terrible problème que pose l'imbécile,  c'est qu'il n'est pas assez intelligent pour se rendre compte de sa bêtise, comprendre son erreur et ne plus recommencer. J'ai le même problème avec ma jeune chienne qui détruit tout, malgré mes remontrances. 
L'espèce humaine s'est attribuée un énorme privilège: celui de se considérer comme étant tellement supérieure qu'elle s'arroge le droit exclusif  de vie et de mort sur toutes les autres. Cela ne suffit pas à son orgueil et elle a décidé que cette seule appartenance lui conférait une valeur quasi divine qui interdisait,  théoriquement,  que toute atteinte lui soit portée en dehors des exceptions prévues par la loi: états de guerre, condamnation à mort par un tribunal accrédité, accidents fatals provoqués par l'imprudence, le hasard, la maladie, une opération chirurgicale ratée par la faute involontaire de l'anesthésite distrait etc... Elle est telle que, même réduit à l'état de légume, aucun effort, aucune dépense ne devaient être économisés pour maintenir cette vie végétative en état de vie ralentie, fusse aux dépens de besoins urgents tels que donner à manger à des familles pleines d'enfants affamés. La même idéologie pousse ces tenants à interdire à quiconque, au nom de la supériorité de leur façon de croire au père Noël, d'abréger une vie qui a cessé de leur plaire et dont les inconvénients surpassent les agréments dans un mode crescendo. 

Le pouvoir de nuisance de cette minorité bruyante  réduit à l'impuissance la majorité raisonnable qui aimerait remettre l'espèce humaine à sa place. Elle est pitoyable et à égalité avec les annelés qui sont décérébrés et conduits par quelques sensations primaires. La parenté qu'elle revendique est usurpée, un mensonge de plus, et même le singe-hurleur lui est supérieur car, modeste, il ne revendique rien.

BEAUTÉS

Il est plus facile et plus plaisant de vivre avec les beautés qui sont cachées en soi que lorsqu'elles s'affichent sur un visage, un corps sculptural. Celles-ci suscitent l'admiration, la jalousie et des intrusions dérangeantes, des manifestations intempestives. Elles sont surtout passagères avec une durée d'éphémère. Elles laissent des regrets quand le regard des autres ne s'eclaire plus et qu'il faut vivre avec le souvenir d'un trésor perdu. 

La beauté intérieure est cachée et on ne voit que ses manifestations. Elle resplendit quand elle est peinte sur un tableau de Rafaël ou de Delacroix, quand on lit la Légende des siècles, le Seigneur des anneaux, un poème de Verlaine, écoute une sonate de Bach, un opéra de Rossini, voit un film de Visconti, mange un gâteau de Conticini, comprend la résolution d'une équation mathématique. Ces splendeurs résistent au temps. Elles donnent à  ceux qui les abritaient une vie éternelle.