Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 1 mars 2026

 Prendre garde où on met les pieds, où l'on pose les mains, à ce que l'on dit, regarde, écoute, oblige à faire attention à toutes les sensations que le monde extérieur  produit, envoie  et que notre esprit reçoit par l'intermédiaire complice de nos organes récepteurs. Notre esprit les transforme en informations. Elles nous servent à construire des pensées, nous forcent à réfléchir, à prendre des décisions, parti. Ne pas attacher d'importance, faire fi, ignorer tout conduit à vivre en autarcie,  coupé de tout afin de n'être pas polluer par des interactions qui parasitent notre liberté de penser en nous imposant des valeurs étrangères venant d'une caste supérieure qui a besoin de serviteurs d'un ordre inférieur.

PS: mais c'est vous qui voyez.

PRÉSENT PASSÉ FUTUR

Le charme, l'originalité de l'instant présent est son instantanéité. Il en a l'exclusivité. Il nous fait voir ce que nous regardons, entendre ce que nous écoutons, réfléchir à ce que nous pensons, agir. Tout est brillant, direct, vrai. Il se découvre en même temps qu'il se coule.

Pas d'intermédiaire, de décortication, d'explication, elles viendront dans le passé, quand l'histoire s'écrira. Lui n'a pas cette vérité. Il est rempli de souvenirs jaunis, interprétés, déformés, trafiqués. Son parfum est suranné, fade, flétri. Il a l'odeur rance d'une graisse oxydée.

L'avenir se dit rempli d'espoir, de plaisirs à venir, de découvertes qui changeront tout : la façon de manger, de calculer, de voyager, de fabriquer, de faire de la musique, les films, d'éduquer, de se soigner, de travailler. On sait, d'expérience, que l'homme restera ce qu'il est depuis toujours : hypocrite, menteur, égoïste, paresseux, crédule, idiot, méchant. Il aura en plus abandonné le peu qui le rendait fréquentable à une intelligence qui fera tout à sa place.

L'idéal serait que le présent cesse de bouger, ne connaisse pas d'instant suivant, arrête de suivre le mouvement.

 L'insomnie est le traitement radical des cauchemars. Parmi ses effets secondaires, il faut noter la disparition de tous les rêves.


samedi 28 février 2026

LE POUVOIR DE LA FOI

Croire qu'il suffit de quelques décennies de soumission, de confessions, d'absolutions, de pénitences, de récitations de pater et d'ave, de signes de croix et des génuflexions pour accéder au paradis durant une éternité est aussi crédible que d'acheter un château qui vaut un billion  avec un chèque au porteur de mille euros ou de loger, en pension complète, un mois au Plaza-Athénée pour le prix d'une nuit et d'un  dîner dans un Ibis.

TACTIQUE ET TECHNIQUE POUR NE PAS PERDRE

Quand je me prépare à battre mon record personnel sur 100 mètres, départ arrêté, je bloque mon cerveau sur l'objectif, lui demande d'éliminer toute idée parasite qui risquerait de me distraire, d'ordonner aux jambes de courir sans se préoccuper de la fatigue, d'ignorer les crampes et de se battre vaillamment. Le corps est prioritaire. Il concentre son énergie dans les membres inférieurs. La respiration est ample, volontaire, son rôle est  de  suroxygéner l'hémoglobine. Le cœur est mobilisé. Il va devoir pendant les 5 minutes de mon sprint assurer un débit maximum, sans faiblir. Chacun sait ce qu'il doit faire et je n'ai qu'à dérouler, façon Usain Bolt dont j'ai emprunté la tactique et la technique. 

Quand je commence un championnat de jeu de dames, que je veux résoudre une équation du second degré, me réciter la tirade du Cid ou le cinquième couplet de la Marseillaise pour fêter la victoire de Valmy (1792) tous les 20 septembre, mon corps se fige, ma respiration se ralentit, de superficielle elle devient profonde, décontraction totale, gestes ralentis, le cerveau est dans une réflexion intense, tous les neurones cognitifs sont en alerte maximale. La mimique de l'adversaire est passée au scalpel. Il faut deviner son intention avant même qu'il la connaisse (pour avoir un coup d'avance). C'est ma technique qui me fait perdre rarement. 

Cerveau, corps, chacun se dévoue à l'autre, sait ce qu'il doit faire ou pas, pas de d'orgueil déplacé, respect mutuel, solidarité totale, seule la victoire de celui qui lutte compte, admirable exemple à méditer et à enseigner dans les salles de classe.
Ce n'est qu'après avoir satisfait nos besoins élémentaires primaires : boire, manger, dormir, exonérer, que les choses superflues deviennent importantes. 
Notre absence de sympathie envers certaines personnes est corroborée par l'antipathie qu'elles suscitent de la part des gens qui ne les aiment pas.

LES AMIS DE VOS AMIS...

Soyez vigilant, choisissez des relations qui ont beaucoup d'amis et peu d'ennemis pour que le jour de la lutte finale, ils aient un bataillon et, vous, un corps d'armée sur le champ de bataille. Inégale, elle sera plus facile à gagner.

vendredi 27 février 2026

 Certains de ceux qui ont tout et manquent de rien ont un corps  qui se noie, entrainé au fond par le poids de leur richesse et une âme qui étouffe dans un air privé d'envies, d'espoir. Pour survivre, ils sont obligés d'acheter des sentiments, de se payer des sensations, de  regarder des supplices. 

L'IMPORTANT, C'EST LE TON

 Homme sans importance, quand je veux me donner de l'importance, je parle de choses importantes en prenant un ton important et un masque sévère.

Quand, vautré dans un fauteuil, alangui sur un lit, bercé dans un hamac, on se repose d'une fatigue si on a travaillé dur, de rien si on est paresseux, on est heureux, béat, inconscient du danger de l'inertie qui atrophie les muscles, les rend inaptes à l'effort, réduit à l'impotence, prépare la chute, la fracture, l'opération, l'embolie, le décès prématuré. 

Le cerveau a le même problème. Ne pas réfléchir, méditer dans le vide, ne penser à rien, ne pas se poser des questions, fuir les problèmes pour ne pas se fatiguer à trouver la solution, n'avoir pas  de projets, tout cela met le cerveau en stand-by, l'esprit au repos, éteint la curiosité, anesthésie l'esprit critique. L'absence de pensées provoque un arrêt dans le transfert d'informations. Faute de stimuli, les centres récepteurs se mettent au repos, les synapses se ferment faute de connexion entre les dendrites. N'ayant plus de matières à traiter, le cerveau tourne au ralenti, se me en veilleuse, assure  le minimum vitale. En mode réflexe, il assure les affaires courantes  liées à la routine, à l'habitude. L'état ouvre la voie à un état végétatif, l'étape qui prépare le retour sous terre.
J'aime bien ce que je fais bien car j'ai remarqué que ce que je ne sais pas faire, je le fais mal. Le résultat déplorable altère mon humeur. Je préfère qu'elle soit bonne car la vie est plus agréable  quand règnent la joie, le plaisir, le sourire plutôt que la colère, le dépit et le regret, conséquences habituelles d'un plat raté.
La tranquillité que l'on gagne en restant inconnu est perdue dès que l'on tombe dans le domaine public. On cesse de s'appartenir pour devenir prisonnier des autres, des fauves qui n'attendent qu'un moment de faiblesse pour se jeter sur votre carcasse et la dévorer. Avant de s'éteindre, la célébrité jure, mais trop tard, "qu'on ne l'y reprendra plus".

jeudi 26 février 2026

IDÉE , QUAND TU NOUS TIENS

Une idée vient. Bonne, on la retient. L'esprit la soupèse, la critique, l'évalue, valide ou rejette. L'idée devient une pensée. L'esprit se remet au travail, content. L'analyse se fait pointue: il examine les effets, les conséquences et ce que l'on peut en tirer. L'imagination est appelée et collabore avec l'intelligence, l'idée entre dans la phase de réflexion, la plus  féconde. De sa base dépendra la suite. 

Un roman avec une histoire, des personnages qui vivront des aventures. Long travail d'écriture pour remplir des chapitres et conclure avec une élégance qui laissera un bon souvenir de l'idée de départ. 

Une théorie qui se construira de fil en aiguille, aboutira après bien des efforts à une philosophie, à une idéologie qui accouchera d'une politique, d'une révolution, d'une Guerre mondiale. à une religion qui créera du fanatisme, les croisades, l'inquisition, la saint Barthélémy, des palais épiscopaux.

Elle peut fournir une solution à un problème insoluble, donner une réponse à une question difficile et de déduction en déduction, à l'aide de l'esprit de l'escalier finir en apothéose avec la découverte du siècle, l'invention de l'année, un prix Nobel.

Malheureusement, elle n'a pas souvent cette trajectoire sublime ou terrible quand c'était une fausse bonne idée.

ÇA ARRIVE SOUVENT

On est agréablement surpris par une personne qui nous est antipathique quand elle a une réaction ou une action positive, constructive, bénéfique et amèrement déçu quand un(e) ami(e) se révèle peu sympathique.

OUBLIETTE

L'oubliette est un cul-de-basse fosse où les seigneurs du temps jadis jetaient leurs ennemis et amis d'hier pour s'en débarrasser et  n'en pas garder le souvenir. L'endroit est précieux et quoique mal fréquenté vaut mieux qu'une cave ou un grenier pour y entasser le souvenir des mauvais moments, les désillusions, les infamies et toutes les erreurs qu'on s'étonne d'avoir pu commettre. Elles disparaissent sans traces dans un repli obscur du tronc cérébral que même l'IRM ne parvient pas à localiser. 

PS: si l'architecte a oublié d'en dessiner une, apprenez à oublier. L'amnésie contrôlée est une façon élégante de la remplacer.

L'IMPORTANT, C'EST LA SANTÉ

Certes, la situation est catastrophique, les caisses sont vides, le feu est dans la maison, les loups sont entrés dans la ville, le pays est géré par des inconscients incapables et irresponsables. Ceux qui disent vouloir sauver les meubles, l'argenterie, les souvenirs de famille, remettre l'ordre dans les finances, la rue, aux frontières sont les clones de ceux qui sont en place. Ils veulent, mais n'ont aucun pouvoir. 

On est partis pour toucher le fond du précipice en tombant sur la tête.

Halte au désespoir, à l'euthanasie collective, rien de tout cela n'est grave, tout est relatif. Vous avez, j'ai la santé, que demander de plus??? La paix, la sécurité, la richesse?? Est-ce bien important? Il n'y a que la santé qui vaille, je vous le dis, parole de connaisseur!!!

mercredi 25 février 2026

AIR EAU

Si on compare la densité de l'eau salée, la lente et majestueuse puissance des courants sous-marins, la température constante des abysses avec la légèreté de l'air, la versatilité des courants atmosphériques et les variations incessantes de la température, on comprend pourquoi l'homme est superficiel, instable, frivole et la faune sous-marine profonde, calme, réfléchie. Ils sont, en plus, des modèles de vertus assez sages pour être  pacifistes et ne pas répondre à la guerre impitoyable qui leur est livrée.

Si l'espèce humaine plutôt que bête et féroce était comme les êtres qui habitent les mers et les océans, intelligente, la paix règnerait sur terre.

LA SIESTE

Je suis un inconditionnel, un fanatique, un thuriféraire forcené. De quoi? de la sieste. J'en fais une avant de me lever pour me préparer au travail. La deuxième se situe de façon classique après le repas de midi. C'est une aide à la digestion avec la précaution de surélever le tronc pour éviter une régurgitation acide qui pourrait altérer mon contre-ut. La dernière se place avant l'endormissent qu'elle prépare par une immobilisation avec une hypotonie généralisée. Elle favorise une réflexion sur les fais et gestes de la journée et est une invitation au sommeil. C'est la condition qu'il pose pour faire d beaux rêves.

PS: la sieste n'est pas une vague somnolence ni une recharge d'accus. Elle est un état de vie suspendue, une immobilité passive permettant une méditation intensive. 
Les sentiments qui font l'opinion que les gens se portent a une présence dont l'intensité est inversement proportionnelle à la distance qui sépare.

Peau contre peau, c'est le grand amour  qui peut aller jusqu'à la fusion. Le plus souvent, on en reste au baiser, à l'accolade, à la poignée de main.

À un mètre, ce sont des manifestations de reconnaissance, des exclamations, des compliments qui dérivent en une conversation.

Dès que la porte est fermée, chacun regagne sa bulle, entre dans le souvenir. L'indifférence s'installe avec, en plus, le soulagement de retrouver son sweet home et  de faire le ménage, la vaisselle, se reposer, s'occuper de choses importantes, des chats, du chien. 

Si la distance se mesure en kilomètres et, dans un crescendo qui s'accélère avec elle, l'oubli prend place avec une intensité pour la plus grande satisfaction de l'ego qui fatigue à manifester des sentiments dont il n'a pas un usage quotidien. 

PS: si on le veut, si on a le temps, rien de mieux en vue, on peut rafistoler la relation qui ne demande qu'à s'éteindre  par un coup de téléphone, un message, une correspondance. C'est facile, gratuit mais la curiosité réciproque étant ce qu'elle est, on n'a que de soi à parler et rien à en dire , les tâches courantes occupant le temps, l'esprit et, comme on a tous les mêmes, on sait d'avance ce que l'autre racontera!!!