PS: n'est-elle pas bonne, cette belle réflexion?!!!
Le Blog à Dancharr
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
vendredi 11 septembre 2026
ELON MUSK
LES DEUX EFFACEMENTS
jeudi 10 septembre 2026
LIVRE X
Un euro
Tous les êtres humains naissent égaux devant la vie. Ils seront donc égaux devant cette espérance.
mercredi 9 septembre 2026
LES TROIS ESPÈCES
LA CURIOSITÉ
LIVRE IX
Le temps de la responsabilité
mardi 8 septembre 2026
Stop, on arrête de dire, de faire, de penser n'importe quoi en suivant les conseils de ceux qui disent savoir, des savants auto-proclamés, des sages de pacotille, des diseurs de mauvaises aventures. Imitez le soleil, éclipsez-vous et, s'il n'en reste qu'un, ne soyez pas celui-là, comme l'a dit Victor dans ses Chatiments .
LE RIRE BIDON
« Docteur, est-ce grave ? Je ne comprends pas la plaisanterie. »
« Grave, non, mais je comprends votre anxiété. Elle est légitime, car cette carence cognitive affecte sévèrement la qualité de vos relations sociales, vous isole, vous marginalise en vous empêchant de partager l’hilarité générale. Elle fait de vous un mouton noir qui rompt l’harmonie de la réunion, crée un embarras et un état de confusion chez l’auteur de la plaisanterie, qui se demande, inquiet, si sa plaisanterie est aussi drôle qu’il le croit.
Je ne vais rien changer à votre personnalité et vous continuerez à ne pas comprendre les plaisanteries, courtes ou longues. Mais quelle importance ? Cela n’affecte pas votre façon de digérer ni de dormir. Je vous demande seulement de faire semblant et d’imiter les autres convives si vous êtes autour d’une table. Joignez-vous à la gaieté de l’escadron, aurait dit Courteline. Copiez leurs mimiques, leurs simagrées, essuyez-vous les yeux si les rires ont du mal à s’arrêter.
Dans le cas où vous êtes le seul à devoir supporter la plaisanterie et ne voulez pas vexer, attendez la fin de la péroraison. Observez le locuteur : dans 99 % des cas, il sera le premier à rire de son bon mot, même si c’est la millième fois qu’il le sort, car on est tous son meilleur auditoire. Il vous suffit, là encore, de capter ce signal pour enclencher un sourire de connivence et d’admiration qui récompensera son moment clownesque.
Rappelez-vous aussi que vous n’êtes pas un cas isolé. C’est fréquent, et ma technique l’a rendu indétectable. Il est probable que, sur cinq personnes qui s’esclaffent bruyamment, plus de la moitié soient, comme vous, indifférentes à la plaisanterie et jouent la comédie.
Avec un peu d’habitude, qui fait office d’entraînement, vous serez capable de jouer le rôle-titre de la célèbre pièce de cet auteur dont le nom m’échappe : Le Rire idiot.
Une vocation tardive naît parfois ainsi.
« Ah ah ah ! » Répétez après moi, s’il vous plaît. La leçon est incluse dans le prix de la consultation…
Ah ah ah ! S’il vous plaît, faites un effort ! »
LIVRE VIII
Le retentissement
Le silence dura quelques secondes. Puis le monde se remit à parler. En quelques heures, les laboratoires les plus prestigieux demandèrent l'accès aux données. Les académies des sciences convoquèrent des séances extraordinaires. Les gouvernements créèrent des cellules de crise. Les places financières suspendirent les cotations de plusieurs groupes pharmaceutiques. Les réseaux numériques cessèrent de commenter l'événement. Ils commencèrent à s'interroger.
Pour la première fois depuis des générations, une découverte scientifique ne promettait pas seulement un progrès. Elle remettait en cause une certitude. Le vieillissement était-il réellement une loi de la nature ? Ou seulement l'expression d'une cohérence biologique qui se dégrade avec le temps ?
À Cambridge, un biologiste cellulaire déclara : — « Si cette théorie est exacte, nous avons confondu pendant deux siècles les conséquences et les causes. Nous avons étudié les mécanismes du vieillissement sans jamais nous demander si le vieillissement était lui-même le mécanisme... ou simplement son symptôme. »
À Zurich, une physicienne répondit : — « La découverte n'est peut-être pas biologique. Elle est peut-être informationnelle. Si le vivant se définit par sa cohérence, alors nous devons réécrire la frontière entre la matière et l'information. »
À Kyoto, un mathématicien resta longtemps silencieux avant de conclure : — « Les équations ne démontrent pas que cette théorie est vraie. Elles montrent seulement qu'elle est devenue impossible à ignorer. »
Les philosophes comprirent immédiatement qu'une autre question apparaissait. Si l'âge biologique cesse d'être un destin... qu'est-ce que vieillir ?
Les théologiens s'interrogèrent à leur tour. Modifier la durée de la vie n'était pas seulement une innovation médicale. C'était une nouvelle manière d'habiter le temps et Dieu dans tout cela?
Les économistes furent plus directs. Ils calculèrent. En quelques jours, ils comprirent que tous les modèles reposaient sur une hypothèse implicite : le vieillissement était irréversible. Si cette hypothèse tombait...l'économie entière devait être repensée.
Les juristes ouvrirent un chantier tout aussi vertigineux. À partir de quel âge devient-on vieux...si l'âge biologique n'est plus celui inscrit sur un acte de naissance ?
Les assureurs suspendirent leurs calculs. Les fonds de pension leurs prévisions. Les démographes leurs certitudes.
Pendant ce temps, un phénomène inattendu se produisait. La population ne parlait presque jamais de physique quantique. Elle ne discutait pas davantage des algorithmes de BIOGENESIS AI. Une seule phrase revenait partout. « Et si c'était vrai ? » Jamais, dans l'histoire moderne, trois mots n'avaient porté une telle charge de fascination et d'inquiétude. Ils ne traduisaient pas une croyance. Ils exprimaient une possibilité. Et cette possibilité suffisait à modifier le regard que chacun portait sur sa propre existence. Des vieillards relevaient la tête. Des adultes cessaient de compter les années. Des adolescents découvraient que le temps n'était peut-être plus un adversaire, mais une variable.
Ce soir-là, les dix milliards d'êtres humains ne partageaient ni la même langue, ni la même culture, ni les mêmes convictions. Ils partageaient une seule question. Et pour la première fois depuis longtemps, cette question était plus grande que toutes les réponses. Car, au-delà de la promesse d'un rajeunissement, une idée plus profonde venait de naître. Peut-être que la vie n'était pas condamnée à s'user. Peut-être cherchait-elle seulement, depuis toujours, le chemin qui la ramènerait vers sa propre cohérence.
lundi 7 septembre 2026
LES DEUX VOLONTÉS
LES DEUX HISTOIRES