Le choix d'un sujet de conversation entre gens de bonne compagnie obéit à un rituel bien établi qui n'a rien de compliqué puisqu'il se borne à éviter de parler de tout ce qui mériterait de l'être mais qui, inévitablement, mettrait en évidence que vous n'avez aucune affinité dans aucun domaine avec votre interlocuteur ou interlocutrise. Débattre de politique, de religion, de philosophie, de la façon de planter un pommier, de cultiver le potager, est , intrinsèquement, impossible car c'est mettre en balance et sur la place publique les fondements de la personnalté, les bases de la dans foi dans le petit Jésus ou d'un athéisme miltant, la culture, remettre en cause l' éducation, la moralité des parents, l'origine de la fortune de la famile et seul Dieu sait quoi encore. Ces impossibilités expliquent que la conversation habituelle est d'un ennui mortelle et se contentent de commentaires éculés sur le temps, la température d'hier, d'aujourd'hui er de demain, la santé, les voyages et l'état de la situation au Balatoutchan.
Le Blog à Dancharr
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
mercredi 28 octobre 2026
IMPOSSIBLE VAUT MOINS QUE LE POSSIBLE
Il faut savoir renoncer à l'impossible et enterrer des projets. On ne connait ses limites qu'après avoir connu des échecs, n'avoir pas su répondre aux questions, solutionner des problèmes. Les occasions ont été nombreuses. Elles ont fait prendre conscience de nos limites, de nos faiblesses, de nos manques. On en prend acte et l'on se contente de ce qui est dans la limite de nos capacités. C'est une victoire sur soi-même, douloureuse pour l'orgueil, l'amour-propre, l'estime de soi. Tomber apprend à se relever dit l'adage, l'entrainement a été permanent durant la première partie de la vie. Ne pas s'obstiner, faire demi-tour, prendre le passage piéton, l'ascenseur n'a rien d'infamant si cela permet d'arriver vivant et de continuer le chemin, du pied droit.
LES FOIS
Il y a les sans fois. Ils ne croient pas aux serments, aux vérités révélées, aux sermons aux discours, aux promesses, aux contes de fées, au père Noël, à la publicité, Ils n'attendent rien de personne, se contentent d'exister, de profiter de l'instant. Ils suivent la ligne de vie de leurs chat et chien, celle de la nature.
Ils regardent avec sympathie les hommes de peu de foi, qui relativisent, qui, précautionneux,prennent une assurance sur le futur en faisant leurs Pâques, font le tiercé pour s'occuper, s'engagent dans une association de protection des oies sauvages de Sibérie, nouent des relations pour tenir des conversations sur la pluie et le beau temps mais surtout la santé.
Les derniers, ceux de grande foi leur font peur et horreur. Ce sont des fanatiques dangeureux qui, en son nom sont capables de tout: pour ce qu'ils appellent un blasphème et qu'une personne normale considère comme une plaisanterie, ils torturent, brûlent, égorgent hier comme aujourd'hui, sans pitié, sans honte, au nom de leur misérable foi. Il en est de pacifiques qui ne s'en prennent pas à ceux qui ne sont pas comme eux, ils se contentent de se mortifier en s'enfermant dans des ashrams, des couvents, des prisons où ils prient le néant et se morfondent en chantant et en jeunant pour passer le temps, les bras en croix, croquevillés sur leur foi.
mardi 27 octobre 2026
INGRATS DE NATURE
lundi 26 octobre 2026
IL FALLAIT Y PENSER
Pour ne pas me planter et perdre la liberté de me déplacer, je n'enterre pas mes pieds, je les tiens à distance du sol quand il est meuble à l'aide d'une semelle isolante que je mets sous ma plante. Elle m'évite de prendre racine.
Pour ne pas me tromper et garder ma liberté de penser, je garde mon esprit critique en éveil, me réfère à Protagoras, à Épictète et ne considère une opinion qu'à l'idée que je m'en fais.