Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 3 mars 2026

LES SAVOIRS

La plupart des gens ont un savoir faire, les uns dans les arts et ils font de la musique, peignent, sculptent, chantent, jouent la comédie, la tragédie, soignent, cuisinent. D'autres sont compétent dans la plomberie, la cordonnerie, la bijouterie, l'électricité, la physique, la chimie, la littérature, les mathématiques etc.. Quelques uns ne font rien de tangible et se contentent de savoir dire. Ils œuvrent dans la politique, la religion, la publicité, la finance, l'escroquerie. Ils parlent un langage fleuri, inspiré par l'imagination, sont animés par  le désir de plaire, de convaincre, de tromper. Ce talent leur permet de vivre aux crochets des autres.
 
Le reste fait rien. Il n'est pas désœuvré pour autant. Ces gens regardent, écoutent, plaignent tous ces malheureux affairés à travailler dans le seul but d'obéir à un besoin qui les oblige à dépenser une énergie qui ne trouve à s'employer, suite à un défaut dans le caractère, que dans une occupation prévue par leur inné de toute éternité.

DANS LA SÉRIE IL Y A

 Il y a ceux qui font

-  tout, toujours très mal;

- tout, parfois très mal;

- tout mal;

- rien  mal ;

- rien;

- assez bien;

- bien;

- très bien;

- plus  que très bien;

- l'impossible et atteignent la perfection. Ils entrent alors en concurrence et en conflit avec le titulaire depuis une éternité. Le conflit longtemps latent est devenu une guerre de haute intensité et expliquerait, selon des experts bien informés, le chaos qui règne sur terre.

PS: l'hypothèse  attend d'être confirmée (ndlr).
La tolérance que l'on s'accorde, la bonne conscience que l'on se donne, l'estime que l'on se porte sont les remèdes naturels que notre cerveau secrète pour éviter que notre bon sens, notre esprit critique, notre amour de la justice ne prennent le dessus et nous aspirent dans un cercle vicieux  déstabilisant qui verrait nos vices et nos défauts submerger ces défenses. Nous nous condamnerions à un procès impossible où, juge et partie, nous nous accuserions de toutes les erreurs et turpitudes qui parsèment la paisible et innocente vie de tout un chacun. Elles nous protègent d'un filet protecteur qui a la fonction d'un parapluie et d'un gilet de sauvetage qui arrêtent les reproches, pardonnent les péchés, amnistient les fautes, excusent les mensonges. Ils rendent notre personnalité-limite compatible avec notre envie de perfection, satisfont notre désir mimétique de ressembler à l'idole de nos rêves.

Cette lutte entre l'ange et la bête nous tient éveillés du début à la fin. Ce combat épique oscille entre la comédie et la tragédie. C'est une question de tempérament. Les sages qui connaissent la musique en font un opéra-bouffe; les bons vivants qui aiment se mettre à la table de Bocuse une farce; les atrabilaires, un drame. L'idéal est de faire simple et pour souffrir de rien, goûter à tout, n'être ni coupable ni victime, il suffit de se rappeler que nul n'est parfait, que les défauts ont des excuses, que le bien est aussi relatif que le mal, que les responsabilités sont partagées, que la perfection est inaccessible, qu'on n'est pas le pape, qu'on fait avec ce qu'on a et qu'on ne se prend pas pour l'exception comme certains. 

LES ENNEMIS

On n'aime pas les gens que l'on ne connaît pas par hérédité (ennemis héréditaires), par principe (les amis de mes ennemis sont mes ennemis), par a priori (je n'ai pas de raison d'aimer ceux qui ne m' aiment pas), par raison (pour se défendre), par sagesse (il est plus facile de tuer un ennemi qu'un ami).

On n'aime pas les gens que l'on connaît parce qu'ils ne nous aiment pas, plus, qu'ils ont changé en mal, sont devenus des ennemis ou que nous-mêmes, on a changé, qu'on est devenu leur ennemi. La réciprocité est habituellement générale et normalise le changement qui est un évènement naturel.

lundi 2 mars 2026

BRUIT CONTRE SILENCE

Le bruit est vulgaire, pénible, casse les oreillettes, rend sourd. Il évoque la foule, une rave-party, un embouteillage, une cacophonie, un blablabla. Il empêche de penser.

Le silence est noble, profond, solennel. Il incite à la réflexion, à la méditation. Sans lui, on ne peut résoudre l'équation, répondre à la question. Son côté cathédrale éclaire l'âme, fait rentrer en soi. Il vient de plus loin que les catacombes, de l'outre-tombe.

LE CONSEIL

Si vous voulez vous fâcher, posez les questions qui fâchent.

ÇA, C'EST BEN VRAI

L'avantage, quand on a été opéré de l'appendicite, c'est qu'on sait que, lorsqu'on a mal au ventre, ce n'est pas l'appendicite.
J'ai remarqué que les gens avec qui je ne suis pas d'accord sont les mêmes que ceux qui ne sont pas d'accord avec moi. Le côté positif de ce dialogue de sourds est que l'on sait que deux négations en s'additionnant double l'opposition, renforce la contradiction. Cette négation a un pouvoir de révulsion qui fait déboucher le désaccord mutuel sur un combat d'idées inconciliables et la rupture inévitable d'une amitié même ancestrale. 

UNE PROFESSION DE FOI DU CYNIQUE

Si j'avais le courage de mes opinions, de la suite dans les idées, du cran, du culot, si je n'étais pas timoré, timide, peureux et ne me cachais pas derrière l'ongle de mon petit doigt, je dirais ce que je sais, pense et ne me gênerais pas pour proclamer la vérité, dénoncer les scandales, révéler les secrets, accuser les responsables. Je fonderais un parti, enrôlerais des partisans, sortirais de l'ombre, monterais au créneau, serais plébiscité, gagnerais les batailles, rétablirais l'ordre, les finances, la sécurité, les libertés, nettoierais les écuries. Mon programme est clair, il roule sur un chemin tout tracé, couvert d'un tapis bleu-blanc-rouge. Il suffirait de peu, d'un rien, d'une once de ce qui me manque mais surtout de temps car, à mon âge, je n'en ai plus pour longtemps. 

dimanche 1 mars 2026

 Prendre garde où on met les pieds, où l'on pose les mains, à ce que l'on dit, regarde, écoute, oblige à faire attention à toutes les sensations que le monde extérieur  produit, envoie  et que notre esprit reçoit par l'intermédiaire complice de nos organes récepteurs. Notre esprit les transforme en informations. Elles nous servent à construire des pensées, nous forcent à réfléchir, à prendre des décisions, parti. Ne pas attacher d'importance, faire fi, ignorer tout conduit à vivre en autarcie,  coupé de tout afin de n'être pas polluer par des interactions qui parasitent notre liberté de penser en nous imposant des valeurs étrangères venant d'une caste supérieure qui a besoin de serviteurs d'un ordre inférieur.

PS: mais c'est vous qui voyez.

L'insomnie est le traitement radical des cauchemars. Parmi ses effets secondaires, il faut noter la disparition de tous les rêves.

PRÉSENT PASSÉ FUTUR

Le charme, l'originalité de l'instant présent est son instantanéité. Il en a l'exclusivité. Il nous fait voir ce que nous regardons, entendre ce que nous écoutons, réfléchir à ce que nous pensons, agir. Tout est brillant, direct, vrai. Il se découvre en même temps qu'il se coule.

Pas d'intermédiaire, de décortication, d'explication, elles viendront dans le passé, quand l'histoire s'écrira. Lui n'a pas cette vérité. Il est rempli de souvenirs jaunis, interprétés, déformés, trafiqués. Son parfum est suranné, fade, flétri. Il a l'odeur rance d'une graisse oxydée.

L'avenir se dit rempli d'espoir, de plaisirs à venir, de découvertes qui changeront tout : la façon de manger, de calculer, de voyager, de fabriquer, de faire de la musique, les films, d'éduquer, de se soigner, de travailler. On sait, d'expérience, que l'homme restera ce qu'il est depuis toujours : hypocrite, menteur, égoïste, paresseux, crédule, idiot, méchant. Il aura en plus abandonné le peu qui le rendait fréquentable à une intelligence qui fera tout à sa place.

L'idéal serait que le présent cesse de bouger, ne connaisse pas d'instant suivant, arrête de suivre le mouvement.

samedi 28 février 2026

LE POUVOIR DE LA FOI

Croire qu'il suffit de quelques décennies de soumission, de confessions, d'absolutions, de pénitences, de récitations de pater et d'ave, de signes de croix et des génuflexions pour accéder au paradis durant une éternité est aussi crédible que d'acheter un château qui vaut un billion  avec un chèque au porteur de mille euros ou de loger, en pension complète, un mois au Plaza-Athénée pour le prix d'une nuit et d'un  dîner dans un Ibis.

TACTIQUE ET TECHNIQUE POUR NE PAS PERDRE

Quand je me prépare à battre mon record personnel sur 100 mètres, départ arrêté, je bloque mon cerveau sur l'objectif, lui demande d'éliminer toute idée parasite qui risquerait de me distraire, d'ordonner aux jambes de courir sans se préoccuper de la fatigue, d'ignorer les crampes et de se battre vaillamment. Le corps est prioritaire. Il concentre son énergie dans les membres inférieurs. La respiration est ample, volontaire, son rôle est  de  suroxygéner l'hémoglobine. Le cœur est mobilisé. Il va devoir pendant les 5 minutes de mon sprint assurer un débit maximum, sans faiblir. Chacun sait ce qu'il doit faire et je n'ai qu'à dérouler, façon Usain Bolt dont j'ai emprunté la tactique et la technique. 

Quand je commence un championnat de jeu de dames, que je veux résoudre une équation du second degré, me réciter la tirade du Cid ou le cinquième couplet de la Marseillaise pour fêter la victoire de Valmy (1792) tous les 20 septembre, mon corps se fige, ma respiration se ralentit, de superficielle elle devient profonde, décontraction totale, gestes ralentis, le cerveau est dans une réflexion intense, tous les neurones cognitifs sont en alerte maximale. La mimique de l'adversaire est passée au scalpel. Il faut deviner son intention avant même qu'il la connaisse (pour avoir un coup d'avance). C'est ma technique qui me fait perdre rarement. 

Cerveau, corps, chacun se dévoue à l'autre, sait ce qu'il doit faire ou pas, pas de d'orgueil déplacé, respect mutuel, solidarité totale, seule la victoire de celui qui lutte compte, admirable exemple à méditer et à enseigner dans les salles de classe.
Ce n'est qu'après avoir satisfait nos besoins élémentaires primaires : boire, manger, dormir, exonérer, que les choses superflues deviennent importantes. 
Notre absence de sympathie envers certaines personnes est corroborée par l'antipathie qu'elles suscitent de la part des gens qui ne les aiment pas.

LES AMIS DE VOS AMIS...

Soyez vigilant, choisissez des relations qui ont beaucoup d'amis et peu d'ennemis pour que le jour de la lutte finale, ils aient un bataillon et, vous, un corps d'armée sur le champ de bataille. Inégale, elle sera plus facile à gagner.

vendredi 27 février 2026

 Certains de ceux qui ont tout et manquent de rien ont un corps  qui se noie, entrainé au fond par le poids de leur richesse et une âme qui étouffe dans un air privé d'envies, d'espoir. Pour survivre, ils sont obligés d'acheter des sentiments, de se payer des sensations, de  regarder des supplices. 

L'IMPORTANT, C'EST LE TON

 Homme sans importance, quand je veux me donner de l'importance, je parle de choses importantes en prenant un ton important et un masque sévère.

Quand, vautré dans un fauteuil, alangui sur un lit, bercé dans un hamac, on se repose d'une fatigue si on a travaillé dur, de rien si on est paresseux, on est heureux, béat, inconscient du danger de l'inertie qui atrophie les muscles, les rend inaptes à l'effort, réduit à l'impotence, prépare la chute, la fracture, l'opération, l'embolie, le décès prématuré. 

Le cerveau a le même problème. Ne pas réfléchir, méditer dans le vide, ne penser à rien, ne pas se poser des questions, fuir les problèmes pour ne pas se fatiguer à trouver la solution, n'avoir pas  de projets, tout cela met le cerveau en stand-by, l'esprit au repos, éteint la curiosité, anesthésie l'esprit critique. L'absence de pensées provoque un arrêt dans le transfert d'informations. Faute de stimuli, les centres récepteurs se mettent au repos, les synapses se ferment faute de connexion entre les dendrites. N'ayant plus de matières à traiter, le cerveau tourne au ralenti, se me en veilleuse, assure  le minimum vitale. En mode réflexe, il assure les affaires courantes  liées à la routine, à l'habitude. L'état ouvre la voie à un état végétatif, l'étape qui prépare le retour sous terre.