Monsieur le président, vous, le jury et, derrière, l'opinion publique,
Si je suis laid, sale, méchant et coupable, ce n'est pas ma faute et vous devriez juger la responsable: la nature qui m'a fait ainsi. Je suis aussi une victime comme l'est la mienne de celle qui m'a fait. Si cela n'avait tenu qu'à moi, j'eus été un adorable bambin et n'aurais pas fait les quatre cents coups, un adolescent exemplaire et non un jeune voyou, un père de famille modèle et non un bandit de grands chemins. Je m'eus fait un autre Montaigne, un frère d'Épicure, un jumeau d'Apollon, un clone de Pascal, un sosie d'Alain Delon, le cerveau de Tesla avec l'intelligence et la fortune de Musk. Pour me finir en beauté, j'eus ajouté quelques gènes musicaux de Mozart et le codage génétique artistique de Léonard de Vinci. Si vous êtes voyant, comprenant et conscient, vous aurez constaté que j'ai un bon fond, plein de rêves inexaucés par la faute d'une nature qui m'a voulu du mal au moment où elle m'a conçue.
J'attends vos excuses, des dommages et intérêts pour le préjudice fait à ma notoriété. Je ne me contenterais pas du franc symbolique...
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