Réussir ce que l'on sait faire est facile et n'exige que du temps. Le succès ne mérite pas de l'admiration, une médaille, un diplôme, un Nobel, une inscription dans le Guiness des records. S'il a réussi l'impossible, c'est simplement parce qu'il en avait les moyens. Il n'est pas un héros, seulement un surhomme.
Échouer et ne pas tenir en équilibre sur un fil sans tricher en s'aidant d'un balancier, ne pas pouvoir plonger par peur du vide, céder à l'appel du sucre et du chocolat et finir la tablette à la vitesse de l'éclair sont des actes difficiles à supporter pour un esprit vaillant qui a conscience de ses limites, de ses peurs, de son manque de volonté. Chaque échec renforce la connaissance du moi intérieur, grandit la modestie, diminue l'orgueil. Il ouvre surtout des horizons, la voie à un avenir glorieux et permet d'engager le combat contre le déséquilibre, la peur du vide, l'ignoble gourmandise, mère de tous les vices. Cette future victoire sur soi écrase de sa splendeur toutes celles des champions qui gagnent en n'ayant à vaincre que leurs adversaires.
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