Moi, môssieur, je m'insurge contre votre glorification de la paresse. Si l'état remplissait sa mission, si la justice faisait son travail, si les policiers n'étaient pas des carabiniers, vous devriez être condamné aux travaux forcés à perpétuité. Vous minez la société dans son fondement, vous voulez la renvoyer à son âge préhistorique sous le prétexte de la faire vivre au paradis. Parfaitement, môssieur, la jeunesse est à sa place sur les bancs de l'école, en vieillissant, elle l'est dans les usines à surveiller des machines, assis devant un ordinateur, à réparer, à nettoyer, à construire, à démolir, à semer, à se tuer à travailler pour remplir les caisses de retraite quelle videra pendant les longues années où, enfin, elle se reposera. Votre utopie est une chimère. Cela ne fonctionne pas car l'homme, s'il ne fait rien, ne rêve pas, ne s'amuse pas, ne joue pas au bridge, mais s'ennuie, se drogue, s'entretue.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire