Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
jeudi 30 avril 2026
MÉNAGE OU NON MÉNAGE
Il faut du temps, de l'expérience, de la lucidité, un esprit critique pour perdre ses illusions et approcher la crudité de la réalité. L'exercice est pénible et la paresse, le confort, l'aveuglement volontaire empêchent souvent de s'y livrer pour ne pas déranger une paix apparente. L'amitié est le terrain qui se prête le mieux à ce genre d'interrogation. Avoir des amis est un marqueur social. Il atteste que celui qui en a est quelqu'un de bonne compagnie, généreux, avec une conversation agréable, des qualités utiles: maisonnée accueillante, bonne table, belle cave, relations hautes placées. Le problème est de distinguer, comme dans tout, le vrai du faux. La technique est la même que celle utilisée par les horlogers avec les Rolex, une montre très imitée: l'observation critique . Focalisée sur les petits détails, elle révèle ici ce que cache l'apparence, et là, la comédie, l'hypocrisie, le mensonge. Averti, vous ferez attention maintenant aux signes d'intérêt, aux manifestations de curiosité, aux demandes d'éclaircissement, aux suggestions, aux propositions, aux remerciements et aux absences.
PS: le problème est que le faux peut être très beau et continuer de mériter l'admiration. Ce qui est vrai en peinture est vrai ailleurs. Trancher devient difficile et c'est vous qui voyez.
L'HOMME LE MOINS ORDINAIRE QUE J'AI RENCONTRÉ
Inculte, quasi analphabète, passablement idiot, il était, malgré ses handicaps, milliardaire car il avait le don de prévoir les mouvements à la hausse ou à la baisse de la bourse, avec un coup d'avance.
mercredi 29 avril 2026
À MÉDITER
Les pourfendeurs de l'IA fondent une des raisons de leur détestation sur son incapacité d'égaler la bienveillance humaine, celle qu'elle affiche de façon systématique, étant, par définition, un artifice algorithmique sans valeur affective. L'humaine bénéficie, elle, d'un préjugé favorable et son dispensateur est un bienfaiteur admiré, fêté, canonisé.
C'est parce qu'elle ne vient pas d'un cœur battant mais d'une machine que l'une est méconnue et l'autre reconnu. Cela revient à dire que le sentiment doit sa valeur, sa réalité non par ce qu'il suggère d'empathie mais par la nature du média qui le transporte à notre connaissance. En allant un peu plus en amont, ne faudrait-il pas accorder à la bienveillance de ChatGPT, par exemple, la même valeur sentimentale que celle qu'un humain.? Un tel anthropomorphisme matériel n'a rien d'outrageant et l'on n'accuse pas Blaise Pascal d'être un affreux matérialiste parce qu'il a dit que l'homme n'était qu'un roseau pensant. Les pensées de ChatGPT sur n'importe lequel des sujets ont une qualité dont beaucoup - et moi en premier - aimeraient égaler.
Est-ce un crime de dire que ChatGPT a une intelligence qui pense et si la pensée est le propre de l'homme n'y aurait-il pas une parenté dérangeante entre la sienne et la nôtre?
IL EST COMPLÈTEMENT INCONSCIENT
L'inconscient est enfoui trop profondément dans notre esprit pour nous être connu. On sait qu'il existe, dit Freud, par des échos qui émergent quand on est endormi ou qu'on n'y a prend pas garde: rêves, lapsus. Partie immergé de l'esprit, elle est inaccessible et serait pleine d'informations classifiées secret-défense d'entrer et de sortir avec des secrets inavouables, des pensées interdites. Ce que disent vivre les gens qui reviennent d'une expérience de mort imminente raconte peut-être l'histoire d'un monde censuré parce que différent et qui attend que notre conscience ait disparu pour prendre sa place et apparaître au bout du tunnel.
mardi 28 avril 2026
TIR À L'ARC
Le tir à l'arc est un sport qui mériterait une considération à la mesure de ses qualités. Il devrait même faire partie du cursus et être enseigné dès la maternelle comme cela est fait en Corée, pays qui lui voue un véritable culte. Il développe tout ce que certains appellent encore des vertus et qui manquent à beaucoup. On comprend qu'il les rebute car il exige de la discipline, de la constance, de la volonté, de la concentration. La force n'est pas nécessaire car il s'adapte au niveau de chacun. Il suffit de choisir la puissance compatible avec celle dont on dispose. Même une faible femme ou un enfant qui tient à peine sur ses jambes peuvent le pratiquer. Mais ce qui le porte au sommet, ce sont non seulement ses vertus, mais les qualités que l'on ne retrouve que dispersées dans les autres sports. Il combine la réflexion, la concentration, fait tenir une position élégante puisque hiératique: corps droit, bras d'ars et bras de corde perpendiculaire, un mouvement combiné et opposé des deux, où se succèdent la mise en tension, l'ancrage au au visage, la libération de la flèche, l'impact dans le blason.
Le tir à l'arc est un combat et le tireur doit maitriser son instrument comme a fait le pianiste avec son piano. Il lui a fallu du temps pour le dominer, le maîtriser et pouvoir en jouer. Comme l'artiste, il faut mobiliser toutes ses vertus pour venir à bout d'un instrument qui a un fort caractère et opposera sa résistance, son élasticité, sa détente. Il ne devient docile que si on a éprouvé ses qualités et montré qu'on en était digne.
Sport de solitaire, le tireur se bat aussi contre lui-même et chaque flèche est un verdict qui juge de la qualité du tireur. Il sait aussitôt s'il a été bon ou mauvais. Il n' a pas besoin d'un chrono, d'un arbitre, d'un jury.
Enfin, l'arc avec ses flèches fait entrer dans l'histoire car c'est une arme qui a fait gagner des batailles depuis l'antiquité. On refait les gestes des archers anglais à Crécy, à Azincourt, de mogols à Kalka, de Robin des Bois dans la forêt de Sherwood.
Il est aussi miraculeux puisque c'est le seul sport intérieur qui se pratique à l'extérieur.
lundi 27 avril 2026
UNE FAUSSE BONNE IDÉE
J'étais en train de savourer un macaron angevin, un gâteau emblématique de la pâtisserie Allard des Ponts-de-Cé, un gros village qui enjambe la Loire, au sortir d' Angers, capital des ducs d'Anjou et qui s'enorgueillira, dans les siècles à venir, d'avoir été le berceau de votre serviteur, quand une idée intempestif vint perturber ma méditation ésotéro-philosophico-gustative. Insistante, elle voulait soumettre à ma réflexion critique, bien connue dans le milieu d'où elle vient, la pensée suivante: comment se fait-il que les peuples soient dirigés par des personnes sans qualités, n'ayant que des défauts avec comme moteur l'ambition et qui sont sans volonté, sans courage, sans suite dans les idées, sans imagination, sans culture utile à un chef d'État, qui passeront leur temps à trahir leurs promesses, à mentir, à se tromper, à dépenser, à faire la guerre qui tuera par millions?
Je continuais sur ma lancée en me demandant, avec une perplexité croissante, comment cela se peut-il alors que, dans le même espace-temps, les citoyens connaissent des hommes et des femmes qui ont les qualités qu'il faudrait à ceux qui gouvernent puisque, dans l'exercice de leur métier, ils respectent leur devis, font un travail parfait, tiennent les délais. Je pourrais vous donner le nom de plombiers, d'électriciens de carreleurs, de couvreurs, de plâtriers, de menuisiers qui font un travail parfait, dont l'honnêteté n'est pas discutable, dont la probité est exemplaire et qui ne seront jamais accusés de corruption, de conflits d'intérêt, de trahison?
Mon étonnement, que vous partagez certainement, est encore augmenté par la question suivante: quel rapport lie la gâteau en train d'être mangé avec une délectation qui a peu d'équivalent avouable et une pensée de l'acabit ci-dessus, fort peu appétissante, dégoutante et attristante. Insistante, elle s'accrochait à l'esprit au point de me distraire de la mastication du macaron enrobé de crème au beurre coincée dans de la meringue italienne ou suisse avec une interrogation qui se demandait pourquoi on ne va pas chercher le personnel qualifié dans ce milieu artisanal aux hautes performances ou, si on veut éclater tous les records en mettant aux commandes, non des artisans dont le côté tâcheron peut rebuter mais des artistes au sommet de leur art. Ils ne sont pas légion mais en nombre suffisant pour que l'on ait le choix entre un pianiste surdoué, un peintre qui ferait de l'ombre à Picasso, un sculpteur égal de Praxitèle et de Rodin ou un écrivain dont la forme est mozartienne et le fond hugolien. Leurs vertus mises à son service sortiraient la France de l'ornière et la catapulteraient au firmament de l'art et la science politique.
PS 1: la raison et la sagesse étant exclues du champ politique suite à une décision arbitraire, elle recrute ses impétrants chez les fonctionnaires, les avocats, les banquiers, les commis de conseils d'administration, les laissés pour compte de la société civile et militaire qui se sont infiltrés dans les rouages de l'État pour assurer leurs arrières, rembourser des dettes à son dépens, obéir à des commanditaires, l'empêcher d'avancer pour complaire à une idéologie ou à une lubie.
PS 2: rien n'est plus affligeant qu'après avoir développé une idée que l'on voyait grande, belle, avec un fond et une forme parfaite, on s'aperçoive, à la réflexion, qu'elle était mauvaise. C'est ce qui m'est arrivé à l'instant. Je dois donc démolir ma démonstration qui n'était que mensonges et inanité. En effet, je n'avais pas tenu compte du poison mortel qu'est le pouvoir sur l'intelligence, la raison, la sagesse de la personnalité la plus vertueuse. Il monte à la tête et transforme l'être le plus aimable, pacifique, tolérant, père ou mère admirable, en un dictateur-tyran impitoyable, capable de mettre la terre à feu et à sang pour le garder (le pouvoir). Antonio de Oliveira Salazar brillant professeur d'économie politique illustre cette fatalité. Les militaires l'appellent pour remettre les finances en état. Il opère le rétablissement, devient premier ministre et le restera 36 ans, chef d'une dictature avec censure, bâillonnement de l'opposition, police secrète, répression, pauvreté obligeant les portugais à une émigration massive.
PS 3: il faut en conclure que la première place, le sommet, la présidence conduisent de façon inévitable à l'excès, à l'outre mesure, à l'intolérance. Cela se vérifie chaque fois et se voit dans la plus petite des associations, la mairie du moindre des villages, à la direction du groupe automobile le plus gros, à la tête de l'État le plus puissant du monde. Le résultat est toujours catastrophique et se termine dans les larmes et la désolation. Pour s'en prémunir une seule solution: la tournante avec un temps aux manettes n'excédant pas 3 mois, juste celui de prendre les décisions qu'il fallait et ne pas avoir le loisir de prendre goût aux sortilèges de l'endroit au point de ne plus vouloir le quitter.
Ps 3: oui, mais là encore, objection, votre Honneur. On tombe de Charybde en Scylla, car la décision doit être suivie d'une exécution. Toute mobilisation demande du temps, de la patience, de la surveillance. Déléguer ce soin au suivant aboutit au néant.
En conclusion, il n' y a aucune solution parfaite, chacun doit continuer de faire ce qu'il veut et jamais la politique française n'aura la qualité du macaron angevin.
dimanche 26 avril 2026
GÉNÉRATION DE PROFUNDIS
Depuis toujours, la société se renouvelle au rythme de générations qui se succèdent tous les 25 ou 30 ans, selon la mortalité et la longévité du moment et de l'endroit. Si la première est petite et la seconde grande, les générations coexistent les unes avec les autres et l'arrière-arrière petit fils parle avec son arrière-arrière grand-père de cent ans. On a l'inverse dans les pays où la sécurité sociale n'existe pas, où l'eau courante et le tout à l'égout sont à l'état de projet lointain, la petite est grande et la grande petite. Les générations se rattrapent au bénéfice du nombre.
Les sociétés nanties, prospères, en bonne santé où les générations s'empilent les unes sur les autres au point de s'étouffer et les autres qui suivent une loi plus naturelle viennent de basculer dans une autre dimension avec l'arrivée des robots intelligents qui sauront tout et feront mieux. Électriques, infatigables, incassables, naissant en usine prêt à l'emploi, ils sont déjà disponibles et peuvent travailler en permanence. Devenue obsolète, l'humanité n'aura plus besoin de se reproduire et les générations en auront fini avec cette obligation détestable qui finit toujours mal.
MARCHÉ NOIR
"Vous qui savez tout, pouvez-vous me dire pourquoi les américains qui produisent plus de pétrole qu'ils n'en consomment voient le prix de l'essence grimper dans les stations-service quand ils en remettent dans leur pickup gros comme un camion?"
"Avec plaisir et si vous insistez".
"J'insiste".
"Ainsi soit-il, ils ne dépendent pas du détroit d'Ormuz, mais des gens qui contrôlent les compagnies pétrolières qui font ce que font tous les commerçants en temps de guerre: du marché noir. La particularité que vivent les américains, c'est qu'habituellement le pays où sévit ce genre de commerce reçoit aussi des bombes qui détruisent le flux des produits depuis la production jusqu'au consommateur. Cette fois-ci, ce sont eux qui bombardent sans que l'on sache pourquoi (eux non plus) et pourtant ils en souffrent. Ce n'est un mystère pour personne ou seulement pour ceux qui pensent que nous vivons en démocratie. Dans le monde réel, ceux qui gouvernent l'hôte de la Maison Blanche ont décidé qu'il fallait augmenter les bénéfices. Quoi de mieux qu'une guerre qui va créer une pénurie et ce qui est rare et nécessaire devient plus cher par un effet qui associe les dominos et la loi de l'offre et la demande. Au nom du dieu dollar, de l'ÉBITDA, du cash-flow, des actionnaires, des dividendes, tout est bon, même la mort. Pauvres de nous, pauvre monde, pauvres américains obligés de vivre dans un pays devenu fou."
UNE VUE SUBJECTIVE DU PRÉSENT, DU PASSÉ, DU FUTUR
L'actualité est une source intarissable qui irrigue les conversations de son eau polluée qui charrie le récit des atrocités guerrières, des déclarations stupides, des décisions imbéciles et les mensonges des uns et des autres. Les quelques bonnes nouvelles, les vérités qui feraient réfléchir se dissolvent dans les mauvaises et les contre. Le passé inspire aussi les passéistes qui se délectent en oubliant son horreur tandis que les futuristes rugissent de plaisir en ne voyant pas la face cachée des mirages qu'ils imaginent.
samedi 25 avril 2026
LES DEUX MONDES
Le monde intérieur où habite notre esprit est aussi variable, instable, aléatoire que celui où s'agite notre corps. Il est rempli d'idées, de pensées, de réflexions, de cogitations qui le rendent aimable ou désagréable. Il est aussi pollué avec des croyances imbéciles, des souvenirs dérangeants, des opinions erronées, des préjugés qui le dépriment, l'obsèdent, lui collent des névroses, le rendent psychotique. Il vit ce que vit son corps quand il est dans un champ de bataille, pris dans un tremblement de terre, emporté par une vague scélérate, en train de se noyer dans un sable mouvant, l'horreur au quotidien, en permanence.
Se réveiller l'esprit détendu, l'âme tranquille, le corps reposé exige que l'on se soit endormi après avoir passé un jour où l'esprit a été occupé par des pensées positives, l'âme par une paix intime et que le corps se soit fatigué avec des exercices stimulants qui ont renforcé sa force, sa souplesse, son adresse. Aujourd'hui dépend donc entièrement de ce que fut hier. Je généralise et en déduis que le présent est le résultat du passé. Compte tenu de ce que nous apprennent les livres d'histoire, on comprend qu'il ne puisse qu'être mauvais.
vendredi 24 avril 2026
LA QUESTION INQUIÉTANTE
Un journal, dans ses pages économiques racontait, mardi, que les grands labos pharmaceutiques qui emploient des milliers de chercheurs et gagnent des milliards cherchent à s'allier avec des sociétés sachant parler à l'Intelligence artificielle tandis que d'autres nouent des relations avec des start-up qui allient physique quantique et IA. Cela révolutionne la découverte de nouveaux médicaments, accélère tout le processus et devrait faire se poser quelques questions dérangeantes.
Nous assistons donc, in vivo, à un renversement du pouvoir qui passe du grand au petit, et au remplacement du cerveau humain par celui d'une machine qui lui est supérieure en tout.
C'est aussi un grand remplacement qui va mettre au chômage la quasi totalité des travailleurs intellectuels avant même que le soient les manuels par les robots. Ce mouvement est irréversible et emportera la société avec lui car que pourra un enfant quand il lui sera demandé de commander une machine mille, un million de fois plus intelligente??? Que peut-on espérer de cette confrontation?????
ÇA, C'EST BEN VRAI
Quand on est terrassé par une émotion, un coup dur, on reste immobile, tétanisé, en état de vie suspendue, il faut du temps pour reprendre ses esprits. Une fois qu'on les a retrouvés, on se rend compte que le cerveau n'est pas fait pour recevoir des chocs et qu'il faut être fou pour se faire boxeur.
Garder la tête froide et le sang-froid quand la révolte gronde, que la révolution s'ébranle, que l'ennemi arrive, que la maison brûle, ne pas s'évanouir, crier, pleurer, gémir n'est pas une chose facile. Se cacher dans le congélateur n'est pas possible car la place est prise par ce qui a été acheté chez Picard. Dans ces moments chaleureux et inconfortables, il faut regarder la situation, évaluer les implications, conclure rapidement et décamper à la vitesse du son ou de la lumière pour aller se réfugier dans un endroit tempéré, tranquille où la liberté est encore en activité et les gens bienveillants ne s'entretuent pas.
jeudi 23 avril 2026
ÉCHEC ET MAT
L'échec doit son succès à sa facilité. Il suffit de refuser de se fatiguer en travaillant, en apprenant et de préférer se reposer, s'amuser, jouer. L'insuccès devient vite une habitude, une façon de se gouverner, un art de vivre de la charité, en s'endettant, en ne remboursant pas. Il est l'objet d'un culte chez ceux qui trouvent que le succès signe un racisme déguisé en orgueil, en complexe de supériorité et s'apparente au triomphe que le sénat romain réservait au général qui revenait d'une victoire aux confins de l'empire avec les trophés pris aux vaincus, les rescapés souvent des éclopés défilant eux-mêmes pour célébrer leur défaite.
Comment une âme peut s'accrocher à un esprit qui habite le cerveau d'un tueur ou un égorgeur d'abattoir, un exécutant des basses œuvres d'un pouvoir, l'équipage d'un bombardier, un artilleur, un sniper, un fabriquant de bombes en tous genres, d'obus, de mines? Souffre-t-elle en silence ou a-t-elle déserté?
DE TOUT UN PEU
On reconnait un idiot qui se croit futé à son apertinence.
______
On se demande ce qui dégoute le plus: l'idée que l'on trouve puante ou celui qui l'a ?
____
Tourner la page ne suffit pas à clore le chapitre quand il avait mal commencé. Il faut l'arracher, la jeter, l'oublier.
mercredi 22 avril 2026
POURQUOI ?
Les idées sont soit bonnes, soit mauvaises. Pour le savoir, il suffit de regarder le résultat de leur mise en pratique. Si elle conduit à la guerre, à la révolution, à la chienlit, à la faillite, à une crise des institutions, elle était mauvaise. Si elle apporte la paix, la prospérité, la sécurité, elle est bonne. C'est simple, facile, rapide, incontestable. Certaines personnes, des gouvernants ont des idées, les appliquent, le temps montre rapidement qu'elles étaient mauvaises et qu'elles augmentent la pauvreté des pauvres, la richesse des riches, l'insécurité, la division, la criminalité. Pourquoi ce besoin de faire le mal, d'encourager le laid, de promouvoir le mauvais?
LA QUESTION
Pourquoi est il plus facile, plus naturel, plus fréquent de passer de la bienveillance à l'indifférence puis, parfois, à l'ignorance ou à l'agressivité? L'inverse est l'exception.
La réponse est simple, nul besoin d'être agrégé de psychologie appliquée: la bienveillance exige un effort. Elle fatigue car il faut élever l'autre, le rendre acceptable. Elle est coûteuse.
Les options négatives simplifient, donc reposent. La pente est physiologique. En outre, ce qui reste du cerveau reptilien est conditionné pour détecter et fuir la menace. L'autre, par défaut, est vu comme tel. La bienveillance doit surmonter ce reflexe archaïque négatif, lui désobéir, en avoir la force.
La vie nous oblige à mener un combat contre l'adversaire, le concurrent, le voisin, le voleur, mais il est anecdotique quand on le compare à celui que nous devons livrer en permanence contre notre paresse qui nous suggère l'arrêt maladie, le mensonge qui voudrait nous faire trahir la vérité, l'orgueil qui nous pousse à la prétention, l'hypocrisie qui nous ferait simuler pour paraître ce que l'on n'est pas, l'avarice, la couardise et tous les vices qui nous rendraient encore plus misérables sont à l'affût et nous succomberions sous le nombre si nous ne livrions une bataille acharnée pour garder la dignité, le respect de nous-mêmes, la haute idée que nous avons de notre intégrité. Rendons hommage à notre courage, saluons notre héroïsme. Il restera dans l'ombre, à l'abri dans notre conscience et nous sommes les seuls à célébrer notre victoire.
mardi 21 avril 2026
LES MÉFAITS DES CHEFS PRÉSIDENTIELS FIÈVREUX
Les gens qui ont le sang chaud perdent plus facilement la tête et commettent des actes déraisonnables plus souvent que ceux qui gardent leur sang-froid. La raison tient à la sensibilité des neurones à la chaleur qu'ils ne supportent pas. Au -delà de 39.9° centigrades, ils perdent leurs fonctions cognitives et, ne pouvant plus compter, penser et réfléchir normalement, ils font faire et dire n'importe quoi et dépenser de façon inconséquente. L'actualité illustre tragiquement cette vérité occultée par les censures qui bâillonnent la vérité pour obéir à des chefs présidentiels atteints de fièvre maligne.
LA GLOIRE DE LA FIN
La fin est l'apothéose de tout et la pièce, l'opéra, le concert s'achèvent dans les applaudissements, les bravos, les hourras, l'enthousiasme, le délire, le dithyrambe. Il n'y a que la fin de la vie qui ne provoque pas un tel triomphe. Au contraire, on a droit à des pleurs, des gémissements, des lamentations. Leur hypocrisie n'enlève rien à leur valeur symbolique. Redonnons lui la place qu'elle mérite dans le panthéon des grandes œuvres, saluons chaque disparition comme l'égale d'un baisser de rideau d'anthologie et qui fera du jour de la mort le plus beau jour de la vie.
Les gens qui passent leur temps à s'occuper des affaires des autres gémissent sur le malheur de ceux qui souffrent, ont faim, sont malades, se battent, sont en prison. Ils se mettent à leur place, compatissent, souffrent avec eux, pour eux, se sentent coupables d'être en sécurité protégés par la police, la gendarmerie, l'armée, des vigiles, la justice, la loi, au chaud, rassasiés, en bonne santé, pourvus d'assurances tout risque pour leur maison, leurs voitures, leur santé, leur vie.
Ils en perdent beaucoup en imaginant pouvoir améliorer le sort de ces pauvres gens. En réalité, la mauvaise conscience qui les rend malheureux leur donne l'impression agréable d'être un acteur important dans la tragédie dont ils se sentent en partie responsables. Leur vie prend une dimension qu'elle n'aurait pas s'ils étaient conscients de leur irresponsabilité.
PRENEZ EXEMPLE
Pour éviter les frustrations, garder un équilibre intérieur, ne pas inventer des problèmes, il suffit de ne pas vouloir plus que ce que l'on peut avoir et, par exemple, ne pas prétendre écrire une encyclopédie si on est ignorant, escalader le Kilimandjaro si on est un cul de jatte, acheter un Picasso si on est à la rue. Contentez-vous, comme moi, de bavasser au lieu d'épistoler comme Dancharr, de regarder les grimpeurs grimper et d'accrocher le calendrier des pompiers à la cimaise de votre taudis.
lundi 20 avril 2026
UNE MÉTHODE RECOMMANDABLE AUX CHANCEUX
Coincé entre le besoin de se lever et l'envie de rester couché, de parler et de se taire, de manger et de jeuner, le pour et le contre, chacun est soumis à un choix permanent. Il n'est pas que cela, mais aussi un dilemme tout sauf innocent puisqu'il vous fera arriver en retard ou en avance, dire une bêtise ou paraître réfléchi, grossir ou maigrir, faire ceci ou cela. Certains tergiversent, d'autres pas. Moi, j'ai résolu le problème et laisse le hasard décider, ayant confiance dans ma chance qui choisit une fois sur deux la bonne solution.
La crédibilité d'une croyance politique, religieuse, financière est inversement proportionnelle à la prétention affichée:
- celui qui vous promet un rendement de 30 % sur votre investissement est en train de construire une pyramide de Ponzi.
- la publicité qui assure, photos à l'appui, que cette crème anti-âge va rajeunir de 40 ans votre vieille peau ment.
- le parti politique qui promet qu'arrivé au pouvoir, il résoudra tous les problèmes vend du vent.
- la religion qui vous jure, sur la croix, que si vous êtes fidèle à son enseignement, vous serez récompensé par un bonheur infini pour l'éternité dans un endroit paradisiaque, dépasse toutes les mesures et fait des arnaqueurs précédents des enfants de chœur.
MARRER
Celui qui dit "je me marre" est en proie à un rire qui n'a rien de joyeux et il ne se tient pas les cotes. Il accompagnera son dire d'un ricanement qui ressemble au grincement d'une porte qui refuse de s'ouvrir. Il ponctue ainsi une déclaration déplorable, une décision imbécile, une incongruité fâcheuse.
Le même enchainera probablement en usant du même verbe avec un "j'en ai marre" sur le ton du désespoir. Il exprime le fond de sa pensée devant la répétition de tant de conneries en faisant évoluer sa pensée d'une goguenardise assumée et résignée à une révolte structurée.
PS: un entourage bienveillant alertera l'autorité qualifiée pour qu'elle prenne en charge les suites d'une telle déclaration qui peut annoncer l'intention d'un passage à l'acte préjudiciable à la santé.
dimanche 19 avril 2026
L'insuccès, la faillite, la défaite révèlent les faiblesses, les insuffisances, les manques. Ce coup de projecteur ouvre les yeux et les erreurs sont corrigées, les lacunes comblées, les comptes redressés. Débarrassés des fautes, le temps futur est celui de la remontée de l'enfer, une rapide sortie du purgatoire en direction du paradis, repaire des gens heureux.
BIENVEILLANCE, UN RÊVE UTOPIQUE
J'appelle bienveillance les sensations d'harmonie, d'équilibre qui se mêlent aux sentiments d'indulgence, de tolérance, L'humeur de celui qui les éprouve, de façon habituelle, envers lui-même et qu'il projette, par principe, sur les autres parce qu'il ne les voit jamais comme un ennemi, un adversaire, un concurrent, un rival, un importun, mais un ami potentiel, une personne normale, un semblable, un enfant de la même mère, la terre.
PS: je rêve d'un monde où la bienveillance se serait imposée. Aucune religion, idéologie, politique n'y aurait inoculé le germe de la division, de l'intolérance, de la domination.
samedi 18 avril 2026
DICO, QUAND TU NOUS TIENS
Je dois à ma bonne connaissance du sujet et du verbe, ma capacité à choisir le complément d'objet pour finir ma phrase. Quand j'ai un doute pour trouver l'association de mots correspondant à l'intention de ma pensée, je consulte un dictionnaire. J'en dispose d'une collection, chacun spécialisé dans la discipline que j'aborde et mon public. Ainsi quand je m'adresse à mon voisin, à un plombier, à une vague relation et que nous allons échanger des propos anodins, je compulse le micro Larousse et trouve mon bonheur parmi ses 25000 mots. Si j'ai affaire à une personne sachant lire et écrire, ayant fréquenté une université ou un autodidacte sans diplôme mais ayant lu le dernier Goncourt, les 60000 mots du Petit Robert me dépannent facilement quand j'hésite diantrement sur une orthographe exacte. L'occasion ne s'est jamais présentée, mais au cas où le dialogue s'engagerait avec un agrégé en lettres majuscules et pour ne pas rester coi, je garde sous le coude un grand Larousse de 120000 signifiants. Un rayon, quoique renforcé en son milieu, de ma bibliothèque fléchit sous le poids de mes dictionnaires philosophique, mathématique, juridique consacrés aux termes médicaux, à l'argot des prisons, des casernes, de la haute administration, du numérique, de l'informatique etc... Ma passion m'a fait écrire, dans ma première vieillesse, un "Dico sans queue ni tête" qui a eu beaucoup de succès dans les hôpitaux psychiatriques de haute sécurité. Je termine, instrumenté par cette manie, un Dictionnaire amoureux des dictionnaires dont je ne suis pas mécontent car il aborde le problème jamais résolu car jamais traité de l'importance exagérée des voyelles au détriment des consonnes sous le prétexte abusif que l'une donne à l'autre sa capacité à s'exprimer. Vous en aurez la primeur dès que vous aurez compris qu'il s'adresse à ceux qui aiment ce que les autres n'aiment pas.
AVEC et CONTRE
AVEC est une préposition piégeuse. Elle annonce un plus, un complément, un supplément qui ajoute, complète, participe à l'action, à l'idée, au propos. Il est parfois confondu avec CONTRE. C'est l'outrage impardonnable, lui le positif avec cet autre si négatif. L'exemple le plus déplorable et malheureusement si fréquent - une tierce de silence pleine de réprobation, merci - est celui-ci: "il s'est battu avec son adversaire". Comme moi, vous sursautez d'horreur, comment une telle confusion est-elle possible? CONTRE s'impose. Lui seul montre qu'il s'agit d'une confrontation, d'une opposition, d'un choc, d'une guerre singulière, d'un corps-à-corps, d'une lutte pour le prix ou la mort. Vous êtes indigné, je le suis aussi.
vendredi 17 avril 2026
MENSONGES ET VÉRITÉS
À court terme, le mensonge a un pouvoir de persuasion impressionnant et il fait prendre facilement une vessie pour une lanterne aux aveuglés par le désir de croire le menteur. Les américains en ont fait une arme diplomatique de destructions massives qui leur permet de déclarer des guerres à des ennemis imaginaires. Ils suivent les exemples fâcheux de tous les grands prédateurs de l'histoire qui commettent leurs crimes, assoient leurs conquêtes et leurs défaites finales sur un gros mensonge. Mais il est très démocratique et des fausses valeurs gagnent le tour de France, font fortune dans la finances, gagnent les élections, entrent au Panthéon. Ils lui doivent leur prospérité.
La postérité est moins généreuse et elle envoie le menteur dans les poubelles, la honte, le déshonneur, l'oubli car le complot est éventé, l'idole renversée, l'escroc démasqué. Le faux héros tombe de son piédestal, de son trône, de son fauteuil. Le public médusé s'étonne alors d'avoir cru au mensonge qui était énorme, évident, criant d'absurdités d'autant qu'il était proféré par un mauvais simulateur qui ne cachait pas sa folie, sa perversité, sa monstruosité. La vérité a un sort plus glorieux et elle finit, parfois, par éclater dans le long temps. Son triomphe entre dans l'histoire mais le mal n'est pas réparé: Dreyfus a été déshonoré, l'innocent condamné, la guerre déclarée. Ils ont été élus présidents.
Remettre à demain ce que l'on doit faire aujourd'hui est un signe de faiblesse, d'irresponsabilité et même le cynique est d'accord mais ni Aristote, Platon, Confucius, Lao-Tseu n'ont dit, comme lui, "il vaut mieux remettre à demain ce qui pouvait être fait aujourd'hui". Ce conseil , ajoute-t-il, devrait être enseigné dès le jardin d'enfants. "Pourquoi?", direz-vous, estomaqué par cette affirmation digne d'un uppercut dans l'hypocondre droit. "Parce que", complète-t-il "si vous n'avez pas joint le geste à la parole, enclenché le processus, sauté le pas, signé le contrat, débuté les travaux etc. alors que vous le pouviez, c'est parce que vous avez compris que le feu n'était pas dans la maison, qu'il fallait réfléchir encore durant la nuit qui porte conseil, laisse décanter le problème avant de le résoudre et se rappeler du vieux dicton repris d'un proverbe persan qui dit "Rien ne presse, il n'y a que des gens pressés".
Demain, l'esprit reposé verra plus clair et il apercevra les écueils dissimulés, les erreurs de calcul, les conséquences désastreuses lointaines. On pouvait mais il fallait mieux non seulement attendre mais refuser, interrompre, annuler car on s'engageait dans l'inutile, l'imbécile, le dangereux.
Procrastiner ce qui est du domaine du possible n'a que des avantages puisqu'il économise du temps, des efforts, de l'argent. Seuls les esprits capables de ne pas succomber à l'urgence, de faire preuve de patience, de voir les arrière-plans, de mettre en perspective ont ce pouvoir de garder la tête froide et de remettre aux calendes grecques ce qui n'a pas lieu d'être et nous d'avoir.
jeudi 16 avril 2026
LE CYNIQUE EST FRUSTRÉ
Je n'aime pas ce qui arrive de mal à ceux que je n'aime pas car je ne suis pas méchant et j'aime qu'il leur arrive du bien car je suis gentil. Il n'y a que dans ces deux occurrences que ma haine ne trouve pas à s'employer. Elle me manque.
LE CONSEIL DE DEMAIN
Arrêtez de vouloir convaincre autrui qu'il n'a rien compris. Ce pauvre homme, cette femme lamentable vivent mal votre prétention. Ils en souffrent. Ils ont, in petto, des pensées assassines à votre encontre, les mêmes que vous auriez pour un quidam qui se prendrait pour dieu le père, un détenteur de la vérité, un augure, un connaisseur des choses cachées, des secrets ignorées. Vous le trouveriez prétentieux. Il vous haïra encore plus que vous le méprisez. Pourtant, il ne s’agit pas de renoncer à dire le vrai, de laisser l’erreur prospérer. Il faut contredire sans écraser. proposer un éclairage, comprendre ensemble. Ce sport est difficile, le jeu ingrat, le résultat aléatoire mais il est amusant, instructif et l'on apprend beaucoup sur le partenaire de la joute. De plus, dans tous les cas, on est gagnant et lui perdant: soit il est OK avec nous (K.O. technique), soit il reste sur sa mauvaise position et en subira les conséquences.
mercredi 15 avril 2026
UNE GRANDE ÂME, LE CYNIQUE, UN EXEMPLE À MÉDITER
Pour donner à ma consommation intensive du chocolat une dimension éthique, je m'oblige à n'acheter dans mon supermarché de proximité que des tablettes certifiées ne contenir que du beurre de cacao extrait de fèves provenant des cabasses non génétiquement modifiées de cacaoyers cultivés selon des méthodes héritées des ancêtres incas d'indigènes cueilleurs habitant des forêts primaires des contreforts andins vendant directement leur récolte à des torréfacteurs qualifiés par un label authentifié par une autorité habilitée. Ce circuit court-circuite le système agro-alimentaire capitaliste qui exploite au profit d'actionnaires avides, de fonds de pension anonymes et des requins de la finance affamés une pauvre population laborieuse exploitée depuis 1492 par les descendants impitoyables de Christophe Colon au profil de sociétés suisses dont nous tairons les noms pour ne pas ajouter un supplément d'opprobre à la honte de ceux qui en consomment les tablettes pour leur seul plaisir égoïste.
Chacun a son truc et on est habités par la musique, la peinture, les mathématiques, la physique, la chimie, l'histoire, la géographie, la cuisine, les mots, les lettres, le théâtre, les petits oiseaux, les escargots; etc.. Les plus heureux, si vous voulez mon avis, sont les simples d'esprit: libérés de tout, ils sont libres.
mardi 14 avril 2026
Monsieur, je vous demande d'observer une seconde de silence pour honorer la mémoire des soixante minutes que vous venez de perdre dans un bavardage où vous avez débité des futilités que la personne qui vous écoutait n'entendait pas, trop occupée à échanger des onomatopées avec un semblable qui n'avait rien à dire.
APERTINENCE
L'apertinence n'existe pas en français. Elle est le contraire de pertinence. Je comble cette lacune incompréhensible et enrichis le dictionnaire d'un nouveau mot. J'espère que vous lui ferez un accueil digne de son mérite. Il signifie que la décision a été prise au mauvais moment, que la déclaration était inopportune, l'attitude scandaleuse, la parole de trop. Elle n'est pas une impertinence qui, dans tous les cas, se justifie car elle traduit une liberté d'esprit qui se manifeste par une originalité qui révulse les prisonniers de la routine, de l'habitude, du conformisme.
lundi 13 avril 2026
Il y a toujours une solution au problème et quand on a
- peur, on se réfugie dans un bunker, une panic-room, une tranchée, derrière une barricade, un escadron de gendarmes;
- froid, on met une houppelande, un passe-montagne, on glisse sous la couette, on part sous les tropiques;
- faim, on mange; soif, on boit;
- des doutes, on ouvre une encyclopédie ou on demande à ChatGPT.
Le temps met les événements à distance, puis les dissout dans le passé. Il en reste juste assez dans la mémoire pour rappeler que le climat actuel - accumulation d’ingrédients explosifs et de facteurs de risque détestables - n’est pas inédit.
Ce qui se déroule sous nos yeux, erreurs multipliées par des fautes impardonnables, est le produit récurrent de la domination spirituelle et temporelle d’incapables majeurs, de psychopathes avérés, de fous furieux portés au pouvoir par des imbéciles notoires et des crétins patentés.
Tout cela a déjà existé. Tout cela a déjà été applaudi. Ce qui est nouveau et pas rassurant, c’est que les temps ont changé avec des hommes en plus grande quantité et armés de bombes plus puissantes.
UNE RÉFLEXION COMME PAS DEUX
Le monde étant ce qu'il est, je me demande ce qu'il serait s'il était différent?
dimanche 12 avril 2026
Il y a ceux qui veulent et ceux qui peuvent. Leurs opposés sont plus intéressants.
Certains ne veulent pas croire ce que vous dites, voir le film que vous recommandez, lire le livre que vous conseillez, considérer votre position, votre proposition. Une seule explication: tout en vous est, pour eux, exécrable. C'est donc par principe et indépendamment de tout critère objectif, qu'ils opposent un refus. La politesse peut le déguiser, le temps de la conversation, avec un acquiescement pouvant aller jusqu'au remerciement enthousiaste.
D'autres ne peuvent pas croire (pour la suite, voir plus haut). Leur refus est moins offensant mais plus trivial. Le motif est un empêchement structurel (il ne lit pas, n'aime pas le cinéma, la peinture, la musique), ne comprend pas ce que vous dites par défaut de vocabulaire, de culture, d'éducation, de patience) ou des incapacités spirituelles, physiologiques, physiques.
Ils sont faciles à diagnostiquer par l'interprétation de leur seule mimique. Elle trahit de façon éloquente leurs intentions (pour en savoir plus, voir le livre de Rita Karanauskas "Cazamentiras", Intermedio editores S.A.S.) Sitôt débusqués, arrêtez de perdre votre temps à parler avec eux d'autres choses que de la pluie et du beau temps.
DONNONS UN SENS À NOS SENS
Nos sens sont des instruments performants mais les sensations qu'ils transmettent ne nous parlent que si on les transforme en sentiments. Pour en profiter, il faut voir ce que l'on regarde, entende ce que l'on écoute, goûter ce que l'on sent. L'acte réflexe devient réfléchi seulement si on y prend garde, si on interprète le message pour en comprendre la substantifique moelle disait Rabelais. Si on ne fait cet effort, ils ne remplissent qu'une partie de leur travail, celle qui sert notre cortex animal.
LE GRAND JEU
On peut s'en tenir à l'apparence, ne pas chercher ce qu'elle cache et continuer de croire que ce que l'on voit, entend n'est pas un mensonge. On peut aussi ne pas s'y attarder, aller au delà, derrière les simulacres, le décor en trompe-l'œil, la façade en carton pâte, en fausses pierres de taille et aller au cœur de la réalité pour comprendre le fin mot de l'histoire. Mais cette découverte exige une curiosité pour l'inconnu, le mystère, les énigmes. Heureusement pour la tranquillité de notre corps, la quiétude de notre esprit, la paix de l'âme, nous en sommes dépourvus, à la satisfaction de notre inconscience qui dicte sa loi à la conscience qui voudrait savoir ce qu'il y a de vrai dans les images que l'on regarde, dans les paroles que l'on écoute et dans les idées qu'on nous transmet. Que notre programmateur inconnu soit remercié de sa bonté, de sa générosité, de sa pitié, en limitant nos capacités, il nous a protégé de la connaissance ultime, celle qui révèlerait que nous sommes le pion d'un fou qui s'amuse de nous faire souffrir et de nous voir mourir.
RÉFLEXION
Quand on réfléchit, on s'aperçoit que le blanc était blanchâtre, que le noir avait des tâches de couleur et que la vérité proclamée est un mensonge. Vous comprenez pourquoi ils ne nous apprennent pas à réfléchir.
samedi 11 avril 2026
RECYCLAGE
Ce qu'il y a de formidable avec les souvenirs dont la mémoire est pleine, c'est qu'à partir d'un certain âge, disons 80, on peut, avec de l'imagination, de la mauvaise foi, leur enlever ce qu'ils ont de mauvais, leur ajouter ce qui leur manquait et les rendre agréables. Le temps leur ôte ce qui, au moment des faits, les ont rendus pour longtemps détestables. Ils ont alors acquis un flou malléable qui permet de les manipuler, d'en garder le minimum et de transformer le cauchemar en un conte de fées où, de coupable, on est victime, du méchant, idiot et imbécile qu'on était, on est transfiguré en prince charmant, en sauveur de la patrie, en inventeur, en champion, etc ..
Les souvenirs nous racontent notre vie passée et elle ne fait pas rêver. Un biographe même bienveillant aurait du mal à en tirer une saga digne d'attirer l'attention d'un éditeur à compte d'auteur. La plus médiocre a pourtant un potentiel qui ne demande qu'à être exploité. La moindre des situations, n'importe quelle rencontre peuvent se transformer en y ajoutant du sel, du poivre, du sucre et beaucoup de piments en une épopée à faire pâlir le comte de Monte-Cristo et rendre jaloux le seigneur des anneaux. La mention "inspirée de faits réels" lui donnera une authenticité dont vous pourriez vous prévaloir si vous ne travailliez pas pour votre usage personnel.
Ce sport innocent fait oublier une vie de chien, transmute le mal en bien, fait sortir le héros qu'on aurait pu être si on en avait eu les moyens. Tout devient possible le temps que l'on veut. Il ne dure jamais longtemps car très vite , on s'aperçoit que subir les vertus et n'avoir que des qualités fatigue, fait des jaloux, l'extraordinaire quand il se banalise n' a plus de charme. Il faut donc ne pas abuser de sa mémoire et ne pas surmener l'imagination.
PS: revisiter les cauchemars sans les édulcorer peut même devenir jouissif si on mesure le changement opéré par le temps qui a fait d'un jeune con un vieux sage qui mène une vie de rêve à son gré et pour son bon plaisir.
ÇA,C'EST BEN VRAI
Tout a une fin: les vacances, le jour, la nuit, la boîte d'allumettes, le gâteau, la conversation, la santé, le livre, le film, la bouteille et c'est parfois triste. Un seul responsable: le début...
LE TEMPS ET L'INSTANT
Le temps long a une puissance de travail qui lui permet d'accomplir des choses prodigieuses comme les pyramides (20 ans pour celle de Khéops) la muraille de Chine (2000 ans), l'Encyclopédie de Diderot (25 ans), l'Iliade et l'Odyssée (des décennies). L'instant est, lui, un éclair dont le pouvoir est souvent celui d'un coup de poing dans le vide et parfois, comme on l'a vu, le point de départ d'une œuvre magistrale.
vendredi 10 avril 2026
AUTARCIE
Pour mon repas de midi, je pioche dans mon congélateur et mon réfrigérateur. Pour remplir mon blog quotidien, je demande à mon imagination de me fournir de la matière fraîche. La routine est si bien installée que je n'ai pas besoin d'aller au restaurant et de demander à d'autres de quoi penser.
ATTENTION À LA FAÇON DE DIRE OU DE MÉDIRE
Selon le contexte, on fait plus ou moins attention à ce que l'on dit:
On fait très attention quand on est assis autour d'une table où l'on discute d'une cessation des hostilités et d'un traité de paix, lors du conseil d'administration, d'une réunion de parents d'élèves, face au président d'un tribunal correctionnel, au grand oral de Polytechnique, lors d'un sermon ou d'un discours devant le parlement.
On fait attention lors d'une conversation avec le directeur, le client, le gendarme. On essaie de ne pas bafouiller, de parler poliment et de répondre à la question ou de la poser de façon claire.
On fait moins attention lorsque l'on discute autour d'une table avec des amis, à l'occasion d'une réunion de famille, d'un banquet réunissant les rescapés d'une expédition au sommet de l'Annapurna, que la conversation est à bâtons rompus et porte sur des sujets anodins, consensuels et de peu d'intérêt.
On ne prête aucune attention à ce que l'on dit quand personne n'écoute, qu'il y a trop de bruit, que tout le monde est ivre-mort. On dit aussi n'importe quoi sous le coup de la colère, lors d'une scène de ménage, d'une altercation pour une place de parking.
Parallèlement, il faut faire très attention à ce que l'on ne dit pas car les conséquences peuvent être redoutables pour peu que votre interlocuteur soit un susceptible rancunier et que vous avez oublié de le féliciter, de le remercier, d'exprimer votre admiration, vos excuses.
Donc, l'attention portée à la parole doit être aussi grande que celle que la tradition réserve à la chose écrite car si l'une s'envole alors que l'autre est gravée dans le marbre, il ne faut pas oublier que si l'oreille a le même pouvoir opérationnel que l'œil, le son résonne longtemps.
jeudi 9 avril 2026
ÉTAT DES LIEUX
Le bail venu à échéance, le propriétaire a demandé un état des lieux avant de récupérer son bien immobilier. Jugez de son épouvante quand il a constaté ce qu'était devenu un des joyaux de sa couronne planétaire.
L'air est irrespirable, plein de vapeurs toxiques émises par des usines à gaz, les cheminées d'usine, les pots d'échappement.
L'eau est imbuvable : elle est acide quand elle tombe en pluie, du ciel. Les nuages sont devenus des bennes à ordures volantes. Les eaux minérales coulent de sources polluées depuis les entrailles des montagnes. Ses réserves stockées dans les mers, les océans, servent de réservoirs aux eaux noires et de dépotoirs aux plastiques. La faune, la flore ne s'habituent pas à ce changement d'habitat et, prisonnières, meurent.
Le sol de la terre ne donne plus envie d'y marcher car il a été dévasté: les forêts primaires ont fait place à des champs de maïs, de canne à sucre, d'arachide, de soja traités avec des pesticides, des fongicides, des herbicides qui éradiquent tout ce qui ne se vend au supermarché. Le sous-sol n'a pas été mieux traité et tous ses trésors en ont été sortis pour finir en fumée, en acier, en lingots d'or, en colliers de diamants.
Les dégâts ont été causés par le sans-gêne d'une surpopulation mal élevée au point de ne pas savoir qu'il faut rendre les lieux dans l'état où on les a trouvés en imitant le respect, la dignité, le souci de transmettre sans abîmer des autres locataires.
Pardonnez aux gens qui ne vous aiment pas. Le sentiment qu'ils vous portent n'est que la conséquence d'un déficit sensoriel et intellectuel dont ils ne sont pas responsables mais victimes. Ils souffrent d'un aveuglement qui les fait ne pas voir vos immenses qualités, d'une surdité phénoménale qui leur interdit d'entendre la profondeur de votre conversation. La subtilité de vos arguments, la justesse de vos positions dépassent leurs capacités cognitives. Ils interprètent de travers ce qui a la direction d'une droite et transforment le désir mimétique de vous ressembler, espoir déçu car exploit impossible en une haine petite, mesquine, à leurs dimensions.
PS: gardez votre pardon pour vous, vous aggraveriez leurs misères physiologique et spirituelle en démontant leurs fausses raisons de vous haïr. C'est leur seule richesse.
mercredi 8 avril 2026
ENTENDU AU TRIBUNAL
Madame le juge,
Certes, mes faillites frauduleuses à répétition, mes multiples divorces, mes escroqueries à l'assurance, mes vols à la tire, mes associations avec des malfaiteurs, mon affiliation à une société interdite ne sont pas le fait du hasard ni de la malchance, vous serez d'accord avec les experts qualifiés et j'en conviens avec vous, ma constance dans la récidive, mon besoin de ne pas faire le bien, d'enfreindre les lois, de contrarier la légalité sont les conséquences inévitables d'un caractère mal trempé, d'une personnalité toxique, d'une mentalité désastreuse et d'une moralité déplorable.
Mais, madame la juge et vous, mesdames ses assesseures, mes braquages retentissants, mes évasions miraculeuses, ma célébrité à Interpol grâce à mes hauts faits délictueux internationaux témoignent aussi d'une intelligence supérieure, d'une habilité diabolique, d'une volonté d'acier, d'un courage hors du commun.
Ces vertus dignes de l'antique n'effacent pas, me direz-vous, avec une logique qui fait l'admiration du syndicat de la Magistrature, la noirceur de mes vices. J'en suis conscient plus que quiconque car, en étant la source, je les subis le premier, en suis la victime principale et n'ai pas le pouvoir d'y échapper.
Comment vous décrire le fardeau de vivre en permanence et depuis un temps qui me parait une éternité dans la peau d'un individu mis au ban de la société et aujourd'hui sur celui de l'infamie? Quelle faute ai-je commis avant de naître pour être doté d'un cerveau si mal conditionné? Pourquoi ai-je, et pas vous, ce potentiel de malfaisance qu'un inné inique m'infuse dés que je pense? J'aimerais que vous partagiez mon interrogation et que vous compatissiez sur un sort qui m'oblige à changer de nom, de maison, de signature, de téléphone, d'amis, de famille, de pays, au gré de mes pérégrinations pour échapper au fisc, à la police, à la gendarmerie, aux huissiers, aux gabelous, au FBI, aux maffias corse, napolitaine, sicilienne, aux cartels de Medellin, d'Acapulco, des quartiers Nord de Marseille, à mes ex déchainées faute de pensions alimentaires, etc..
J'ai essayé de me convertir , de renoncer à ma nature, d'entrer dans le droit chemin. Mon athéisme a triomphé, je suis devenu schizophrène, la légion étrangère m'a refusé à Aubagne pour faiblesse musculaire aux tractions sur les bras. La religion, ma santé, l'armée m'ont rejeté. Rien ni personne ne veut que je sois un honnête homme, que je suive un bonhomme de chemin, est-ce ma faute si je ne peux pas suivre les chemins qui mènent à Rome?
Je suis résigné, j'ai abdiqué, tout m'indiffère, je suis condamné à suivre une route qui me conduit ici présentement, demain en prison, après demain en cavale. Quel que soit le verdict, vous êtés, comme moi, conduite par un fatum inexorable et allez me reclure pour lui obéir. Moi, je sais déjà comment je m'échapperai pour continuer à enrichir mon casier judiciaire. Cependant avant de vous redonner la parole pour le verdict, je me permets de vous proposer une affaire qui, je suis sûr, devrait vous intéresser: il s'agit d'un placement dans une mine d'or au Guatemala, un pays tranquille, pacifique, sans impôt direct et au sous-sol inexploité. Un gisement aurifère vient d'y être découvert par un ami mineur qui m'a chargé de vendre la production à un prix qui assure une rentabilité de 1000 pour cent. C'est parce que vous m'êtes sympathique et que vous êtes mal payée pour le travail ingrat de ne pas rendre l'injustice que je suis heureux de vous proposer cette affaire exceptionnelle à saisir avant que les américains ne s'en emparent...!!!!!!
mardi 7 avril 2026
LES COUPS D'ÉTAT
Il y a deux façons de réussir un coup d'État.
La rapide, comme celle qui mena au pouvoir le futur Napoléon III le 2 décembre 1851 après un passage par la présidence de l'éphémère deuxième République ou celle que nous décrit Jean-Christophe Ruffin dans son excellent livre "D'or et de jungle" (Calmann-Lévy, 2024). Il raconte comment une officine spécialisée peut livrer clés en main un pays à un ultra riche voulant avoir les coudées franches pour ses grandes affaires plus ou moins douteuses. Il suffit d'une bonne organisation avec des spécialistes. Les moyens actuels rendent le processus infaillible. La prise du pouvoir est rapide car le fruit a vite muri et était déjà pourri quand il est tombé dans la main qui avait prévu de le cueillir.
La lente respecte les codes démocratiques avec la même finalité: donner le pouvoir à une personne choisie par une entité dans ses intérêts. En France, le contrôle de l'opinion par l'information est facile puisque les gens qui ont l'argent possèdent aussi les médias. L'inconnu dans la foule devient, grâce à eux, le sauveur de la patrie dès que l'ordre est donné de transformer le candidat idoine, qualifié de prodige, de miracle de la nature avec une intelligence supérieure, une précocité prodigieuse, des qualités d'enfant modèle qui en feraient le gendre idéal et le président qu'il faut à la France, pour faire bien tout ce que les autres n'ont pas fait. Toutes les portes se sont ouvertes pour que le parcours de ce quasi-extraterrestre répondent aux critères habituelles: passage obligé dans l'école d'administration, un autre dans la haute administration pour lubrifier les rouages de la manipulation, une nomination à un poste ministériel pour mettre le dernier pied à l'étrier, un adoubement, signe d'allégeance avec enrichissement dans la banque privée qui "onctionne", de façon coutumière, la plus haute fonction et voilà mis en orbite le futur sauveur de la nation.
Tout ce qui aurait pu ternir l'image saint sulpicienne est caché et le sordide est maquillé en love-story. Les énormes frais occasionnés par la mise en place, puis en route d'une colossale organisation avec création ex-nihilo d'un parti et le financement d'une campagne menée à l'américaine montrent que le jeu était sérieux et en valait la chandelle pour ces spécialistes du retour sur l'investissement. La suite dira qu'ils n'ont pas été déçus. Dans ce genre d'équipe, il y a toujours une équipe chargée des coups tordus. Elle a été brillante pour son fait d'armes le plus saillant avec l'élimination de l'adversaire le plus coriace par la sortie d'une pantalonnade assortie de l'emploi fictif, commun dans ce milieu, d'un membre de la famille. La justice téléguidée par on sait qui a instrumenté avec une diligence qui a beaucoup rassuré sur son efficacité et moins sur son indépendance. Personne ne sera sorti grandi de ce coup d'État déguisé en élection libre: son parti, une créature artificielle; le candidat, un canada dry; nous, les électeurs imbéciles qui nous sommes faits berner en votant pour un homme sans qualités présidentielles.
Ces exemples montrent qu'il est facile de mettre l'État au service d'intérêts privés. La ruse est le plus sûr moyen. Un bon comédien, des discours racontant ce que l'auditoire veut entendre, un public naïf manipulé et désinformé, des complices bien placés et, dans la coulisse, des manipulateurs ayant assez d'argent pour acheter les consciences qui vont tromper les inconscients.
PS: sachons aussi que rien n'a changé. Ceux qui sont aux commandes ont déjà planifié leur prochain coup d'État. Tout est en place. Il y a plusieurs candidats sur la ligne de départ, la casaque change mais le propriétaire est le même.
LE DERNIER CONSEIL EST À SUIVRE
N'attendez pas d'avoir cent ans pour comprendre que vous ne ferez pas le bonheur des gens malgré eux. Cessez de leur dire de ne pas fumer, de moins boire d'alcool et davantage d'eau, de moins manger, de marcher, de lire autre chose que des biographies, des modes d'emploi et une mouture du journal officiel. N'essayez plus de leur ouvrir les yeux, de leur montrer le mauvais côté des choses, de démolir une croyance, de les affranchir. Pour résumer, arrêtez de faire comme moi et de donner des conseils.
POURQUOI ?
On apprend à bien se tenir à table, le français, l'histoire, les tables de multiplication, mais jamais à prendre de bonnes décisions.
lundi 6 avril 2026
POUR UNE POLITIQUE RÉALISTE
La pertinence ne serait-t-elle pas, aujourd'hui, pour la France de
- quitter l'Otan,
- boycotter Israël, instaurer un embargo sur son commerce,
- rappeler notre ambassadeur à Washington,
- refaire une grande alliance franco-russe comme celle qui a uni les deux pays entre 1892 et 1917. Rappelons que les russes engagèrent la guerre, à l'Est, contre les allemands dès le 17 août 1914, soit 21 jours après le début de l'invasion de la France. Les américains arrivèrent, eux, 3 ans plus tard et, lors de la dernière, après 4 ans et l'avoir détruite avec leurs bombardements.
MA PEUR AUGMENTE
Ma peur augmente car si Trump menace de faire revenir l'Iran à l'âge de pierre en jouant à Truman et en vitrifiant ou sublimant Téhéran comme ce dernier l'avait fait de Hiroshima et de Nagasaki, il pourrait obliger les amis qui possèdent des bombes atomiques à respecter leurs engagements et à en offrir à ceux qui sont aussi des alliés. Les États-Unis en devenant l'empire du Mal, la honte de l'Occident, le grand Satan se mettent au ban de l'humanité et personne ne pleurera sur le même malheur dont ils accablent ceux qui ne leur obéissent pas. Mépriser le reste du monde les a rendus inconscients, irresponsables, impitoyables et, pour le moment, incurables. Il faut aussi être très bête pour n'avoir pas compris que, dans une lutte à mort, les fous de Dieu partent avec un avantage d'origine divine en face d'un adversaire dont le dieu n'est qu'un dollar déprécié qui, un jour, ne vaudra que son poids en papier.
dimanche 5 avril 2026
UNE QUESTION
Pourquoi attendre ce qui va arriver, se produire, finir et ne pas prendre les devants en partant avant? Je me le demande.
LE CONSEIL
Ne croyez pas au retournement de veste, au changement d'opinion, à une conversion tardive, c'est pour faire plaisir, sauver sa peau, par diplomatie, opportunisme.
PS: à utiliser avec précaution, en cas de force majeure (éviter un peloton d'exécution, un interrogatoire du troisième degré et au temps de l'inquisition, le bûcher). Mais c'est vous qui voyez.
LES DEUX COMÉDIES INDISPENSABLES POUR CONNAÎTRE LA SOCIÉTÉ DES VIVANTS ET DES MORTS
Balzac et Dante nous ont dit tout ce qu'il fallait savoir de la société des vivants et de celle des morts. L'un nous raconte le monde dans lequel il vit, l'autre celui qui nous attend.
D'abord la Comédie Humaine du premier (1799-1850). En 26 ans de travail et 95 volumes, il a crée 2500 personnages qui animent un voyage dans la société de son temps. Elle nous intéresse car, à part quelques détails triviaux, rien n'a changé. Celle d'aujourd'hui partage les défauts de son ancêtre avec l'hypocrisie, l'avarice, l'orgueil, l'indifférence, la méchanceté, l'ambition et les qualités habituelles qui, elles aussi, n'ont pas changé et que tout le monde connaît au moins de nom. Il porta, dit-il, la société toute entière dans tête et il en décrivit les illusions, les grandeurs, les misères avec un réalisme, une vérité, une humanité, une générosité qui restent sans égale.
Ensuite, peu avant la fin et pour se préparer à la suite, il faut lire la Divine Comédie de Dante (1265-1324). En 14 000 vers, il raconte sa traversée de l' enfer, du purgatoire et du paradis. Ce poème mystico-philosophique est à la fois une vision allégorique qui nous promène d'abord en enfer à la rencontre de ceux qui vont y expier longtemps leur addiction à la luxure, à l'avarice, à la traitrise. C'est aussi un reportage et une satire politique de son époque dont la richesse reste intacte. Puis on remonte vers le purgatoire. Un endroit moins effrayant car ce n'est qu'une zone de transit où l'âme des repentis se purifie dans l'attente du salut. Ils sont des candidats certains pour le paradis que Dante nous décrit avec des détails qui ne sont pas sans évoquer certains récits d'expériences d'état de mort imminente avec cette lumière au bout du tunnel qui est suivi de moments étonnants.
Ces deux œuvres extraordinaires ne sont pas seulement admirables dans leur fond et la forme, elles sont un viatique nécessaire pour un esprit qui ne veut pas rester idiot. L'une nous apprend à voir le monde tel qu'il est, l'autre nous fait imaginer celui où l'on pourrait aller.
samedi 4 avril 2026
LE CONTRAIRE DE L'OPPOSEÉ
Le malheur rend heureux quand il cesse et le bonheur rend malheureux à sa fin.
De tout un peu, mon quatorzième volume imprimé par Amazon aurait pu s'intituler Rien de tout car il n'intéressera que ceux qui n'aiment pas les romans policiers, à l'eau de rose, la science-fiction, l'héroïque fantaisie, détestent les livres d'histoire de géographie, de physique, de chimie, les biographies, les iconographies. Les autres qui ne lisent pas ne sont pas concernés. Le sont seulement ceux qui préfèrent pas assez à beaucoup trop.
UNE PEUR
À la place des américains, je ne serais pas rassuré par la politique étrangère de leur étrange président qui se croit le maître du monde et je vivrais dans la peur.
En faisant de la guerre un outil de destruction massif, il pense convaincre avec des arguments frappants et obliger ses ennemis à se soumettre, à ramper, à accepter une servitude involontaire. Son inculture doit lui faire ignorer la parole christique qui dit : "celui qui prend l'épée périra par l'épée". Son négationnisme du génocide à Gaza, son adoubement de l'expansionnisme au Liban, en Cisjordanie, sa participation à l'agression de l'Iran sont en train de fabriquer une montagne de haine qui atteindra, un jour, la hauteur de l'Himalaya. Son destin sera d'exploser avec une violence dont on ne peut imaginer la puissance. Le souvenir du 11 septembre aurait dû servir et faire comprendre aux dirigeants américains que les ennemis qu'ils secrètent avec une constance et une efficacité fordienne sont capables de porter le feu chez eux aussi bien que leurs bombardiers chez les autres. Cela n'a pas été compris et ils redoublent leurs efforts.
Ce que je crains et qui me fait pleurer d'avance, c'est qu'une victime qui aura vu sa famille, sa maison, ses amis, sa ville anéantis ne décide d'appliquer la loi du talion et de se venger à la façon évangélique. Il est aujourd'hui facile d'acheter, de voler, de fabriquer une petite bombe atomique sale ou propre et de la faire exploser là où elle fera du mal à des milliers, voire à des millions d'américains dont le crime, pour la moitié d'entre eux aura été de vote républicain. Leur pays n'est pas un sanctuaire et la drogue y pénètre par touts leurs côtés. Un colis piégé y trouvera facilement un asile.
La folie de l'un, la colère de l'autre sont de mauvaises conseillères, mais si l'un écoute la sienne comment peut-on espérer que l'autre n'y trouve pas l'excuse qui le fera passer à l'acte? Qui peut dire que l'engrenage ne s'est pas déjà mis en route? Le premier a, lui, déjà appuyé sur le bouton rouge.
vendredi 3 avril 2026
PAUVRES IRANIENS
Les français savent ce qu'endurent les iraniens bombardés par les américains. Je suis assez âgé pour avoir vu ma ville pilonnée et des quartiers entiers éventrés. Après le passage de leurs forteresses volantes, les cimetières se sont remplis par des dizaines de milliers de morts et des villes entières ont du être reconstruites. Pour changer un régime et le rendre plus conforme à leurs intérêts, les américains ne s'embarrassent pas de sentiments, ils éradiquent. Les iraniens doivent s'attendre à ce traitement en pire car un fou est aux commandes. S'ils ne veulent pas devenir comme nous, une colonie servile, il faut qu'ils résistent à cet imperium ignoble qui entrera dans les poubelles de l'histoire plus vite qu'il n'y ait entré.
TOUT EST RELATIF
Les soucis, les tracas, les ennuis, les contrariétés sont des désagréments qui viennent polluer notre plaisir de vivre parce qu'on leur donne une importance qu'ils ne méritent pas. Il suffit de les relativiser en les comparant à des catastrophes entrées dans l'histoire. Je vous en rappelle quelques unes afin que la perte de votre carte bancaire, l'abcès dentaire, la fuite du robinet, la contravention, le vin bouchonné, la visite de la belle-mère et du beau-père, etc., prennent leur véritable proportion. Nous avons ainsi, par ordre chirologique: la chute du météorite en qui provoqua la disparition des dinosaures en moins 66 millions, la grande peste (1347), l'incendie de Londres (1666), le tremblement de terre de Lisbonne (1755), la déclaration de la guerre de 14, etc..
Nos embêtements ne sont rien par rapport à ce que d'autres ont vécu et en sont morts. Par décence, cessons de nous plaindre pour des futilités et gardons nos gémissements pour le moment en préparation où une surprise très désagréable nous fera regretter le bon vieux temps de nos emmerdements.
DE TOUT UN PEU
N'attendez rien des gens qui ont tout.
______
Partir sans savoir où l'on va donne à l'arrivée un air de déjà vu quand on a tourné en rond.
_______
Ce qui empêche de partir ce n'est pas l'attachement à ce que l'on laissera ni la peur de l'inconnu, mais la certitude que les moins seront plus nombreux que les plus.
jeudi 2 avril 2026
Le solitaire qu'il soit un loup, un ours, un sanglier, un célibataire est vu comme un atrabilaire, un misanthrope fuyant la société par haine des autres ou mis à son ban parce qu'il a la peste, est pauvre, vieux, sale et méchant.
La paire est, elle, célébrée. Les couples traversent les siècles littéraires et ne divorcent pas: Roméo et Juliette, Tristan et Yseult, Abélard et Héloïse, Chimène et Rodrigue. Quichotte et Sancho Panza, Robinson et Vendredi. D'autres aussi inséparables appartiennent à une autre légende et l'on a le diable et le bon Dieu, Caïn et Abel, la guerre et la paix qui illustrent l'éternel combat entre le mal et le Bien.
MODUS VIVENDI
La cohabitation du corps et de l'esprit pose un problème insoluble. Les anciens et les modernes s'y sont attaqués, peine perdue. Adieu le consensus, place au compromis.
Les deux se tiennent par la barbichette, chacun dépend de l'autre, question de survie. L'esprit a un handicap, il arrive le dernier. Les bons réflexes ont remplacé les archaïques mais ils sont exigeants, envahissants avec l'appétit, les besoins d'exonération, la peur d'être abandonné dans le froid, le pipi et le caca. Cet état larvaire dure longtemps et il faut attendre l'âge de raison pour qu'apparaissent les grandes idées, les nobles pensées, les réflexions profondes, les vastes connaissance après l'installation des sentiments, des qualités et des défauts.
Aux aléas du corps avec la maladie, les accidents répondent les souffrances de l'âme (angoisse, inquiétude, obsessions, dépression, névroses) entre lesquelles s'infiltrent les soucis, les tracas, les peurs.
Avec le temps, on s'habitue, l'un fait avec l'autre, bien forcé, impossible de s'échapper autrement que par la manière forte mais le droit s'y oppose encore.
LE BIEN NOMMÉ
Rares sont les cimetières aussi élégamment accueillants que celui qui porte le nom de la gare dont il n'est séparé que par une avenue et qui porte le même nom: Montparnasse-Bienvenue.
mercredi 1 avril 2026
MERCI
MERCI n'est pas un mot banal. Il est même redoutable, c'est une reconnaissance de dette envers quelqu'un qui a ramassé un objet tombé, ouvert la porte, mis une pièce dans la main tendue, donné un conseil, dépanné, etc. Ce merci peut être suivi de beaucoup quand le cadeau est conséquent.
Il reconnaît un statut de débiteur et on espère que le mot rembourse suffisamment pour éteindre la dette. Il ne le fait pas, car il engage l'avenir puisqu'il atteste qu'un service a été rendu. C'est un liant et surtout un lien.
Soyons donc économes de nos mercis. Pas au point cependant de faire partie de ceux qui ne le disent jamais. Leur silence signe un complexe de supériorité qui ne peut admettre que sa grandeur soit redevable envers un autre, forcément inférieur. Ce serait humiliant donc intolérable. Ce sont les autres qui doivent les remercier d'être uniques et à son service.
PS: les sans-merci n'ont rien de commun avec ces derniers. Ils appartiennent à l'espèce des prédateurs qui répandent le mal par orgueil, indifférence, gourmandise. Ce sont des humanoïdes dépourvus d'humanité.
Inscription à :
Articles (Atom)