Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


samedi 4 avril 2026

UNE PEUR

À la place des américains, je ne serais pas rassuré par la politique étrangère de leur étrange président qui se croit le maître du monde et je vivrais dans la peur. 

En faisant de la guerre un outil de destruction massif, il pense convaincre avec des arguments frappants et obliger ses ennemis à se soumettre, à ramper, à accepter une servitude involontaire. Son inculture doit lui faire ignorer la parole christique qui dit : "celui qui prend l'épée périra par l'épée". Son  négationnisme du génocide à Gaza, son adoubement de l'expansionnisme au Liban, en Cisjordanie, sa participation à l'agression de l'Iran sont en train de fabriquer une montagne de haine qui atteindra, un jour, la hauteur de l'Himalaya. Son destin sera d'exploser avec une  violence dont on ne peut imaginer la puissance. Le souvenir du 11 septembre aurait dû servir et faire comprendre aux dirigeants américains que les ennemis qu'ils secrètent avec une constance et une efficacité fordienne sont capables de porter le feu chez eux aussi bien que leurs bombardiers chez les autres. Cela n'a pas été compris et ils redoublent leurs efforts. 

Ce que je crains et qui me fait pleurer d'avance, c'est qu'une victime qui aura vu sa famille, sa maison, ses amis, sa ville anéantis ne décide d'appliquer la loi du talion et de se venger à la façon évangélique. Il est aujourd'hui facile d'acheter, de voler, de fabriquer une petite bombe atomique sale ou propre et de la faire exploser là où elle fera du mal à des milliers, voire à des millions d'américains dont le crime, pour la moitié d'entre eux aura été de vote républicain. Leur pays n'est pas un sanctuaire et la drogue y pénètre par touts leurs côtés. Un colis piégé y trouvera facilement un asile. 

La folie de l'un, la colère de l'autre sont de mauvaises conseillères, mais si l'un écoute la sienne comment peut-on espérer que l'autre n'y trouve pas l'excuse qui le fera passer à l'acte? Qui peut dire que l'engrenage ne s'est pas déjà mis en route? Le premier a, lui, déjà appuyé sur le bouton rouge.

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