On n'a pas les mêmes goûts, les mêmes souvenirs, les mêmes sentiments, les mêmes sensations, les mêmes connaissances. Chacun a son mode d'interprétation, voit les choses sous un angle qui lui est particulier. On devrait logiquement considérer l'autre comme un inconnu, un étranger qui, par hasard, parle notre langue et vit au même endroit. Cela ne se passe pas ainsi, la coexistence est la règle. À force de se fréquenter, on finit par avoir des souvenirs qui ont quelques traits communs, par partager des expériences, de connaître la façon de fonctionner et de penser de ses interlocuteurs habituels, de s'adapter à leur étrangeté, de vivre ensemble dans une paix armée.
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