Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


samedi 6 avril 2013


LE CONSEIL DU JOUR

S COMME SÉRIEUX vous évitera tous les pièges :
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LA COLÈRE DU JOUR

Le politicien est à l’homme politique ce que le soudard est au soldat. Le viandard au chasseur, un connard, un salaud, une fripouille. 

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UNE PENSÉE DE MARC-AURÈLE

C’est chose plaisante de ne pas te dérober à ta propre malignité, ce qui est possible, et de vouloir te dérober à la malignité des autres, ce qui ne se peut pas.

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O TEMPORA, O MORES

Dans le temps on parlait avec respect :
  • d’un homme politique ;
  • d’un commissaire de police ;
  • d’un ecclésiastique ;
  • d’un avocat ;
  • d’un médecin.
Maintenant, quand on y pense, on a l’image d’un :
  • d’un  politicien véreux ;
  • d’un  poulet pourri ;
  • d’un  violeur en soutane ;
  • d’un  avocat marron ;
  • d’un Cahuzac.

LA CHATTE LA PLUS EXTRAORDINAIRE QUE J’AIE JAMAIS RENCONTRÉE

Dans son jeune temps, elle a décidé de faire du nôtre son foyer. Il ne lui a pas fallu longtemps pour nous rendre attentifs à ses besoins, empressés à ses caprices. Ce fut un dressage en douceur, avec des ronronnements, des petits miaulements, des acceptations de caresses, des lèchements de babines très ostensibles, des frottements suggestifs. Sa maîtrise parfaite de la manipulation témoignait d’une connaissance de la psychologie humaine très étonnante. Son don d’observation, une intuition démultipliée, son esprit de déduction lui permirent de publier plusieurs ouvrages qui restent dans les mémoires :
« L’inné et l’acquis chez le chat de gouttière »
« Nos amis les humains », traité d’ethnologie et anthropologie comparées
« Le Maine-coon cat et le Persan », un essai politique, toujours d’actualité
Sa pochade gastronomique en alexandrins, façon fabuliste « La souris des champs et la souris de ville » est épuisée et c’est bien dommage.
Etc., etc.
Plus tard, fatiguée de la notoriété mais aussi blessée de l’incompréhension grandissante face à sa réflexion très en avance sur l’académique, perclue de conservatisme et dédiées reçues, elle se retira, encore jeune, de la compétition médiatique pour se consacrer à la contemplation extérieure et à une recherche intérieure.
Elle garde le silence sur l’avancement de ses travaux. Elle nous en fera la surprise, le moment venu.
Elle nous fit récemment une confidence : « Je suis très déçue par le comportement de Tigre, mon nouveau protégé que vous avez adopté. Il ne me témoigne aucun respect, moi, qui pourrais être son arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère si je n’avais pas eu la totale quand il l’a fallu. Il me bouscule, vole mon saumon, passe devant moi. Plus leste, il n’a pas de peine à attraper les petites souris ou un petit oiseau. Il sait qu’un cuisseau de musaraigne ou le sot-l’y-laisse d’une petite mésange sont mes plats préférés. Plutôt que de m’en faire cadeau, il se place à un mètre devant moi et déguste les bestioles en en faisant craquer les os. Il me laisse, par dérision, la vésicule toute amère ou les plumes. C’est un problème de génération et, dans mon jeune temps, c’eût été impensable. La Société Féline Internationale aura du mal à rétablir la situation ».
Profil.- Née le 29 mars 2002. Mère européenne d’Auvergne et père inconnu. C’est une chatte sans prétention qui passerait inaperçue. Elle est de la race de l’espèce de gouttière. On l’écraserait sans faire attention si l’occasion se présentait.
Comme toutes les chattes de gouttière, elle a horreur de l’eau. Elle ne peut pas être confondue avec le poisson-chat flottant de ce qui reste de la Grande Barrière de corail. Elle ne ressemble pas non plus au chat-huant ni au chat perché des îles des mers du Nord.
Sa petite enfance ne fut pas rose car elle fut abandonnée à l’âge de deux mois par une mère très peu possessive et très pressée d’aller danser la bourrée avec les mâles de son voisinage.
 

LES MÉTIERS DANGEREUX (4)

Les sportifs de haut niveau

L’exploit sportif est leur objectif. Le type de sport est donc pour les ambitieux qui veulent le haut du podium. Il faut être jusqu’auboutiste et ne pas ménager ses efforts, avoir une personnalité borderline avec une tendance masochiste très accentuée, aimant souffrir de courbatures, de claquages, de fractures, d‘entorses, de ruptures ligamentaires, d’essoufflement. Le caractère sera obsessionnel, dominé par une monomanie qui fait accepter le surentraînement permanent pendant une décennie ou deux. L’amour du risque doit être exacerbé et se combine avec l’esprit de compétition poussé à ses ultimes limites, c’est-à-dire à la volonté de gagner même au prix de la mort. Compte-tenu de l’émulation, de la concurrence, tous les moyens sont bons et le dopage indispensable pour obtenir le résultat souhaité. Mentir, tricher, se parjurer sont des verbes qu’il faut savoir conjuguer sans rougir ni frémir.

Des connaissances médicales du niveau d’un médecin du sport et d’une pharmacologue diplômée seront également nécessaires pour doser les produits dopants et s’adapter aux méthodes modernes d’entraînement basées sur le génie génétique, les greffes de sang, l’hormonothérapie de la génération en cours d’évaluation.

Le sport de haut niveau n’est pas à la portée de tous. C’est un métier de plus en plus élitiste que seuls des gabarits exceptionnels obtenus par une sélection féroce, issue de manipulations chromosomiques très sophistiquées, peuvent prétendre exercer. Malgré l’argent gagné en primes, en sponsoring, en produits dérivés, le prix à payer est souvent élevé et les chances de survie au-delà de la cinquantaine sont inversement proportionnelles au nombre des records du monde et des médailles olympiques. Les parents doivent être avertis des effets secondaires d’une carrière de sportif de haut niveau.

vendredi 5 avril 2013


PENSÉES DE TITINE

Je n’attends qu’un signe pour me dévouer au bien public. Est-ce ma faute s’il n’arrive pas ?

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Avec rien pour plaire et tout pour déplaire, il était comblé.

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L’homme de bien est souvent bon, l’homme de mal mauvais mais, là encore, relativité oblige, on peut dire que tout va de mal en pis.

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Il va pleuvoir aujourd’hui avec risque de neige. Et dire qu’hier j’aurais pu profiter du soleil !

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Tous ceux qui ne naîtront pas auront la chance de ne pas mourir.

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LA DEVINETTE DU JOUR

Qu’est-ce qui distingue les premiers jours de la terre de ceux du nouveau-né qui braille ?

Réponse : Le silence, car ce n’est qu’à côté de volcans que ça pétait le feu et qu’on entendait du bruit.

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LA PENSÉE MACABRE DU JOUR

Ne soyez pas pressé de partir à peine arrivé car, rappelez-vous, le mort-né a pris un mauvais départ dans la vie.

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LA QUESTION DU JOUR

Vous ne seriez pas masochiste ?

Oui, hélas, le malheur fait mon bonheur. La preuve que le hasard fait souvent mal les choses.

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UNE PENSÉE DE MARC-AURÈLE

Encore un instant et tu auras oublié tout. Encore un instant et tous t’auront oublié.

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LA DÉDICACE LA PLUS EXTRAORDINAIRE QUE J’AIE JAMAIS LUE

La tradition est exigeante mais aussi bienvenue. Elle permet de régler ses comptes dans la première page pour les dédicaces et la dernière pour les remerciements. L’édition du livre, la soutenance de la thèse sont des jours de libération et l’exaltation qui saisit l’auteur enfin délivré de son fardeau en excuse tous les débordements. On les comprend, on leur pardonne, on a connu les mêmes excès.
Malheureusement, dans la plupart des cas, la dédicace brille par sa platitude, son embarras, on est dans le service minimum et commandé du genre : « à mon papa, auquel je dois beaucoup, à ma maman qui a pris la peine de me mettre au monde » ou, en plus sommaire : « à Dédé, à Tata, à Pépé, aux pépètes ». Les remerciements sont également des chefs d’œuvre d’indigence, sauf chez les américains où personne n’est épargné depuis le correcteur d’orthographe de l’éditeur jusqu’au préposé aux toilettes de l’imprimeur.
Mais la dédicace, le remerciement, peuvent aussi être une occasion rêvée, l’instant du règlement de toutes les dettes. L’exemple qui suit atteint le sublime : 
 
« Mes dédicaces vont à l’endroit de :

- DIEU : Le créateur des cieux et de la terre, Le miséricordieux et Le très miséricordieux, Vous qui m’avez donné la vie, grâce à Vous je vie ce jour mémorable. Nous VOUS prions afin d’être sous Votre protection.

- Prophète Mahomed (P.B.S.L.) : Grâce à votre bravoure et à votre courage, nous avons découvri le chemin du seigneur et les meilleurs qualités de ce monde. Que DIEU le tout puissant vous accorde sa plus haute distinction à l’au-delà.

- mon père … : Vous qui aviez accepté de me voir naître, de m’assister dans ma tendre enfance, de m’éduquer et  m’orienter dans la meilleure direction de la vie ; vous qui malgré votre âge continuez à m’apporter tout l’amour qu’un père doit à son fils ; recevez ici le fruit de vos efforts. Que DIEU vous accorde longue vie et  bonne santé.

- ma mère feu … : Vous avez sacrifié votre vie entière pour que nous puissions avoir un avenir meilleur. Nous souffrons beaucoup de votre absence. Que DIEU vous accorde son paradis éternel, amen.

- ma grande-mère … : Vous avez eu confiance en moi en m’encourageant dans mes études bien que c’était une première dans notre fratrie. Recevez ici toute ma gratitude.

- ma tante … : Votre soutien pour moi fut et est indispensable à ma réussite. Femme dévouée et respectueuse envers son prochain, votre générosité et votre simplicité vont de vous une femme exemplaire. Je vous offre ce travail en guise de reconnaissance.

- mon oncle …, Vous avez été et vous restez pour moi une référence dans ma vie ; vous êtes pour moi plus qu’un père. Vous avez prouvez à travers votre générosité, votre savoir faire et votre savoir vivre que seul le travail bien fait a un avenir meilleur. Recevez ici tous mes sincères remerciements.

- mes frères, sœurs, cousins et cousines : Merci pour votre soutien constant.

- mes aînés …, vos soutiens depuis l’école primaire jusqu’ici ne m’ont jamais fait défaut ; les mots me manquent pour vous en remercier.

- Au docteur …: Votre soutien est venu au moment opportun. Votre gentillesse, votre sens social élevé votre persévérance dans le travail bien fait et votre courage font de vous un homme admiré de tous. Recevez ici toute ma reconnaissance.

REMERCIEMENTS :


- Aux familles : …, …, …, … : merci pour votre accueil et votre hospitalité légendaire.

- A mes maîtres : … et … : Vous avez toujours comblé nos attentes. Merci de nous avoir fait bénéficier de vos expériences. Recevez ici l’expression de notre profond respect.

- A mes frères et amis : …, …, … :Merci pour votre soutien.

- A mes compagnons fidèles: , , les amis de , , : merci pour votre profonde admiration.

- A mon épouse : … : merci pour tout ce que vous faites pour le bien être de notre foyer. Vous m’avez montré toutes les qualités d’une bonne épouse, mais restons vigilants car seul le temps nous en dira plus.

- A mes collègues de service : …, …, …, …, …, …, …, …, …, …, …, …, et autres : merci pour votre bonne collaboration.

- A tout le personnel de : merci pour tout.

- A tout le personnel de …, …, …: merci pour votre meilleur collaboration ».

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jeudi 4 avril 2013

LES MÉTIERS DANGEREUX (3)


Nous aborderons les métiers dangereux avec précaution.
Vous partagez mon appréhension et je vous comprends. Ce sont des métiers réservés à des individus que la vocation place, à leur décharge, il faut leur reconnaître cette circonstance atténuante, dans des situations où ils exposent leur vie – et parfois celles de parfaits inconnus – à une conclusion prématurée. La liste de ces professions à la potentialité mortelle à brève échéance n’est heureusement pas très longue. Elle est parfaitement adaptée au petit nombre des candidats concernés.
Malgré le risque inhérent aux conditions d’exercice, on peut remarquer que ces emplois à court terme jouissent encore  - pas tous – d’un prestige que l’on comprend, à défaut de pouvoir l’expliquer brièvement aux petits enfants qui s’y voient déjà. On a ainsi :

Pilote d’essai

Le remplacement des avions de combat par des drones et de bombardement par des missiles de croisière fait déjà de ce métier un emploi mythique et ne fera rêver que les épris de vitesse.

Militaire de carrière.

Voué à la défense de la patrie en temps de guerre, à la délocalisation dans des pays à feu et à sang quand il n’est pas occupé à se battre chez lui (cas le plus fréquent, depuis la grande dernière) le militaire a fière allure quand il défile le 14 juillet devant un arc de triomphe. C’est son jour de gloire quand il est vivant ; mort il en aura un mais aux Invalides, devant le président de la République, le ministre des Armées et ses collègues émus et étonnés d’être encore vivants.
 
Le risque décrit ci-dessus reste minime et ne doit pas décourager une âme qui n’est pas entièrement rassurée sur la qualité de sa trempe. Le militaire meurt généralement dans son lit, entouré de l’affection des siens et après une longue retraite s’il a passé sa vie en garnison dans les DOM-TOM ou dans nos ex et futures colonies.
 
C’est de cette longue vie de garnison dont il nous faut parler pour traiter des dangers de la vie militaire. Réformé catégorie 2, je ne connais pas la société militaire. Je laisse Bernard Giraudeau nous dire ce qu’il en pense, lui qui, marin de carrière dans la Royale, l’a fréquentée et jugée avec sa belle sensibilité d’artiste de la scène et de la plume :
 
« Dans l’enclos de l’armée vivent des âmes qui peu à peu se dessèchent. Certains y ont trouvé là un refuge, d’autres une voie, véritable raison de leur vocation. Ils le pensaient avant de vivre au sein de cette mauvaise société et maintenant le regrettent mais s’adaptent malgré tout dans ce milieu impersonnel où toute moralité s’exclut du monde réel de la vie. Toute personnalité s’efface dans la masse.
 
Quelques-uns, et je fais mon possible pour être de ceux-là, tentent de sortir de ce sommeil malfaisant. Nous luttons contre ce sommeil troublé par des règles absurdes qui abaissent l’être. Il est prisonnier de quiconque lui est supérieur en grade et, là, je pèse mes mots.
 
Non ! Ce n’est pas la vie et la place d’un homme. Son instruction, son niveau social, son idéal moral disparaissent et sont réduits au néant ». (Bernard Giraudeau, Le Baroudeur romantique, Bernard Tessier. Ed. L’Archipel 2011, p.47).
Vous voilà avertis d’un danger mortel pour l’âme, auquel vous ne pensiez pas. Cela ne doit pas vous décourager. Vous sauverez, peut-être, la Patrie qui vous en sera éternellement reconnaissante. Là - comme vous l’auriez été ailleurs - vous serez d’exception.

Le transporteur de fonds

Le métier nécessite un altruisme hors norme, avec un amour de l’argent du prochain pouvant aller jusqu’au sacrifice. Ce métier paie un lourd tribut à la guerre civile qui lui fait affronter les pilleurs de banque. Ces gangsters, à l’instar des desperados de l‘Ouest qui pirataient les diligences porteuses d’or, ne font pas de quartier. Ils attaquent les coffres-forts ambulants et les convoyeurs de fonds au bazooka, à la kalachnikov, au missile anti-char. Cette guerre d’embuscade, imprévisible, satisfera des cœurs vaillants, désintéressés, courageux, sachant que leurs exploits resteront anonymes, qu’ils n’auront la reconnaissance de personne mais seront accusés de connivences, soupçonnés de complicité et pour un salaire de misère.

Le guide de haute montagne

Il vit dans un milieu difficile et doit se méfier des avalanches, ne pas tomber dans les crevasses, résister à des froids sibériens, aux tempêtes de neige. À ces péripéties qui font l’ordinaire de l’ascension d’une face Nord, il doit toujours être prêt à offrir sa vie pour sauver celle du client. Le manque d’oxygène qui sévit à ces altitudes obscurcit assez le fonctionnement du cerveau pour permettre de supporter de telles conditions de vie et les perspectives d’avenir. Métier à réserver à ceux qui n’ont pas peur du froid, de la glace, du vertige, d’en finir.
 (à suivre)                             

mercredi 3 avril 2013

BRÈVE

Un pauvre qui partage a moins à perdre qu’un riche.

COMME DIT TITINE

Il y a :
  • des bonjours qui regrettent de ne pas être des au-revoir ;
  • des politiciens qui croient faire de la politique ;
  • ceux qui prient pour les péchés des autres pour retenir leur place au Paradis ;
  • des menteurs qui croient ce qu’ils disent ;
  • un temps pour vivre et une seconde pour mourir ;
  • le beau temps, le mauvais temps et des temps intermédiaires ;
  • des minutes qui durent des heures. Les jours sans fin doivent être, eux, un avant-goût de l’éternité ;
  • l’avocat qui dit, navré à son client condamné : la vérité a été plus forte que nos mensonges.

PENSÉE


La nature de l’homme est bien faite. Il est aussi difficile à un bon de faire le mal qu’à un mauvais de faire le bien.

DEUX CONSEILS D’ÉPICTÈTE


« Veux-tu dans tes projets n’avoir aucune déception, ne projette que ce que tu peux ».

« Lorsque quelqu’un t’aura mis en colère, sois persuadé que ta colère n’a d’autre cause que ton opinion ».

Les métiers utiles (2)

Ils sont assez nombreux pour satisfaire tous ceux qui n’ont pas des qualités surnaturelles mais ordinaires. Le métier utile exige d’être généreux, philanthrope, vouloir aider et faciliter la vie des autres. Il faut avoir le sens de la communauté. Il ne convient pas aux égoïstes, aux égotistes, aux prétentieux, aux indifférents, aux solitaires, c’est-à-dire ceux qui se suffisent à eux-mêmes, fuient la foule, critiquent leur prochain, leur voisin, passent leur temps à divorcer, à engueuler, en procès, n’aiment pas le covoiturage, n’habitent pas en copropriété, font la course en solitaire, rêvent de robinsonnade, d’île déserte, de fin du monde etc.
 
Si vous n’êtes rien de cela, vous choisirez d’être :
 
-      Architecte, médecin, chirurgien, pilote d’Airbus 380, de TGV, capitaine de bateau de croisière, prof d’éducation physique, de français, de maths, entraîneur, facteur, arbitre, gardien de musée, etc. ;
 
Si vos capacités sont manuelles et que vous aimez travailler en chantier, entouré des corps d’autres gens de métier, vous avez intérêt à pratiquer :
 
La plomberie, l’électricité, la moquette, le parquet, le papier peint, la décoration intérieure.
 
Si la nature vous attire, soyez jardinier, botaniste, bûcheron, pépiniériste, charbonnier, viticulteur, champignonniste, lombriculteur, pêcheur, éleveur d’escargots, d’abeilles, de bourdons, de coccinelles, laveur de vitres.
 
La quasi-totalité des métiers utiles sont des métiers nécessaires car on ne pourrait pas vivre dans un gratte-ciel si les vitres n’étaient pas nettoyées. La vie dans une quasi-obscurité la rendrait pénible pour des milliers d’employés.
 
Une forêt sans bûcheron deviendrait au bout d’une ou deux générations impénétrable et une disparition des allées cavalières serait regrettable pour les chevaux et les promeneurs, etc.
 
(à suivre)                              

mardi 2 avril 2013

LA RÉFLEXION DU JOUR

Il faut se méfier de la sagesse populaire qui dit que le silence est d’or et la parole d’argent. Pourtant, chez les 100 premiers milliardaires je ne vois aucun sourd-muet.

TYPOLOGIE DES MÉTIERS (suite)

Je vous avais promis de parler des métiers. Après avoir pris le temps d’y réfléchir, je vous livre le fond de ce que j’en pense (je n’aurais pas la prétention de m’attaquer aux métiers d’avenir, n’ayant aucune prétention dans la prédiction du futur. Je la laisse aux devins autoproclamés, arnaqueurs professionnels).
Il est devenu très important de bien choisir son métier depuis qu’il a été annoncé ici et ailleurs que les ouvriers étaient en train de céder leur place derrière les machines. Il allait y avoir une reconversion générale de la population active vers des secteurs d’activité ne faisant pas appel au monde ouvrier. Le point est tel et la chose assez certaine pour que le mot « ouvrier » disparaisse de la version universelle du dictionnaire officiel de la langue français.
Trois types de métiers sont sur le marché et disponibles actuellement :
  • les beaux métiers ;
  • les métiers utiles ;
  • les métiers dangereux.
Chacun se divise en sous-catégories associant des qualités complémentaires ou contradictoires obligeant à utiliser pour les caractériser plus précisément des adjectifs qualificatifs supplémentaires du genre : sale, pénible, facile, difficile, nécessaire, à risque. Ils seront adjoints à l’adjectif principal quand la précision sera la bienvenue pour éviter une déception qui pourrait être fatale quand vous aurez pris votre décision.
Les beaux métiers
Pour une raison évidente (ce sont ceux que vous devez examiner en premier car ils apportent le plus de satisfactions) il y a les Beaux Métiers (en abrégé BM).
Ils doivent leur succès à une fascination qui n’a rien d’étrange ni de mystérieux. Elle est naturelle et en rapport avec une réputation méritée.
Les BM sont les métiers d’art. Ils attirent deux types de personnalités : l’artiste et l’artisan. Tous les deux exigent des qualités exceptionnelles, un haut niveau de spécialisation et de longues années de formation.
Exigences physiques : habilité manuelle, vocale, auditive, sensibilité interne et externe développée aux bruits, aux odeurs, aux formes, aux couleurs.
Exigences morales : volonté, ardeur, résistance à la fatigue, au découragement, suite dans les idées, jeunesse amoureuse de la bohème, imagination débordante.
Seuls ceux et celles dotés du bagage d’un tel héritage peuvent prétendre à ces BM.
Artiste vous voudrez être :
  • chanteur lyrique ;
  • premier prix du conservatoire national de musique ;
  • chef d’orchestre titulaire à la Philarmonique ;
  • peintre officiel du musée du Louvre ;
  • futur académicien ;
  • lauréat du prix Goncourt, Interallié, Livre Inter ;
  • réalisateur primé au Festival de Cannes, Locarno, Berlin, de la Mostra ;
  • premier prix de la BD au festival d’Angoulême ;
  • nominé(e) aux Oscars, aux Césars ;
  • Sociétaire de la Comédie française ;
  • Successeur d’Arditi sur Théâtre de Boulevard ;
  • Chroniqueur à l’Express, au Point, au Petit Journal, au Monde, au Figaro ;
  • Organiste à Notre-Dame de Paris ;
  • Photographe officiel du président de la République ;
  • Nez n°1 chez Dior parfum, Gallet, Chanel…
Mais il y a beaucoup de postulants et peu d’élus. Le risque de finir artiste raté est grand si, en plus de toutes vos qualités qui auraient dû suffire, vous n’avez pas la principale qui s’appelle la Chance.
En son absence, vous allez finir par être un artiste raté et toute votre vie vous ne serez que :
  • derrière le rideau ou la caméra, un figurant, un artiste de complément, une doublure, un itinérant vivant du chômage ;
  • un peintre du dimanche, un fabricant de croûtes ;
  • un chanteur de rue, un choriste perdu dans le chœur, un chanteur de karaoké ;
  • un habitué des crochets, un musicien amateur, un accordeur de piano, un nez chez L’Oréal, Séphora, Yves Rocher ;
  • un écrivain public, un Ghost-Writer, un nègre de Bellemare, de de Villiers, un préfacier, un correcteur de coquilles ;
  • un lecteur chez Gallimard, un écrivain raté, à compte d’auteur, maudit ;
  • un spécialiste des faits divers, des chats crevés, un journaliste de Métro, au placard sur France Inter, au Figaro, à France 2, 3, 4, 5, 6, 7, etc.
Si vous n’avez pas la chance d’être un artiste à la réussite assurée, l’artisan est une belle option.
Les qualités sont identiques à celles de l’artiste avec l’obligation d’années de formation pour aguerrir la dextérité d’un maître au service d’un sens du profond de la matière qui saura magnifier la forme.
La chance ici n’a pas sa place. Vous n’avez pas à vous soumettre à ses caprices. Votre talent suffira. Vous serez alors :
- ébéniste, tailleur de pierre, fondeur de cloches, graveur sur bois, cuivre, illustrateur, maquettiste, faiseur de girouette, facteur d’orgue, souffleur de verre, orfèvre bijoutier, horloger, luthier, paysagiste, inventeur de roses, staffeur, gantier, couturière, tailleur de costards, cristallier, dentellière, ferronnier, vitrailliste, etc.
Tous ces métiers sont fatigants, certains sont ingrats, méconnus, mal connus, mal payés, fatiguent la vue, le dos, les bras, les poumons, se moquent du chaud, du froid. Ce sont des métiers faits pour des durs au cœur tendre et à la tête bien pleine.
(à suivre : les métiers utiles)

Qui suis-je ?

  • Je suis un ancien commercial, un ancien fonctionnaire ; un ancien secrétaire ;
  • je suis  un fils-père, un ex-maire ;
  • j’ai de l’ambition ;
  • j’ai de la suite dans les idées – quand j’en ai ;
  • j’aime les blagues, les copains, les coquines ;
  • j’aime les applaudissements, les vivats, les honneurs, les défilés, les congrès, les discours, les élections, la course en tête ;
  • j’aime les écharpes, les décorations, les arcs de triomphe, les palais nationaux ;
  • je sais promettre, mentir, trahir.
Je suis, je suis, je suis …  le politicien n° 1

 

lundi 1 avril 2013

Par suite d’une grève surprise de l’ouvrier du blog, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’édition du 1er avril. Nous vous prions d’excuser cet incident indépendant de notre volonté.
Pour vous faire patienter jusqu’à demain, nous vous offrons la dernière histoire française qui fait « se bidonner » les trois cantons de la Belgique. Elle nous a été racontée par un ami belge de passage.
C’est une française qui roule entre Bruxelles et Namur. Son mari, affolé, lui téléphone sur le portable : « Chérie, fais attention, je viens d’entendre à la radio qu’un fou roulait à contre-sens sur l’autoroute où tu es ». Elle répond : « Ah, s’il n’y en avait qu’un ! ».
Avec l’accent, c’est encore plus drôle.

OYEZ- OYEZ

Le poisson d’avril était un vrai poisson d’avril.
Farceur, notre employé du blog a repris sa place derrière le clavier et s’est dit prêt à se remettre au travail avant même la fin de son préavis de grève.
Nous reprenons donc le cours normal de notre édition.
La rubrique du jour précédent : le X le plus extraordinaire… ayant eu un énorme succès, nous continuons la série :

LE MUSICIEN LE PLUS EXTRAORDINAIRE QUE J’AIE RENCONTRÉ

Disparu depuis la Belle époque de la scène musicale, le pétomane a eu son heure de gloire. Il était fort prisé de nos aïeux et il a disparu, victime de l’évolution des goûts, d’un changement alimentaire et, aujourd’hui, des écologistes radicaux qui prétendent qu’il nuit à la couche d’ozone.
 Auto-portable, l’objet, sans en être un, ne se fait pas remarquer. C’est aussi le seul instrument qui permet de s’applaudir soi-même. Je l’ai connu à la Philharmonique. Plus que Karajan, il attirait les foules. Sa sonorité exceptionnelle détonnait parmi les instruments à vent. Capable de tout, il pouvait à lui seul simuler l’orage dans tous ses vibratos et, dans les lieders il enrichissait la partition du pianiste car, parfumé à la marjolaine, il enveloppait l’atmosphère de la suavité romantique qui incline à l’abandon des sens. Très vite, le syndicat des grosses caisses refusa sa compagnie sous le prétexte que le méthane dégagé aurait perturbé les vibrations du xylophone.  L’artiste, repoussé, sombra dans la mélancolie, les drogues dures et le charbon de Belloc lui fit perdre ses moyens. Je n’en entendis plus parler et c’est ainsi que disparut le musicien le plus extraordinaire que j’ai jamais entendu.

LES GAGNANTS ET LE PERDANT

Il avait passé son temps à perdre :

  • son temps,
  • ses clefs,
  • le Nord,
  • le moral,
  • son travail,
  • ses amis,
  • la tête
 
Et, à la fin, le principal, la vie.

Parce que je l’avais perdu de vue et que je n’avais pas de temps à perdre, je ne suis pas allé à son enterrement.

UNE RÉSOLUTION À PRENDRE

Guérir un suicidaire de sa tendance homicide.

UNE PENSÉE À MÉDITER

Il est plus difficile d’obéir à un ordre imbécile que de désobéir à un ordre intelligent .