Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 13 juillet 2018

LA CRISE DE FOI

La crise de foi est une perte de confiance dans le discours du président, le sermon de l'évêque, les promesses du politicien, les serments de l'amour. Elle provoque une douleur psychique, une souffrance morale, un désarroi intellectuel, un doute existentiel, bref une cata interne.

Le traitement est celui de toutes les crises.

D'abord ne pas s'affoler. Elle était, comme toutes, prévisible et bénéfique. Elle était même nécessaire et vient à point pour démêler une situation qui ne pouvait s'éterniser. Elle est un signe de vitalité, de bonne santé. Vous êtes réactif, donc vivant. Vous le sentiez, c'est une confirmation. 

Que dire? Le plus ennuyeux est déjà passé puisque vous avez subi son arrivée. La surprise s'explique: elle vous a pris à froid, vous ne vous y attendiez pas. Trop occupé, vous ne l'aviez pas vue venir alors qu'elle s'annonçait  déjà bruyamment. N'ayez crainte, elle va se résoudre toute seule. Une crise a une vie difficile, tumultueuse. Intervenez le moins possible, laissez-la suivre son cours, jouer son va-tout, prendre des risques, s'épuiser. Vous commencez à respirer, La fièvre est en train de tomber, vos forces reviennent avec le renfort de l'esprit critique qui vous avait un temps abandonné. C'est votre arme secrète que la foi avait anesthésiée sous l'avalanche des discours, des sermons, des promesses, des serments.

Libre de penser, éclairé par l'évidence, la raison, la logique, l'expérience, vous avez reconquis votre indépendance, votre liberté que vous aviez un jour perdues, victime d'une mauvaise foi. Elle vous avait emmené au royaume des illusions où, si il n'y avait pas eu la crise,vous seriez encore.

Donc, comme disait Montand pendant une crise de son vivant et avant qu'une autre ne l'emporte : VIVE LA CRISE!
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LE CHOIX

Celui qui arrive en retard et manque l'heure du départ du train, du bus, de l'avion ne profite pas de la rencontre qui lui aurait donné l'occasion de saisir la chance de sa vie. Mais il y en a qui ont le culte de l'échec comme d'autres ont celui du succès. C'est un choix.
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TIGRE

Tigre, mon chat, du haut de ses 15 centimètres me toise avec un dédain et une  morgue qui traduisent très bien son mépris. Ils disent clairement:

"Ne vous trompez pas, vieil homme, nous ne sommes pas de la même espèce".
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jeudi 12 juillet 2018

DE TOUT UN PEU

On n'a pas besoin d'être bon pour gagner, il suffit de tricher prétendent les tricheurs.
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Pourquoi les mauvaises nouvelles sont plus nombreuses que les bonnes?
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C'est parce que le sucre n'a pas son goût que je le préfère au sel.
Le choix n'est bon que pour celui qui en profite.
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L'ÂGE DU TEMPS

Le temps est éternel. C'est sa qualité supérieure, le label absolu. Une fois dite, la sentence tombe et on est prié de parler d'autre chose, de l'espace, par exemple qui, lui, serait infini.

Vous excuserez ou pas mon impertinence, mais le temps ne mérite pas cet adjectif définitif. Je trouve qu'il vieillit, qu'il fait son âge. Pour moi, c'est évident, il n'est plus de première jeunesse, je crains même qu'il ne soit dans sa dernière  vieillesse.

Les symptômes sont nombreux.

Il y a des milliards d'années, le temps pétait d'énergie, ça bouillonnait, ça explosait. Il y a des millions d'années, il était tout autant occupé. Il y avait des soubresauts, des cataclysmes, des météores tombaient. le temps était pressé, tout était à faire:  Il évoluait à grande vitesse. La terre n'était jamais tranquille. Elle était secouée de convulsions, des montagnes pointaient très haut, les volcans vidaient un magma qui encombrait son intérieur en surfusion atomique. La géographie était sans arrêt modifiée avec des plaques tectoniques qui passaient leur temps à se chevaucher. Elles soulevaient les continents qui surfaient sous des mers à la profondeur abyssale .

Le climat n'était pas en reste, avec de périodes glaciaires qui succédaient à des canicules dont on mesure encore les variations. Le Sahara alternait la banquise  avec une température à ne pas mettre un ours blanc dehors et une forêt vierge tropicale.

La jeunesse du temps s'exprimait encore mieux  par une vitalité débordante. Le pouvoir génésique des espèces animales et végétale du secondaire  dépasse l'imagination et ferait honte à un harder sous viagra. La nature enfantait des bestioles gigantesques comme les triratops,  les vélociraptors, au tertiaire , les mamifères géants du genre mamouths, les fougères avaient la taille de peupliers. Le turnover était impitoyable. Trop grand, trop petit, pas adapté, il fallait dégager et laissé la place à de mieux dotés, plus agiles, plus rapides, plus féroces.

Le déclin a commencé bien avant l'éradication des bisons et des éléphants, dès l'émergence de l'homo erectus. Aujourd'hui et parce qu'il prolifère, le processus s'accélère et les espèces disparaissent, la nappe phréatique se tarit, l'obsolescence est programmée, les gisements de pétroles s'épuisent et cetera.

Il y a de plus en plus de temps morts avec les RTT, les congés maternité, paternité, les grèves, les grandes et les petites vacances et les retraites  qui durent davantage.

La fatigue est  générale. les jeunes rêvent de farniente et de retraite. Ils ne reproduisent plus.

Le temps a fait son temps. Par quoi le remplacer? Un autre temps ferait l'affaire. Il faudrait le remonter et le démarrer au moment où l'homo s'est dressé et a marché; ne pas commettre la même erreur, stopper l'évolution aux grands singes et ne pas les abîmer en les rendant intelligents. On évitera ainsi  à l'avenir de la terre de s'inscrire dans l'histoire humaine.
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mercredi 11 juillet 2018

DÉTONNANT

Il est plus fréquent de ne pas être étonné que de l'être tant les motifs d'étonnement n'encombrent pas  les journaux,  les conversations et l'actualité en général.

Pour étonner, il faut que le fait soit exceptionnel, rompe la routine, le consensus, l'habitude et provoque une énorme surprise, une rupture, un renversement du paradigme. Voua avez vos exemples, j'ai les miens, chacun  a les siens. On va pas s'éterniser sur eux. La discrétion nous oblige.

Parlons des infirmes de l'étonnement pour être complet. Rien ne les étonne. Devant le merveilleux, l'extraordinaire, ils sont cois, indifférents, imperturbables, atones, passifs. Leur pouls n'accélère pas, leurs yeux ne brillent pas, leurs mains ne claquent pas. Ils ont l'admiration avaricieuse. C'est une maladie de l'émotion, une pauvreté de la sensation avec un manque de mots pour l'expression. Ils ont un syndrome très répandu qui s'appelle la constipation des sentiments, c'est incurable, regrettable mais pas létal, seulement mortel pour le moral et le mental.
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CONSEIL POUR LES VACANCES

Prenez vos précautions: pour vous prémunir des soucis, évitez les ennuis.

DE TOUT UN PEU

La difficulté pour dormir, c’est de s’endormir. Pour l’état de veille, c’est pareil, après le réveil.
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L’éclair est aussi bref que le tonnerre, le coup de foudre aussi.
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Ce qu’il y a de bien avec un livre, c’est qu’on n’est pas obligé de le finir… tandis qu’une conversation...!
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LE SANS-SCRUPULE

Le sans-scrupule transgresse les interdits: il ment, vole, escroque. Il se simplifie la vie en prenant des raccourcis interdits, en piétinant ceux qui le gênent, en renversant ce qui le ralentit, en ne s'embarrassant pas de sa signature, de sa parole, de ses serments, de ses promesses.
Il sait qu'il y aura toujours des scrupuleux qui lui trouveront des circonstances atténuantes qui lui permettront de se moquer d'eux aussitôt qu'ils l'auront pardonné.

C'EST BEAU COMME L'ANTIQUE

Si l'admiration grandit l'admirateur, l'adoration met à genoux l'adorateur, il l'abaisse.

PS: vous ne le direz pas, par discrétion, mais vous penserez: "On dirait du Marc-Aurèle". Merci.


mardi 10 juillet 2018

LA DIFFÉRENCE

L'horloge comme le poisson rouge tourne en rond, mais, avec sa réserve, elle ne s'arrête pas pour déjeuner. En plus, elle donne l'heure.

LES VIOLENCES

 Marc Fumaroli, un maître, déclare dans le Point du 5 juillet dernier : "j'avais décidé, par exemple, de ne jamais avoir d'enfants afin de leur épargner de vivre dans un monde dont je pressentais la violence". La raison est bonne. La violence ne fait pas de la terre un paradis et comment peut-on, en effet, en faire le cadeau ?

Il y a la violence que le monde nous impose. Son origine extérieure est l'ambition, le mépris, l'envie, le désir, la jalousie, la cruauté, le besoin de faire le mal, de dominer des hommes. Elle s'illustre dans les batailles, les combats, les matchs, les corridas. On la voit triompher dans la guerre, sur le ring, sur la piste. Il faut vaincre l'autre, le réduire, physiquement en le tuant ou symboliquement en le devançant au score, aux points, aux touches, sur la ligne d'arrivée. Le besoin est constant. Il œuvre dans la hiérarchie, la course au diplôme, au pouvoir, à l'argent etc., etc...

Elle est déplaisante, mais il y a aussi la douleur physique. Elle nous afflige depuis le début avec les hurlements de l'arrivée et qui n'arrêteront pas : les colites, les caries, les angines, les otites, l'appendicite, les céphalées, l'arthrose, l'arthrite, les piqûres, les entorses, les fractures, les opérations, la chimio. Elles sont presque oubliables, ne durent pas, on s'y habitue, le Doliprane suffit à les calmer ou la morphine ou un peu de patience, en serrant les dents.

Mais que dire de l'autre, tapie au fond de soi, que nous créons et dont nous faisons les frais ? Cachée, elle agite l'esprit. On doit la supporter car on ne peut s'échapper, sauf par la manière forte quand elle est devenue insupportable, insurmontable elle peut être mortelle quand elle conduit à se jeter par la fenêtre, sous le métro, le TGV.

Cette douleur morale a une violence impitoyable qui provoque des souffrances irrémédiables car c'est notre vie qui les secrète et nous oblige à les subir. La litanie est sans fin: on a les chagrins, la tristesse, les idées noires, les peurs innombrables de la guerre, de la faim, de la soif, du froid, du chaud, des départs, des ruptures, de la faillite, du noir, de la foule, des fous, des criminels, des autres, du vide, de l'ascenseur,  de vieillir, de mourir, d'être enterré vivant, brûlé vif, etc., etc.

Comment arriver à se supporter sans se faire violence ? La force de l'habitude, l'inconscience sans doute, mais surtout l'oubli miséricordieux..
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DE TOUT UN PEU

Le problème de la pilule amère, ce sont les effets secondaires.
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Pour arrêter de mourir sur la route, limiter la vitesse ne suffira pas, il faut supprimer les autos et les motos.
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Le moral a sur la santé le même effet que la santé sur le moral, on s'en aperçoit le mieux quand l'un de deux est mauvais

lundi 9 juillet 2018


je prie est plus catholique que je vous prie.

L'ARGENT

L'argent fait le bonheur de seulement ceux qui n'en n'ont pas. À ceux qui en ont, il ne donne que des soucis: comment le conserver, le dépenser, l'augmenter, le transmettre. De quoi pourrir  la vie mais aussi l'existence.
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TRANSPARENT

La transparence exige pour se percevoir qu'un plan opaque aux rayons s'interpose pour renvoyer l'image. La preuve que la transparence est un vide très dépendante du regard .
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TERMINUS

Quand le décors est figé, on sait que le temps est passé et qu'on est arrivé.
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DE TOUT UN PEU

Se tromper est plus supportable qu'être trompé.
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Il faut prendre son temps et le garder pour ne pas le perdre.
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Les dégâts sont étendus seulement si on en prend la mesure.
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dimanche 8 juillet 2018

QUEL MALHEUR

Pauvres citadins, ils ne connaissent pas le bonheur de vivre dans un nuage de vie sauvage exubérante de jeunesse, de vitesse, de violence. Voir, sentir des  nuées de mouches, de guêpes, des nuages de moustiques et plein d'autres bêtes sauvages inconnues tourbillonner autour de soi et nous piquer au sang, s'abreuver de notre sueur est une jouissance des jours et des nuits pour nous, heureux compagnons des campagnols et fournisseurs attitrés ( mais non exclusifs, soyons modestes)   de cette faune assoiffée et affamée.
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