Voir un paysage de bord de mer à l'orée du mont Blanc doit faire craindre une illusion d'optique.
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
mercredi 14 décembre 2022
MISE AU POINT
le képi qui fait le soldat mais le courage.
l'écriture qui fait l'écrivain mais l'écrit.
le muscle qui fait le champion mais l'entraînement.
les cordes qui font le violon mais l'archet.
l'habit qui fait le moine mais la foi.
la farine qui fait le pain mais le boulanger.
le discours qui fait la politique mais l'électeur.
la fin qui justifie les moyens mais le but.
l'amour qui rapproche les couples mais le magnétisme.
le temps qui fait l'affaire mais l'argent.
le chocolat qui aime le gâteau mais l'acheteur.
la roue qui avance mais la route qui recule.
tout mais il faut s'arrêter.
COMMENT DEVIENT-ON CÉLÈBRE
La plus simple, accessible à tous, est de faire un acte de courage, un geste héroïque, qui frappera les esprits de votre temps mais aussi ceux des siècles des siècles. Dans ce lot restreint mais distingué, on citera: Jeanne Hachette (454-?) qui, du hauts des remparts de Beauvais en 433, hacha menu, quelques barbares qui s'invitaient chez elle. Animée du même état d'esprit combatif, il y eut, à Lutèce, sainte Geneviève (1423-1515) qui tint le même langage de résistance face aux terribles Uns d'Attila qui assiégeaient le futur Paris (1451), ranima le cœur défaillant de ses concitoyens et le danger s'éloigna. Plus loin de nous et appartenant à la légende tant ils frappèrent les esprits (parce que les hommes en sont aussi capables pour peu que l'occasion se présente d'héroïsme) rappelons les hauts faits de David terrassant Goliath ou Samson ébranlant les colonnes où il était enchainé et qui appartenaient à un temple.
La célébrité éternelle s'acquiert aussi de façon plus laborieuse et moins anecdotique par un travail sérieux au long cours. Shakespeare, Homère, Balzac, Victor Hugo, Hergé, Jules Verne appartiennent avec d'autres à cette race de seigneurs dont le nom survit pour toujours à leur disparition. La plume est donc un bon moyen mais aussi le pinceau ou le burin et Michel Ange, Léonard de Vinci, Botticelli, Goya, Picasso peut-être, Praxitèle, Rodin brillent , faisant de l'ombre au soleil.
Le pouvoir, la guerre, les victoires, les révolutions, les dictatures, sont pourvoyeuses de célébrité et de morts au combat. On est forcé d'en parler même si c'est avec le crime (Landru, Petiot, Jack l'éventreur, Manson, etc.) un triste moyen d'y parvenir. Chacun a sa liste. Moi. je mets surtout des célébrités franco-françaises (chaque pays a ses héros favoris, pas forcément connus au-delà des frontières, ainsi Guillaume Tell très populaire en Suisse est ignoré chez beaucoup d'adolescents marseillais). Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, Henri IV, Jeanne d'Arc, Richelieu, D'Artagnan, Louis XIV, Marie-Antoinette, Clémenceau, le général de Gaulle font partie de ma liste de favoris. J'y mettrais bien Bonaparte mais pas Napoléon. Sa folie des grandeurs condamna à une mort atroce trop d'innocents pour en faire un grand homme.
Le panthéon a aussi ses lieux. Emblématiques, vestiges ou bien vivants, ils défient le temps et sont dans la mémoire, en héritage. Il y a les mythiques comme les sept merveilles du monde (je vous les remets en mémoire, par charité: la pyramide de Kheops, les jardins suspendus de Babylone, la statue chryséléphantine, le mausolée de Halicarnasse, le temple d'Artémis, le Colosse de Rhodes, le phare d'Alexandrie et les autres: la grande muraille, le grand canyon du Colorado, la tour Eiffel, le Louvre, le château de Versailles, le Mont Saint Michel, l'Empire State Building, l'Everest, Buckingham Palace, le Manneken-Pis etc..
À côté des célébrités glorieuses qui font l'orgueil du pays et des descendants en ligne directe, il y a celles qui font honte à l'espèce humaine comme Hitler, Staline, Mao, Caligula, Lénine, Pol Pot, Hirohito, Dracula et tant d'autres.
Donc la célébrité, c'est bien mais ne pas l'être, c'est mieux.
mardi 13 décembre 2022
LES JOIES DU VOYAGEUR
La première est le plaisir de la découverte stimulé par la curiosité. Il serait aussi fort et pourrait être satisfait par Google Earth, Géo, découverte du monde, des lectures et le feuilletage de quelques albums photos, mais c'est lui qui voit...
La deuxième est plus impérative et balaie toutes les objections que le bon sens oppose à la raison du voyageur. Sa prise de risque n'est pas mince et il faut être un sacré téméraire pour affronter les perspectives d'un crash, d' un attentat, d'une prise d'otages, de la chute dans un escalator, à la descente d'un escalier, du bus, à l'accident de voiture, à une fracture du crane, du col, du radius, à l'attaque d'un commando, d'un crotale, d'un scorpion, des moustiques, à la phlébite, à l'embolie, aux soins palliatifs etc.. Il doit assouvir, quel qu'en soit le prix, son besoin d'aller-retour, de partir et d'arriver. Le voyage n'est, en effet, qu'une perpétuelle noria et c'est la passion des départs et des arrivées qui propulse le voyageur aux extrémités du globe. Ils sont innombrables et impossibles à comptabiliser. Citons les principaux (nous abrégerons le discours en utilisant D. pour départ et A. pour arrivée): D. de la maison, A. a l'aéroport, D. de l'avion, A. dans le pays d'accueil, D. pour l'hôtel, A. à l'hôtel. Au retour, il y aura le même protocole, en sens inverse. Dès le lendemain, les choses s'accélèrent et les départs-arrivées se succèdent à toute allure durant la journée car ne faut pas perdre de temps. Chaque visite est le prétexte à un arrêt suivi d'un départ entrecoupés d'arrêts aux feux rouges, aux stops, aux contrôles de police, pour les besoins urgents (ravitaillements en essence, etc.)....
En résumé , le voyageur aime les voyages pour le plaisir de partir, fût-ce au péril de sa vie et ne pas arriver.
T COMME TRAVAIL
FAITES COMME MOI, PRENEZ VOS PRÉCAUTIONS
Le gouvernement a raison de nous prévenir à l'avance des restrictions à venir. Je fais dès maintenant des conserves d'électricité, des réserve de chaleur ambiante et je stocke tout ce que je trouve en énergies renouvelables.
Ce qu'il y a de lamentable, de méprisable, de navrant chez l'homme est qu'il n'est heureux qu'en répandant le malheur. C'est ainsi que l'amant est heureux de cocufier son ami, que le voleur est très content de piquer l'argent qu'il n'a pas gagné, que le soldat est fier de tuer un ennemi qui ne lui a rien fait, que le juge se satisfait de condamner un coupable qui est peut-être innocent etc....
ET VOUS
lundi 12 décembre 2022
LES DEUX INDUSTRIES DE L'ARMEMENT
L'industrie de la défense a une vocation et un objectif précis: fournir à l'armée des chars, des chasseurs, des bombardiers, des fusées, des missiles, des drones, des munitions en tout genre et de tous les calibres, des fusils, des mitraillettes etc.. Ces armes sont défensives et serviront à repousser l'armée d'un envahisseur.
Ce dernier a, lui, passé commande à une industrie de l'armement spécialisée dans la production d'armes d'attaque. Il s'agit donc bien d'une industrie de l'attaque qui produit des chars, des chasseurs, des bombardiers, des fusées, des missiles, des drones, des munitions en tout genre et de tous les calibres, des fusils, des mitraillettes etc. Toute cette production est destinée à armer des forces pour qu'elles puissent envahir, conquérir et s'emparer par la violence d'un pays, en général voisin, afin de lui voler, en toute impunité et sécurité ses richesse et asservir la population pour la punir de lui avoir résister.
Si elles poursuivent des objectifs identiques, elles ne sont pas égales et celle de l'attaque est toujours plus productiviste, mieux achalandée car stimulée par un gouvernement ayant depuis longtemps défini sa politique belliqueuse. L'armée utilisatrice active aussi son fournisseur pour qu'il lui donne du matériel de qualité qui lui fera gagner les batailles sans trop de pertes en officiers supérieurs. L'industrie de la défense n'a pas les mêmes impératifs. Son pays, quoique menacé depuis longtemps, ne veut pas croire à la menace, étant gouverné par des aveugles et des sourds. Les généraux de l'armée, nommés par des incapables sont en retard d'une guerre, ne veulent pas voir le danger de commander une armée sous- équipée. Tout ce vilain monde est très ennuyé quand la guerre éclate à la grande joie des industries d'armement qui accélèrent la cadence. Il est trop tard et à moins de bénéficier, de façon providentielle de l'industrie de la défense de pays amis toujours, eux, sur le pieds de guerre, ils seraient réduits à se débâcler dans un sauve-qui-peut peu glorieux. L'exemple le plus caricatural est celui de la France d'avant la guerre de 39. Avertis depuis longtemps qu' Hitler allait l'envahir avec une armée suréquipée, les gouvernements français qui avaient à leur disposition une industrie de la défense puissante héritée de 14-18 et qui avait prouvé sa qualité en permettant aux trouffions de gagner, ne lui avait pas passé commande de matériels capables de résister efficacement. Nous avions 427 avions à opposer aux 3000 de la Luftwaffe qui en avaient autant en réserve. Nos chars en sous-nombre étaient en panne de fuel plus rapidement que les panzers (source: "Deuxième guerres mondiale" tome 2-1947- éditions GP). Les généraux 3 étoiles croyaient toujours à la guerre de tranchée, ne comprenant rien à la guerre de mouvement malgré la démonstration du colonel de Gaulle.
En conclusion, si vous ne voulez pas perdre la guerre, il faut avoir une industrie de l'armement qui soit d'attaque.