La peur de la vie est une force paralysante qui fait se cacher dans une cellule d'un couvent pour échapper non pas aux tentations qui se moquent des obstacles mais à la contagion du plaisir, aux bonnes occasions. La culture pure et dure de la frustration est une orthodoxie reconnue comme ouvrant le portail d'une vie éternelle compensatoire qui récompensera pour une durée éternelle remplie de jouissances infinies les privations du bon, du beau, du bien endurées quelques années vite passées. Le calcul serait malin si on attrapait les mouches avec du vinaigre.
La peur de la mort a un pouvoir de malfaisance qui ne se manifeste réellement que dans les jeunes années. Elle s'atténue de façon élégante avec le temps. Elle finit par disparaître, remplacée par le plaisir indicible de plus souffrir une vie indigne de son passé.
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