Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


samedi 31 mai 2025

L'HABITUDE

Cette sacrée habitude nous force à manger à heure fixe, à boire en mangeant, à dormir dans un lit, à prendre des vacances en été, à lire le même journal, à supporter l'insupportable, à vivre l'invivable, à rester. Sans elle, on aurait la force de dire non, de changer, de partir, d'innover, d'essayer, d'oser. L'habitude s'ancre dès le début, à la naissance, on y prend l'habitude de vivre et on la perd à contrecœur, forcé, sur le lit où l'on attend la mort.

Avec l'âge et lui seul sait quels excès, Dieu est devenu sourd et aveugle. Je crains qu'avec une éternité derrière lui, il ne tienne pas l'éternité qui est devant.

PASSÉ AVENIR

Le passé est un placard rempli de guerres, de crimes, de catastrophes, d'inventions, de constructions, de dévastations et de regrets. Le futur n'a pas d'histoires à raconter mais l'imagination nous le fait voir  avec des prévisions qui font plaisir et  des prédictions qui font horreur.

vendredi 30 mai 2025

DE TOUT UN PEU

J'aime manger de la salade pour avoir le plaisir de la planter.
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La lassitude est une fatigue sans cause.
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On part par peur de rester ou besoin d'ailleurs.
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Se taire évite d'en dire trop.

UNE MALADIE MALHEUREUSE INGUÉRISSABLE

Il y a toutes sortes de raisons d'être malheureux et la maladie cruelle, la pauvreté extrême, la dépression profonde sont les causes les plus fréquentes sous nos latitudes. Il en est une qui n'est jamais dénoncée, conséquence: elle est mal traitée puisqu'ignorée. Je parle des malheureux de type bipolaire dont la personnalité abrite deux esprits opposés simultanés (à la différence des phases maniaques qui alternent avec celles dépressives du maniaco-dépressif). Ils doivent donc gérer, en permanence, une tendance + et une -. On saisit le dilemme. 

Comme d'habitude, l'intensité de la maladie varie et l'on a la forme latente qui ne  se révélera qu'a l'aide du test dit de Janus, la forme mineure décelée dès l'enfance par une incapacité de choisir, mais l'autorité parentale s'imposant à cet âge, elle passera inaperçue. Plaçons ici le diagnostic différentiel, elle doit être distinguée du débat intérieur normal quand il s'agit de décider entre deux options et nous faisons l'arbitrage constamment : vin blanc ou rouge, fromage dessert, mer ou montagne, brune ou blonde, médecine ou chirurgie, Peugeot ou Renault. Cette situation n'est pas dramatique et nos deux cerveaux sont assez raisonnables pour chercher la conciliation et respecter la décision de l'hémisphère dominant. La forme aiguë est celle où le conflit ne peut être évité car les positions sont inconciliables. La littérature médicale a beaucoup glosé sur les cas restés célèbre d'une coupable qui se croyait innocente, d'un végétarien carnivore, d'un illettré qui se prenait pour un écrivain, d'un juge partial, d'un ingrat reconnaissant, d'un apatride nationaliste, d'un athée qui croyait au diable. 

Elles sont surtout insupportables car comment vivre en paix avec son ennemi?

Cette psychopathologie existentielle n'est pas répertoriée dans le DSM5,  restera orpheline puisque la victime ne sent aussi coupable et donc responsable. Il faudrait  intervenir avant  la phase terminale catatonique où devenu  incapable de choisir, il finit par ne plus penser, parler, agir. Certains psychiatres extrémistes ont été jusqu'à proposer une lobotomie afin d'éradiquer la personnalité la plus perturbante. La décision n'a jamais été prise car la commission chargée de la choisir en a été incapable.
On est prisonnier de ses idées, de ses habitudes, de ses besoins car on est à la fois maître et esclave de soi-même. 

jeudi 29 mai 2025

LES DEUX VIES

La vie extérieure nous baigne, nous enveloppe, nous sature de bruits, d'images, d'évènements. Elle est indépendante, on s'y agite pour faire comme les autres, on essaie de s'y placer, de ne pas se laisser dévorer.

La vie intérieure est silencieuse et ne nous laisse pas une minute de repos. Elle nous accable de sensations, de sentiments, d'émotions, de réflexions à base de pensées, d'idées. Elle nous rend tristes, joyeux, nous met en colère, en larmes, emmagasine des souvenirs, nous rappelle qu'il est l'heure de passer à table, d'aller dormir, au travail, de voter, de se marier, de divorcer. 

Elles sont complémentaires: la première sert de décors à un personnage qui se sent chez lui à l'endroit où il survit.



UN CONSEIL ÉCLAIRÉ

Faites vous plaisir, profitez de la première occasion, créez-les et offrez-vous le plaisir de lire un bon livre, de voir un beau film, de manger un bon gâteau, de faire un beau voyage, etc.. Soyez généreux avec vous, ne lésinez pas. N'écoutez pas ceux qui vous reprocheront vos dépenses, ils sont jaloux et voudraient que ce soient eux les bénéficiaires de vos largesses. Vous n'en auriez aucune récompense car leur merci est hypocrite, un mensonge. Vous, au contraire, vous recevez avec un vrai plaisir et remerciez sincèrement, sobrement, connaissant le prix, les sacrifices consentis, les fatigues pour trouver les moyens d'obéir à vos envies d'évasion et de satisfaire vos besoins de gourmandises.
"Depuis que j'ai un robot qui tond ma pelouse mieux que moi, je n'ai plus rien à faire, je me sens inutile, je crois que je vais me suicider puisqu'on en a le droit depuis cet après-midi"  me confie le cynique en pleine déprime.

PS: je vais être obligé , pour le sauver, d'assassiner ce robot.

mercredi 28 mai 2025

LES FAUX FRÈRES

Il y a deux types de personnes: les amis et les ennemis. Elles se répartissent dans deux groupes. 

Le plus lointain est étranger. Il y a les héréditaires. Pour les Français l'ennemi ancestral est l'Anglais (orgueilleux, fourbe, ne sachant pas faire  la cuisine et nous ayant toujours fait la guerre par jalousie et avec traitrise), l' ami que nous croyons être éternel était américain depuis que  nous l'avions aidé par altruisme, charité papiste et bonté naturelle à conquérir son indépendance contre la perfide Albion qui le retenait prisonnier et le traitait cruellement (il va falloir en trouver un autre) et les occasionnels avec tantôt des traités d'amitié scellés dans l'airain d'un parchemin. Ils se situent aux  n frontières et les bonnes et mauvaises relations alternent au gré des intérêts communs ou opposés. L'intensité des sentiments réciproques n'atteint pas les paroxysmes qui empêcheraient une réconciliation comme vue précédemment.

L'ami  proche appartient à la sphère privée. Pour en connaître les différentes déclinaisons, reporte-vous à ma typologie des amis publiée sur ce blog les 25 et 28  février 2013. 

Une  question est importante: faut-il mieux avoir un ami ou un ennemi, lequel  est le plus gratifiant?

L'ennemi extérieur est, de tout temps, une bénédiction pour la nation. C'est contre lui que se construisent son unité, son industrie de la défense donc son économie, que les garçons apprennent l'ordre, la discipline, à marcher au pas. Les filles, gardiennes du foyer, garantissent l'avenir en faisant les futurs soldats qui  sauveront le pays des hordes étrangères venues égorgées femmes et enfants dans le berceau. L'ami étranger reste un étranger qui accueilli avec chaleur trahira dès l'occasion l'amitié en prenant le travail, en violant la fille, en séduisant l'épouse et en partant avec les économies et la voiture neuve.

L'ami, le vrai, le seul, l'intime, le frère existe-t-il, n'est ce plutôt  qu'une utopie et Montaigne l'a-t-il vraiment connu? Mon doute existentiel est ici essentiel. Un être aussi miraculeux est-il compatible avec l'âme humaine si vile, menteuse, hypocrite, enfin telle qu'elle est dans la réalité, c'est-à-dire ni dans la science-fiction ni dans la série rose? Pour avoir une réponse objective et ne pas dépendre de mes présupposés, j'ai interrogé le cynique, un maître dans la matière. Je vous livre sa réponse tranchante comme le couperet de feu la guillotine  et , à mes interrogations, il répondit: non, oui, non, non. 
La vérité et la réalité, le mensonge et l'erreur ont des similitudes sans être identiques. Dans un cas, le premier terme est relatif et le deuxième essentiel et dans l'autre, l'un exprime la volonté de tromper et l'autre est de bonne foi. Si on les apparie différemment et que l'on associe vérité et mensonge et réalité et erreur, les choses sont beaucoup plus claires et ne prêtent pas à confusion, ne trouvez-vous pas?
Le monde fait peur à ceux qui voudraient être ailleurs.

mardi 27 mai 2025

Celui qui se prive de tout meurt en quelques jours affamé et tout sec. Celui qui se prive de rien meurt en quelques mois repus et tout gros.
La réflexion a besoin de mots pour éclore.
Le courant d'air a un sens qui ne dépend pas de la direction du vent. Il va de l'intérieur vers l'extérieur, car son air confiné, immobile est brusquement libéré et  l'air du vent qui court, joyeux, le tire et il rejoint le mouvement. La pièce se vide, déprime, attire la porte ouverte qui se ferme en claquant. Elle maudit ce vent mauvais qui la prive de son air préféré.

lundi 26 mai 2025

 Il y a trois bonnes raisons au fait que les gens ne vous disent pas ce que vous souhaiteriez entendre: ils n'aiment pas ce que vous dites, ce que vous faites et qui vous êtes et ils vous disent ce que vous préféreriez ne pas entendre pour trois mauvaises raisons: ils n'aiment pas ce que vous dites, ce que vous faites et qui vous êtes.

Un produit jeune et frais se gâte dés qu'il devient vieux.

 Bien faire annule le mal que l'on s'est donné alors que mal faire double la peine.

ATTENTION, C'EST DU LOURD: L'AVEUGLEMENT VOLONTAIRE

Il y a l'expansion et la régression, l'élévation et la chute, l'inflation et la déflation, l'évolution et l'involution. On a eu l'obscurantisme religieux du moyen-âge et la renaissance puis le siècle des lumières, la montée en puissance de Rome suivie de sa dégringolade, les féodaux qui finirent  par faire des royaumes en France, en Espagne, en Angleterre pour culminer en empires avant de s'effondrer en démocraties impuissantes et infantiles. Le cycle est éternel. 
Aujourd'hui, il est devant nous. Contrairement aux précédents qui passaient inaperçus car  la transition prenait des siècles, celui d'aujourd'hui passe en accéléré et on  le voit si on ouvre les yeux. Il cumule régression, involution, inflation   et dépression. Sa particularité est d'être généralisée  et même ceux qui paraissent continuer de progresser dans la prospérité, sont sur une lancée descendante . La raison est universelle et les rares qui échappent au séisme ne peuvent que constater la catastrophe en cours. Le problème insoluble est dû à un aveuglement qui empêche le monde de voir la réalité et la vérité. C'est une cécité psychique, psychologique, l'équivalent de la servitude volontaire.
On sait que le réchauffement climatique est provoqué par la surproduction de gaz à effet de serre et que dans les 50 ans à venir la température sera devenue infernale, incompatible avec la vie.  Une contre mesure immédiate aurait due  être engagée et l'arrêt total de tout ce qui contribue à sa production: interdiction de la consommation de charbon, d'essence, de gaz, de tout ce qui produit du CO2. L'électricité devrait avoir une origine décarbonée. Au lieu de cela, jamais la production et la consommation de charbon, de pétrole n'ont été aussi importantes, que la fabrication d'avions de transport, de bateaux de croisière n'a été aussi florissante tant les clients sont avides de voyager. Parallèlement, rares sont ceux qui font l'effort d'acheter des voitures électriques car, pleurnichent-ils, elles sont chères et avec une petite autonomie incompatible avec notre besoin de perdre notre temps ailleurs qu'à une borne de recharge. 
Ce refus de voir la réalité explique l'épidémie d'obésité. La surcharge pondérale frappait hier une minorité ne sachant pas contrôler sa fringale par manque de volonté, gourmandise, aliénation mentale. Elle en subissait les conséquences en regrettant trop tard son intempérance. Aujourd'hui, la monstruosité est acceptée comme un fait de société. Certains vont même jusqu'à s'en glorifier et l'encourager en disant que "big is beautiful". La pandémie est devenue virale et une industrie s'est construite autour avec les pro, les  pourvoyeurs et les anti, les big pharmas, qui ont ouvert le marché lucratif des médicaments qui remplacent la volonté, le bon sens, la raison, par une injection et bientôt une pilule miraculeuse.  
Le laid, le mal, le mauvais ont envahi et perverti  les esprits sous les applaudissements l'éducation n'éduque pas, la justice n'est pas rendu et l'ordre est bafoué, la famille est disloquée, la nature est assassinée,  un peuple est exterminée dans l'indifférence des uns, sous les  applaudissements de certains, l'indignation des impuissants.
 Personne ne veut voir la fin qui arrive dans le chaos, l'horreur, les abominations qui envahissent les écrans, font l'actualité, le quotidien. Tous ne voient que les paillettes, les illuminations, la musique, la fête, la consommation.

dimanche 25 mai 2025

Pour couper le fil à la patte, celui qui retient prisonnier, il faut utiliser le  mensonge, la ruse, l'hypocrisie. Il s'auto-détruira, ne sachant pas ce qu'il fait.