Quand on imagine les imbroglios dans lesquels on ne s'est pas empêtré, les dangers auxquels on a échappé, les situations où l'on ne s'est pas mis, on se demande comment on a fait pour ne pas tomber dans les pièges, les chausse-trappes, les trous à l'instar de beaucoup. On le doit sans doute à la chance aidée par le hasard.
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
lundi 30 juin 2025
DE TOUT UN PEU
Le sens du comique pour un tragédien est aussi inutile que celui du tragique pour un comédien.
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Un chanteur d'opéra qui a perdu sa voix à la suite d'une rupture de ses cordes vocales a la ressource d'une reconversion dans l'art du mime;
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À défaut d'avoir les pieds palmés et de nager comme une grenouille, on peut avoir les pieds cornés et courir comme une gazelle.
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LE DOUTE EST PERMIS OU UN MONDE D'INCERTITUDE
On peut se demander si on a raison de croire ce que l'on entend, voit, sent, quand on a conscience de l'imperfection, de la médiocrité, de la faiblesse de nos sens. On s'interroge sur la fiabilité de nos sens imparfaits, faibles, insuffisants. La réponse évidente est NON. On ne peut leur faire confiance. Ce constat mène l'esprit au chaos. Ainsi actuellement, je ne ne sais pas où se cache la vérité: faut-il croire la météo, la radio, les journaux, vous, moi, les autres? NON !
dimanche 29 juin 2025
LES MOTS
Les mots qui s'empilent dans les dictionnaires par dizaines de milliers ne servent pas seulement à nommer les choses mais, à l'aide de la grammaire , à figurer la pensée, les idées qui font réfléchir, permettent à l'information de circuler, de communiquer, d'étudier, d'écrire, de lire, de ne pas seulement exister. Une banque pleine de lingots d'or, un coffre fort rempli de diamants, un portefeuille gonflé d'actions au porteur, le compte en banque d' un Crésus n'approchent pas la richesse que donne la fréquentation d'un dico. Le plus merveilleux est qu'il offre ses trésors et, pour en profiter, il suffit de savoir lire, d'être curieux et de ne pas aimer que les images.
samedi 28 juin 2025
C'est son esprit de contradiction qui pousse l'opposant à critiquer de façon systématique et automatique ce qui, autrement, lui paraîtrait raisonnable, acceptable et souhaitable. Un éducation responsable devrait enseigner l'art de la dé-contradiction et de la critique constructive et positive. On assisterait alors à la disparition du clivage gauche-droite et des guerres de religion.
Ce qui fait de la vie une farce tragique ce ne sont pas les problèmes, les soucis, les ennuis du quotidien tels que les fins de mois difficiles, l'examen à repasser, les pannes de la voiture, du congélateur, de la libido, la bêtise des gouvernants, l'erreur de diagnostic du diafoirus, l'attaque du mildiou, la dette, les guerres, l'arthrose, les autres mais son propre caractère. On en hérite à la naissance, imposée par des géniteurs inconscients qui transmettent, par sadisme, tout ce qui a rendu leur vie triste à mourir : égoïsme, hypocrisie, avarice, couardise, bêtise incommensurable et sens de l'irresponsabilité au plus haut niveau. On doit donc se supporter faute de choix et subir un destin caractériel écrit sur le bulletin de naissance alias de nuisance. Conséquence des lois de Mendel et que les défauts priment sur les qualités, l'altruisme, la franchise, la générosité, le courage, l'intelligence et le sens des responsabilités restent à l'état latent le plus souvent et ils n'émergent que par accident. Nos défauts sont donc héréditaires. Nous en sommes la première et la victime la plus proche. On s'habitue à tout et le sale caractère ne fait pas exception. Il n'a pas le champ libre. Les bons sentiments voudraient lui faire de l'ombre, le corriger, le transformer, lui faire accepter d'avoir tort. Ils réussissent parfois et le salaud adopte un chien errant, le méchant donne une pièce, l'avare ouvre son porte-monnaie, le couard ose dire non. Cela reste l'exception et la norme est la dominance du vice. Les sado adorent, les maso en souffrent mais on est tous condamnés à être le produit de nos origines.
vendredi 27 juin 2025
La garderie est un métier qui a eu son heure de gloire avec les gardes-barrière et les gardiens de phare. Nombreux, respectés, les uns protégeaient les passagers du train des collisions, les autres éclairaient l'obscurité, menaient les bateaux au port, les éloignaient des récifs. Aujourd'hui, elle attire moins les âmes d'élite et recrute chez ceux qui aiment le milieu carcéral (gardiens de prison°), une ambiance maladive (garde-malade) .
°avant, on les appelait du joli nom de garde-chiourme.
DE TOUT UN PEU
Quand on en veut pas, le possible est aussi inaccessible que l'impossible.
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Se débattre dans les difficultés est la meilleure façon pour s'y noyer.
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La surprise devant un échec prévu est moins grande que celle devant un succès inattendu.
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L'idée de mourir de plaisir me fait pleurer.
Les gens ne sont pas tous intéressants au même degré, on a :
- les gens sans intérêt : vous les croisez et essayez d'en extraire ce qu'ils ont d'intéressant (vous êtes intéressé) dans leur passé, leur présent, leur futur. Ils n'ont rien à en dire. Il faudrait les pincer pour être sûr qu'ils existent. Zombies aveugles, ils ne vous voient pas.
- les gens de peu d'intérêt : on les diagnostique facilement dès le premier abord. Après le bonjour habituel, le comment ça va, le temps qu'il fait et les nouvelles du chien, il embraie sur ce qu'il a fait, fait et fera. Vous profitez d'une pause respiratoire, du temps qu'il prend pour avaler une gorgée pour poser la seule chose qui vous intéresse et qui est une question: où a-t-il trouvé cet excellent champagne dont il nous régale?
- les gens intéressants : la perle noire, la rareté que l'on espère trouver un jour : un ami fidèle, un puits de science, un esprit curieux, critique, qui sait que vous n'êtes pas inintéressant et vous demande ce que vous avez fait, faites et ferez et vous regarde, vous admire. Vous êtes pour lui un alter ego et qui rend la monnaie au centuple.
Ne rêvez pas, cette personne n'existe pas ou une fois et c'est Montaigne qui a eu cette chance avec La Boétie.
UN POIDS, DEUX MESURES
Les reproches que l'on se fait sont véniels et ceux que l'on nous fait sont mortels.
jeudi 26 juin 2025
L'INSTINCT CHEZ L'HOMME MODERNE
Dès la conception, la vie engage un combat contre la mort avec une arme absolue, innée, puissante, présente dans toutes les espèces animales et végétales, l'instinct de CONSERVATION. Il prévient toutes les menaces en donnant, de façon automatique, la bonne réponse aux besoins que réclame la survie, quel qu'ils soient, dans un monde hostile. La liste est courte car elle n'est qu'une déclinaison subalterne de l'instinct primal.
Manger et boire réclament le nourrisson en agrippant le sein de sa mère, l'oisillon en ouvrant le bec, une bonne terre pour la graine. Il se manifestera en permanence pour fournir de l'énergie, apporter les éléments nécessaires à la croissance, à l'entretien.
Se reproduire pour maintenir l'espèce est inscrite pour la même raison. Son efficacité est parfaite et tous lui obéissent avec discipline en réponse à un ordre qui vient de l'intérieur. Il est récompensé par l'arrivée d'une progéniture qui, dans le règne animal, va bénéficier, durant le temps de l'élevage , de la vigilance inlassable et de la protection des parents. On l'appelle l'instinct parental, le maternel est souvent plus fort que le paternel.
La défense du territoire devant l'envahisseur, la fuite devant le danger, le besoin de posséder s'inscrivent dans une exigence identique: garder intacte les conditions de la vie pour la transmettre à des nouvelles générations in vitam aeternam.
Ce programme inscrit dans les gènes subit les influences de l'acquis inspirées par le milieu et il y a des adaptions quand il change. Tous les animaux l'ont compris. Ils n'ont pas pour autant abandonné leurs reflexes et les chats, les chiens, les oiseaux et les autres restent fidèles à la préservation de l'espèce. Ils répètent les gestes ancestraux sans défaillir. Une seule, l'humaine, a évolué et l'acquis a pris le dessus. Il domine dorénavant l'inné, dicte la loi avec un changement de paradigme et l'abandon de l'instinct de conservation. Tous les secteurs, toutes les fonctions qui en découlaient sont foudroyés:
- elle ne reproduit plus et le dénatalité devient galopante avec une perspective déjà connue où certains pays auront disparu. L'instinct sexuel a lui aussi changé. Il n'est plus au service d'un devoir de suite mais un plaisir parmi d'autres, interchangeable, avec des conséquences effaçables. Les sexes, eux, sont fluctuants, mal établis et disponibles sur ordonnance. Les hordes, les meutes, les troupeaux sont toujours là pour faire jouer l'entraide, la solidarité. Les bêtes savent qu'unis on est plus forts. La famille humaine n'existe plus, elle est monoparentale et l'enfant sera élevé par un adulte infantilisé depuis toujours.
- elle prétend être obsédée par sa santé et fait tout pour la perdre en mangeant et buvant trop, en se droguant, en se tuant sur les routes, dans les airs, en rendant l'air irrespirable, en polluant l'eau, l'alimentation, en élevant la température par une consommation effrénée de pétrole et de charbon, en créant des armes de destruction massive que certains ont déjà utilisées et ils sont prêts à recommencer.
Manger et boire réclament le nourrisson en agrippant le sein de sa mère, l'oisillon en ouvrant le bec, une bonne terre pour la graine. Il se manifestera en permanence pour fournir de l'énergie, apporter les éléments nécessaires à la croissance, à l'entretien.
Se reproduire pour maintenir l'espèce est inscrite pour la même raison. Son efficacité est parfaite et tous lui obéissent avec discipline en réponse à un ordre qui vient de l'intérieur. Il est récompensé par l'arrivée d'une progéniture qui, dans le règne animal, va bénéficier, durant le temps de l'élevage , de la vigilance inlassable et de la protection des parents. On l'appelle l'instinct parental, le maternel est souvent plus fort que le paternel.
La défense du territoire devant l'envahisseur, la fuite devant le danger, le besoin de posséder s'inscrivent dans une exigence identique: garder intacte les conditions de la vie pour la transmettre à des nouvelles générations in vitam aeternam.
Ce programme inscrit dans les gènes subit les influences de l'acquis inspirées par le milieu et il y a des adaptions quand il change. Tous les animaux l'ont compris. Ils n'ont pas pour autant abandonné leurs reflexes et les chats, les chiens, les oiseaux et les autres restent fidèles à la préservation de l'espèce. Ils répètent les gestes ancestraux sans défaillir. Une seule, l'humaine, a évolué et l'acquis a pris le dessus. Il domine dorénavant l'inné, dicte la loi avec un changement de paradigme et l'abandon de l'instinct de conservation. Tous les secteurs, toutes les fonctions qui en découlaient sont foudroyés:
- elle ne reproduit plus et le dénatalité devient galopante avec une perspective déjà connue où certains pays auront disparu. L'instinct sexuel a lui aussi changé. Il n'est plus au service d'un devoir de suite mais un plaisir parmi d'autres, interchangeable, avec des conséquences effaçables. Les sexes, eux, sont fluctuants, mal établis et disponibles sur ordonnance. Les hordes, les meutes, les troupeaux sont toujours là pour faire jouer l'entraide, la solidarité. Les bêtes savent qu'unis on est plus forts. La famille humaine n'existe plus, elle est monoparentale et l'enfant sera élevé par un adulte infantilisé depuis toujours.
- elle prétend être obsédée par sa santé et fait tout pour la perdre en mangeant et buvant trop, en se droguant, en se tuant sur les routes, dans les airs, en rendant l'air irrespirable, en polluant l'eau, l'alimentation, en élevant la température par une consommation effrénée de pétrole et de charbon, en créant des armes de destruction massive que certains ont déjà utilisées et ils sont prêts à recommencer.
Il ne reste à l'humanité que l'instinct de mort. C'est une attirance que certains situent dès la naissance. Aujourd'hui, il ne se cache pas dans les langes mais s'étale à la Une. L'homme moderne n'a plus envie de durer mais se consume en consommant. Il vit au plus pressé, au jour le jour, sans lignée, sans mémoire. Il ne conjugue plus le temps au passé et ne croit pas au futur, seulement le présent. Il ignore le subjonctif car il ignore les mots: subordination et subjectivité. Ce sont des notions inconnues et il ne saura jamais exprimer des degrés dans la relation faute d'en connaître les nuances et leur nom.
Privée des autres instincts, plombée par des valeurs acquises mortifères, l'humanité n'a plus de raisons pour vivre. Ceux qui aurait aimé enfanter ont compris que la meilleure façon d'aimer son enfant est de ne pas l'avoir tant son destin est inscrit dans les prévisions de la météo et sera infernal. le confort comme idéal, la majorité délègue, consulte, s'excuse, ne sent responsable de rien, même de ses décisions, de sa santé, de sa vie. Elle va bientôt arriver au stade post-moderne qui la verra disparaitre n'ayant plus de raisons d'être après avoir trop eu.
Maniac, cet ouvrage de Benjamin Labatut dont je vous ai déjà vanté la qualité se déguste. Dans les pages de 314 à 320, il fait parler Eugène Wegner, un proche de Von Neumann, le héros du livre dans un chapitre intitulé "Il n'y a pas de remède au progrès". Il raconte (nous sommes en 1957), comment von Neumann tentait de créer un système universel d'auto-replication qui unirait biologie, technologie et théorie des calculateurs. Il raconte que durant ses derniers mois de sa vie, von Neumann était devenu d'un pessimisme noir au sujet de l'avenir de l'humanité, non à cause des bombes dont il était l'un des pères mais parce qu'il la voyait redoutable.
mercredi 25 juin 2025
DEUX VÉRITÉS DU CYNIQUE
Le bonheur d'avoir vu des gens est doublé par le plaisir de les voir partir.
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Le sceptique qui doute de tout et ne croit à rien circonscrit à peu les chances de se tromper.
Le paradis a été terrestre avant l'arrivée de l'homme, pendant longtemps. Dès l'invention du feu, de la hache, ce fut le début de la fin. Les choses se sont s'accélérées avec l'arrivée de la poudre, l'arithmétique, de la boussole, des religions, de la politique, de l'imprimerie, de l'éducation, des idéologies, de la machine à vapeur, de l'électricité. Cette période de purgatoire fut une lente descente aux enfers qui vient de prendre la vitesse d'une chute avec l'installation d'une super intelligence qui, artificielle, va prendre la direction des opérations terrestres et mettre l'homme à la place que sa bêtise lui a préparée.
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