Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 7 juin 2026

DEUX CIVILISATIONS

 Chaque nation a une  culture qui a ses propres lignes de force. Elles font la singularité de celle-ci  et fonde l'identité de celle-là. Du culte auquel sacrifie le pays, les ethnolo-anthropologues alliant une formation de psygolo-psychiatre en déduisent facilement le caractère, la philosophie, la croyance, d'où découlent leurs rapports publics et personnels. 

Prenons deux exemples emprunté l'un au passé er le second au présent:

La Grèce ancienne, celle qui parlait une langue morte avait, si on se place du côté de Sirius, une culture  qui glorifiait le beau avec une statuaire qui nous a laissé des chefs d'œuvre immortels tel le David de Praxitèle, une architecture qui alliait à l'équilibre des plans une  beauté des formes, la grâce des détails, le Parthénon en est le souvenir; le bien avec  une   philosophie où chacun de ses philosophes, de Platon  à Socrate, d'    Épicure à Épictète, de Diogène à Protagoras, rivalisaient d'intelligence, d'intuitions, d'imagination. Il nous plongent dans une admiration  stupéfaite de tant de profondeur. Une littérature  avec quelques auteurs qui ont survécu au naufrage du temps. Nous n'en connaissons quelques  écrivains -poètes avec  Homère et son Odyssée, Ésope et ses fables. Aristophane et ses comédies, Eschyle, Sophocle, Euripide   et leurs tragédies. Orestie, Antigone, Médée, Lysistrata, etc. triomphent encore sur nos scènes. Cicéron reste le maitre de la dialectique et de la politique. Ils sont, plus de 2.000 ans après leur passage sur terre, nos référents. Leur souffle reste brulant.

Les États Unis d'Amérique ont, aujourd'hui, la même universalité. Leur culture est répandue sur la totalité du globe. Ils dictent les codes, imposent leurs lois, font la mode. Mêmes vu de très haut, les différences sont perceptibles sans besoin de télescope et de microscope.  Leur amour du gros est omniprésent. Ils est partout visible  et tout ce qui est, pour eux,  beau, bon et bien se doit d'être énorme. Rien n'échappe à ce dictat:

- la majorité de sa population est obèse . Le poids moyen dépasse le quintal. Une taille de guêpe est considérée avec dégoût, une insulte au monde des gros, le seul normal car américain. En conséquence, la ration alimentaire est pantagruélique et les régime crétois,  d'Okinawa, de notre sud-ouest sont considérés avec suspicion, venant d'endroits arriérés n'ayant pas totalement succombés au rêve américain. Pour héberger er déplacer  ces montres sacrés, il faut de grandes maisons et des voitures à l'unisson.

-  L'art en est la vitrine et, en sculpture, les 4 gigantesques têtes présidentiels imprimées  dans la roche du mont Rushmore en sont  les victimes visibles. Leur cinéma raffole aussi des blockbusters (gros budget, grosse audience, gros flop).

-  Le budget, la dette, les dépenses militaires, le nombre de drogués,  d'emprisonnés, de milliardaires au kilomètre carré, de pauvres dans les rues des grandes villes sauvages impressionnent par la grosseur du chiffre. 

-Le matérialisme n'a pas tué la spiritualité. Il l'a déplacée er au lieu de s'intéresser à la vérité de l'être, ils préfèrent son avoir, comprendre comment sa conscience fonctionne. La valeur de l'idée tient beaucoup à l'épaisseur du tas de dollars  qu'elle va rapporter

 La qualité n'est pas inconnue. Sa valeur est aussi appréciée que dans la Grèce ancienne car sa rentabilité la fait coter en Bourse, le Panthéon de Wall-Street. 

Ces deux exemples sont incomparables  car il est impossible de tirer un profit d'un mélange d'huile et d'eau, de marier la carpe et le lapin, de trancher entre le beau  et le laid.  À Chacun  son échelle, sa chapelle, sa préférence et de choisir entre ces deux civilisations. Question adjacente; qui,  dans 2000 ans,  se souviendra de Walt Disney, du hamburger, du dernier Pulitzer?

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