Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 10 juillet 2026

HOMÉOPATHIE ET L'IDÉE DIVINE

Cela a dû vous arriver: une idée vous réveille au beau milieu d'un rêve. Impérieuse, elle exige d'être examinée sur le champ. Elle se prétend transcendentale. Pas content mais curieux, vous obtempérez et l'entendez. La voilà cette bonne idée.

Elle dit que l'homéopathie et Dieu ont des points communs et va démontrer la vérité de cette réalité.

D'abord un éclairage sur l'homéopathie. Inventée par Samuel Hahnemann, un médecin allemand, vers 1790, qui ne voulait plus de la médecine d'alors, encore moyenâgeuse et à base de saignées qui faisaient plus de mal que de bien. Il voulut la remplacer par une médecine débarrassée de cette barbarie et inventa l'homéopathie basée sur la loi des similitudes et le principe de la dilution. Il est parti de la conviction  que si la caféine empêche de dormir, pourquoi ne pourrait-elle pas guérir de l'insomnie si l'alcaloïde était traité de la bonne façon : dilution et succussion (secousse). Il en eut la confirmation par l'expérimentation et étendit sa théorie à toutes les maladies, chacune coïncidant avec un produit naturel que l'on diluait. Cette dilution est l'autre clef qui conditionne l'efficacité. Plus elle est grande, plus la force et la puissance du traitement est grand. La première est faite d'une partie pour 99 de solvant (eau). Elle peut aller jusqu'à 200 CH. À ce niveau, la science moderne ne trouve plus de molécule du produit qu'il y avait la première fois. Mais, pas de panique, la mémoire de l'eau a fait son apparition en 1988 avec monsieur Benveniste qui a redonné un coup de jeune à l'homéopathie en disant que le souvenir s'était attaché à l'H2O et que le granule quoique desséché allait les ressusciter en fondandant sous la langue. 

L'invention de dieu a des origines plus lointaines. Les hommes, dès qu'ils furent capables au bout de plusieurs milliers d'années d'évolution d'imaginer eurent des inquiétudes métaphysiques qui les amenèrent à se poser des questions existentielles après avoir résolue celles qui étaient essentielles: les fameuses d'où viens je, qui suis-je, où vais-je??? Certains constatant qu'ils ne pouvaient pas y répondre les décrétèrent insolubles et s'occupèrent des choses à leur portée, d'autres, insatisfaits, contournèrent la difficulté en imaginant l'existence d'une entité dotée d-un pouvoir infini et ayant l'éternité devant et derrière lui. Dieu était né. Le marché existait et Il répondait à la demande, le succès fut planétaire et dure encore. Il prit plusieurs formes selon les périodes, les influences, les circonstances, l'idiosyncrasie des peuples. En Occident, il y eut une unification autour d'un barbu tutélaire apparu dans l'imaginaire au moyen orient sous le nom imprononçable de YHWH. Il en dériva au fil des siècles, des variantes souvent adversaires mais fidèles au même nom; Il n'y a que l'orthographe qui change selon la langue. Pour mémoire et enrichir votre vocabulaire, je cite : les francophones suivant l'exemple édifiant des français ont conservé le plus beau avec Dieu, les autres moins respectueux l'ont abâtardi  avec God en anglais et américain, God en allemand, Got en suédois, Dios en espagnol, Allah en arabe, Shen en chinois et Mungu en swahili ;

Le problème de l'homéopathie dont les adeptes ne tiennent pas compte est qu'elle n'a jamais fait la preuve de son efficacité. Les guérisons qu'elle revendique seraient advenues sans son secours et la douleur provoquée par le coup de marteau sur le doigt aurait disparu sans besoin de 3 granules sous la langue d'arnica 5 CH, le rhume aurait guéri spontanément sans l'aide de nux vomica 7 CH le soir.

Dieu a le même problème. Son existence est une création de l'imagination pour répondre aux inquiétudes et rendre la vie moins amère. En inventant un personnage tout puissant qui récompensera les bons en leur ouvrant le paradis pour l'éternité et punira les méchants d'une façon aussi radicale, le concept devient irrésistible pour les âmes qui se trouvent supérieures à ceux dont elles sont les lointains descendants, les hominidés qui ressemblaient fortement à nos chimpanzés. Ce dieu a beau rester invisible, inconnu, laisser aller les choses pour le pire, ceux qui se disent les représentants trahir celui qui se croyait son fils et qu'ils disent adorer, les croyants continuent de croire qu'il existe, prenant leurs rêves pour la réalité.

Les granules des uns fondent sous la langue comme les hosties des autres sur elle. Elles leur suggèrent que le monde est merveilleux et qu'il y a tout dans rien...

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