Je préfère partir en vacances qu'en holydays. Un départ fait envie, l'autre pas.
Le premier nom vient du latin "vacancia" qui dérive du verbe vacare' qui dit que c'est un temps où l'on est vacant, libre, disponible, asservi par aucun travail, livré au bon plaisir, libéré du sens du devoir. Ces vacances idéales sont l'apanage des heureux habitants des pays dont la langue est latine et elles répondent au doux vocable de vacaciones en Espagne, de vacanze en Italie, de vacantâ en Roumanie, de vacances en France
Le deuxième est un mot composé bâtard qui fait de ces jours de liberté un temps saint. En les sacralisant, ils en ont fait une prolongation de la grand messe, du salut et des vêpres, des moment ennuyeux où l'assistance se donne des airs pieux pour faire croire qu'elle fait partie des bienheureux. Pour être saint, il faudrait que ces jours-là se passent dans la prière, les génuflexions, les confessions, la mortification, les communions, les Salve Regina, les Te Deum, les Magnificat et pas le nombril à l'air libre, à bambocher, à fainéanter, à picoler. Une hypocrisie de plus à mettre au débit de ceux qui ont le culot d'en faire des instants divins qu'ils consacrent au diable.
Donc vive les vacances et pauvres holydays...
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