Je reproche à mon inconscience sa lâcheté, son égoisme, son hypocrisie et sa garde de tout ce qu'elle sait, qui pourrait m'instruire, me renseigner, m'ouvrir les yeux, le coeur, me rendre meilleur, plus intelligent, plud joyeux, plus heureux. La garce se tait, butée, murée dans son silence, contente de me voir souffrir.
Je sais pourquoi: elle est jalouse de son confinement, de sa reclusion dans un une oubliette, un cul de basse-fosse, un endroit mal famé. Elle le deteste, le conchie car elle sait que son désir mimétique de ressembler à la conscience, sa soeur ainée, ne sera jamais exaussé. Elle désespère. ses défauts la persécutent autant qu'ils nous persécutent. Elle est la victime de l'illusion de croire que la conscience, une gredine, est une bénédiction et non un fléau impitoyable.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire