Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 18 septembre 2026

LA QUESTION QUI REMET L'ESPRIT À SA PLACE

L'esprit des lieux a une énorme influence sur l'état d'esprit et les réflexions que se fait l'alpiniste au sommet de l'Everest ne sont pas les mêmes que celles qu'il avait dans le taxi qui l'emmenait à l'aéroport Charles de Gaule. 

Si vous n'êtes pas convaincu par cet exemple qui ne reste qu'une supposition, n'ayant pas dans mes relations un alpiniste ayant survécu à sa tentative, je vais en prendre d'autres  qui ont été confirmés par les intéressés.

- passage du sauna à une température de 80° -j'ai chaud- à l'immersion dans l'eau à 1° - j'ai froid- ;

- assis, à l'orchestre, à l'Opéra-Comique pour voir et entendre La Vie Parisienne (c'est formidable) ; assis, sur un banc inconfortable, dans une abbaye lugubre, pour entendre un Te Deum interminable (quel ennui, quand est-ce que ça va finir?),

- à la tour d'Argent, quel repas, quel cadre, quelle adition; dans le fast-food, quel décor artificiel, appeler cela de la norriture, c'est  cher pour ce que c'est, quelle tristesse!!!

Finalement, est-ce l'environnement qui dicte leurs sentiments à nos sensations?
Pour être fiables, nos souvenirs devraient avoir un meilleur support que notre mémoire qui est partiale, infidèle, dégradée par le temps. Elle obéit à la loi commune qui dit "tout passe, tout s'estompe, tout s'évanouit". Pour combattre ce facheux processus et donner au passé une vérité qui nous rappele l'ancienne réalité, on a les photos mais elles sont fanées, les lettres, mais elles mentent, le journal intime mais il a été perdu dans les déménagements. De toute façon, ce ne sont que des instantanées, des aperçus de longtemps, des faux témoignages  dont la mémoire s'empare pour un travail de reconstitution. Ce  court voyage dans notre histoire a la valeur d'une rétrospective. Ces moments émouvants sont surtout éprouvants car ils nous mettent en présence d'un inconnu qui ne nous ressemble pas. Cet étranger étrange serait la copie de celui que l'on fut. On est forcé de l'admettre, les faits sont là mais de la même façon que les fils ne sont pas responsables des méfaitds de leurs père et mère, doit-on endosser aujourd'hui la responsabilité de ce que l'on était hier. Je pose cette question qui ne l'est jamais. Elle en sous-entend une autre  aussi dérangeante: à vingt ans, pourquoi ne se demande-t-on pas "à quoi ou à qui, je veux ressembler quand j'en aurais 8o". Nos souvenirs ne font jamais état de ce genre de question. Probablement pour ne pas avoir à y répondre.

NOS DEUX VIES

On a tous une double vie. 

L' officielle que l'on affiche, qui proclame notre identité, qui est inscrite sur le CV, fait notre réputation, de nous un plombier, un professeur, un docteur, un chômeur, un chanteur, un acteur etc.. Elle n'est qu'un rôle qu'on nous a forcé à jouer de gré.

L'officieuse, cachée, discrète, inconnue du public est la véritable. Innée, elle nous habite et c'est elle qui nous fait penser librement et agir autrement quand l'occasion le permet, que personne n'écoute, ne nous voit. Elle peut s'exprimer, crier,  ne plus ruminer, ronger son frein, mentir.

jeudi 17 septembre 2026

À PARTIR D'UN FAIT RÉEL

"Je ne m'appelle pas Simplet, je ne suis pas l'innocent du village et, si tu me cherches, tu vas me trouver" rugit un double mètre avec 100 kilos de tendons en fibres de carbone qui tiennent des muscles de charolais croisé avec un miura parce que je lui ai marché sur les pieds qu'il a grands comme un paillasson. Il ne sait pas, ce pauvre grand, fort et gros à qui il a affaire  et que le gringalet de 50 kilos pour un mètre 65 n'est pas lui non plus un simplet de village mais une tique assoiffée de sang, un moustique plus vibrionnaire que son cousin des Nouvelles-Hébrides, que son poing droit a une vitesse de frappe plus rapide qu'un battement d'ailes de colibri et la force d'un scarabé charrieur de bouse et qui n'aime pas qu'on lui parle de haut, sur un ton peu amène. Je ne vous dis pas ce qu'il advint pour vous éviter de ne pas me croire. 

LA TENTATION

La tentation a un pouvoir auquel même un saint aussi saint que saint Antoine ne put résister malgré l'aide de la sainte trinité renforcée par  la vierge Marie elle-même assistée de l'archange Gabriel.C'est dire pourquoi vous, le mécréant, n'aviez aucune chance de ne pas succomber à la tentation d'entrer dans la pâtisserie de monsieur Allard, d'acheter un macaron angevin pour 6 personnes et de le dévorer, solitaire,  sans souci du pic de votre glycémie, l'affolement de votre pancréas, l'étonnement de votre foie et l'ecoeurement légitime qui saisit votre estomac à la dernière bouchée. Ainsi soit-il.

PS: il faut préciser que la tentation satisfaite laisse un sentiment de honte suite à la gastro-entérite suivie d'une colite spasmodique provoquées, elles, par l'absorbsion trop rapide d'un verre d'eau glacée. 

mercredi 16 septembre 2026

LA BATAILLE PERDUE DU LATIN-GREC SUR LES MATHS

Jusqu'à la première moitié du vingtième siecle, les humanités avec le latin-grec ouvraient les portes de la médecine. Aujourd'hui, au chevet du malade, vous ne trouverez que des matheux qui maîtrisent les statistiques et connaissent les dix enigmes de l'arithmétiqus (pages 346-373 in "LES MATHS POUR LES NULS"). Ce grand remplacement montre la montée en puissance des mathématiques. L'IA  en est leur fils prodigieux.

L'éducation devrait en tenir compte en  donnant au langage mathématique la place qui permettra aux nouvelles générations de comprendre ceux qui ne parlent que lui. Pour que la courbe s'inverse et qu'il y ait moins de nuls en maths, il faudra arrêter d'en faire une matière sinistre, décourageante où le prof  ne se soucie que du tableau noir et des chiffres qu'il y écrit avec un plaisir solitaire peu communicatif. 

Quelques uns l'ont compris et les enseignent sur You Tube dans la bonne humeur, l'humour et en dédramatisent l'étude en en montrant la richesse, l'intérêt, le besoin, l'omniprésence, la toute puissance. 

SILENCES

Le silence qui précède l’explosion d’une bombe est oppressant, lourd de menaces existentielles. Il y a celui des cathédrales à la tonalité religieuse. Il y a encore le silence suspendu après la dernière tirade du Cid, ou après le dernier geste du chef d’orchestre au terme du Boléro de Ravel qui vibre d’enthousiasme. À l’ouverture de l’enveloppe qui va révéler le gagnant de l’Oscar du meilleur film, c’est le même que celui qui s’installe après le fameux « Silence, on tourne ! » . Dans une cour d’assises, il prend une autre gravité. Le président n’a pas besoin de le réclamer : au moment de rendre le verdict du jury, la salle entière sait qu’il faut se taire.

Et puis il y a celui, relatif, d’une chambre à coucher où les ronflements d’un dormeur rappellent opportunément que le silence parfait n’existe pas ; celui, abyssal, des profondeurs marines ;  celui, plus lourd encore, que les médias observent lorsqu’une affaire touche un couple célèbre.

Le bruit n’est pas moins versatile. Il peut être noble et profond : le son grave du cor, le soir, au fond des bois. Il peut être fragile et déchirant : le cri ténu de la biche aux abois. Il peut remplir l’espace, le troubler, l’apaiser ou l’effrayer. N’aimant pas les silences de mort, je n'en parle pas pour ne pas leur faire de la publicité.

Silence et bruit ne sont finalement que les deux faces d’une même pièce. L’un n’existe jamais tout à fait sans l’autre. Il suffit parfois d’un bruit pour révéler le silence, et d’un silence pour rendre un bruit assourdissant.

LA MORT

Madame, Mademoiselle, cessez  de trembler à la vue de cette image de la Mort personnifiée par un squelette armé d’une faux menaçante.

Elle sera désormais remplacée, par un décret ministériel venant compléter la loi autorisant l’euthanasie, par celle, au choix, d’Alain Delon à vingt ans, de Rudolph Valentino à trente ans, de Louis Jourdan à quarante ans ou de George Clooney à cinquante.

On leur demandera l’œil perçant, la posture martiale, l’allure conquérante et invincible de celui qui protège, défend, comble et ne saurait emmener son élue que dans un château, une suite du Ritz ou sur son yacht de dix mille tonneaux, pour quelques nuits câlines.

La Mort retrouve ainsi, grâce à cette image de rêve, sa véritable nature : un condensé de tout ce qui rend la vie si belle.

mardi 15 septembre 2026

MONSIEUR,

Si, au lieu d’associer la mort à l’image d’un squelette ambulant, drapé dans un suaire noirâtre et armé d’une faux menaçante, on la représentait sous les traits d’une pin-up à la pose aguicheuse, au sourire éclatant, à la chevelure flamboyante, aux poumons généreux, aux jambes interminables, vêtue d’un bikini transparent et arborant un regard enjôleur, nul doute que son invite — « Suivez-moi, jeune homme » — serait accueillie avec enthousiasme et susciterait des vocations précoces.

PS: madame, mademoiselle, ne soyez pas jalouses, demain, vous aurez l'équivalent et pourrez choisir votre représentation selon votre bon plaisir. Je devais tester sur le sexe maintenant faible XY pour savoir si l'idée plairait. Il s'avère que le test est positif.
Ma discrétion est une retenue à la hauteur d’un barrage alpin. Elle m’impose le silence, m’interdit de faire des révélations, m’oblige à taire ma confession publique et à censurer la vérité. À force de faire tout cela, je vais exploser. Mes secrets s’éparpilleront aux quatre vents mauvais de l’automne, sur les places publiques. Ils auront le sort qu’ils méritent, et les employés de la mairie les balaieront pour les jeter dans la benne à ordures.

LA GRANDEUR DU PARESSEUX

Plaignons le paresseux quand, contraint, forcé, il se met au travail. Admirons son courage qui lui fait combattre et vaincre sa nature profonde, son idiosyncratie qui le condamne à l'inaction, à la contemplation, à la méditation et lui interdit tout effort utile ou inutile.

lundi 14 septembre 2026

CRISES CONTRE CRISES

 On ne fait que parler dans les médias de la crise du moyen-orient, de la crise du pétrole, de la crise financièere, de la crise économique, de la crise des vocations, de la crise au sein des partis, de celles qut affectent les royaumes, les républiques, les dictatures mais moi, est ce que j'étale sur la place publique mes crises de foie, d'urticaire, de goutte, de coliques néphrétiques, hépatiques. Je serre les dents, les fesses, stoïque, héroÏque et j'encaisse la crise, la maîtrise et repars en avant, à l'assaut des autres.

LE CONSEIL

Pour ne pas être dérangé par les appels, quand on vous demande votre numéro de téléphone, dites que vous n'avez pas la mémoire des chiffres et que vous ne le connaissez pas. L'excuse quoiqu'impayable est radicale.

NOUS ET EUX

Un ami chinois m'a demandé mon avis sur une énigme qui agite l'empire commercial du Milieu au sujet de son premier et meilleur client, l'Europe de l'Union.

"Comment se fait-il qu'en quelques années, des pays qui avaient pendant des siècles dominé se sont en quelques années recroquevillés et ne sont plus que des ombres vacillantes? Leur  idéal est d'accueillir toute la misère du monde, de sauver à coups de sacrifices le climat de la planète dont ils se croient  plus responsables  que les vrais pollueurs que sont les USA, I'Inde et nous-mêmes. Leur responsabilité est aussi insignifiante que leur production industrielle et, pourtant, telle la grenouille de votre La Fontaine cette Europe ne se voit pas comme elle est vue, un musée des arts du passé. La France devenue pauvre et endettée agonise. La fière Albion n'est plus reconnaissable avec sa déprime, sa tristesse, son changement de couleur. L'Allemagne est inquiète et quand elle s'inquiète, elle devient inquiétante. L'Italie joue la sainte Nitouche sans pouvoir cacher qu'elle vit une commedia del arte. L'Espagne du Cid, des conquistadores règne encore sur les tomates et les clémentines mais les maures sont de retour et leur reconquête est irresistible. 
Mon avis était que son étonnement égale le mien, que son diagnostic n'est pas contestable et que le futur de cette Europe fera de l'ombre à son passé    . 

LA QUESTION INQUIÉTANTE

 Beaucoup des gens qui m'ont connu sont morts. Porterais-je malheur?

dimanche 13 septembre 2026

L'INCONSCIENCE

Je reproche à mon inconscience sa lâcheté, son égoisme, son hypocrisie et sa garde de tout ce qu'elle sait, qui pourrait m'instruire, me renseigner, m'ouvrir les yeux, le coeur, me rendre meilleur, plus intelligent, plud  joyeux, plus heureux. La garce se tait, butée,  murée dans son silence, contente de me voir souffrir. 

Je sais pourquoi: elle est jalouse de son confinement, de sa reclusion dans un  une oubliette, un cul de basse-fosse, un endroit mal famé. Elle le deteste, le conchie car elle sait que son désir mimétique de ressembler à la conscience, sa soeur ainée, ne sera jamais exaucé. Elle désespère, ses défauts la persécutent autant qu'ils nous persécutent. Elle est la victime de l'illusion de croire que la conscience, une gredine, est une bénédiction et non un fléau impitoyable.

LUI ET MOI

Parce que l'homme que je suis n'a rien à voir avec celui que je fus il y a 60 ans, je le considère comme un étranger avec qui je n'ai que des souvenirs confus. Prenez en compte  et ne me reprochez, aujourd'hui, ses turpitudes, ses incartades et ses autres méfaits. Lui c'était lui, moi c'est moi, un stoïcien épicurien, un modèle de sagesse.

DE TOUT UN PEU

Bien voir exige une loupe et un télescope.
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Si le temps que l'on passe à ne rien faire était occupé à travailler, le résultat serait très différent car on serait fatigué.
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Je me demande avec curiosité si, ce qui arrivera  demain, sera à la hauteur de nos espérances et si j'aurais la patience d'attendre.
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Si mes chats et mes chiens sont  toujours joyeux, c'est qu'ils ont des maîtres complaisants qui leur obéissent en tout. 



samedi 12 septembre 2026

Les pisse-vinaigre, ceux qui font toujours la gueule sont entourés d'une aura maléfique qui difuse un mal-être contagieux, imbibe l'air ambiant d'amertume, de colère rentrée, d'une inquiètude feutrée. Ils empoisonnent l'atmophère de leur pessimisme, de leurs prédictions catastrophiques, de prévisions alarmantes. Mais ce qui aggrave la pénibilité de leur commerce, c'est leur air hautain, leur dédain superbe dûs à leur conviction d'une supériorité morale, intellectuelle, spirituelle qui les fait mépriser les optmistes, ceux qui aiment rire, s'amuser, plaisanter et profiter du peu de temps que laisse la vie pour jouir des bonnes choses qu'elle offre à ceux qui en ont l'usage.   

LE CONSEIL PRÉCIEUX

Ne vous donnez pas en exemple. Malgré l'exceptionnalité de votre personnalité, la qualité supérieure de votre intelligence, votre compréhension subtile des arcanes de l'âme humaine, vos connaissances encyclopédiques, la sureté de votre jugement, votre réussite sociale, financière, domestique, conjugale et qui font de vous un sujet à la légitimité incontestable  pour l'exercice qui introduit mon monologue.

Résistez à l'appel de votre âme charitable qui  supplie. Il  y va de beaucoup. Vous engagez un processus redoutable qui a broyé des amitiés de 90 ans, rompu des relations qui avaient eu du mal à s'établir, achevé un amour fusionnel par un divorce orageux. La prudence doit aller jusqu'à l'abstention qui fera de vous la seule victime de votre charité œcuménique. 

Pouquoi cette sanction calamiteuse d'un geste charitable? Simplement parce que vous venez de  porter un coup cruel en suggérant de façon explicite que vous êtes meilleur en vous érigeant en modèle à imiter pour atteindre le degré supérieur où vous croyez vous situer. Vous vous rabaissez au contraire d'un cran dans son estime  car il y a de fortes chances que cette personne vous prend depuis toujours pour un minus habens. Donc pour limiter les dégats, prenez la plutôt en exemple. Votre désir mimétique la comblera.