Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 21 janvier 2018

UN LIVRE DIVIN

Si vous n'êtes pas en train de sauver le monde, si vous avez deux heures à gagner et n'avez pas l'esprit tranquillisé par une benzodiazépine, je vous conseille de lire "Jésus le bon, Christ le vaurien".

C'est un livre ( Gallimard)° de Philip Pullman,  un enchanteur anglais qui nous régale d'un miracle de malice diabolique. Sa lecture des évangiles, sa vision terre à terre de Jésus et du Christ, son explication  de la naissance d'un mythe et d'une religion n'ont rien de blasphématoire. Elles  sont seulement raisonnables, logiques, plausibles et respectueuses. Ce livre est une merveille. Je le déconseille à la Curie, aux pharisiens, aux fanatiques, aux intégristes.

samedi 20 janvier 2018

RAPPEL

Ce n'est pas le noir qui porte conseil, mais le sommeil. Donc une nuit blanche ne porte pas conseil.

LE TEMPS EST UNE VARIABLE


Il y a des gens, des pays qui prennent de l'avance, ce sont des futuristes et d'autres qui retardent, ce sont des passéistes.

N'INSISTEZ PAS,

Je ne ferai pas demain, ni après-demain, ni après-après-demain ce que je devais faire aujourd'hui, je l'ai fait hier. Je ne suis pas, comme vous, un procrastinateur.

COHABITATION


J’ai proposé au secrétariat du sous-secrétaire d’état en charge du problème - préoccupant - du logement dans les 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 et 7ème arrondissements de Paris pour les célibataires endurcis de tous les sexes le moyen de le résoudre.

Surfant sur la vague du coworking, du covoiturage, je propose d’aménager la cohabitation de façon originale. La catégorie ciblée est très précise puisqu’il s’agit d’apparier de façon virtuelle les couche-tard et les lève-tôt. Seuls sont concernés les individus ne dépendant que d’eux-mêmes et n’ayant personne à charge. Il s’agit d’une population festive ou laborieuse qui, pour des raisons qui leur sont propres, ont des existences décalées, mais providentiellement complémentaires sur le nycthémère: les uns commencent leurs activités au moment où les autres la finissent. Ils ne sont donc pas faits pour se marcher sur les pieds. En pratique, voila comment les choses se passent : un couche tard ou un lève-tôt se contactent sur le site dédié. Ils se mettent d’accord pour partager un appartement. Les conditions financières réglées, la division de l’occupation s’opère sur le principe de l’indépendance totale. Cela suppose un minutage précis qui leur permettra de ne se voir que deux fois par jour, sur le palier ou dans l’escalier quand le matin le couche-tard rentre au bercail et que le lève-tôt part au boulot, le soir le processus s’inverse : le lève-tôt qui va se coucher salue le couche-tard qui part s’amuser.

Le problème du lit se résout facilement. Si l’on dispose de deux chambres, chacun a la sienne et personne ne dormira dans les draps sales de l’autre. S’il s’agit d’un studio ou d’un F1 la place est mesurée et il faut s’adapter. Ils choisissent entre les lits superposés, les lits jumeaux ou  une nouveauté qui vient du nord : le lit recto-verso. Il suffit de le basculer pour se trouver du bon coté, chacun ayant le sien.

Résoudre, même partiellement, la crise du logement avait toujours été mon ambition, vous comprenez ma satisfaction. 

vendredi 19 janvier 2018

INTÉRÊT

Son intérêt pour moi est proportionnel à son intérêt à lui.
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Ce que j'aime chez mon chien, c'est qu'il ne pose pas de questions et  écouterait la réponse.
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Je préfère jouer avec leur sens plutôt qu'avec les mots.

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J' ai plaisir à faire rire ....jaune.

UN CONSULTANT MULTIPLE

Comme, chaque fois que je ne fais pas autre chose, je consultais quand, bousculant la file d’attente, un client fait irruption dans la salle d’examen, expulse le client que j’étais en train de guérir et me dit, m’agrippant au revers de ma redingote : "docteur, sauvez-moi". Le cas, manifestement, était désespéré, la situation urgente, une intervention s’imposait. Je change de coté le tapis de sol, installe dessus le forcené après l’avoir assommé et attends son réveil dans le bruit de la colère de l’émeute que des clients de dehors spoliés d’un tour ne se gênaient pas de faire sans égard pour la tristesse du sire en train de se réveiller.

- "Docteur, sauvez-moi".

Il avait de la suite dans les idées et savait ce qu’il voulait.

- "Je vous écoute".

- "Comme vous me voyez, je suis ni or ni car, mais quelqu'un de très banal, le quidam du coin, l’inconnu du 3, transparent, anonyme, invisible. Ça, c’est pour mon extérieur, mais à l’intérieur, ce n’est pas moi. Je suis tout le contraire, d’où le drame, ma tragédie, un enfer. Vous verriez un surhomme, une perfection, un concentré, un condensé de ce qui, depuis Adam, s’est fait de mieux dans le genre mâle et humain.

Vous admireriez un beau mec qui ressemble à Delon, à Cooper, à Clooney, avec la démarche de Bebel, l’allure de Jourdan. un mètre 90 de muscles et de nerfs d’acier. Mais ce n’est rien avec tout ce qui habite ma tête. Toute la philosophie, toute la littérature, la musique, les mathématiques, la peinture me sortent par les yeux, les oreilles, m’agitent les mains, les doigts. Je ne tiens pas en place, je cours du piano à la planche à dessin, de l’écritoire au chevalet, du bloc de Carrare au piano et la ronde ne s’arrête pas. Je n’en peux plus. Je ne fais rien, passant du coq à l’âne.  Les idées s’enchaînent, s’enchevêtrent. Faites- moi redevenir celui que vous voyez ".

Manifestement ce monsieur était ce qu’il paraissait être: un possédé. Le délire mystérieux qui le paralysait et l’hallucinait le faisait entrer dans la catégorie bien connue des individus à personnalités multiples. Il se distinguait de la routine par la variété et l’authenticité des sensations éprouvées et qu’il n’arrivait ni à contrôler ni à assumer.  Je comprenais parfaitement sa frustration, sa colère  à ne pouvoir satisfaire tous les dons qu’il sentait bouillir en lui, son impossibilité de satisfaire toutes les entités qui se bousculaient dans son intérieur et qui voulaient s’exprimer : composer, écrire, jouer, chanter, sculpter, se faire aimer, admirer etc.…

Sa résistance m’étonnait et qu’il eut dans un instant de lucidité trouvé mon chemin.

J’avais déjà traité des cas  désespérés, mais celui- ci était "épatant".

Pressé, je n'ai attendu que la fin de ma première expiration pour trouver l’inspiration. Elle m’est toujours fidèle.

- "Vous avez eu raison de venir, je peux tout pour vous.  Vos personnalités sont trop riches pour un seul homme. Dans votre malheur, vous avez eu la chance extraordinaire, peu l’ont, de vous sentir ce que tout le monde désire sans jamais l’obtenir :  grand, beau, intelligent doué en tout, sachant tout. Il n’y a qu’un dieu qui puisse prétendre à une telle perfection. Vous n’êtes pas assez fou pour y songer. Heureusement , dans ce cas je n’aurais rien pu pour vous.

Je vous conseille de profiter au maximum de l’opportunité inespéré, mais avec tact et mesure, vous montrer raisonnable. Vous ne serez jamais James Bond ou Petipas, rien ne vous fera grandir de 20 centimètres (vous êtes trop vieux pour l’hormone de croissance). Je ne vous vois pas non plus en Mozart ou en Léonard de Vinci. Ils sont inégalables, vous ne pourriez pas faire mieux. Compte tenu de votre âge, de votre  de santé qui n’est pas brillante, je vous recommande une activité reposante, avec un travail assis, ni  sculpture, peinture, mais l’écriture..... oui, l’écriture sera l’option idéale, mais de celle dont vous vous sentez possédé : la Grande qui ouvre l’Académie, donne le Nobel, fait gagner le Goncourt.

Le traitement est simple : vous prendrez 10 gouttes matin, midi et soir de cet élixir dans un verre d’eau tiède de la dernière pluie, avant les repas . En 8 jours, vous serez débarrassé de vos fantasmes sauf de celui qui va vous apporter la paix, la gloire, la fortune avec un livre tous les 2 ou 3 ans. Vous n’aurez qu’à suivre les indications du Proust que je vous ai conservé". 

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QUAND,

la bûche consumée, le feu se cache sous la cendre et que le poêle s'éteint, la chaleur se dissipe, la température tombe et d'estivale devient printanière, frisquette. Heureusement, avant qu'elle ne devienne glaciale, la chaudière à propane se réveille, met de l'eau sur ses flammes, l'ébouillante,  réchauffe les radiateurs. Une douce chaleur chasse les frissons qui s'apprêtaient, le moral remonte. On se croirait en mai, juin, on s'imagine presque aller à la plage, avec une petite laine, prendre un bain de sable.

DIGNE DE CICERON

C'est la manière du discours qui donne de la valeur à sa matière.

UNE ÉPREUVE

Quand, dans une réunion, tout le monde parle en même temps, que personne n'écoute personne, n'éprouvez-vous pas:


  • l'envie d'être ailleurs;
  • l'impression de perdre votre temps;
  • une haine  violente?

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jeudi 18 janvier 2018

LA SOLUTION DU CYNIQUE

"La solution du problème des retraites n'est pas loin, elle gît au fond de la tombe", voici ce que, triomphant, m'assène , mon ennemi intime, le cynique. "Il faut être aveugle et lâche pour ne pas la voir" et  il continue : "l'équation est imparable: les cotisants diminuent, les retraités augmentent. La pyramide des âges est inflexible, elle reposera bientôt sur sa pointe. Les centenaires seront, sous peu, plus nombreux que les nourrissons. La poursuite du schéma actuel: élever l'âge du départ, diminuer le montant, augmenter les cotisations est un expédient. Poussé dans son retranchement cela aboutira à reculer l'âge de départ au jour de la mort. C'est ce constat implacable qui doit guider les responsables. Ils doivent remplacer une idéologie imbécile par un pragmatisme intégral".

Mettez votre ceinture de sécurité si vous êtes dans un fauteuil pour ne pas bondir et écoutez-le poursuivre sans frémir ni gémir: "À l'inverse de ce qui se fait, il ne faut pas reculer  l'âge du départ à  la retraite mais avancer l'âge de la mort et revenir au bon vieux temps du pain bis, des porteurs d'eau à tous les étages, des pots de chambre, de la guillotine, des hippomobiles à crottin. On s'en allait avec élégance courage, dignité avant de prendre le temps de vieillir.

Il faut mener une politique dynamique d'incitation à la mort vers la soixantaine, rapide, sans soins palliatifs , ni intensifs, pour ne pas avoir à trop souffrir. Il faut montrer aux jeunes tous les avantages à partir avant l'impotence, l'incontinence, la décrépitude, le gâtisme, le mouroir".

Que dire, que faire devant une une logique aussi cynique? Appeler Police-secours? les pompiers? crier à l'assassin? mais, malheureusement, il était déjà  parti porter ailleurs la mauvaise parole.
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NE PAS SE FIER AUX APPARENCES

L'idiotie des imbéciles leur permet de supporter leur stupidité. Ils sont plus futés qu'il n'y paraît.

LE CONSEIL

Si,  pour des raisons que vous êtes seul à connaître, vous voulez user vos talons et épargner vos semelles, vous devrez,  pour avancer, marcher à reculons en  regardant en arrière, donc faites attention où vous mettez le pied.

CHAUD FROID

Je préfère me réchauffer quand j'ai froid que me rafraîchir quand j'ai chaud. Je hais l'air conditionné incolore, avec son odeur plastique et son aérosol de légionéllose. J'aime l'air  de ma cheminée et son parfum de sapins dorés, son goût d'écorce séchée et sa couleur de poussière d'argent.

mercredi 17 janvier 2018

MASTER CLASS


Dans une phrase, chaque mot a sa place et une fonction bien précise. Mais certains plus que d’autres et c’est ce que nous allons voir.

Nous commencerons par l’adjectif car tel est mon bon plaisir et l’ordre que je respecte. C’est pour moi le plus important : le qualificatif qualifie par définition, cela signifie qu’il donne la qualité de ce qu’il touche, son orientation, sa force, sa couleur. C’est une couleur primaire, la première. Si j’écris "un ton emphatique" plutôt qu’"un ton badin", la phrase passe de  la grandiloquence à la légèreté et ne peut donc être mise dans la même bouche. Tout le reste , l’intrigue, le personnage, en est affecté. De la même façon, si j’écris : "il marchait’ d’un pas leste" au lieu de "il marchait d'un pas lourd" vous comprenez, sans être Victor Hugo que ce n’est pas le même personnage et que son odyssée se rapprochera plus de celle de Valjean que de Chérubin. Le choix de l’adjectif est primordial; il doit retenir toute votre attention, il orientera de façon  irréversible le  genre de votre roman, il en fera un policier ou une arlequinade, si c’est une pièce, un drame ou une comédie.

Je vous conseille d’avoir toujours un dictionnaire d’adjectifs à portée de votre coude.

Un élément charnière de la phrase est, quoiqu’en pense l’adjectif, le verbe. La plupart des écrivains qui m’ont fait le plaisir d’écrire aussi pour moi le considèrent  comme étant le membre fondateur de la phrase. Je le mets quant à moi à égalité car je n’aime pas ceux qui ont une grosse tête. Je n’ai pas pour autant la bêtise de le sous-estimer, je reconnais son importance. Le verbe, pour faire court, est le centre. C’est autour de lui que tout s’articule et que l’on comprend le sens de la phrase avec le sujet en amont qui nomme l’objet et l’adjectif du complément d’objet  direct ou indirect en aval qui le caractérise précisément.

Si vous ne voulez pas être verbeux - pouah! - je vous suggère d’avoir à disposition une liste exhaustive des verbes avec tous leurs temps même le subjonctif qui est  si difficile à placer et à écrire. Je vous recommande Le BESCHERELLE. L’ART DE CONJUGUER. DICTIONNAIRE DE 12000 VERBES.

Puisqu’un exemple est la meilleure démonstration, je ne vais pas me gêner. Si j’écris "il susurra d’un ton badin" au lieu de "il vociféra d’un ton féroce", la phrase prend une tonalité qui saisit le personnage dans toutes ses dimensions : sa mentalité, son âme, sa psychologie, ses habitudes, son comportement. Le qualificatif du complément n’est qu’une petite confirmation. Il ne vociféra jamais d’un ton badin, il ne peut être que féroce, cruel et méchant et le salaud d’un thriller maléfique à interdire aux moins de 6 ans.

Enfin, ultime précaution, le verbe doit être choisi avec une extrême précaution car il incite au verbiage,  comme disait Boileau. Pour éviter sa conséquence fâcheuse, la logorrhée, le verbe ne doit donc pas être gaspillé, mais usé avec une parcimonie avaricieuse. L’effort est méritoire. Il vous vaudra la reconnaissance de ceux qui voyagent léger et préfèrent les poches aux in-quarto.

Vous êtes inquiet (quand va-t-il entrer dans le sujet?) je sais qu’il vous préoccupe, j’ai retardé son entrée non pour  créer un suspense, vous faire languir, petite bêtasse, mais par principe et par justice : je ne le mets pas à la première place comme beaucoup.

Je le mets en troisième position par démagogie et populisme. Je hais les têtes de liste, les m’as-tu-vus, le nous de majesté, et donc le sujet, le premier de la phrase. J’aurais guillotiné Louis XIV et exécuté Napoléon. Vous avez compris que le sujet, ce n’est pas mon problème, mais le vôtre. Dès que vous l’aurez trouvé vous pourrez commencer.

Le  reste peut attendre : les compléments, l’adverbe, les prépositions, la ponctuation ne devraient pas vous poser de problème, ils sont tous des accessoires. La révision de WORD corrigera vos fautes de grammaire et d’orthographe. Pour ce qui est de le, la, les, de, des et de un et une je vous en ferai l’article la prochaine fois.

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DIVERS

Je ne suis pas mécontent de moi quand j’oublie de l’être.
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Quand j’ajoute à mes qualités les défauts qui me manquent, je suis content de moi.
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Il  est plus facile de descendre à la cave que de monter au grenier car chercher une bonne bouteille est plus agréable que fouiller dans les vieux souvenirs, se couvrir de toiles d’araignée et respirer de la poussière.
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Tourner une page, c’est difficile : il faut abandonner le confort, les habitudes la sécurité pour l’inconnu, la solitude, le danger et il est difficile de retrouver le confort, les habitudes, la sécurité…
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Je lui témoigne tout le respect qu’il me doit, La formule est équitable, elle encourage la réciprocité pourvu que l’on ait une haute idée de soi-même.
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Ceux qui sortent d’une cosse, d’une coquille, d’un ventre, n’arriveront jamais à la hauteur de la cheville de celui qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter.
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Le théâtre n’est pas qu’un divertissement, on y apprend à débusquer le faux du vrai. Quand un acteur a une hésitation, un lapsus, un geste de trop, une intonation qui sonne mal, on retombe sur terre,  il joue faux, il  ne tient pas son personnage.  Dans la vie, il faut savoir reconnaître les mauvais acteurs, les imposteurs. Ils vous trompent : ce sont les faussaires de l’amitié, de l’amour. Ils jouent la comédie mais, tôt ou tard, ils tombent le masque. Ils méritent des sifflets, la disgrâce.

Le théâtre est une école de vérité pour le spectateur quand il regarde sa propre vie.
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Ici, la pluie arrive de l’ouest, le vent du nord, les orages du sud, vous, les gens de l’est, seriez-vous assez aimables pour nous apporter le beau temps ?
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ATTENTION

Votre guise est en liberté et vous devriez la surveiller pour l’empêcher de divaguer.  Elle pourrait vous inciter à me marcher sur le pied que j’ai sensible. Votre guise pourrait en pâtir et vous, en souffrir.
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Le vent souffle d'où il vient, l'eau coule dans le bon sens, le soleil se couche comme nous et laisse la  lune nous faire de beaux rêves , les étoiles briller.

Mais, imaginez un monde qui tournerait à l'envers, où la nuit remplacerait le jour, où le ciel serait sous terre, où la pesanteur s'inverserait, on marcherait sur la tête, dans l'air,  la relativité disparaîtrait, on s'esclafferait au lieu de pleurer, on ne croirait plus  aux miracles, la folie deviendrait raisonnable  etc., etc...Vraiment, on ne s'y reconnaîtrait pas.





VU EN VITRINE

Sujet à caution,  si interdit de chéquier, prière de régler en espèces.

mardi 16 janvier 2018

VOYAGE VOYAGE

Le champ de nos connaissances s’arrête là où commence l’immensité de notre ignorance. Ses frontières sont inconnues, personne ne les a aperçues.

Le domaine n’est pas désert. Il y a plein d’explorateurs qui y guident des chercheurs que des savants ont envoyés. Ils escaladent des montagnes aux sommets invisibles, inaccessibles, descendent dans le tréfonds d’abîmes abyssaux. Ils ne sont pas démunis: ils s’aident d’outils fantastiques pour voir le très gros, le très  petit, le très loin.  Ils s’éclairent de rayons de toutes les dimensions. Ils accélèrent ou ralentissent la matière.

C’est un voyage initiatique dans l’inconnu. Il n’est pas facile, beaucoup y perdent leur latin tant les obstacles sont nombreux. Il y a d’abord les naturels qu’une nature hostile multiplie car elle veut rester secrète. Il y a les manques habituels  d’argent, d’ambition, de courage, d’expérience, de volonté. Il faut compter aussi avec les pannes de courant, de matériel, du matériel, de l’imagination, mais ce sont les impasses, les sorties de route, les chausses-trappes, la concurrence, la jalousie, la paresse qui ralentissent le plus la progression vers la connaissance.


Heureusement l’effort finit par payer, aidé de la chance, d'une bonne étoile, d'un bon guide, il y a des éclairs dans le noir, l’espoir renaît de  savoir ce qu’il y a au bout du voyage.

TEMPS LIBRE

TEMPS LIBRE

Si vous avez du temps de libre, n’hésitez pas,  profitez-en, sa durée est limitée, il est compté et sa date de péremption vite arrivée. Vous ne le verrez pas passer. C’est une liberté surveillée, sous caution non remboursable. Il n’y a pas de temps à perdre.

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L’HOMME, C’EST 65% D’EAU PORTABLE

L’homme est une éponge qui exsude aussi vite qu’elle s’imbibe. Il ne sait pas retenir l’eau, elle suinte de partout : il la crache, la mouche, la sue, la pisse. Les pleurs de l’affamé sont couverts par les gémissements de l’assoiffé et, à sec, il meurt.


DÉGOÛTANT

Mon ennemi intime, le cynique irrupte dans mon atelier où , allongé, je travaillais à ma sieste, pour me dire, tout alléché:

"Finalement, je préfère le chat au chien ".

"Pourquoi? tu les trouves plus intelligents, plus indépendants, plus caressant?"

"Non, plus goutteux, un civet de chat est bien meilleur qu'un ragoût  de chien."