Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
dimanche 4 août 2019
samedi 3 août 2019
LE PLAISIR
Pour changer et nous faire plaisir, parlons de lui., la seule sensation qui soit aussi un sentiment. Il y a plusieurs façons de l'éprouver.
La normale habituelle.est l'individuel, le plus souvent solitaire - ne vous égarez pas, je le cite par opposition aux plaisirs collectifs, du genre rave-partie - .Se faire plaisir, avoir du plaisir, prendre plaisir sont des nobles ambitions dont la recherche devrait être permanente. C'est la quête absolue, la poursuite du Graal et l'antidote à tous les déplaisirs qui veulent nous faire regretter d'être né. Pour mémoire, je vous en rappelle quelques uns: la naissance la jeunesse, la vieillesse, le froid, le chaud, l'éducation, la misère, la douleur, le travail, le chômage etc.. Je ne connais pas tous les vôtres, les miens me suffisent.
Parce que le vrai plaisir est subtil, fragile, il faut le rechercher, le trouver, le traiter avec précaution, discernement et amoureusement.
Il a tendance à se cacher, ses ennemis lui ayant fait une mauvaise réputation. Les plus acharnés sont les religions, la nôtre en particulier. Elles lui font la guerre, la condamnent. La raison est triviale: le plaisir leur fait de la concurrence et elles sont monopolistiques, par essence dictatoriales.
Elles refusent la cohabitation. Elles veulent tous le remplacer par la mortification, la peur, la culpabilité, les châtiments, les chemins de croix, la pénitence, le carême. Elles ont transformé les délices du plaisir en péchés par bêtise, méchanceté, parce qu'elles sont en réalité malades. Délirants mystiques , leurs tenants sont des déviants du plaisir, des adeptes du sado-masochisme qui trouvent du plaisir à faire mal aux autres et le recherche en se mortifiant. Psychopathes, ils relèvent de la camisole de force pour leur masochisme et de l'isolement pour leur sadisme, seules façons de les rendre inoffensifs pour eux et les autres.
LE BIENHEUREUX
Je connais un cumulard du mal. Il a régulièrement mal à la tête, aux dents, au coeur, au ventre, au dos. Pour tout dire, il a mal partout. Heureusement il ne souffre pas du plus grand, le mal de vivre , il est heureux.
TOUJOURS CETTE QUESTION DE TEMPS
Le temps s'en prend à nous dès qu'il nous prend en charge. C'est lui qui nous fait vieillir avant de nous jeter dans ses oubliettes.
vendredi 2 août 2019
CONFIDENCES DU CYNIQUE
Je m'entraîne à mentir en disant tout haut le bien que je ne pense pas .
Je ne prends aucun plaisir dans une foule en délire car un plaisir partagé est toujours divisé.
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Pour ne pas tomber dans l'auto-dénigrement, je ne me pose que les questions dont je connais la réponse.
Je suis aussi exigeant avec moi que je le suis avec les autres tant qu'ils ne me demandent rien .
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Quand je mérite des félicitations, je me congratule.
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Une dernière pour l'autoroute:
Un riche qui devient pauvre comprend mieux qu'un pauvre qui l'a toujours été que l'argent fait le bonheur.
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Comme je ne manque de rien, je ne peux me plaindre que d'en avoir trop.
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Je ne prends aucun plaisir dans une foule en délire car un plaisir partagé est toujours divisé.
UN AVEU DU CYNIQUE
Mon amabilité fait croire que je suis aimable.
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Je rembourse volontiers ce que je ne dois pas, Ça ne me coûte rien.
LE CYNIQUE EN MAJESTÉ
J'aime inviter des amis pour une raison qui vaut les autres. La cuisinière est obligée de se surpasser. À la place du bifteck-frites, de la pizza picard, du tofu aux algues de Provence et de l'omelette aux champignons de Paris, on peut avoir le veau Marignan, un cassoulet Grand Veneur, une entre-côte Valet de chambre, des pigeons en croûte de poivre ou un ris de marcassin à la truffe d'Alba.
Il en reste car je donne des portions congrues pour éviter à mes invités une surcharge graisseuse et une hyperglycémie diabétogène.
Le lendemain, les restes sont remijotés. Confits, leurs sucs fondent dans la bouche beaucoup mieux qu'hier. Je regrette le départ prématuré de mes hôtes, ils auraient apprécié. Seul le sorbet à la veuve Clicquot n'a pas aimé le réchauffé. Il a supporté d'être bu à ma santé.
PAROLES DU CYNIQUE
Connaissant mes insuffisances, la profondeur de mon ignorance, mon incompréhension naturelle , je ne me fais pas confiance pour les décisions ordinaires, même petites: dois-je acheter ou vendre, aller au théâtre ou au cinéma, lire Musso ou Lévy, aller en Espagne ou au Portugal, manger de la laitue ou de la batavia, des fraises ou des framboises etc.. Comment voulez-vous que sur une question aussi grande que celle de l'existence de Dieu, j'ai un avis ? Je n'ai pour l'inspirer que ma première impression sur le problème, celle reçue le jour de mon baptême!!!
jeudi 1 août 2019
ROI D'UN JOUR
Une victoire est toujours à la Pyrrhus. La première place ouvre la porte aux déboires et aux sacrifices. Il va d'abord falloir être à la hauteur, ne pas décevoir. Mission impossible. La chute est inévitable, elle est inscrite au programme des suites de la victoire. En l'attendant, le gagnant doit faire face au retour de la manivelle, au vaincu, aux partisans, aux adversaires, aux obligations, aux intrigues, aux complots, aux courtisans, aux intrigants, aux assassins en attendant la Bérézina, Trafalgar, Waterloo.
DE TOUT UN PEU
Il m'est arrivé d'être attendu par un train en retard.
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Quand les nuages pleuvent, le ciel nous tombe sur la tête.
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Les cimetières restent pleins car la terre est plus possessive que le ciel.
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MON ORDONNANCE
Quand l'énergie bouillonne, les idées fusent, les pulsions s'agitent, les forces vivent, la folie guette, je me calme en pensant au chat qui dort, le soufflé retombe et je fais la sieste.
ON EST PLAT
Les oiseaux volent, les poissons nagent, tous sont dans les trois dimensions. Nous, on marche à plat.
LE TEMPS
Avant l'apparition du calendrier, le temps était désordonné. On ne connaissait pas l'heure de son début et il passait sans que l'on s'en aperçoive. On lui doit (le calendrier) l'installation de la chronologie qui encadra le temps dans une discipline arithmétique. Il fut numéroté, mis en paquets d'un milliard, en ères par millions, on en parla en millénaires, en siècles. Réduit en années, en mois, il retrouva le jour, une connaissance qui datait de l'apparition du soleil. Très tôt, le cadran le divisa en parts égales, mais il fallut attendre l'arrivée des horlogers pour que les heures, les minutes et les secondes viennent nous rappeler que nous n'avons pas de temps à perdre.
En réalité, le temps n'est pas prisonnier d'un boîtier étanche, il est le maître de tout et de tous. Il est toujours à l'heure, nous sommes toujours en retard, même ceux qui se croient en avance. Nous courons derrière lui, essayant d'aller plus vite pour ne pas mourir...
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