Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 5 mars 2023

L'IA, DIEU ET NOUS

L'intelligence artificielle fait irruption à la façon d'une éruption dans la pensée universelle et la technologie avec une violence qui inquiète au point de faire craindre que l'homme au QI de 150 sera confronté à une  machine au QI de 1000. La peur est de voir nos villes transformées en zoos pour résumer le problème. Ce futur proche  est une hypothèse pour les aveugles et les sourds et une certitudes pour les réalistes lucides. Le grand remplacement est inéluctable et arrivera le jour où l'ordinateur quantique aura relégué au rang de machine à vapeur nos bécanes actuelles. Sa puissance dépassera la nôtre, de loin. Il saura réfléchir, interroger, déduire, sentir, créer, penser etc. avec tous les attributs qui faisaient notre exclusivité. Quand il surpassera le modèle que nous avons été pour lui, quand le cerveau synthétique aura pris le contrôle de la société, on n'imagine pas les bouleversements ou trop bien. Laissons-les, nous n'y pourrons rien, les rênes du pouvoir ayant été prises par plus intelligents que nous, selon les lois traditionnelles de la jungle. Parlons de la conséquence jamais encore évoquée: le robot éprouvera-t-il le besoin d'un dieu puisqu'il connaît son créateur, l'homme et que celui-ci n'en n'est manifestement pas un? L'équation peut être résolue par un élève de maternelle et  la réponse impertinente  remettra en question la pertinence  des religions, ne croyez-vous pas?
Le besoin, le devoir, la nécessité sont des obligations pour ceux qui obéissent à l'appétit, au sifflet, à l'appel, au manque, à l'envie,  au vide, aux ordres.

LE CONSEIL POUR LE SOIR

L'insomnie est un problème d'énergie, on ne le dit pas assez, et l'insomniaque n'en n'a plus assez pour avoir la force de s'endormir.  Je leur conseille donc de ne pas trop se fatiguer dans la journée, de limiter leur consommation de kilowatts afin de conserver de la puissance pour le soir au moment de s'endormir, activité  gourmande en électricité. 
Le poids plume se sent aussi léger que le poids lourd de la même façon que l'ignorant ne se sent pas plus bête qu'un savant.

samedi 4 mars 2023

UNE QUESTION DANS LA RUE ET UN CONSEIL

Si un parfait inconnu vous demande "Que pensez-vous de moi?", vous lui répondrez probablement et logiquement : "mais rien, je ne vous connais pas".

Moi, aussi cartésien que vous, je lui dirais: "mais que du bien, je ne connais personne qui ait une aussi bonne opinion de moi que vous. Je n'ai jamais entendu dire que vous aviez médit de moi. Vous ne me devez rien. Nous ne nous sommes jamais fâchés. Je n'ai pas un ami plus discret. J'ose dire que je n'ai aucun ami comme vous".

Si, flatté de la bonne opinion que vous avez de lui, la seule qu'il ait jamais entendue, il veuille s'attacher à vous, je vous conseille de rompre les ponts derechef car une meilleure connaissance de lui  risque de vous apprendre que c'est un parfait salaud et un ami qui ne vous veut que du mal.

LE CONSEIL DE SURVIE DU CYNIQUE

Pour ne pas être une autre victime de la misère du monde, ne pas succomber sous le poids des horreurs que secrètent les hommes avec les guerres, les révolutions, la pollution, de la nature avec les incendies, les inondations, les tremblements de terre, les cyclones, les raz-de-marée, la sécheresse et tomber dans la détresse, la tristesse, le désespoir, la dépression, il ne reste qu'une solution, qu'une échappatoire, qu'une évasion : l'aveuglement volontaire. Il faut se voiler la face et ne plus voir les gens, la terre, la mer, le ciel et faire comme s'ils n'existaient pas. C'est le seul moyen de tout faire disparaître de notre conscience, de tout envoyer dans l'inconscience.

Cela et ceci nous sont permis car on n'y peut rien sinon gémir. Ne croyons pas ceux qui disent le contraire. Ce sont en réalité des menteurs: comment pourrions-nous être responsables de tous les malheurs alors que nous ne sommes pas capables d'être responsables de nous-mêmes? 

À TOUT PRENDRE ET POUR EN FINIR

Prendre et finir sont les deux verbes favoris des français. En 1789, ils ont pris la Bastille et en ont fini avec la royauté. En 2023, ils veulent prendre coûte que coûte leur retraite et en finir avec le travail. En 2040 ou avant, ils prendront feu et finiront en fumée. 

DES RAISONS CUMULATIVES

On se prive de beaucoup de sensations agréables et bonnes pour le moral par:

- esprit de sacrifice,

- bêtise, 

- ignorance.

- insensibilité.

- absence d'imagination.

Je ne sais pas pour vous , mais moi, c'est aussi par manque de temps.

vendredi 3 mars 2023

IL FAUT EN AVOIR CONSCIENCE

Nous n'avons aucun pouvoir sur notre inconscience. C'est elle qui nous fait dire n'importe quoi, faire des actes insensés et penser des bêtises. Notre conscience pleine de sagesse, de raison, de bon sens,  mère des sciences et des arts et de toutes les vertus ne peut rien contre cette satanée perverse qui nous pousse à la faute, nous conduit en prison et nous mènera  en enfer.

L'IMPORTANT

Si vous voulez vous sentir important, devenir important, paraître important  et en imposer, il vous suffit de prendre assise sur la qualité la plus répandue dans l'espèce humaine, celle qui explique le succès de très grandes entreprises, la domination depuis toujours de toutes les institutions se terminant par -isme, je parle de la bêtise. Elle dicte ses choix, étalonne ses valeurs, remplace la réflexion par l'impression, supprime l'esprit critique. Elle cultive l'ignorance, la vanité, l'intolérance, l'impulsivité, l'aveuglement au nom d'une inconscience qui lui sert de bonne conscience. Mettre à son profit ces vertus dégénérées est un exercice facile puisque cette maladie de l'âme et de l'esprit qu'est la bêtise perturbe l'entendement et le rendent sensible et réceptif à la forme plutôt qu'au fond, à l'apparence au détriment de l'essence.

Vous devrez jouer à l'important en empruntant les oripeaux de l'homme exceptionnel, providentiel que vous avez  décidé d'être aux yeux des autres. Il faut que vous correspondiez à ce qu'ils attendent d'un tel personnage. Ne les décevez pas, ils investissent tellement, il est ce qu'ils savent de jamais pouvoir être puisqu'ils verront en vous un surhomme digne de respect, d'admiration, d'un culte, d'une église, de fidèles, d'adorateurs, enfin la panoplie habituelle de tout croyant en une entité imaginaire incarnée. Pour répondre à un cahier des charges aussi  exigeant, des sacrifices sont nécessaires car il y a un prix à payer. Mais inconscient, vous le trouverez léger face aux dividendes, associés au prestige qui se suffirait à lui-même.

Donc si nous revenons à notre mouton, vous, vous devrez d'abord  imposer le respect : attitude digne mais ne soyez pas compassé, genre Balladur. Ce style est dépassé et le ridicule continue de tuer. il y a des limites à ne pas dépasser. La gravité est plus rentable , indispensable. Ne sacrifiez pas à la familiarité et à la tentation d'autoriser le pape à vous tutoyer. Gardez l'exclusivité pour votre chien de garde. La certitude doit être votre marque et l'incertitude bannie. Vous détenez la vérité et devez en convaincre les autres. Pour cela, cultivez l'évidence, les idées simples, accessibles à un niveau élémentaire, celui d'esprits abrutis par le bruit ambiant, Tik-Tok, les idées dominantes, les slogans publicitaires, politiques.
Résistez à la tentation de l'homme pressé, affairé, sur-occupé, entre deux rendez-vous, deux interviews, deux avions, deux conférences. La dispersion rime avec légèreté et cette image est à bannir. Vous êtes un poids lourd. Votre personnage est un sage, un réfléchi, un connaisseur du passé, du présent et du futur, un innovateur; avec une réponse à toutes les questions. Il doit faire comprendre que cette connaissance ne lui est pas venue de la fréquentation des plateaux télé, des antichambres ministérielles, des discussions avec des imbéciles, du programme d'HEC, d'un formatage à l'ENA mais d'un effort personnel, obsessionnel, depuis toujours.

Ne  plus être un homme dans la foule est  difficile. Sortir du lot, être remarqué est un art, devenez artiste et votre chef d'œuvre; Cela se construit, exige de la persévérance, de l'intelligence, le sens de l'opportunité, savoir saisir la chance.  Napoléon, César, De Gaule, Musk seront vos modèles.

Que fait un homme important. Tout dépend de votre ambition mais ayez conscience que tout vous est permis à l'exception des sciences démontrables. Ne cherchez donc pas à devenir prix Nobel de  physique, de chimie. Prix Nobel de littérature est plus facile, il suffit de lire les recommandations de mon post du   22 avril 2O13. 

La voie royale pour prendre de l'importance était l'entrée dans les ordres politiques et religieux, les premiers se donnant la mission de transformer l'enfer en paradis et les seconds ayant vocation à nous éviter l'enfer et conduire au paradis. Noble mission, belle vocation, altruistes, charitables, désintéressés, ne pensant qu'au bonheur des autres, prêts à tout, n'ayant peur de rien, avec seulement une petite différence dans la temporalité, les deux partis relèvent de la même démarche et intéressent des personnalités ayant des aspirations voisines, lointaines  ou éternelles. Cet objectif paradisiaque a, de tout temps, suscité l'enthousiasme des foules  qui donnent de l'importance à ceux qui connaissaient les moyens de parvenir à ce lieu de tous les délices. Être un hommes d'église ou politique donne une importance immédiate qu'il suffit d'entretenir par des discours et des sermons dont la maitrise s'acquiert rapidement et facilement. Mon conseil, si vous me le demandez, serait de privilégier l'option politique . La religion reste tendance mais la voie sacerdotale a perdu de son lustre pour des raisons que je ne développerai pas. Actuellement, en politique, une fenêtre de tir est ouverte  et une place, la première est à prendre. Si, en plus de vouloir devenir important, vous êtes malin, foncez, vous partez gagnant  car tous les prétendants sont des figurants, des seconds couteaux. Soit ils en font trop, se répandent, multiplient les déclarations, les protestations, agitent le vent, brouillent les cartes et jouent faux, soit ils se taisent, laissant croire qu'ils réfléchissent, se préparent en coulisses, attendent le moment, la bonne heure où ils diront ce qu'ils feront. Ne les craignez pas. On sait qu'ils feront demain ce qu'ils ont fait hier, c'est à dire rien. Contentez-vous de distiller quelques réflexions dans de courtes déclarations. Elles doivent trancher, choquer, ne rien avoir de commun avec les discours stéréotypés  à base d'éléments de langage dont se régalent les fonctionnaires qui gouvernent ou veulent gouverner. Remplacer cette absence, combler ce vide par du lourd, du puissant, du galvanisant est facile. Tout a déjà été dit, car le monde actuel est le même que celui qu'ont affronté ceux qui ont changé l'histoire. Suivez, prenez exemple et leurs mots. Allez les chercher dans les pensées, les idées, les livres de Churchill, de César, de Napoléon, De Gaulle et d'autres. Faites du copié-collé. Je tiens à votre disposition plusieurs feuillets 
qui réveilleraient un moribond comme notre pays. Vous verrez la différence entre la thèse, l'antithèse et la synthèse auxquelles nous ont habitués nos énarques de malheur. Sans peine, sans effort, sans argent vous apparaîtrez comme le sauveur. Attention, si devenir important est aisé, le rester est difficile et plus le temps passe, impossible. 

Si tomber de haut vous fait peur, étant normal, vous préférerez mon second choix: la discrétion et gardez votre importance pour vous seul, ne la montrant à personne. Faites le sacrifice d'une vie publique et sauvez votre privée. Soyez égoïste et jouissez dans l'incognito de toutes vos qualités, je ne les détaillerai pas pour ne pas gêner votre modestie. Préférer les amours ancillaires aux amours de haute facture, les plaisirs bucoliques à ceux de l'opéra, les joies du jardinage à ceux de la jet-set est la façon raffinée et épicurienne de  concevoir la vie  et de trouver le bonheur dans la paix et la sérénité. Amen.

ÇA' C'EST BEN VRAI

Quand ils soustraient leur chance à leur malchance, les malheureux la mesurent.

LE CYNIQUE PARLE DE SA FAÇON DE PENSER ET DE FAIRE

J'ai une opinion sur tout, me dit le cynique qui ajoute mais, pas con, je nuance, car je ne suis pas sûr de ce que je ne connais pas.

J'aime bien subodorer, ça me permet d'avoir une idée précise sur un sujet que j'ignore.

Quand je commence quelque chose, j'ai l'intention de la faire dans les règles de l'art. Curieusement le résultat dépasse toujours mes prévisions les plus pessimistes.

jeudi 2 mars 2023

Je me contente de ce que je fais car je ne l'aime pas assez pour en faire plus  et trop pour en faire moins.

ÉVASIONS

Il y a de nombreux moyens de s'évader comme voyager, écrire, aller au ciné, se promener, méditer etc... Il en existe d'autres moins classiques mais plus excitants. Ils ne sont pas accessibles à tous. Vous pouvez vous évader en avion, en bateau, en auto, en vélo, en métro, en hélico, par les égouts, une gaine de ventilation, en sautant sur l'occasion, en profitant d'un moment d'inattention, de vacances. Mais le moyen le plus simple, le plus efficace, le moins couteux, le plus classique et sans danger ni fatigue et sans risquer de  revenir en morceaux est  de prendre un livre, d'y plonger tête baissée, assis ou allongé, tranquille, au calme. L'esprit peut s'envoler ailleurs.

VARIATIONS SUR GAGNER ET PERDRE LE TEMPS

Gagner du temps ne fait que retarder l'échéance assure le bon sens  dit populaire. Son opposé, le mauvais sens, devrait être dit aristocratique et proclamer que perdre du temps  la fait avancer. Donc  le temps T qui  nous sépare de l'échéance X  est plus court quand on le perd et augmente quand on en gagne. On peut donc distinguer les impatients pressés qui veulent en finir au plus vite des patients peu pressés. La sociologie de ces deux catégories  coïncide avec celle de la société, celle des beaux quartiers et l'autre qui gite dans les barres d'immeubles du 93, mais de façon contradictoire: car ceux qui veulent mettre le feu habitent des endroits invivables et ceux qui veulent figer le temps vivent à Neuilly. Le bon sens n'est pas le populaire mais l'aristocratique car celui de ceux pressés de modifier et le mauvais, le populaire, en vogue chez les huppés, qui se satisfont d'une  situation insupportable bien qu'ils aient le pouvoir de  tout changer mais pas la volonté.
Il y en a qui croient qu'on peut réfléchir en parlant ou,  pire, que parler c'est penser. Ceci et cela expliquent le succès des réunions de travail et leur inutilité.

mercredi 1 mars 2023

Le sens de l'inobservation est développé chez ceux qui ne prêtent attention à rien, ont l'esprit ailleurs, la tête en l'air, autre chose à faire, sont pressés, dorment, rêvent, dans le coma, morts.

LA PLAINTE HÉXAGONALE

Se plaindre est un passe-temps pour ceux qui en ont à perdre, une occupation pour ceux qui n'ont rien à faire, une diversion pour les gens qui s'ennuient et le sujet de conversation préféré des personnes qui trouvent que le gémissement donne à leur personnalité une dimension revendicative qui comble le vide dû à l'absence d'intérêt pour tout ce qui devrait être l'occasion de se féliciter, de s'émerveiller et de sentir combien ils ont de la chance d'être vivants, en bonne santé, d'habiter une belle maison dans un beau pays qui jouit de tous les bienfaits d'une nature généreuse, d'une géographie parfaite et d'une histoire  extraordinaire. Mais les français sont tellement stupides que beaucoup  passent leur temps à se plaindre de  tout et pour un rien.

Pour se supporter, il faut être content de soi ou au minimum, ne pas être mécontent. C'est facile quand on n'est pas exigeant.
C'est la conscience du monde extérieur qui donne à la vie intérieure son pouvoir de création et c'est la conscience de notre monde intérieur qui donne sa force à l'imagination.