Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


samedi 4 novembre 2023

Les philosophes ont un problème: il leur faut un gros livre pour exprimer une idée alors que, si elle était  lumineuse, un sujet, un verbe, un complément suffiraient à nous en faire connaître la valeur. S'ils sont très bavards, on leur accordera 2 phrases.

UN ACTE CITOYEN

La météorologie, un service de notre état-providence qui est aussi prévoyant,  protecteur et tout puissant, est, je l'espère plus performant au niveau national qu'il ne l'est au local. Ce dernier annonçait une journée ensoleillée et depuis ce matin, j'ai au-dessus de ma tête, un ciel plombé par des nuages noires  d'où tombent, serrées, des gouttes d'une pluie féroce qui mouillent tout ce qu'elles touchent.

Pour le moment, le mal serait circonscrit à notre canton. Je crains cependant une diffusion à la totalité du département et par effet de contagion, à la région. J'en informerai les autorités compétentes dès que je les aurai trouvées.
J'ai vu la beauté en regardant  un chêne centenaire, un papillon, une libellule, un chevreuil, un pivert, un escargot, un cheval au galop. J'ai été confondu d'admiration par la générosité de mon vieux pommier, de mes framboisiers,  de mon voisin qui est venu m'aider à chercher mon chien que je croyais perdu. Je suis épouvanté parce ce que je connais du passé, constate aujourd'hui  et présage pour demain.

DE TOUT UN PEU

Les idées que l'on n'a pas eues ne nous manquent pas. Il faut attendre qu'elles viennent pour que l'on s'aperçoive de leur absence.
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Quand la pluie tombe, que le vent souffle, que le soleil se cache, je suis heureux d'être dans une maison étanche, sans courants d'air, pleine d'ampoules qui éclairent. Je pleure sur le sort de tout ce qui est mouillé, transi, affamé dans la nuit, l'angoisse, la peur et j'ai honte de moi qui ne fais rien pour eux.
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Seuls dans ce monde de fous, les animaux ne se conduisent pas comme des bêtes.

vendredi 3 novembre 2023

 Je n'arrive pas à pratiquer la méditation passive et inactive plus de 3 secondes. Je dois me mettre dans un sommeil profond dénué de rêves pour atteindre ce vide spirituel si enrichissant.

DE TOUT UN PEU

 Les François  ont un moyen mnémotechnique facile pour se rappeler qu'ils sont français que les Gustave, Alexandre, Albert n'ont pas.

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Ce que nous pensons être certain est vrai jusqu'à la preuve du contraire et que le vertueux s'avère vicieux, la vérité mensongère et la réalité virtuelle.

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 La force de l'habitude augmente avec le temps.

COMMENT SE FABRIQUE UN GRAND HOMME POLITIQUE DE NOS JOURS

 Né  d'un père grutier et d'une mère infirmière,  il se fit remarquer dés la maternelle par son esprit éveillé et sa soif d'apprendre. Au collège, sa vive intelligence, sa grande mémoire, son amour pour les mathématiques, la physique, la chimie, la littérature et la philosophie impressionnèrent ses professeurs et attirèrent l'attention d'un chasseur de tête qui travaillait pour le compte de la succursale française d'une  entreprise mondiale  que tout le monde connaît et qui a une position dominante dans les secteurs des médias, de la publicité, de l'agro-alimentaire, dans l'informatique et le numérique, les matières premières prioritaires, l'industrie médico-pharmaceutique sans oublier sa position de pointe dans l'IA et la conquête de Mars. Ce monsieur avait dans  les lycées et les collèges des indicateurs qui lui communiquaient le nom des élèves à fort potentiel et notre héros en faisait manifestement parti. Dès son bac, reçu avec mention très bien, il intégra Henri IV pour une prépa qui lui permit d'entrer à Polytechnique. Une bourse généreuse lui avait été proposé sans même qu'il demande. Des promotions flatteuses avaient propulsé, dés le début de ses études secondaires,  les revenus des parents à des hauteurs qui donnaient à l'atmosphère familiale l'ambiance joyeuse et décontractée que confère l'absence de soucis économiques et  favorise l'épanouissement intellectuel d'un fils unique choyé. Il sort dans la botte, récupère sa liberté en renonçant à la voie militaire. Il a 22 ans et l'avenir devant lui. Où aller ? Dans le privé ou le public, la rue d'Ulm ou l'ENA, la recherche ou la banque? Toutes les options sont sur la table. Il demande conseil au père de son meilleur ami, directeur du département RD de  la branche française de la multinationale dont nous avons fait connaissance précédemment et qui n'avait jamais perdu de vue notre jeune prodige, donnant le coup de pouce quand il le fallait pour aplanir les obstacle, veillant au bon déroulement du programme. On lui montra les avantages de la voie royale et il la suivit: ENA, Inspection des fiances, cabinet ministériel, pantouflage dans une banque d'affaires spécialisée dans les fusions-acquisitions. Jackpot, il décroche le gros lot du Super-Loto et finalise l'absorption par une méga-société d'une macro-entreprise, un deal de 10 milliards. Les honoraires de conseil et les frais de succès le font millionnaire. Avec un curriculum éloquent, un palmarès flatteur, un carnet d'adresses  rempli, des amis bien placés dans  la finance, l'économie et beaucoup d' ambition , que faire pour ne pas gaspiller tous ces atouts? De la politique puisqu'en plus on en connaît les arcanes ayant été , le temps d'en faire le tour, fonctionnaire, technocrate, conseiller ministériel. Féru de voile, il sait naviguez et choisit le vent dominant du moment qui venait de bâbord et, à peine trentenaire, il est ministre dans un gouvernement   de pieds cassée qui ne savent pas qu'ils ont un loup dans la bergerie. Pressé, il accélère le mouvement, se fait remarquer et le moment venu, débarque d'un bateau en perdition. Le reste est connu et appartient à l'histoire. Le premier étage de la fusée est allumé par l'équipe qui, dans l'ombre , avait été attachée aux basques du jeune homme. Le grand public devait maintenant faire connaissance avec son futur grand homme. C'est un travail de marketing banal et que toutes les agences pratiquent:  un sujet n'est pas plus difficile à rendre désirable qu'un objet. Une entreprise de manipulation de l'opinion commença et une publicité bien orientée commença à déferler. Les médias contrôlées par le groupe qui le sponsorisait depuis le début assurèrent le service commandé par le patron et  un travail de conquête des esprits se mit en place. L'idée que la France avait besoin de nouvelles idées, de nouveaux hommes, de   s'adapter au nouveau monde et à ses nouveaux défis fut lentement infusé dans les esprits qui n'avaient que de bonnes raisons d'y souscrire, la médiocrité du personnel politique en place étant un rappel permanent. Le renouveau devint l'idée à la mode , puis une nécessité vitale, une exigence de survie et, miracle, l'homme providentiel, tel une Jeanne d'Arc des temps modernes était disponible et prêt à l'emploi. Un parti surgit de nulle part mais pourvu de tous les moyens propres à faire connaître un programme  donnant une solution à tous les problèmes et une réponse à toutes les questions l'entoura bientôt de sa présence chaleureuse et d'un enthousiasme communicatif. Avec une  campagne publicitaire que les américains considèrent comme un modèle du genre, le succès était inévitable et l'homme nouveau, jeune, éloquent, distingué mais pas guindé ne pouvait qu'inspirer une confiance à la mesure de celle que lui avait témoigné ceux qui, dans la coulisse et qui sans qu'il s'en aperçoive l'avait guidé jusqu'aux marches du palais. Maintenant on allait voir de quoi étaient capables ces marionnettistes.

 Le courant d'air n'a pas la consistance du courant d'eau mais tous les deux font tourner la tête aux ailes du moulin ou aux aubes d'une  turbine.

UNE PENSÉE DE SCHOPENHAER

 Il y a des personnalités qui voudraient tout savoir et ne veulent rien apprendre.

jeudi 2 novembre 2023

L'excentricité est une anomalie comportementale qui agresse le conservatisme, la coutume, l'habitude, piliers de la morale classique, de ses vertus académiques et de son goût pour le rance.

DE TOUT UN PEU

Si le goût de l'artichaut était différent, il n'est pas sûr que je l'aimerais autant.
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Je vous crois parce que vous avez raison et non parce que vous n'avez pas tort.
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Il n'y a pas que ce qui est incompréhensible qui échappe à la compréhension, il y a aussi ce qui est impensable. 
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L'envieux a besoin d'être frustré et de conserver son envie.

L'HOMME DES PRINCIPES

Je réponds favorablement à une envie de déguster un baba au rhum seulement quand l'occasion s'y prête et que je sais que mon acceptation n'entraînera pas des frais supplémentaires ni une dépense imprévue, sinon, je sursois. 

LE CONSEIL UTILE

Ne dites plus que vous y croyez dur comme fer. Votre foi aurait la consistance du beurre fondu. Pour que vous soyez pris au sérieux, prétendez que vous y croyez dur comme du carbure de tungstène, du diamant, du carbure de titane ou du nitrure de bore cubique.

UN EXPOSÉ SUCCINCT DU PROBLÈME DU JOUR

Le problème qui nous préoccupera aujourd'hui concerne tout le monde en général et chacun en particulier. Son actualité explique l'attention dont il est l'objet de la part de tous ceux qui ont conscience de son importance et de ses implications nombreuses et variées dans la plupart des affaires courantes qui font l'ordinaire de la partie concernée de la société représentative. Nous nous limiterons aux faits et n'entrerons pas dans des détails superflus qui obscurcissent plus qu'ils n'éclairent avec cette tendance insupportable à noyer le poisson comme me le faisait remarquer avec justesse et beaucoup de bon sens mon voisin le plus proche avec qui j'entretiens d'excellents rapports basés sur la confiance mutuelle, une estime réciproque et le fait que nos appartenons à la même génération, avons subi les mêmes épreuves et passé de bons moments à jouer à la boule de fort, un sport toujours en vogue dans ma campagne mais je m'égare, revenons à nos moutons et à notre problème qui durant cet aparté à continuer à se poser. Il a des conséquences déjà tangibles qui affectent au point de les contrarier ceux qui en subissent de plein fouet les effets. Leur mode de vie, leurs façons de penser, d'envisager l'avenir, d'appréhender le présent vont subir  probablement des bouleversements que l'on ignore faute de précédent équivalent. On peut même dire sans incertitude que les suppositions un peu folles que certains commencent à colporter et qui contredisent à l'évidence les affirmations péremptoires de ceux qui, bien renseignés osent prétendre le contraire n'apporteront pas la solution à ce problème qui continue d'être considéré comme crucial par les responsables qui ont décidé enfin de s'y attaquer pour calmer l'anxiété d'une population facilement angoissée. Nous ne nous étalerons pas sur les débats stériles qui enflamment non seulement l'assemblée nationale mais aussi la moindre des associations et la plus petite des conversations et nous nous attaquerons à son cœur afin d'en finir rapidement et ne pas perdre un temps aussi précieux que le vôtre. Je vais être clair, précis et concis, selon une habitude que je dois à mon défunt père, un homme doué de sagesse, d'une rectitude morale et d'un savoir encyclopédique, héritage fabuleux dont sa générosité a bien voulu me faire profiter. Je ne m'étalerais pas en considérations oiseuses, en digressions ennuyeuses et je peux dès maintenant vous dire que la solution a été trouvée subitement, par un effet du hasard et là où on ne l'attendais papuisqu'elle était évidence, cachée devant nos yeux, à l'ombre d'une lumière éclatante, seule cause possible de l'aveuglement général et particulier. Ne triomphons pas trop tôt, déjà des esprits avertis, des habitués à résoudre les problèmes insolubles nous avertissent. Des réactions secondaires aux effets primaires engendrés par les conséquences qui vont peut-être en découler vont probablement se produire un jour ou l'autre dans l'avenir. Il est trop tôt pour qu'une inquiétude légitime se manifeste mais la prudence est de mise pour ne pas revivre la période difficile que nous avons su surmonter avec une dignité, un courage et une force qui, on peut le souligner, montre une fois de plus qu'impossible n'est pas français. Merci de votre attention.

mercredi 1 novembre 2023

Prétendre le contraire est une façon orgueilleuse de proclamer sa force de caractère, son indépendance d'esprit et donne aux cœurs téméraires l'occasion de faire la différence. 
Il n'y a  que l'intelligence qui ait des limites. L'orgueil, la bêtise, l'hypocrisie, l'ignorance, la méchanceté, l'avarice n'en n'ont pas.

LE CYNIQUE EST AUSSI UN GRAND DÉPENSIER

Si j'avais l'argent que je n'ai pas, je le dépenserais, pour le seul plaisir, à acheter ce dont je n'ai pas besoin, m'avoue le cynique qui aime tout jeter par la fenêtre.

ATTENTION, C'EST DU LOURD

Après la grande dépression nationale décrite il y a quelques jours  et pour nous remonter le moral, j'ai  concocté le programme que mettra en œuvre le président de la VIème République que j'appelle de mes vœux. J'aime les uchronies qui font rêver. Lisez le pitch si vous êtes intéressé.

Je pars du constat que la situation actuelle reproduit, au détail près, celle dans laquelle se débattait la France dans les années 50, à la fin de la Quatrième:

- les finances étaient exsangues,

- nous étions en guerre en Algérie et il y avait ceux qui voulait la garder et les autres qui la voulait indépendante,

- le pays était rendu ingouvernable par la faute d'un parti centriste qui allait tantôt à droite tantôt à gauche au gré de ses intérêts. Il avait fait un gros titre dans le journal Combat sous le titre "Le chancre radical".

- Le pays était divisé entre ceux qui voulaient que la France devienne un satellite de l'URSS et les tenants de l'atlantisme qui voulaient rester une colonie américaine.

Nous avions l'impression d'être au bord du précipice, sans élite capable de redresser le bateau, d'indiquer le bon chemin. À bout de tout, en 1958, les gouvernants de l'époque eurent  le courage de se saborder en demandant à De Gaulle de prendre le pouvoir et faire le nécessaire. Il était disponible et n'attendait que cela. Il fit le boulot en donnant son indépendance à l'Algérie, en nous rendant la nôtre en fermant les bases militaires américaines qui faisaient de la France un leurs porte-avions, en rétablissant les finances, en créant la filière atomique qui nous donnait une indépendance énergétique, en engageant des travaux de prestige comme le Concorde, le France, l'usine marémotrice de la Rance, en nettoyant Paris de sa crasse, en laissant Malraux créer les maisons de la culture, en libérant la France de ses colonies d'Afrique et il aurait continué à moderniser si les médiocres, les jaloux, les ambitieux, les tenants de l'ancien régime ne l'avaient trahi et contraint à l'exil à Colombey.

Aujourd'hui, nous avons l'impression d'être retombés dans le précipice, que  l'actuel président est un pyromane, et qui, plutôt que de freiner les dépenses, d'inverser la tendance, de changer le cap accélère la chute, ne sachant pas où il va et ce qu'il nous prépare. 

Comme en 1958 et de façon tout aussi imbécile, les politiciens qui siègent au Palais Bourbon, sont divisés, incapables de trouver un consensus et les lois sont votées à coups de 49-3. La France n'a jamais été aussi endettée et  ce qu'elle dépense sans compter est emprunté (3000 milliards d'euros, 112,5% du PIB). Elle n'a pas perdu seulement  son indépendance financière mais également politique puisqu'elle est soumise au droit européen qui encadre sa politique économique, écologique, douanière, juridique. Elle n'a pas la maitrise de ses frontières, ne peut et ne veut réguler son immigration et est devenue une terre de colonisation pour ses anciennes colonies qui s'y installent en terrain conquis avec leurs lois et leurs coutumes.

La différence avec la quatrième agonisante est qu'il n'y a pas un De Gaulle en réserve de la République, prêt à la remettre en selle et faire le nécessaire. En fait, on n'a pas besoin d'un général, n'importe quel français du niveau du certificat d'études en  serait capable. Il devrait seulement être conscient du problème, courageux, volontaire, avoir le sens de l'histoire et l'exemple en mémoire de ceux qui ont fait la France au lieu de la détruire comme ceux qui ont succédé à qui vous savez. 

Il commencera par abolir la cinquième qui a mal vieilli puisqu'elle nous a mis dans ce triste état. La remplaçante fera  souffler un vent révolutionnaire qui aura le souffle de celle de 1791. Elle s'en inspirera  en redonnant du pouvoir à l'Assemblée, en supprimant le bicamérisme. Elle seule pourra décider d'une révision constitutionnelle, de la guerre ou de la paix. Il faut que la République cesse d'être une royauté. Un des articles de la nouvelle Constitution disposera que les fonctionnaires ne pourront pas accéder au pouvoir législatif ou exécutif et devront démissionner s'ils ont cette ambition. Cette clause est la seule façon de mettre les fonctionnaires hors d'état de nuire et nous à l'abri de leur incapacité à gouverner. Ils l'ont démontré puisqu'ils sont responsables du naufrage en cours. Elle  donnera le cadre à la nouvelle organisation du pays en supprimant tout ce qui est inutile, inefficace, coûteux. Tous les comités, les commissions, les conseils dont la seule utilité est de caser les copains, de donner bonne conscience, de pondre des rapports aussitôt enterrés et de gaspiller subiront le sort du Sénat. Le mille-feuilles administratif qui empile les compétences et les réduit à l'impuissance aura le même sort. Toutes les libertés seront rétablies: celle d'entreprendre, de réussir, de gagner de l'argent, de donner son opinion, de croire à ce que l'on veut. L'État et aucun intérêt particulier n'auront le droit de s'y opposer,  la liberté est une et indivisible.

Pour rétablir l'indépendance financière, il calibrera les dépenses aux recettes et remettra  une gestion équilibrée en transformant Bercy en cabinet comptable, lui ôtant ainsi les clefs d'or de la France.

Retrouver l'indépendance politique, ne plus dépendre d'une technostructure irresponsable bruxelloise paraît un  chantier difficile. Il ne l'est qu'à moitié si l'on fait jouer la subsidiarité et en ne lui laissant que l'accessoire. 
L'impossibilité structurelle d'une  Europe politique ayant été démontrée par les faits, il ne faut plus rêver à cette utopie et se contenter d'une union libre, une interdépendance qui laisse libre de continuer d'habiter le pays de ses aïeux et d'en garder l'héritage.

Plutôt que de courir pour essayer de rattraper les autres sur les terrains de leur choix, il imitera celui qui lançait les grands chantiers qui impressionnent encore les mémoires. On peut en imaginer quelques uns avec suffisamment d'envergure pour mobiliser  l'enthousiasme d'une société aboulique. En voici quelques uns:

- création d'un ministère dont le travail sera de redonner à la France sa beauté. Nous l'avons évoqué et décrit sa mission le 13 avril dernier sous le titre "le ministère du beau, du bien et du bon"

- en finir avec le tout atomique et le vent pour redonner à  la France son indépendance électrique, l'énergie de demain encore plus que celle d'aujourd'hui. Arrêtons de gaspiller l'argent avec des centrales du genre EPR difficile à construire, impossibles à démolir. Il faut aller chercher l'énergie où elle est: la chaleur est sous la terre, le gaz  chez les paysans, l'électricité générée par le soleil et les marées. Tous ces chantiers coûteront moins que le dernier (Flamanville : début des travaux toujours en cours en 2007 avec un coût passé de 3.3 milliards d'euros à plus de 12 et toujours pas de démarrage en vue).

- donner à la France une ambition spatiale en lui faisant poser un pied ailleurs que sur la terre. Elle en a les vecteurs. Il lui manque seulement la volonté d'investir dans autre chose que les pompes à chaleur.

- l'éducation, la santé, la sécurité sont les autres secteurs où tout est à reconstruire tant le pouvoir de nuisance de ceux qui accaparèrent le pouvoir sans savoir quoi en faire a été détestable. L'IA remplacera ceux qui en manquent pour trouver les solutions.

À la liberté, à l'égalité, à la fraternité, devise de la république, on ajoutera la réciprocité. Les rapports sociaux équilibrés ne sont pas à sens unique. Ils n'y a pas des donneurs et des receveurs. Cette division crée un déséquilibre qui provoque tension, conflit. C'est une charité qui entretient la pauvreté. 

La France est une maison dont les français sont propriétaires, à titre précaire certes mais ce bien leur est commun et leur donne le droit qui appartient au patrimoine de l'humanité d'y accueillir ceux qu'elle veut. Il ne vient plus aux français l'idée d'aller s'installer selon leur bon plaisir ou au gré de leurs intérêts. Ces temps de la colonisation appartiennent au passé et ils en sont assez revenus pour ne plus en vouloir. Ils en connaissent le prix. Cette expérience donne les clefs de la politique d'immigration. Seul un immigré pouvant être considéré comme un ami potentiel, acceptant avec reconnaissance de se plier aux us et coutumes de la maison, ayant donné des preuves de son amitié sera accueilli avec plaisir comme le sont les amis et la meilleure des hospitalités lui sera réservée. Mais celui qui arrive sans y avoir été invité, s'incruste, prétend avoir des droits sur votre propriété et se considère comme chez lui est un intrus, un envahisseur. 

Ce futur est souhaitable pour ceux qui ne supportent pas la médiocrité française actuelle, son absence d'idées, son mépris du passé, la pauvreté de l'avenir qu'elle se prépare. Le scénario proposé sera plus facile à mettre en pièces qu'en scène car où trouver un producteur assez fou pour financer un tel projet, un réalisateur capable d'orchestrer un pareil retour en grâce, une tête d'affiche alliant le charme de Delon, le charisme de Luchini, l'éloquence de Bossuet et le courage de Bayard. Il faudrait surtout que le public ait du talent, de la mémoire, des regrets et l'envie d'un avenir pour son pays.
Le monde est mal fait: il est trop grand pour les tout petits et trop petit pour les très grands.

mardi 31 octobre 2023

LE CONSEIL DU CYNIQUE

L'attente est une position subalterne, un signe d'infériorité, une mise à disposition, une soumission à un bon plaisir. Vous ne devez donc pas attendre si vous voulez garder votre fierté. Vous refuserez de la sorte à un quidam le soin de fixer la valeur de votre temps. On s'assure   contre ce risque en partant en avance.