Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
dimanche 30 juin 2019
LA FRUSTRATION DU CYNIQUE
"La jalousie est victime de sa qualité. Le "Je suis jaloux de vous " est le plus beau des compliments. Je ne l'ai jamais reçu. Je l'attends avec impatience. Je ne le recevrai jamais.
Le dire , c'est admettre une supériorité, reconnaître son infériorité. L'orgueil de tous les médiocres qui seraient en droit et en devoir de me le dire, prosternés, est si grand qu'ils en sont incapables.
Vous comprenez pourquoi moi, je ne suis jaloux de personne et vous savez, vous, mes amis, pourquoi on ne vous l'a jamais dit."
UN EFFET SECONDAIRE PEU CONNU
Conséquence d'un contrôle musculaire parfait, le pince sans rire souffre rarement d'incontinence.
LE CHOIX
Mon bon copain, le seul qui aime me faire plaisir a une brève:
" pour rigoler, trois méthodes:
- se chatouiller la plante des pieds, mais faut du matériel,
- soit en écouter une bien bonne, mais faut pas être sourd,
- soit lire Dancharr, mais faut pas être aveugle."
" pour rigoler, trois méthodes:
- se chatouiller la plante des pieds, mais faut du matériel,
- soit en écouter une bien bonne, mais faut pas être sourd,
- soit lire Dancharr, mais faut pas être aveugle."
IMMORTALITÉ
Il n'y a que les grands et les grandes qui le savent mais on accède à l'immortalité que dans et après la mort.
PS1, la majorité des pensionnés du quai Conti le sont, de leur vivant, à titre précaire.
PS2, j'ai hésité avant de poster cette forte idée, craignant d'être accusé d'incitation à l'auto-euthanasie des candidats à l'immortalité anticipée.
PS1, la majorité des pensionnés du quai Conti le sont, de leur vivant, à titre précaire.
PS2, j'ai hésité avant de poster cette forte idée, craignant d'être accusé d'incitation à l'auto-euthanasie des candidats à l'immortalité anticipée.
SYLLOGISME
Une belle vie ne donne pas envie de mourir. Donc les hommes de mauvaise vie ont moins de problèmes pour la quitter. On peut parler d'avantages indus et dire que le mal peut être un bien.
samedi 29 juin 2019
LE POURQUOI ET LE COMMENT DU JURON
Le juron est un exutoire, une catharsis, un bon moyen gratuit de se libérer des pulsions meurtrières, des envies assassines, d'une colère rentrée. Choisissez un juron vocal proportionnel à l'urgence du moment. La gamme est large. Le zut, le saperlipopette sont à réserver aux petites tensions peu dérangeantes. Moi, je préfère d'emblée, du lourd, le bon vieux juron qui a fait ses preuves, bien dégueulasse, qui fait s'enfuir la bigote, la bonne soeur et rougir la bourgeoise. J'ai une faiblesse pour " Bordel de merde ". Il est la parfaite synthèse purgative qui exonère de toute les colères internes ou externes.
Je répugne aux jurons à connotation religieuse qui étaient pratiqués par nos cousins québécois de l'ancienne génération. Leur"Tabernacle, Ciboire et autre Crucifix" réveillent une vieille crainte archaïque de l'enfer et, comme disait ma grand mère maternelle (je n'ai pas connu la paternelle), il ne faut pas tenter le diable.
Le juron est à usage interne, il n'a pas besoin de spectateur. Il est encore trop facilement confondu avec l'injure, projection verbale grossière qui ne sied pas à un gentleman.
Je répugne aux jurons à connotation religieuse qui étaient pratiqués par nos cousins québécois de l'ancienne génération. Leur"Tabernacle, Ciboire et autre Crucifix" réveillent une vieille crainte archaïque de l'enfer et, comme disait ma grand mère maternelle (je n'ai pas connu la paternelle), il ne faut pas tenter le diable.
Le juron est à usage interne, il n'a pas besoin de spectateur. Il est encore trop facilement confondu avec l'injure, projection verbale grossière qui ne sied pas à un gentleman.
LES PATHOLOGIES DU TRAVAIL
La pathologie du travail se résume classiquement à l'accident de travail (chute du toit du charpentier qui se fracture) et à la maladie professionnelle ( le tôlier qui devient sourd en frappant sur la tôle).
La pathologie du travail peut se manifester d'une autre façon, non répertoriée. C'est l'aberration de celui qui se met au garde à vous devant la hiérarchie. Il abdique sa libre pensée, son esprit critique, sa volonté, est prêt à accepter tout et n'importe quoi , sans état d'âme et de corps au nom des intérêts supérieurs de la discipline.
vendredi 28 juin 2019
LE JOUR DES CONSEILS
LE CONSEIL SAGACE: prenez de bonnes habitudes. Cela vous évitera les effets délétères des mauvaises.
LE CONSEIL DE LECTURE: attention à ce que vous lisez. Si vous accrochez dès les premières pages, vous n'allez pas pouvoir vous arrêter avant de connaître la fin tant l'intrigue est prenante, le suspens haletant, l'écriture brillante. Vous êtes devenu prisonnier. Sitôt terminé, le mal est fait, vous êtes en état de manque. Donc, pour rester libre, privilégiez les mauvais romans si vous ne voulez pas souffrir. Ils sont dans les mauvaises librairies.
LE CONSEIL MÉTÉO: ne gémissez pas, il fait chaud, l'été en a l'habitude ici comme au Sahara. Mais un peu de patience, cette année encore la chaleur prépare l'hiver avec quelques mois d'avance. Quand il arrivera, vous regretterez d'avoir froid et le chaud d'aujourd'hui.
LE CONSEIL À NE PAS OUBLIER: quand vous avez tout, n'en demandez pas plus. Le surplus est toujours de seconde main et cesse d'être de premier choix. On l'oublie trop souvent.
LE CONSEIL POUR RÉUSSIR SON RETOUR À LA TERRE: choisissez un cercueil en carton bouilli facilement compostable, prévoyez une inhumation en pleine terre dans un cimetière bien dégagé, en pleine campagne,.
Refusez la pierre tombale que vous proposera la maison Borniol, elle écraserait les vers de terre et gênerait la sortie des asticots.
Demandez une toilette minimale, pas d'embaumement (vous ne voulez pas devenir une momie).
Exigez un suaire en papier recyclable.
Le principe est de vous rendre rapidement assimilable par Gaïa, la déesse de la terre, notre mère à tous.
LE CONSEIL DU CASSE-COU : "je n'ai pas peur car je n'ai pas froid aux yeux", vérité indubitable.
Donc la chaleur des yeux protège de la peur.
Donc pour ne pas avoir peur, il suffit de se réchauffer les yeux avec, par exemple, un bandeau mouillé et chaud sans être brûlant).
Ce petit geste chassera la peur avant un saut à l'élastique, un plongeon de haut vol ou, pour les pusillanimes, une visite au dentiste.
CONSEIL POUR RÉUSSIR UNE VIE SOCIALE: il faut vous mettre au diapason de votre vis-à-vis. S'il est
- orgueilleux, soyez admiratif,
- riche, soyez à l'aise,
- croyant, priez avec lui,
- de gauche, dites que vous lisez Télérama,
- de droite, jouez le repenti,
- athée, dites-vous prêt à abjurer,
- un anti- Trump, dites qu'il a une belle femme,
- végétarien, donnez lui votre recette des petits pois sur un lit d'aubergines cuites aux petits oignons,
- nostalgique des branquignols et branquignol lui-même, demandez s'il se souvient de la Léopolda,
- sourd-muet, parlez avec les mains.
LE CONSEIL ANTI-STRESS: jurez ad libidum. Je vous dirai un autre jour pourquoi et comment.
LE CONSEIL TERMINAL: pour finir une lettre, une formule de politesse est de rigueur. N'employez pas des mots, ils sont réservés à la chose parlée et soyez logique, une lettre doit se conclure par des lettres. Le plus court est le mieux. Brève ou pas, votre bafouille épuise la patience de son lecteur qui a autre chose à faire. Soyez concis. Plutôt que les sempiternels salamalecs:
Amitiés, Amicalement, Bons baisers de Romorantin, Bécon-les-granits, Bisous, Sentiments distingués, Respectueusement vôtre, contentez-vous d'un acronyme qui les résume tous: ABRS.
LE CONSEIL ANTI-STRESS: jurez ad libidum. Je vous dirai un autre jour pourquoi et comment.
LE CONSEIL TERMINAL: pour finir une lettre, une formule de politesse est de rigueur. N'employez pas des mots, ils sont réservés à la chose parlée et soyez logique, une lettre doit se conclure par des lettres. Le plus court est le mieux. Brève ou pas, votre bafouille épuise la patience de son lecteur qui a autre chose à faire. Soyez concis. Plutôt que les sempiternels salamalecs:
Amitiés, Amicalement, Bons baisers de Romorantin, Bécon-les-granits, Bisous, Sentiments distingués, Respectueusement vôtre, contentez-vous d'un acronyme qui les résume tous: ABRS.
jeudi 27 juin 2019
LA RAISON
Dans la vie, on passe son temps à recevoir des coups, à subir des chocs et, à la fin, on est tout cabossé. C'est pourquoi on n'est pas beau à voir.
SUITE
Il y a les coups qui sont dus aux chutes, aux pugilats, aux accidents, aux aléas et les chocs psychologiques. Nombreux, variés, on a:
- les chocs esthétiques ressentis devant les lacs étagés de Band-e-Amir, en Afghanistan, Bora-Bora vue du ciel, le grand canyon du Colorado, Gina Lollobrigida dans Pain, amour et fantaisie, le Pariou, l'Etna en éruption, Venise, le Piton de la Fournaise, à la Réunion.
- le choc politique; l'élection de monsieur Trump.
- le choc archéologique: une dent de requin datant du tertiaire dans le falun du chemin qui mène à la grille.
- le choc pâtissier: le macaron angevin de chez Allard, aux Ponts-de-Cé, le mille-feuilles de la Maison de Rabelais, à Langeais.
- le choc littéraire: Les Emmurés de Brussolo.
- etc., etc..
Et puis il y a des rencontres qui sont des traumatismes dont on se souvient, difficiles à surmonter et qui donnent le cafard. Je me rappelle avoir été confronté à la bêtise absolue, à l'orgueil démesuré, à l'avarice étalée, à l'opportunisme affiché, à la paresse, à la méchanceté, à la bêtise, à la bêtise, à la bêtise..., à tous ces cons contents de ne pas se cacher.
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