Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


jeudi 31 mars 2022

UNE INTERROGATION DU CYNIQUE

On préfère ne pas connaître les bonnes raisons de ceux qui nous haïssent pour une bonne raison: c'est le seul moyen de continuer à pouvoir  se supporter. Faire semblant d'ignorer  son côté obscur est une mesure d'auto-défense que l'on est en droit d'excuser et même de recommander. On sait que l'on est hypocrite, égoïste, menteur, couard, orgueilleux - entre autres-. Au nom de quoi faudrait-il en plus que nous nous comptions parmi les victimes dont nous sommes le bourreau???

DE TOUT BEAUCOUP

 Le vocabulaire est une richesse qui court les dictionnaires.

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Le bavard a du mal à souffrir en silence.

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Ce qu'on gagne sans effort, on le perd sans peine.

UNE EXPLICATION RAISONNÉE by LE CYNIQUE

Les bonnes raisons pour ne pas aimer quelqu'un  sont innombrables, faciles à trouver. Il suffit d'ajouter trop devant n'importe quel adjectif. Si l'on vous débecte, c'est que vous êtes, au choix, trop: grand/petit, pauvre/riche, beau/laid, bavard/silencieux, gros/maigre, idiot/intelligent, passif/actif, ville/campagne, montagne/mer, ciné/théâtre, viandard/végalien, athée/catho, de droite/de gauche, radio/télé, RTL/France-musique, ceci, cela. C'est la raison pour laquelle il y a tant de malheureuses mal aimées qui vivent avec des malheureux mal aimés.

UN REMÈDE À L'ENNUI

Pour lutter contre l'ennui, je vous propose un moyen amusant de passer le temps. La méthode est basée sur l'esprit de l'escalier et mobilisera votre annuaire lexical. Il vous entraînera à avoir des idées, à prendre des raccourcis, à passer du coq à l'âne. L'exercice peut durer une éternité ou tourner court. C'est vous qui voyez. Exemple:

Vous prenez un mot, table par exemple et vous embrayez avec ouverte - fermée - entre-baillée - poignée - serrure - clef - champ - coquelicot - pavot - poudre - blanche - noir - nuit - lune - eclipse - soleil - lumière - terre - mer - baleine - parapluie-  averse-- eau - bateau - voile - capitaine - âge -vieux - jeune - bébé - couche - berceau - barreau - prison - porte - maton - gardien - paix - guerre - bombe - Nagasaki - américains - napalm - génocide - habitude - mauvaise - bon - gâteau - chocolat - lait - beurre - œuf - fromage - chèvre - bouc - menton - galoche - brodequin - soulier - sourcil - cheveu - boucle-  cellule - couvent - curé - don Camillo - Fernandel - Simplet - ciné - Dupontel - adieu - cons - génial etc.. etc... La difficulté est de s'arrêter.

NOS MUSCLES

Nos muscles sont nombreux. Ils nous enveloppent, nous font marcher. On leur doit beaucoup: notre galbe, notre silhouette, notre adresse, notre force. Certains passent leur temps à les sculpter, à les développer, à les admirer. Mais les muscles ont aussi leurs problèmes et peuvent souffrir et nous avec des contractures, des crampes, des ruptures, des froissements, des tendinites. Toutes ces myalgies nous réduisent à l'immobilité, aux antalgiques, aux séances de kiné, aux massages, aux ultra-sons, au froid, au chaud, aux cataplasmes, aux étirements, aux assouplissements et nous occupent à plein temps tout en nous condamnant au repos, comme s'ils étaient la chose la plus importante alors que ce n'est que de la viande qui serait exposée à la vitrine du boucher  si l'on était d'une autre espèce que l'humaine.

mercredi 30 mars 2022

UN CONSEIL DE SANTÉ MANUELLE

Sous aucun prétexte tournez-vous les pouces même un. Ce sport favori des paresseux est non seulement douloureux mais dangereux pour l'appendice principal de la main. Il soumet son articulation métacarpo-phalangienne à une rotation qui n'est pas dans ses attributions. Un déchirement suivi d'une rupture s'ensuivra et ruinera votre capacité d'appréhénsion.

SI POUTINE EST UN BOUCHER COMMENT LES QUALIFIER?

Le traitement médiatique des russes par les américains montre la relativité des opinions, la qualité de l'objectivité, l'hypocrisie des dirigeants, l'absence de mémoire, le mépris, l'amnésie des journalistes, le refus de voir la vérité, la réalité. Nos amis effrayants d'outre-atlantique sont des maîtres dans le double langage, la manipulation, la propagande, l'absence de conscience. On l'a vu en Irak quand ils accusaient l'horrible Saddam de vouloir utiliser des armes de destruction massive qu'il n'avait pas. Eux, les seuls à les avoir utilisées sans une excuse, sans vergogne, sans remords, sans besoin sur les population innocentes et civiles d'Hiroshima et de Nagasaki (214 000 morts en 1 minute). Eux qui déversaient des tapis de bombes au napalm sur les vietnamiens sans se soucier de brûler vifs des femmes et des enfants. Quel président bien pensant catho ou presbytérien de l'est ou de l'ouest a traité Kennedy, Johnson, Nixon de boucher? Si c'étaient les américains qui faisaient la guerre aux ukrainiens, les victimes civiles ne se compteraient pas par centaines mais par milliers. Mais dieu est américain, n'est-ce pas, et dieu ou le surnom qu'ils lui donnent "DOLLAR"  sait ce qu'il fait, et il se pardonne!!! et les autres, les colonisés disent "Ainsi soit-il"...et se prosternent.

???

Faut-il avoir les moyens de ses ambitions? Mais comment font ceux qui réussissent sans avoir de moyens? Qu'est-ce qui est le plus important: les ambitions ou les moyens?

Le plus simple paraît d'avoir les moyens et l'ambition, le plus compliqué d'avoir l'ambition sans les moyens, le plus sage les moyens sans l'ambition.

PAR TOUTATIS

Quand le tonnerre gronde au dessus de ma tête, je me demande quelle bêtise j'ai encore faite.

mardi 29 mars 2022

LA DEUXIÈME PARTICULARITÉ DE LA FRANCE

La France a une particularité qui la rend unique dans le concert des nations. Ce n'est pas son amour des fromages avec des estimations qui vont de 300 à 3500 variétés,  mais par le nombre d'îles où flotte son drapeau et qui sont disséminées au quatre coins du monde. Son giron est accueillant puisque elles se comptent en centaines. Certaines sont toutes proches comme Sein, Batz, Yeu, Aix, Oléron, Ré, Noirmoutier, Porquerolles, Port-Cros.

Les autres se situent au-delà de notre ligne d'horizon et se perdent dans les lointains. La Corse, la Guadeloupe, Martinique, Saint-Bart, Les Saintes, La Désirade. Encore plus loin, on a Saint-Pierre et Miquelon, la Réunion, la Polynésie et les 118 frères et sœurs de Tahiti dont les bijoux Moorea et Bora-Bora. Les Marquises n'en sont qu'à 1417 kilomètres. À notre antipode, soit à 16763 kilomètres, vous retrouvez la France en Nouvelle Calédonie qui, elle-même, n'en est pas avare avec les îles Loyauté (Maré, Lifou, Ouvéa), l'île des pins. N'oublions pas Wallis et Futuna à la glorieuse histoire. Encore loin , à 12639 Km, on a les Kerguelen et leurs 300 îlots où habitent des colonies de manchots et quelques expatriés addicts au froid et à la solitude.

Tout serait pour le mieux dans la meilleure des républiques possibles si les envies, les besoins, les devoirs, la mémoire étaient communs, si la France avait  les moyens de sa dispersions, si les forces centripètes équilibraient les centrifuges, si la France dépendait d'elles autant qu'elles dépendent d'elle. Il n'en est rien. Beaucoup d'iliens plus ou moins lointains ne veulent pas de la France, ne se sentent pas français de la même façon que je ne suis ni corse ni kanak et je les comprends. Je réclame aussi l'indépendance de mon pays vis-à-vis de ces îles-là.

La plupart des français ne savent pas  que la France habite le monde entier, qu'elle possède des pépites ultra-marines qui la rendent mille fois plus riche que la Suisse, l'Allemagne et la Grande-Bretagne réunies avec la beauté des paysages de la Réunion, de Martinique, de Tahiti, de Bora-Bora, des fonds coralliens de ses mers du Sud qui n'ont pas d'équivalent. Ils préfèrent s'entasser sur les plages polluées de la Costa Brava, se perdre dans les souks de Marrakech ou aller se faire  assassiner à Acapulco.

 L'homme est mortel par existence parce que la vie n'est pas éternelle par essence.

UNE PRÉVISION DE MADAME IRMA

 "Madame Irma, que voyez-vous dans votre boule de cristal?"

"Je vois des cumulo-nimbus chargés de mauvaises nouvelles qui obscurcissent un ciel de traîne ponctué de crises orageuses, de coups de tonnerre et de menaces de foudre. Heureusement, plus loin, plus haut, je sens  l'arrivée d'une éclaircie dans les bagages d'un  vent porteur de bonnes nouvelles qui vont apporter un rayon de soleil qui réchauffera un enthousiasme dont l'absence avait refroidi un optimisme et déclenchée une vague de pessimisme à l'origine d'une dépression généralisée qui avait englouti la presque totalité de ceux qui avaient survécu à l'annonce de la catastrophe qu'un charlatan mal informé avait annoncé imprudemment."

"Merci, chère  madame, pour ces prévisions à court et heureusement pour celles à long terme qui vont permettre à nos lecteurs de retrouver un moral leur permettant de surseoir au geste fatal qu'ils étaient en train de préparer."

DE TOUT UN PEU

 La chance a opéré une selection féroce chez les audacieux, seuls ceux qui en ont  ont survécu.

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L'idée a un côté spontanée et originale qui me la fait préférer à la pensée qui est laborieuse et prétentieuse avec son côté pascalien.

lundi 28 mars 2022

Ce qui motive les gens à ne rien faire, c'est la peur d'en faire trop.

INDIGNES D'INTÉRÊT, VRAIMENT?

Peut-être devrait-on s'intéresser au sort des gardiens qui, dans les prisons, sont au contact de voleurs, de violeurs, d'assassins, d'escrocs, de  trafiquants, tous les asociaux que le jugement, la condamnation, la prison n'ont pas transformés en enfants de chœur. Au contraire, ils n'ont que  renforcé leur haine de la société et de ceux qui ont la charge de les garder enfermés. Ils ont en face d'eux des individus qui ont le goût et l'expérience de la violence. Ils sont habitués à se battre à mains nues, au couteau, avec des révolvers. Ce sont des spécialistes de l'arme blanche, de l'étranglement, du corps à corps, de la kalachnikov, des explosifs. Ils savent crocheter une serrure, faire sauter une porte, ouvrir un coffre, prendre des otages, mentir, tricher, braquer. C'est à cette humanité qui en est dépourvue que les gardiens de prison consacrent leur vie de travail. Chaque jour, pendant des heures, ils sont avec eux, les surveillent, les escortent, leur prêtent attention et gardent en vie ces punis. Les matons, comme on les appelle, ne sont pas responsables de leur privation de liberté. Cette punition est le prix à payer pour l'offense faite à la société .

Parallèlement peut-être devrait on faire attention aux soignants qui s'occupent dans les longs séjours, les maisons de retraite, les services psychiatriques, des victimes de l'âge, de la maladie. À  côté des valides, il y a les grands invalides qui ne savant plus qui ils sont car décérébrés, déments séniles. Incontinents, maintenus en survie de force, ils sont nourris, nettoyés, changés par des aides-soignants et soignantes, des infirmiers, des infirmières qui doivent supporter le spectacle, les cris, les odeurs, les sanies, parfois les coups, les morsures, les injures. 

Les premiers sont des soldats qui se battent en première ligne. Ils sont au contact d'un ennemi entraîné, qui a fait ses preuves, qui a, certes,  perdu une bataille puisqu'il se retrouve derrière les barreaux mais sa guerre continue contre le gardien obstacle à sa liberté avec les murs. Qui l'a jamais considéré comme tel? On lui demande pourtant d'être un mélange de Rambo, de chevalier Bayard (le seul chevalier de qui on a pu dire qu'il était "sans peur ni reproche") - la barre est haute - avec le flegme de James Bond. Il n'a jamais défilé le 14 juillet et n'aura pas son jour de triomphe. Je répare cet oubli, une injustice. Chapeau les matons!

Les seconds ont le même traitement et la société ne s'en inquiète que pour déplorer qu'il en manque dans les EHPAD. Je m'étonne moi qu'ils y en ait. Il faut être un concentré de mère Thérèsa,  de saint Vincent de Paul et avoir une grosse dose de mon ange gardien pour tenir une heure dans un service de gâteux. Tous les grands prêtres des finances publiques qui fixent leur salaire de la misère, de la souffrance, de la fatigue physique et morale, de la peur les méprisent comme ils méprisent les gardiens de prison.

Rendons hommage à ces gardiens de la paix civile qui nous protègent de ceux qu'une politique criminogène fabrique de façon permanente, obstinée, imbécile en pourvoyant en délinquants mineurs ces pénitenciers d'un autre âge où des maîtres criminels leur enseigneront l'art et la manière de devenir comme eux.

Admirons ces héros et héroïnes qui s'épuisent à garder en vie des débris pour obéir au pape et aux thuriféraires d'une loi sociale qui imposent l'impensables à des inconscients incurables et à ceux qui, par devoir, en sont les victimes.

Arrêtons de vilipender, de  calomnier, d' accuser de sévices ceux qui en subissent en permanence sans gémir, se plaindre car le métier le veut. Aucune de ces bonnes âmes, pas un de ces grands cœurs charitables n'aurait assez de  force, de courage pour se mettre à leur place.

DE TOUT UN PEU

À l'origine des mots, il y a les lettres.

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L'entrée et le plat de résistance permettent d'attendre le dessert.

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Le recommandable est mieux que le mal sans être toujours très bien.

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Je m'endors avec la satisfaction d'avoir passé un jour de plus.

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Le mal est pour le bien un exemple à ne pas suivre.

Ce qui nous attend au tournant ne donne pas envie de quitter le garage.
Aujourd'hui, tout fait pleurer, rien ne fait rire.

dimanche 27 mars 2022

L'IMMOBILISME EST UN DEVOIR (un enseignement du cynique)

Parce que cela serait dangereux pour la paix céleste, il ne faut pas changer l'orbite des planètes. Pour les mêmes raisons, il ne faut pas modifier les orientations philosophiques, religieuses, politiques, théologiques, sexuelles. Il y va de la tranquillité civique, sociale, familiale, conjugale et de la paix de l'esprit.

LES PRÉVISION D'UN VIEUX DE L'AVANT VIEILLE

Pour connaître la suite, pas besoin d'être un devin. C'est facile  pour un survivant de 39-45. Il lui suffit de se souvenir car l'histoire s'est toujours répétée à quelques détails près.

Cela commence en fanfare pour celui qui la déclare. Il enfonce la frontière, sûr de sa victoire. Si le ventre de l'adversaire est mou, l'armistice est rapide et signée, en fait une capitulation. Un semblant de paix s'organise. Le temps de préparer de l'extérieur la reprise des hostilités qui préparent la fin de la guerre et l'écrasement sous les bombes de ceux qui l'avaient déclarée. S'il tombe sur des coriaces, comme maintenant,  qui opposent une résistance efficace, toujours acharnée, le front se stabilise, une ligne se trace. Elle se déforme au gré des attaques et des contre-attaques. On parle un mois  plus tard d'enlissement. Des pourparlers sont engagés. Chacun campe sur ses positions au front et à la table des négociations. Elles sont rompues, reprennent sous la pression de l'opinion internationale qui voudrait bien reprendre une vie tranquile sans la menace d'une extension du conflit à l'intérieur de son périmètre de sécurité. Les attaqués en profitent pour recevoir des renforts de ceux qui ont intérêt à la prolongation de la guerre, les attaquants commencent à se fatiguer, à douter, à pleurer des morts plus nombreux que prévus, à souffrir des représailles au niveau des approvisionnements en beurre, œufs, fromages.  De tous les côtés, c'est la chienlit avec  le marché noir en plein expansion, la montée de tous les prix due à la pénurie de l'essence, du blé, du néon, du fréon, du nickel etc... Heureusement la propagande, la désinformation, la censure se généralisent au monde entier qui ne peut ainsi prendre conscience de la gravité de la situation . 

À ce stade, j'hésite entre deux suites. On peut prévoir une fin heureuse avec signature d'un compromis qui satisfait qu'à moitié les deux parties mais renvoie dans leur casernes les va-t-en guerre des uns et les jusqu'aboutistes des autres. Tout le monde pleure les morts, élève des monuments à leur gloire et retourne à ses affaires de reconstruction.

La fin malheureuse est tout autant plausible. La dégénération de cette petite guerre locale  qui mettait aux prises d'anciens amants dont l'un voulait d'un divorce que l'autre ne voulait pas résulta d'une succession d'erreurs d'interprétation, de faux calculs, de manœuvres d'intimidation ayant avorté et du coup de colère du responsable numéro 1 à l'origine du déclenchement de l'invasion. Ce monsieur, un impulsif, décida d'en finir une bonne fois pour toutes et envoya pour obtenir le silence et une paix impériale qui se faisait attendre la plus grosse de ses armes, la grande sœur de la Star Bomba (57 mégatonnes, 6000 Hiroshima) soit 100 mégatonnes. Ce sera la fin de la guerre avec l'éclatement de la terre en 1000 morceaux.