Notre intellect n'a pas la vie facile et doit jongler avec nos contradictions et notre goût de la complication. C'est ainsi que ce que l'on dit ne correspond pas souvent avec ce que l'on pense et encore moins avec ce que l'on croit. Tout s'oppose, se contrarie, se combat. Comment sortir indemne d'un tel imbroglio? Il nous faut sans arrêt slalomer entre la réalité triviale et la vérité transcendantale. Ce numéro d'équilibriste est si diffoicile que beaucoup ont renoncé à ce jeu dangereux et se simplifient la vie en disant ce qu'ils pensent croire.
C'est dommage car cette comédie de la sincérité a un rôle crucial dans la relation. En ne disant pas ce que l'on pense ou même le contraire, on affiche une opinion envers l'interlocuteur: soit un accord avec lui et on l'améliore, soit on exprime son désaccord qui affichera clairement l'opinion que vous avez sur l'individu capable de soutenir ce genre d'insanités.
Exemple: on vous offre un cadeau (fleurs, chocolats, petits gâteaux livre, bougie), pour ne pas arriver les mains vides, faire plaisir. L'intention est louable, applaudissements. Résultats: remerciements discrets ou bruyants, avec gesticulations et exclamations. In petto, c'est pas la joie "et mon régime, va falloir trouver un vase, arroser, et mettre où? Cet auteur me fait horreur avec ses bons sentiments, etc.." .Comment croire que ce genre d'horreur va justifier tout le travail que l'on s'est donnés pour de tels invités. Autre exemple mais historique "Je vous ai compris", c'est ce qu'il a dit à la foule en délire et, en vrai, il pensait que l'indépendance était inévitable car il croyait que la réalité et la vérité de la situation ne permettaient pas une autre solution.
La complexité du vivant n'est donc pas seulement dans l'obligation de faire travailler ensemble tous nos organes qui dépendent tous les uns des autres. L'équibre est même si difficile qu'un rien suffit à détraquer l'ensemble et que l'on est jamais bien longtemps en bonne santé. Cela explique le déficit de la SS, l'attente aux urgences et le burn out des soignants. Le cerveau a le même problème car il est obligé de gérer des informations contradictoires, d'analyser des situations inextricables et de prendre des décisions forcément aléatoires. Soumis à de telles pressions venues de toutes les directions, il est victime de poussées de haute tension nerveuse suivies de chute de régime et de dépression.
L'homme subit des agressions en série qui viennent de son côté organique fait de la tripaille, d'abats, de morceaux nobles et de soucis physico- chimiques avec une spiritualité partagée entre des qualités, des défauts et beaucoup d'inteférences extérieures qui pertubent sa connaissance des détails et profitent de son ignorance générale. Il nage donc dans une confusion mentale en même temps qu'il se débat pour rester en bonne santé en dépit des attaques dont elle doit se défendre en permanence. Trop, c'est trop et la condition humaine ne peut assumer cette compléxité. Il est normal que le résultat soit ce qu'il est , c'est à dire lamentable.
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