Il y a les sans fois. Ils ne croient pas aux serments, aux vérités révélées, aux sermons aux discours, aux promesses, aux contes de fées, au père Noël, à la publicité, Ils n'attendent rien de personne, se contentent d'exister, de profiter de l'instant. Ils suivent la ligne de vie de leurs chat et chien, celle de la nature.
Ils regardent avec sympathie les hommes de peu de foi, qui relativisent, qui, précautionneux,prennent une assurance sur le futur en faisant leurs Pâques, font le tiercé pour s'occuper, s'engagent dans une association de protection des oies sauvages de Sibérie, nouent des relations pour tenir des conversations sur la pluie et le beau temps mais surtout la santé.
Les derniers, ceux de grande foi leur font peur et horreur. Ce sont des fanatiques dangeureux qui, en son nom sont capables de tout: pour ce qu'ils appellent un blasphème et qu'une personne normale considère comme une plaisanterie, ils torturent, brûlent, égorgent hier comme aujourd'hui, sans pitié, sans honte, au nom de leur misérable foi. Il en est de pacifiques qui ne s'en prennent pas à ceux qui ne sont pas comme eux, ils se contentent de se mortifier en s'enfermant dans des ashrams, des couvents, des prisons où ils prient le néant et se morfondent en chantant et en jeunant pour passer le temps, les bras en croix, croquevillés sur leur foi.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire