Si le devoir a du mal à se faire obéir, c'est de sa faute, il doit passer de l'injonction impérative à la suggestion sans engagement. Le commandement devient une invitation. Cela suppose un changement de mentalité, un retour à la réalité, l'abandon du principe hiérarchique. C'est difficile à un sous-chef, impossible à un général, à un président qui est aussi le premier ministre du gouvernement. Il leur faudrait un esprit critique si grand qu'il permettrait une inversion des valeurs et donnerait le droit de choisir.
Le résultat est aléatoire et non garanti. En cas d'échec, il faudra essayer une deuxième technique avec le recours à l'esprit de contradiction qui fera appel aux défauts nombreux plutôt qu'aux rares qualités. Ne plus faire appel à la discipline, au courage, à l'honneur, au patriotisme mais à la paresse, à la lâcheté, à la désertion, à la trahison peut déclencher un réflexe contraire favorable au devoir. C'est vous qui voyez.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire