"Jésus, Marie, Joseph" et "Ma douée madame sainte Anne" étaient jusqu'au siècle passé des lamentations très expressives et populaires dans ma province de l'ouest encore fervente catholique. Elles s'accompagnaient d'une élévation des bras et des yeux au ciel et d'un abaissement des épaules. Dites avec conviction à l'attention des susnommés, les deux invocations avaient une bonne réputation. Je me demande qui, aujourd'hui, dans les mêmes lieux, auraient l'idée d'invoquer ces 2 messieurs et ces 2 dames, des inconnus. Certains parleront d'une avancée de la civilisation avec un recul des superstitions, d'autres un appauvrissement intellectuel avec l'oubli d'un héritage spirituel. Une question reste posée: faut-il mieux parler au ciel ou à son téléphone?
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