Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


jeudi 19 septembre 2024

 Certes, il faut,  par solidarité, penser aux autres et donc au reste du monde, soit à 8 milliards et quelques d'êtres, mais une pensée et un kilo de sucre  sont quasi rien et la sagesse aussi bien que la raison sont unanimes pour dire que l'on peut  éviter de penser aux autres, cela ne changera pas  leur malheur en bonheur. 

LE CYNIQUE FAIT UNE RÉVÉLATION SUR SON INNÉ

Je dois mon malheureux caractère à un lointain ancêtre resté fameux dans la famille par le sien qui était mauvais.
L'avantage du vélo à moteur électrique sur celui à moteur humain est qu'il rend les montées moins fatigantes.
Le  problème des pays actuellement est que le doute n'atteint pas la majorité. Elle est sûre de ses choix même quand ils sont mauvais et conduisent au fiasco, à la ruine, au désastre. Seule une minorité est troublée. Il faudrait, pour bien faire, que la majorité ait des doutes et oblige la minorité qui gouverne à les partager, à agir en conséquence, à l'opposé.
Le fait d'y penser donne à l'idée une virtualité qui combat son irréalité. Elle n'attend qu'un geste pour se concrétiser et tomber dans la réalité et devenir visible, pesante, pénible, laide, encombrante. Elle fait regretter le moment de lucidité qui lui a permit de s'activer, de se développer, de nous envahir et de  nous empoisonner.

DE TOUT UN PEU

Si j'avais la chance qui me manque, le hasard ferait mieux les choses.
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Le choix est simple entre une belle mort et une mauvaise vie.
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Se taire quand on connaît la vérité est plus difficile que parler pour mentir
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Soyez rassurés, les catastrophes prévisibles ne seront que des incidents mineurs par rapport aux catastrophes possibles qui seront peut-être des accidents majeurs.
On est  programmés  pour marcher avec les pieds, manier les mains, digérer avec l'estomac, filtrer le sang dans les reins, respirer avec les poumons etc.. L'esprit, lui, pense et se fait des idées. Mais il ne sait pas répondre à cette simple question: où va-t-il les chercher? Le mystère est complet. J'attends qu'il sorte de son silence et nous dise ce qu'il en pense.

mercredi 18 septembre 2024

PREMIÈRE ET DERNIÈRE FOIS

La première fois a une saveur qui en fait toute sa valeur et la rend unique. On ne l'oublie jamais. La dernière fois sonne comme un glas. Elle est une délivrance, un débarras, un affranchissement. Elles sont séparées par une distance infinie et une éternité.

LES DEUX PLAISIRS

Il y a 2 plaisirs:

- celui qui nous vient de l'extérieur et qui est provoqué par un beau spectacle, un belle vue, un beau tableau etc..

- celui qui est notre produit et que l'on doit à un bon massage, à un bon gâteau, à un bon vin, une réflexion pertinente, à résoudre une problème, en lisant un bon livre, en écoutant de la bonne musique. 

Dans tous les cas, il faut remarquer que les plaisirs viennent surtout de nos sensations. On en déduit que les sens en sont la source. C'est une richesse que les uns ont en aussi grande quantité que les autres. Cette égalité est innée et rend les pauvres aussi riches que les milliardaires.
Il y a ceux qui se tuent en mangeant et buvant trop, en conduisant trop vite. Il ne faut pas suivre leur exemple et c'est ce que je me tue à vous dire sans espoir d'être écouté. J'ai cependant la satisfaction morale de le faire sans attenter à ma santé qui reste bonne et me maintient en vie.
La totalité de notre énergie, de nos moyens, de notre volonté sert à alimenter notre vitalité qui nous maintient en vie. On ne s'en rend compte que lorsque cette force décline. On sent qu'elle s'éloigne, nous abandonne sur un lit d'hopital et que bientôt on se retrouvera moribond, à l'agonie, mort pour l'éternité, ainsi soit-il. 

L'ART DE VIVRE DU CYNIQUE

Je dois mon absence de souci du détail, une tendance à bâcler mon ouvrage, mon goût pour l'approximation, mon envie d'aller au plus court, au plus facile, au moins fatigant, à partir avant l'heure, à arriver en retard, à une philosophie qui fait un devoir de n'attacher aucune importance à ce qui n'en a pas et de réserver son souci, son énergie, sa volonté à ce qui est crucial, fondamental, essentiel. Le tri se fait en se fondant sur des critères simples, rudimentaires à force d'être élémentaires. Deux sont requis: 

- recherche de la tranquillité mentale, morale, physique.

- acceptation de l'inévitable.

Ils englobent en les résument la presque totalité de ce qu'enseignent les épicuriens, les stoïciens, les matérialistes, les cyniques et les sceptiques. S'y conformer simplifie la vie au point de la rendre supportable et acceptable.

mardi 17 septembre 2024

PUBLICITÉ RÉDACTIONNELLE

Vous qui habitez des terres lointaines soumises à la mousson, à sa chaleur étouffante, à son humidité poisseuse, à ses pluies incessantes, aux cyclones dévastateurs, à l'air conditionné défaillant et qui ne vivez pas à ma latitude et à ma longitude dans une campagne verdoyante peuplée d'insectes inoffensifs, d'animaux pacifiques, sous un climat tempéré avec un léger vent d'ouest rafraichissant, un soleil brillant sans être ardent, une humidité de 65% qui ne colle pas à la peau, des nuits idéalement fraîches, vous ne connaissez pas mon bonheur de me promener dans mon jardin, au chant du rossignol et du merle moqueur, entouré de papillons,  accompagné de lapins sauteurs, de lièvres coureurs, de chevreuils timides, de cerfs puissants, de serpents non venimeux. N'ayant qu'à tendre le bras pour cueillir une pomme, une poire, une pêche, une framboise, me baisser pour ramasser un champignon, une fraise, un melon, respirant le muguet, les roses, le jasmin, le chèvrefeuille, l'herbe coupée, je vais, je viens, sans but, sans rien qui me retienne et m'empêche de m'allonger à l'ombre bienveillante d'un chêne multi centenaire et de m'endormir sous son ombre bienveillante le temps de faire le rêve merveilleux de me retrouver aux antipodes, chez vous, pour des aventures merveilleuses dans une nature luxuriante pleine de beautés envoûtantes qui m'attendent avec impatience pour connaître enfin le plaisir de me rencontrer.

LE CHARME DE L'ENVIE DE RIEN

Ce qui donne à l'envie de ne rien faire son charme contagieux, ce n'est pas la promesse d'une absence de fatigue inutile, de dépenses supplémentaires, d'effets nocifs primaires et secondaires mais le sentiment réconfortant et gratifiant que l'on s'approchera au plus près de l'ataraxie chère à Épicure et de l'eudaimonia, idéal d'Aristote, les deux seuls états capables d'apporter la tranquillité à l'âme et le bonheur au cœur. Obtenir ce que ces sages n'avaient pu réussir, trop occupés à  parler de leurs idées donne en plus la satisfaction appréciable, de dépasser les maîtres, sans effort.  

LE CYNIQUE INNOVE

Le cynique est un hyperactif qui n'a peur de rien et son dernier dada est la recherche clinique. Bien que n'ayant aucune qualification en la matière, il a décidé et réussi une première mondiale en démontrant par A plus B que la pression barométrique avait une influence sur le niveau du moral et que les hautes pressions étaient corrélées à une humeur joyeuse proche de l'euphorie et qu'une pression qui descendait au dessous de la normale s'accompagnait de poussées de colère, de tentatives de suicide, d' une recrudescence des scènes de ménage et que le baromètre IPSOS du moral des ménages et des chefs d'entreprise enregistrait une chute importante proportionnelle à celle du mercure.

Ce constat l'a mené, au risque de se voir accuser d'exercice illégal de la médecine, à proposer de placer en caisson hyperbare les individus ayant une humeur massacrante.

PS: la communauté psychiatrique attend avec espoir cette nouvelle approche thérapeutique et l'industries des antidépresseurs avec anxiété.

lundi 16 septembre 2024

Demandez beaucoup aux autres, l'impossible éventuellement mais, avec vous, soyez prudent, mesuré, vous connaissez vos limites en mathématiques, physique et chimie. Vous n'avez jamais brillé au piano, sur un cheval, en cuisine. Ne dépassez donc pas vos capacités et cantonnez vous en deçà de vos domaines d'incompétence. Cependant, pas de dénigrement, d'auto-dépréciation, de battage de coulpe, vous êtes plus riche que ceux qui ne le sont pas.

LES DEUX TEMPS

 Il y a deux façons de perdre son temps:

- d'une façon stupide en essayant de convaincre un imbécile de ne pas voter pour un idiot,

- soit de façon intelligente en argumentant avec une personne avisée pour lui faire changer d'avis en le persuadant par A plus B qu'il a tort de voter pour celui-ci au lieu de celui-là. 

SE RESTAURER OU GOÛTER?

Au sortir d'un restaurant où je m'étais invité pour célébrer un évènement qui arrive une fois dans l'année, je me suis fait la réflexion suivante: "pourquoi les restaurateurs émérites ne sont pas fidèles à leur mission qui est de restaurer, c'est-à-dire de nous remettre en état de fonctionner en mettant dans l'assiette de la qualité (elle n'a pas de prix) mais aussi la quantité nécessaire et suffisante pour calmer l'appétit et donner l'énergie calorique pour atteindre le repas suivant sans être en état de manque?".

Le repas avait été un festival de couleurs, de saveurs, d'odeurs et tous les sens étaient mobilisés. D'abord le maître d'hotel reprenant le discours du cuisinier détaillait avec gourmandise les décoctions, les infusions, les réductions, les macérations, les fermentations, le marinage, le saumurage, et nous  régala à l'avance de chacun des plats du menu unique. Puis la valse commença et chaque nouvelle assiette rivalisait dans sa décoration, son architecture, visiblement inspirées par une visite au musée d'art moderne de la ville de Paris. Les yeux étaient ravis. Le goût aussi car il était bon et l'on percevait l'effluve, le parfum, la senteur de l'essence des petits plus qui font la différence entre une cuisine inspirée et mon repas quotidien où seuls le sel et le poivre sont à l'honneur. Oui, le couvert était bien mis mais... ...le repas n'était pas roboratif et s'il n'y avait eu un pain excellent fait maison avec du levain à la farine de seigle qui fera travailler une farine de blé tendre, je serais parti ayant faim. Les portions n'auraient satisfait qu'un anorexique. Je n'étais pas venu goûter mais déjeuner pour me restaurer et repartir plus gaillard qu'à l'arrivée. Ce constat n'est pas le premier et j'ai même l'impression que plus l'addition grimpe, plus les assiettes sont belles, le décors somptueux, le ballet du service bien orchestré, les plats beaux à voir et bons à déguster, moins la matière à manger est disponible et l'on propose des échantillons. Ils sont nombreux, entrecoupés de surprises encore plus minuscules mais qui occupent le temps, l'esprit mais les uns pas plus que les autres ne rassasient... Manger pour se restaurer n'a rien de vulgaire, c'est la mission du restaurateur, sa vocation n'est pas celle d'un goûteur. Quand le comprendront-ils?
Si vous voyez avant nous celui qui nous attend au tournant, demandez-lui de nous attendre plutôt sur la ligne droite qui suit le tournant, c'est plus prudent.

dimanche 15 septembre 2024

DEUX EFFETS SECONDAIRES

La virtualité ajoute à la réalité de la hauteur, de la profondeur mais aussi une impression d'irréalité qui lui fait perdre de son épaisseur. Le paradoxe concomitant est inconfortable et nous fait tomber de haut et mal.