Quand, vautré dans un fauteuil, alangui sur un lit, bercé dans un hamac, on se repose d'une fatigue si on a travaillé dur, de rien si on est paresseux, on est heureux, béat, inconscient du danger de l'inertie qui atrophie les muscles, les rend inaptes à l'effort, réduit à l'impotence, prépare la chute, la fracture, l'opération, l'embolie, le décès prématuré.
Le cerveau a le même problème. Ne pas réfléchir, méditer dans le vide, ne penser à rien, ne pas se poser des questions, fuir les problèmes pour ne pas se fatiguer à trouver la solution, n'avoir pas de projets, tout cela met le cerveau en stand-by, l'esprit au repos, éteint la curiosité, anesthésie l'esprit critique. L'absence de pensées provoque un arrêt dans le transfert d'informations. Faute de stimuli, les centres récepteurs se mettent au repos, les synapses se ferment faute de connexion entre les dendrites. N'ayant plus de matières à traiter, le cerveau tourne au ralenti, se me en veilleuse, assure le minimum vitale. En mode réflexe, il assure les affaires courantes liées à la routine, à l'habitude. L'état ouvre la voie à un état végétatif, l'étape qui prépare le retour sous terre.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire