L'indépendance, l'autre nom de la liberté est un mythe, une chimère, un rêve, un mensonge. Nous sommes ligotés, enchainée, tenus prisonnier par mille liens qui nous font être aux ordres de notre nature, de la société.
De la naissance à l'adolescence , la dépendance envers les parents est totale, permanente, exigeante, vitale. L'empreinte est indélébile . Elle a préparé celles à venir. Cela explique qu'elle nous est familière, facilement acceptée, recherchée.
Serviteur, nous aurons un maître, ouvrier un patron, élève un professeur, colonel un général, évêque un cardinal. La hiérarchie établit une dépendance à tous les étages avec en plus soumission, déférence, respect.
À cette servitude sociale qui s'allège au fur et à mesure que l'on s'éleve mais ne disparait pas, changeant seulement de forme, s'ajoutent celles que nous créont en devenant addict à la cigarette, à l'alcool, au tiercé, au poker, aux achats, à la bouffe, à la télé, aux mots croisés etc...L'amour entre dans la catégorie de ces dépendances voulues et source de problèmes.
Notre esprit est un domestique empressé et sait obéir servilement. Il y va de notre place dans la société. Notre indépendance n'est pas seulement contrariée par toutes ces dépendances que nous avons énumérées et auxquelles il faudrait ajouter nos espoirs, nos rêves, nos besoins mais par notre corps et les organes. Nous dépendons étroitement de l'état de leur fonctionnement. Bon, on les oublie. Mauvais, le foie, le rein, le coeur deviennent omniprésents et font la loi.
Conclusion: nous sommes les esclaves plus ou moins consentants, n'ayant aucun sens des responsabilités et qui vivons dans une interdépendance qui nous fait oublier l' indépendance et accepter nos dépendances.
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