Les extrémités, parties les plus éloignées du milieu pâtissent d'une proximité éditoriale et auditive avec extrémiste, nom désignant des individus défendant une thèse que la majorité située entre le milieu et ses alentours considère comme erronée, dangereuse, vicieuse et devant être vigoureusement combattue afin de ne pas déranger le statu-quo, l'ordre établi, le consensus, le compromis etc.. La peur qu'elle suscite est légitime car l'histoire a appris que les extrémistes sont dans une position instable avec un balancier asymétrique qui ne dispose que d'un côté droit ou gauche. La chute serait inévitable si, pour se maintenir en équilibre et au pouvoir, ils n'effectuaient un mouvement de recentrage qui permet un retour à l'équilibre. Mais le bras a été, dans la manœuvre, réduit de moitié, la stabilité est plus difficile à maintenir que lorsque les centristes étaient sur le fil. L'histoire illustre tragiquement la suite avec les khmers rouges, le goulag, les camps de concentration, les génocides, le chaos. Un balancier plus adapté doit être trouvé. Cela prend du temps, coûte cher, est difficile à mettre en place. Ce passé calamiteux colle aux fesses des extrémistes, explique la difficulté qu'ils ont à trouver des clients et leur tentation de faire une opération-commando.
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