Conscient de mes faiblesses, de mes manques, de mon insuffisance, de mon insignifiance et de ma paresse, je ne compte pas sur moi pour accomplir de grandes et belles choses, comme élever une cathédrale, tisser une tapisserie d’un kilomètre ou écrire une encyclopédie digne de Diderot et d’Alembert.
Je laisse ce travail à ceux qui veulent et peuvent s’y consacrer. Ils seront récompensés par mes remerciements, la gloire, les honneurs, l’argent, la postérité reconnaissante, mais aussi par des lombalgies, de l’arthrose dans les mains, des soucis d’écriture, de la jalousie, des critiques et, pour finir, une mort prématurée, écrasés qu’ils seront sous le gigantisme d’une œuvre entreprise et impossible à terminer.
Moi, je préfère rester insignifiant.
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