Le pouvoir des mots et des chiffres tient à leur extraordinaire capacité de condensation : quelques signes suffisent à faire naître un monde de pensées.
« Être ou ne pas être » : cinq mots de Shakespeare et nous voilà confrontés à l'existence, au choix, à la mort. « Qui sème le vent récolte la tempête», « Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras », tous ces dictons, proverbes, sentences, les morales de fables sont des trésors de sagesse, de raison, de bons sens qui nous en disent plus sur la conduite d'une vie que tous les traités de philosophie et les conférences du Collège de France.
Les mathématiques ont un pouvoir plus étonnant : une formule permet de déduire, de calculer, de prévoir.
Le théorème de Pythagore avec a² + b² = c² permet de calculer des distances, des diagonales et de passer de la géométrie au calcul.
Trois lettres suffisent à relier force, masse et accélération : F = ma et à transformer l'observation du mouvement en prédiction.
Puis vient l'exemple ultime: E = mc². Avec trois lettres, un chiffre, un signe, Einstein ouvre la porte à une compréhension nouvelle de la matière, de l'énergie et de l'Univers. Elle deviendra le symbole le plus célèbre de la physique moderne.
Le proverbe condense une expérience, le théorème une démonstration, la formule une relation. Faire tenir l'immense dans le minuscule est l'expression majuscule de l'intelligence humaine .
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