Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


samedi 25 mai 2013

UNE RÉFLEXION D’ANONYMUSE

Tant que le droit de mourir ne sera pas égal au droit de naître, il sera plus difficile de mourir en fin de vie que de mourir avant de naître. À croire que les partisans de l’avortement ne veulent pas mourir dignement.
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À L’ÉCOUTE DES HIRONDELLES

Compte tenu de la température hivernale, de la pluie battante et de la raréfaction de la nourriture volante, les hirondelles n’ont pas amené le printemps. Entre deux grelottements, elles se disent (en gazouillant) qu’il serait opportun de se rallier à Mélenchon pour exiger un changement de régime et pouvoir bénéficier d’une distribution gratuite et quotidienne de graines de tournesol.
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vendredi 24 mai 2013

VÉGÉTARIEN OU CARNIVORE, MÊME HORREUR ?

Grâce à une subtile désinformation, à une propagande savamment orchestrée et à une offensive permanente, les végétariens et leurs sous-marques sectaires, les végétaliens et les véganiens ont réussi à donner d’eux-mêmes une image pieuse, à se faire passer pour des non-violents sous la houlette de saint Gandhi, à se poser en angelots, amis des bêtes et des moustiques, pacifistes répondant à l’injure par le sourire, eux qui préfèrent la carotte râpée à l’entrecôte saignante.
Hélas, ce miracle est un mirage, leur sainteté une imposture, leur perfidie est sans égal, leur cruauté sans limite et leur cuisine une salle de torture, un champ de bataille, une hécatombe, une vallée de larmes.
Regardons-les quand ils se croient seuls à officier dans leur salle d’exécution. D’abord les instruments ;
-      Des couteaux de toutes tailles et dimensions, des mandolines, des éplucheuses, des cutters, des hachoirs, des passoires ;
-      Des friteuses, des bouilloires, des écumoires ;
-      Des broyeuses, des mixeurs, des fours crématoires, des feux électriques, à gaz, à charbon, à micro-ondes.
Voyons-les s’employer à transformer les beaux légumes déterrés quand ils se cachaient, qu’ils ont arrachés de leur potager ou du pays lointain où ils se doraient au soleil et qu’ils ont calibrés, emballés, encaissés dans des containers, congelés, ils ont voyagé à fond de cale, privés d’oxygène, étouffés dans l’azote et puis exposés sans précaution dans des halles et livrés sur des étals en vrac, jetés, pesé dans des sacs, au fond des cabas, malmenés pour se retrouver enfin sur une table et livrés sans défense à des sadiques assoiffés et affamés, pour être sacrifiés, dans des rituels épouvantables à je ne sais quelle divinité infernale dont des végétariens sadiques se font les sectateurs obéissants. Si vous avez le cœur bien accroché à vos tripes et, puisqu’il faudra bien un jour témoigner, forçons-nous à regarder :
La carotte, cette racine succulente, sucrée, belle à voir, bonne pour la vue est, avec sa cousine la patate, la plus mal traitée du potager. Elle est arrachée à sa terre en lui tirant les cheveux, sans ménagement. Sur la table on lui coupe la tête, son pied. Sans queue ni tête, on épluche son épiderme en lui enlevant la peau avec une espèce de rasoir qu’ils appellent un éplucheur. Cela rappelle le supplice que les chinois employaient pour punir les voleurs et que les inquisiteurs avaient repris pour obtenir des confessions franches et sincères.
Une fois mise à vif, la carotte n’en a pas fini avec son ami si pacifique. Soit, elle va en finir avec ce qui avait été une belle vie en étant mise dans une casserole avec de l’eau qui sera portée doucement à l’ébullition pour qu’elle profite longtemps d’une montée en chaleur qui va lui permettre de subir tous les charmes de la brûlure du premier, deuxième, troisième degrés. Pour la garder plaisante sous la dent, notre bourreau au cœur tendre avant la carbonisation, qui, prétend-il, est cancérigène, lui, il n’aime pas mourir de cancer, c’est trop douloureux, dit-il en frissonnant.
Si la carotte n’est pas cuite, elle sera, hélas pour elle, mangée crue. Le supplice est raffiné. Elle est, soit divisée en lamelles, en julienne, en petits cubes ou carrément réduite en hachis, sans anesthésie et pour le comble, gardée dans du vinaigre adouci d’huile. Dans un raffinement emprunté à ses maîtres en torture orientaux, du poivre de Sichuan est incorporé au mélange pour augmenter l’horreur de la fin de cette carotte qui, encore palpitante, devra subir l’enfournement dans une bouche armée de dents pointues où elle perdra ce qui lui reste de conscience et de souffrance dans un estomac chlorhydrique qui doit être aux flammes de l’enfer ce qu’une place au soleil doit être à une douceur d’épeautre.
La pomme de terre - et tous les tubercules plus ou moins apparentés - subissent des outrages de la même envergure. Leurs souffrances viennent du couteau qui les aborde sans rencontrer de résistance car leur chair est tendre, leur peau fragile. Elles n’ont rien pour se défendre. Dépiautée par l’éplucheur, dépecée par le couteau, la pomme de terre est soumise à toutes les exactions d’une imagination forcenée : bouillie, sautée, chambrée, détaillée en frites pour être cuite dans l’huile bouillante.
Quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, leur sort est atroce : le persil est haché, le pois est cassé après avoir été écossé, le choux est braisé, la tomate farcie, les champignons émincés. L’artichaut au cœur si gros est massacré avec un raffinement qui aurait fait frémir monsieur Samson : la queue est arrachée puis c’est au tour des feuilles. Ses poils sont épilés, à vif, par poignées. Les plus sadiques le mangent cru, tout vivant ; ce sont les mêmes qui pleurent sur le homard qu’on tranche en deux sur le billot. L’artichaut n’a pas le droit à cet honneur.
Les fruits, ces miracles de saveurs, de sucre sont aussi maltraités qu’un topinambour ou qu’une courgette : les fraises sont écrasées, la rhubarbe découpée, les amandes grillées, émondées, pilées ; les ananas tranchés, tandis que le citron et l’orange sont pressés. Ce qui n’est pas cuit est assoiffé pour être séché. Ainsi finissent les abricots, les dates, les figues, les pêches, les prunes.
Le végétariens aiment les œufs, mais ils ne peuvent s’empêcher de les battre, de les poêler, de les frire. Sur l’eau qui désaltère, rafraîchit, nettoie l’âme et le corps, ils s’acharnent aussi, la congèlent pour la faire grelotter en glaçons ou la font bouillir pour essayer de la cuire. Sa seule façon de survivre est de s’évaporer, mais dans quelle douleur. Aucun respect pour sa mémoire!
Mais, disent-ils, face à leurs crimes domestiques, quand on leur demande de s’expliquer, d’avoir pitié : « les fruits, les légumes ne pleurent pas, ne saignent pas, sont contents de finir en purée, en compote, en hachis, en fraisiers. Ils mûrissent pour nous et ils attendent qu’on les cueille avant que de se flétrir, de pourrir ». Ce discours est pharisien. Il est au point. Le suc, le jus, la chair dont ils se régalent, se goinfrent après l’avoir extraite, traitée comme on l’a vu, ne sont pour eux que des liquides et du solide dont on peut disposer. Rien à voir, disent-ils, avec le sang et la chair des veaux, vaches, cochons, volailles dont les carnassiers sans cœur ni âme se repaissent. Une table de cuisine n’est pas, pour eux, un abattoir. Et pourtant, s’ils voulaient bien réfléchir, ils comprendraient que les fruits et les légumes sont des êtres vivants, différents certes, car prisonniers du potager, de l’arbre, du groseillier, du framboisier mais ce sont des enfants qui naissent, grandissent, mûrissent et vieillissent avant de mourir. Leur parcours est celui d’un vivant. On ne les entend pas car ils parlent en odeurs, en couleur et, parce qu’ils ne les comprennent pas, les végétaliens, les végétariens s’octroient le droit de les manger, cuits ou crus, après leur avoir fait subir des sévices incroyables. Ils s’en lavent les mains avant de se mettre à table pour les mastiquer, les digérer, sans rien entendre, sans rien comprendre.

CONCLUSION

Que mettre dans l’assiette ? Il faut bien manger pour vivre !
Ce que vous voulez, mais à la seule condition que vous reconnaissiez que vous êtes un animal de la race des carnivores ou des herbivores, que vous ne valez pas mieux qu’eux. La seule différence qui vous en sépare, est en leur faveur. Ils mangent parce qu’ils ont faim et n’ont pas inventé la gastronomie pour raffiner la souffrance de ceux dont ils se gavent.
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UNE PENSÉE D'ANONYMUSE

Il faut pas charrier, la fin des haricots laisse plein de possibilités pour accompagner le gigot.

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LA QUESTION DU JOUR

Elle est actuellement examinée par le comité d’éthique du blog qui se pose des questions à son sujet. La commission du droit des consommateurs est également sollicitée et donnera son avis non suspensif. Nous espérons être en mesure de vous poser la question demain, en fin de matinée. Nous nous excusons de ce retard imprévu.

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PENSÉES DE TIGRE

Il faudra que je me renseigne à la SPA pour savoir si, compte tenu de tout ce que je dois supporter pour avoir le gîte et le couvert, je ne pourrais pas prétendre à des dommages et intérêts.
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Je mange, je dors, je me promène, on me caresse, on me brosse. Mais bordel ! C’est une vie de chien, bonne pour Thor et Trice ! Moi, je veux une vie de chat, avec des chattes, des aventures, du danger, des rencontres. Je veux voir des montagnes, des fleuves, la mer et, plus tard, revenir au village, dans la douceur tourangelle. Mais, en attendant, à moi le mur !
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Oui, j’avoue, j’ai une personnalité très riche et je me demande parfois qui je suis. On me dit malin comme un singe, souple comme une panthère, fort comme un tigre, orgueilleux comme un paon, hautain comme un lama. Heureusement, même si je dors comme une marmotte, dans mes rêves je suis le cauchemar des souris et elles savent bien que je suis un chat.
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jeudi 23 mai 2013

DANS LA SÉRIE IL Y A

Il y a les amis qui :
 
  • Vous veulent du bien
  • Vous disent rien
  • Vous veulent rien
  • Vous ont oublié
  • Vous ont tourné le dos
  • Vous ennuient
  • N’en sont pas
  • Qu’il faut mieux ignorer
  • Dont on se passerait
  • Qui vous aiment bien.
Comme la réciprocité est vraie, tout le monde est content, y a qu’avec les amis qu’on n’est pas en guerre.

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UNE PENSÉE D’ANONYMUSE

Ce qu’il y a de triste avec les souvenirs c’est que très vite ils arrivent à dater.
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C’EST VITE DIT

  • Rêver éveillé
  • Travailler sans se fatiguer
  • Dormir en marchant
  • Regarder sans voir
  • Parler sans rien dire
  • Rire à l’intérieur
  • Refroidir une colère
  • Fourcher sa langue
  • Faire le mort
  • Rentrer en soi
  • Sortir de ses gonds
  • Trouver le bon pied
  • Prendre son élan
  • S’envoyer en l’air
  • Rire le dernier
  • Trafiquer le compteur
  • Arrêter d’en parler
  • Souffrir en silence
  • Oublier ses souvenirs
  • Digérer en paix
  • Prendre garde
  • Tomber de haut
  • Descendre bien bas
  • Prendre son pied
 

MON CHAT, MA CHATTE

Mon chat, ma chatte sont indépendants, insolents, égoïstes, sybarites, hédonistes, profiteurs, caressants, ronronnants, endormis.
Ce sont des fauves, des chasseurs, malins, agiles, bondissant, miaulant, feulant, maraudant, mordant, griffant, impitoyables.
Hospitaliers, ils m’ont adopté dans leur maison. Exigeants, ils veulent de la ponctualité dans le service. Ils acceptent la familiarité quand ils en veulent. Stoïques, héroïques, comme les chiens, quand ils souffrent, quand ils meurent, ils se cachent, se couchent et attendent sans gémir, sans pleurer.
Le chat est, dans une maison qui l’aime, le bonheur sur quatre pattes. Avec un regard, une caresse, une croquette il est joyeux, satisfait. Il va chasser dans le près, s’endormir sur la couette, ronronner sur les genoux. Le chat est une image de perfection esthétique, un modèle de sagesse épicurienne. Un exemple?
 
 

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PENSÉES DE TIGRE

Une souris, c’est poilu, osseux, une drôle d’odeur, de la tripaille. Mais mère m’avait prévenu : « a mouse a day, keeps the Vet away ! ».

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Avec mes yeux bleu acier, ma souplesse féline, mon allure, mon mystère, je suis aussi beau que l’était Delon dans sa jeunesse, mais est-ce une raison pour que ma patronne se dise ma maîtresse ?

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C’est facile pour un chat blanc de chasser la nuit car on a dit à toutes les bestioles dont je me régale que les fantômes n’existaient pas.

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Vous connaissant comme je vous connais et me connaissant comme vous me connaissez, vous comprenez, nonobstant que je sois un chat, pourquoi nous sommes si différents ?

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mercredi 22 mai 2013

QUELLE EST LA BONNE QUESTION ?

Personne n’a donné la bonne réponse. Que fait-on ?
Donnez la bonne réponse et demandez-leur quelle était la question.
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Entre le sniper qui vise de l’œil droit et celui qui vise de l’œil gauche, lequel a le plus de chances d’abattre sa cible ?
Réponse : celui qui ne louche pas.
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EST-QUE LE VICE VAUT LE VERSA ?

  • Est-ce que le bout de la terre sait qu’il touche le bord de la mer ?
  • Est-ce que la tête de l’arbre sait qu’elle a un pied ?
  • Est-ce que c’est la nature qui a horreur du vide ou le vide qui aime la nature ?
  • Sont-ce les nuages qui décident où tombera la pluie ?
  • Est-ce qu’il est plus difficile à un poisson de voler dans l’air qu’à un oiseau de nager sous l’eau ?

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UN CERTAIN MONSIEUR X

Parfait d’anonymat, il était inconnu. Lui-même ne savait d’où il venait, qui il était. On se l’arrachait. Il séduisait les femmes qui adoraient sa discrétion, sa retenue. Il gardait les secrets et n’en laissait rien paraître. Les hommes le recherchaient. Il écoutait sans parler, acquiesçait, hochait la tête, haussait les sourcils. À sa façon de serrer les dents, on sentait qu’on pouvait compter sur lui, qu’il était quelqu’un de sûr, qu’il serait là en cas de coup dur. Cela dura jusqu’au jour où il découvrit qu’il n’était pas plus que lui-même. Il tomba de haut, ne s’en releva pas et disparut. Il était tellement populaire que le monde le regretta. On parle encore de lui dans les soirées, à la radio. Monsieur X est le plus connu des inconnus.
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HEUREUX QUI COMME ULYSSE


Les voyages, dans la jeunesse, c’est bien. Ils ouvrent des horizons, font découvrir des gens, des sociétés, des paysages. Ils permettent de comparer, de réfléchir, de choisir.
Le voyage, dans la vieillesse, ça fatigue, ça fait quitter son chez soi, ses habitudes, ses vieilles pantoufles, son fauteuil, son oreiller, son vis-à-vis, ses bonnes bouteilles. On les remplace par des arrivées, des départs, des salles d’attente, des chambres d’hôtel, des inconnus, des étrangers. On n’était pas là parce qu’il y a 40, 50 ans, on avait comparé, réfléchi et choisi, on n’était pas resté. Tout est plus petit, plus sale, plus bruyant que dans le temps. Les gens sont plus gras, moins souriants, pressés. Davantage de mendiants, de poubelles, de police. Même le sable est moins blanc, les cocotiers plus petits, les glaces trop sucrées, les burgers trop salés. Décidément les voyages forment la jeunesse et dégouttent dans la vieillesse.

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mardi 21 mai 2013

UNE PENSÉE D’ÉPICTÈTE

« Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses elles-mêmes, ce sont les opinions qu'ils en ont. Ainsi, par exemple, la mort on soi n'a rien de terrible, car elle eût paru redoutable même à Socrate. Ce n'est que l'opinion qu'on a de la mort qui la rend si affreuse. »

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PENSÉES DISPARATES

Si je vous disais tout ce que j’ai dû endurer pour en arriver là, vous me croiriez sans peine.
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S’il n’en reste qu’un je serai celui-là et ne comptez pas sur moi pour l’éloge funèbre.

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UNE FÊTE DE FAMILLE AUJOURD’HUI


Aujourd’hui, une fête ne se joue plus en famille. Éclatée, dispersée, disparue, elle réunirait des cousins et des cousines qui ne se connaissent pas, des frères, des sœurs qui existent rarement ou qui sont en voyage, en instance, en partance et trop occupés par ce qu’ils font pour s’intéresser à ceux qui, par moments, ont partagé leur enfance. Le passé est terminé, presque oublié et le temps va trop vite pour s’y éterniser, même celui d’une réunion de famille. De toute façon il n’y a rien à célébrer : que les échecs, les déceptions, les rancunes, les jalousies… Le divorce dans les familles ne sépare pas que les pièces rapportées. L’éloignement, l’indifférence, le silence, l’absence divisent aussi sûrement les pièces d’origine. La fête de famille devient un souvenir ancien où semblaient s’amuser des vagues connaissances qui ne disent plus rien. Elle se survit parfois en réunion de famille où l’on renoue des relations avec des presque inconnus dont on a entendu parler. Certains ont un air de famille. C’est comme un comité d’anciens élèves. On y va par devoir ou curiosité en se jurant que ce sera la dernière fois.
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PENSÉES D’ANONYMUSE

- Si les os étaient durs comme la pierre, la terre serait un ossuaire.
- Quel homme ! Quel talent, quelle allonge : avec un pied-à-terre à Paris et l’autre à Tokyo il fait le grand écart.
- Susceptible comme il est, le temps de se retourner, il était parti. Il n’a pas aimé qu’on le regarde de dos.
- La pluie n’est plus ce qu’elle était. Il pleut depuis 40 jours et 40 nuits et toujours pas le déluge.
- Par respect pour les trépassés qui depuis si longtemps ont laissé dans la terre leurs os si fragiles, on devrait la fouler comme si on marchait sur des œufs.
- Le temps passé dans la salle d’attente entre le départ et le décollage est aussi utile au voyageur que celui qu’il passe à regarder le paysage entre l’atterrissage et la salle d’attente où il attend… etc., etc.
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UNE PENSÉE DE TITINE

On se simplifie beaucoup la vie en ne croyant à rien. Ça évite de douter de tout.
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UN DISCOURS DE REMERCIEMENTS

Mesdames, messieurs,
Je serai bref et je commencerai mon discours par la fin. Merci.

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