Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 15 septembre 2024

LES CHANGEMENTS

Pour mieux voir, je change mes lunettes.

Pour mieux marcher, je change de chaussures.

Pour mieux manger, je change de restaurant.

Pour mieux vivre, je change de métier, de ville, de pays, de continent, de religion, de philosophie, de politique, de modèle, d'habitudes.

Donc pour que les choses aillent mieux, il faut changer mais comme il est impossible de faire du neuf avec du vieux même si Barnier veut nous faire croire le contraire après des millions d'autres, nous sommes incapables, par essence et définitivement d'opérer un changement authentique, celui qui se passerait en nous mêmes, dans le mental, le moral, l'esprit, la conscience. l'intelligence. La raison? demandez-vous anxieux: ce global est dirigé par notre inconscient qui échappe à notre contrôle et, semble-t-il, refuse obstinément de changer pour le mieux, le pire étant son domaine de prédilection.

LE CYNIQUE SE POSE UNE QUESTION

Comment font tous ces gens qui n'ont pas mon heureux caractère et qui, au contraire, se retrouvent dotés par une cruelle fantaisie du sort  d'un caractère comme le vôtre? Je ne détaillerais pas toutes les qualités qui m'ont été attribuées pour ne pas augmenter votre jalousie et je ne détaillerais pas chacun de vos multiples défauts pour ne pas diminuer davantage l'amitié que vous me portez. Je comprends votre désir mimétique de me ressembler et, à votre place, mes sentiments seraient les mêmes car, pour une fois, j'ai eu de la chance.

samedi 14 septembre 2024

L'avenir n'est que l'actualisation d'une anticipation qui lui donne son caractère prévisible.
Ce n'est ni par vanité, ni par charité, ni par égotisme, que je me place le premier sur la liste des personnes que je juge importantes, mais par nécessité. J'ai besoin de ma présence parmi elles car je serais le premier à pâtir de mon absence. Vous comprenez maintenant la raison de cette préférence.

UNE LEÇON INAUGURALE ET TERMINALE

Pour vivre sagement, raisonnablement, logiquement, il faudrait pratiquer la sagesse antique et s'inspirer des stoïciens, des épicuriens, des cyniques, des sceptiques, de Protagoras, des platoniciens, des aristotéliciens. La logique moderne qui nous vient de Descartes, de Spinoza, de Kant, de Nietzsche, de Camus et d'autres n'a pas, selon moi qui les connaît peu, la simplicité, l'évidence, la profondeur, l'intérêt, la vérité du message d'Épictète, d'Épicure, d'Antisthène,de Pyrrhus, de Platon, d'Aristote qui nous apprennent la maîtrise de soi, l'acceptation de la fatalité et l'inutilité de s'y opposer,  l'indifférence à ce qui n'est pas de notre fait, que le bonheur passe par la vertu, la simplicité, le refus des conventions, l'auto-suffisance, que le monde des idées est celui que nous devons atteindre par la vertu et la connaissance,  que le but doit être le juste milieu où se situe le bonheur. 

Le message de ces maîtres à vivre n' a pas vieilli et il est facile à entendre et à comprendre. Il n'est pas besoin d'être agrégé de philosophie. Cependant peu le connaissent car l'éducation nationale et celle privée les censure car ils contredisent la doxa officielle héritée des pères de l'église qui doit sa domination à l'éradication de ces penseurs gréco-romains. Elle a remplacé leur enseignement par des bons sentiments, des spéculations imaginaires, des théories créationnistes d'origine biblique et une liturgie saint sulpicienne, dont la grandeur tient au bruit des grandes orgues.

Un peu de curiosité et de bon sens fait vivre sainement et intelligemment dans la recherche de l'ataraxie et de l'eudaimonia et atteindre la félicité située au bout du chemin de Cébès. Il suffit d'appliquer sereinement les règles du premier paragraphe. CQFD.

vendredi 13 septembre 2024

Les campagnards comme moi jalousent les citadins comme vous qui baignez dans le luxe, le confort, la sécurité alors que nous sommes condamnés à la rusticité, à l'inconfort, aux dangers. Les habitants des grandes villes ont le privilège unique de passer leurs jours heureux dans une ambiance de chaude camaraderie, en compagnie de gens bienveillants ne songeant qu'au bien commun, à l'abri des dangers potentiels grâce à la diligence inquiète d'une administration faisant de la prévention son souci primordial. On comprend la satisfaction générale. 

La comparaison avec le sort de nous autres, les exilés de l'intérieur relégués au fin fond des terroirs, loin des villes lumineuses, dans l'obscurité culturelle de la campagne profonde est cruelle et affligerait une âme insensible. Nous sommes livrés, sans défenses naturelles, aux exactions d'une flore sauvage et d'une faune féroce. L'une et l'autre nous considèrent comme des intrus et veulent notre mort. Osons le dire n'en déplaise aux bobos qui, le dimanche et les jours fériés, viennent nous visiter comme si nous étions des bêtes curieuses. Ils ne connaîtront jamais notre calvaire eux qui vivent dans un monde enchanté. Le  silence des rues et des boulevards est remplacé par la stridence des criquets, le hululement des chouettes, la cacophonie de la basse-cour, l'aboiement des chiens et des chevreuils, le brâme du cerf, les grognement des cochons, le miaulement du chat, le chant des oiseaux, le bêlement de agneaux pascaux, les mugissements des vaches et le rugissement des toros bravos. Nous ne parlerons pas pour ne pas vous faire pleurer, du vacarme des tracteurs, des moissonneuses batteuses ensileuses, des tronçonneuses et des débrousailleuses. Ils font des marteaux piqueurs une douce mélopée. Les agressions acoustiques passent, inaperçues, quand elles ne sont pas relayées par les attaques massives d'une engeance qui en veut à notre peau. Il y a les escadrilles de frelons de toutes les nationalités, de guêpes, d'abeilles, de mouches, de moustiques qui attaquent à toutes les heures du jour et de la nuit pour nous saigner, nous coller des boutons, des démangeaisons et nous empêcher de dormir pour nous réparer des travaux forcés du jour. Sournoises, les tiques comme les vipères attaquent en silence, furtives. La flore est encore plus toxique et en veut à notre vie. Les épines noires, les ronces, les orties, les champignons plus vénéneux les uns que les autres, les baies, les feuilles, les fruits, les racines empoissonnés foisonnent, se rendent appétissantes et envoient directement au cimetière. 

Prisonniers de nos contraintes, de nos astreintes, de nos coutumes, de nos habitudes, nous n'avons même pas le courage d'aller saluer, remercier, embrasser les charitables citadins qui abandonnent le temps d'une fin de semaine leur cité radieuse pour nous régaler d'un concert en plein champ de maïs ou de tournesols par une rave-party d'antologie au rythme grave et binaire d'une musique puissante qui fait vibrer notre nostalgie de ne pas partager  le reste de leur  vie.

LE CYNIQUE EST IMPATIENT, VOUS ALLEZ LE COMPRENDRE ET APPRÉCIER COMME IL SE DOIT

Réhabilitons la mort, pour qu'on en finisse avec son exécrable réputation qui sème la consternation dans les foyers à sa seule évocation. Elle la doit à la clique infame de tous ceux qui s'engraissent sur la peur voisine de l'horreur qu'elle fait naître chez ceux qui ont foi dans leurs sornettes. Encore une fois nous retrouvons aux manettes les fous de Dieu, ces illuminés hallucinés qui croient leur imagination qui leur prédit une éternité en enfer s'ils n'ont pas obéi aux dogmes qu'ils ont inventés en plein délire. Accessoirement ils en tirent quelques bénéfices qui leur permet de gouverner, d'habiter des palais épiscopaux, de manger et bien vivre aux crochets des pauvres fidèles crédules et très stupides. À côté, complice, il y a l'industrie de la santé dévouée à la faire reculer pour mieux en profiter. Elle va du médecin au pharmacien en passant par l'ambulancier, le garde-malade, l'employée de la SS, le fabriquant de seringues et de microscopes et de médicaments en tout genre.

Chantons plutôt ses louanges et remercions-la de nous faire quitter une vallée de larmes, un monde sinistre, une vie remplie de cris, de larmes, de sang, de guerres. Elle nous libère d'une société d'irresponsables, de criminels, d'assassins, de fous et de folles, de voyous, de voleurs, de politiciens, d'escrocs, de profiteurs. On échappe aux guerres, aux chasseurs, aux cyclones, aux typhons, aux glissements de terrains, aux éruptions, aux inondations, aux incendies, à la faim, à la soif, à la dysenterie, aux épidémies, aux mouroirs, aux soins palliatifs, au téléphone, aux accidents, aux scènes de ménage, aux rages de dent, aux cauchemars, aux impôts, aux discours, aux sermons, aux serments. En échange, on accède à un oasis de paix, de tranquillité, au nirvana, à l'eutaraxie, à l'eudemonia, à tout ce que la vie ne nous avait jamais permis d'atteindre. Vous ne trouvez pas qu'avec tout ça on peut s'exclamer "plus belle la mort?". 

PS: vous dites "oui" dans votre for intérieur sans l'avouer à haute voix et  vous n'avez pas honte. Bravo, vous êtes sur la bonne voie...

POURQUOI LE CYNIQUE REMERCIE CEUX QU'IL NE CONNAÎT PAS

 Soyez sympa, ayez un geste de gratitude envers ceux qui vous font l'honneur de ne pas vous connaître et ne figurent pas dans votre carnet d'adresses. Ils vous épargnent tellement de désagréments avec des pertes de temps et d'argent en économisant des coups de téléphone, des invitations aux mariages, aux divorces, aux baptêmes, aux enterrements et l'obligation du renvoi d'ascenseur. Les cadeaux, les cartes de vœux pour le premier de l'an et les anniversaires sont évités comme les tonnes de confidences insipides, les jérémiades imbéciles, les conneries habituelles, etc.. Certes, ils vous privent du plaisir de les abreuver de sarcasmes ironiques, de vérités déplaisantes dérangeantes, de les rendre jaloux de vos exploits, de vos succès, de vos faits d'armes. Vous ne les verrez pas s'esbaudir, s'esclaffer, applaudir, s'horrifier en vous écoutant pérorer et je comprends votre amertume mais cette insatisfaction est mineure face à l'immense satisfaction de garder pour vous tout ce potentiel de plaisirs. Savoir qu'ils ne les partageront pas en ajoute une couche.

jeudi 12 septembre 2024

DE TOUT UN PEU

L'oubli est un vide intérieur rempli de souvenirs disparus.
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La profondeur de la pensée dépend de sa hauteur.
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Le pluriel occupe davantage de place que le singulier dans la phrase. 
A et 1 doivent à leur première place une position dominante dans les ordres alphabétique et numérique.

ABC CONTRE XYZ

x, y et z occupent 5 pages dans mon dictionnaire tandis que a,b,c en réquisitionnent 398. Le peu de mots qui commencent par celles-là contrastent avec la pléthore de ceux qui s'introduisnt par celles-ci. L'abc est certes une priorité en toute chose et une sonorité plus harmonieuse, une facilité buccale et linguale à les prononcer sont des atouts indéniable mais la débâcle des autres et le triomphe des uns sont surtout dus au prestige de se trouver dans  les premières pages du dico que les dernières. On ne parle jamais de l'orgueil des mots (ils peuvent être durs), crainte de représailles ???

LES TROIS B VERSUS MML

La sainte trinité du bon, du bien et du beau ne mérite pas toujours notre adoration car elle a un côté satanique jamais évoqué. M'étant libéré de mon devoir de réserve pour vous éduquer, je vous fait remarquer quelques vérités qui, apparemment, ne sont pas bonnes et que la bonté, cousine de la pitié est, comme elle, dangereuse, que l'abus du bon a de mauvaises conséquences (sel pour l'hypertendu, sucre pour le diabétique), que le beau est relatif et peut être laid. La capacité de ce trio célèbre à  devenir diabolique doit vous rendre prudent dans l'appréciation de vos sensations et de vos sentiments. Il peut être raisonnable de s'en inspirer pour penser le contraire.  

mercredi 11 septembre 2024

Le temps est l'ennemi de la vie. Il l'use patiemment, obstinément, sans une pause-café. On n'a pas la même résilience, trop occupés à survivre durant les quelques décennies qu'il nous prête à titre précaire pour essayer de ne pas mourir de faim, de froid, de chaud, d'ennui. Lui, il a l'éternité devant lui après l'avoir eu derrière. 

LE DROIT AUX ERREURS

Tout le monde peut se tromper, même le pape qui se croit infaillible se trompe chaque fois qu'il ouvre la bouche mais, la bêtise n'ayant pas de limite, certains réclament que le droit à l'erreur devienne une grande cause nationale comme le droit à l'eau, à la fibre optique, à l'éducation, à l'accès aux soins palliatifs et dentaires et soit inscrit dans la Constitution comme le droit du sol, à l'avortement, à la liberté de bien ou de mal penser.

Comme l'a dit aussitôt le premier homme à avoir eu vent de la demande, ce sera un grand bond en arrière pour l'humanité. Le droit nouveau entérinera la reconnaissance officielle de l'erreur comme un facteur de perte, de déclin et autorisera la fabrication à plus grande échelle des catastrophes artificielles, des cataclysmes préfabriqués en série et des désastres prévisibles, les responsables privilégiant toujours l'erreur fatale aux vénielles.. 

PS: vous trouverez une autre façon d'aborder l'erreur avec E comme Erreur, une délicate pochade sur le sujet inépuisable faite il y a des lustres dans mon dico sans queue ni tête, un journal resté intime...
L'homme et la femme ne valent pas cher dans leur entier. Il et elle ont un esprit d'idiot du village. Dès que l'on veut qu'ils cessent de tenir des conversations insipides, d'écrire des insanités et regarder des imbécilités et sortir de la trivialité pour penser intelligemment, s'intéresser à des problèmes stimulants tels que d'où viens-je, qui suis-je, où vais-je?, ils vous regardent sans comprendre, la mine interrogative. Leur corps a, lui, une attitude d'esclave et ne sait qu'obéir aux ordres de manger, de boire, de dormir, de respirer, de pisser etc..

Vous comprenez ma frustration comme je comprends la vôtre, nous qui rêvons de transcendance, de beauté absolue, d'envolées lyriques et aimerions voler, respirer sous l'eau, léviter, avoir un corps parfait n'ayant besoin et ne voulant rien. Nous sommes bien ce que nous pensons: une GROSSE ET BELLE erreur de la nature.
Pour dormir, il faut fermer les yeux, ne penser à rien et ne pas se réveiller.

LA CONFIANCE

Le manque de confiance dans les autres est une preuve de sagesse, une mesure de sauvegarde, un reflexe salutaire. Il s'acquiert à l'âge de raison  et se renforcera jusqu'à atteindre son maximum le jour de la mort. On a la confirmation ce jour là qu'on ne pouvait pas faire confiance à la vie.

Avant, on l'expérimente en permanence car les jours sont remplis de trahisons, de faux-semblants, de mensonges, de croche-pieds, de coups foireux, de fausses promesses, de discours politiciens et des sermons  de faux prophètes. 

S'en protéger pour ne pas en souffrir et parfois périr est un devoir moral et vital. Mais et le mais est d'importance : nous sommes de la même espèce que les autres et la question se pose :"pouvons-nous nous faire confiance?". La réponse est non, le doute n'est même pas permis. Nous accumulons trop de preuves que nous ne valons pas plus que les voisins. Nous devrions pourtant pouvoir compter sur nous et profiter de notre intimité pour respecter nos intérêts, réfléchir avant de sauter le pas et se marier, faire des enfants, divorcer, se droguer, se tuer au travail, monter dans un Boeing 777, aller promener son caniche la nuit au bois de Boulogne, descendre le couloir d'avalanche, surfer une vague scélérate, manger trop ou trop salé, trop sucré, trop gras, etc.....

La sentence est sans appel: la confiance brille par son absence.

mardi 10 septembre 2024

QUI L'EÛT CRU ?

L'appétit dévorant de ma chatte pour les souris grises, le goût immodéré de mes chiens pour le bourguignon bien rouge, ma préférence pour le chocolat noir sur le blanc prouve que  la couleur guide nos choix gastronomiques. 

LE CONSEIL

Ne perdez pas votre temps à essayer d'intéresser quelqu'un qui ne s'intéresse pas à vous. Il a d'excellentes raisons que vous devez partager:

- soit il ne vous aime pas et vous êtes l'incarnation de l'infâme. Le cas est fréquent.

- soit il vous trouve sans intérêt et le sien est ailleurs. Le cas n'est pas rare.

- soit vous l'intéressez mais ses intérêts primordiaux, essentiels, prioritaires ne lui permettent pas de s'intéresser aux vôtres. Le cas est compréhensif .

Il n'y a donc pas que de mauvaises raisons puisqu'il y en a une de bonne.

LA VIE DU COMÉDIEN

On s'étonne que les acteurs et les comédiens aiment se raconter en étalant leur vie privée. Cet exhibitionnisme n'est qu'une manifestation de leur vocation d'artiste qui les rend incapables de dissocier la scène des coulisses. Prisonniers de leur métier, ils n'ont pas de double vie  comme les autres mais un seul rôle joué pour le public.