Malgré tous leurs règlements, leurs décrets, leurs arrêtés, leurs ordonnances, on arrive à vivre tranquille, à son rythme, à faire à peu près ce que l'on veut, dans une semi-liberté surveillée. Mais quitter les lieux devenus insalubles, tirer sa révérence avec élégance, comme on a vécu est devenu difficile et impossible pour beaucoup car, à ce moment, ils ne les laissent pas tranquilles et vont leur compliquer la mort, le coma ne permettant pas la direction des opérations. Des préposés s'emparent du corps qui palpite encore et vont appliquer le protocole inscrit dans les recommandations émises par une autorité supérieure. La totale va y passer et il aura droit à une intubation qui s'accompagnera d'aspirations si le personnel est au complet (rarement), des perfusions, une sonde dans les orifices pour l'évacution et l'alimentation. Cette usine à gaz fait les trois huit. Le coût quotidien est pharaonique et suffirait à faire vivre une famille nombreuse pendant un mois. Mais la loi fait le règlement et une escouade de soignants va se relayer pour maintenir en état de vie ralentie, un jour de plus, un inconscient qui, s'il savait ce qu'ils lui font, se sauverait en criant "à l'assassin". Mais il n'est pas ingrat, il sait qu'il doit survivre pour qu'eux puissent toucher un salaire et continuer de vivre.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire