Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
samedi 6 janvier 2018
vendredi 5 janvier 2018
LE SEUL RÉGIME QUI MARCHE
Pour calmer sa fringale frénétique, le boulimique doit lire Frédéric Lenoir et son formidable livre LE MIRACLE SPINOZA. Il y trouvera la recette après laquelle il court depuis si longtemps.
Il y apprendra que le plaisir qu'il recherche et trouve en se gavant de cochonneries - qui sont aussi des saloperies, qui lui détruisent son cœur, son foie et ses reins - n'est pas unique et qu'il peut éprouver, à la seule condition de les rechercher, avec en prime, la disparition de sa silhouette éléphantiasique, des plaisirs encore plus grands.
Je m'adresse maintenant à vous. Même avec votre volonté lilliputienne, le transfert est possible dès lors que l'Alzheimer n'a pas encore frappé. Le risque est faible à votre âge non canonique. En admettant que Spinoza vous ait convaincu et que vous soyez décidé à opérer le changement, je vous offre quelques pistes à emprunter si l'envie se confirme.
La solution la plus glamour est celle qui vous rendra plus intelligent. Elle n'a que des avantages - c'est pourquoi je la mets en pôle position -. Dans le même temps où vous vous allégerez autour de la taille, vos cases vides se rempliront. Pour ce faire, il vous suffit de remplacer les pizzas et les king burgers par des nourritures spirituelles que vous trouverez:
- dans les livres qui sont sur les rayons des librairies (les libraires vous conseilleront).
- en écoutant de la belle musique en allant aux concerts, chez les disquaires.
Cerise sur le gâteau que vous ne mangerez pas, le temps que vous passerez à lire, à applaudir les musiciens, vous révélera peut-être le plaisir d'écrire ou de jouer du piano.
D'autres options sont disponibles. Je vous suggère, si la place n'est pas prise:
- de tomber amoureux de la plus belle fille du monde ou du quartier. Pour avoir une chance d'être prisé, puis adulé, il faudra que vous deveniez l'homme de ses rêves, elle qui soupire devant la photo de BRAD PITT et certainement pas devant le pachyderme que vous êtes devenu.
- si vous êtes une grosse dondon, tomber amoureuse d'un adonis. Il ne succombera à votre siège que si vous pouvez concurrencer la dernière égérie de Chanel.
Votre obsession à tous les deux ne doit plus être de vous empiffrer, mais de retrouver la forme et les formes de celle et de celui que vous voulez harponner.
En devenant le longiligne ou la curviligne de vos fantasmes, vous deviendrez un objet de désir, de convoitise et votre attention sera de ne pas vous faire avaler .
Si vous ne vous sentez pas d'appétit pour la littérature ni pour les do ré mi , si votre cœur est déjà pris, vous commencez à m'énerver et j'ai bien envie de vous laisser retomber dans votre mauvaise soupe. Parce que c'est moi et parce que c'est vous, je fais un dernier effort pour vous convaincre et je m'adresse à votre esprit de contradiction . C'est lui qui vous a fait devenir ce que vous êtes en ne suivant aucun des conseils que votre bon sens et les médecins ne vous ont pas épargnés et que vous n'avez jamais suivis plus de deux heures. Je vous demande de réaliser un exploit impossible, surtout pour une personne de votre qualité (qui a montré jusqu'à présent qu'elle n'était bonne qu'à pas grand chose, pour ne pas dire à rien).
Vous pourriez ainsi, par ordre croissant de difficulté:
- préparer le marathon de Paris;
- vous entraîner à une traversée de la Manche à la nage;
- remonter la Loire en pédalo de Nantes au Mont Gerbier des Joncs;
- traverser le pôle nord en vélo-ski ou le Sahara en patins à sable,
- faire Paris- Marseille en poussant une voiture.
Les autres possibilités sont sur demande avec un timbre pour la réponse.
JE ME CONTENTE COMME JE PEUX
Il me suffit d'imaginer celui que j'aurais été si j'avais eu les qualités qui me manquent pour être fier de moi.
IL FALLAIT LE DIRE
Vous ne trouverez pas de faits plus patents que ceux qui sont déjà arrivés.
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Le crime ne ne paie pas, sauf pour le tueur à gages.
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jeudi 4 janvier 2018
LE SOMMEIL DU JUSTE
Le juste dort d'un sommeil calme
et profond, dit-on. C'est un bonheur dont ne jouit pas la pléthore d'insomniaques qui
gémissent durant leur nuit blanche. Pour essayer de retrouver rêves
et cauchemars, ils se jettent dans les bras d'une industrie juteuse qui leur promet beaucoup, leur coûte cher et n'y peut rien.
La raison de cet éveil permanent est pourtant simple. Ils ont été les acteurs d'un procès où ils se sont mis au banc des accusés et s'y sont eux-même condamnés à ne pas dormir : ils se sont rendu justice.
Ils sont trop inconscients pour interroger leur conscience et découvrir la raison de ce verdict. Ils le devraient car ils ne trouveront pas leur délivrance dans les benzos, les herbes de perlimpinpin, l'hypnose, l'imposition des mains etc... Ils doivent seulement redevenir les justes qu'ils ont été naguère et, pour cela, expier les injustices dont ils se sont rendus coupables envers eux-même et réparer celles qu'ils ont commises contre les autres, Tout cela n'est possible que si, bien sûr, ils ne sont pas amnésiques.
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mercredi 3 janvier 2018
DÉCEPTION
La vie est pleine de
déceptions. Il y a d'abord toutes celles que les autres nous infligent avec
leurs mesquineries, leurs mensonges, leur paresse, leur hypocrisie, leur
égoïsme, etc., etc. Heureusement ce sont des intermittents de notre vie, ils
sont de passage et vite oubliés.
Les déceptions qui comptent,
qui nous empoisonnent sont innombrables, ineffaçables, incurables. Elles nous
accablent en permanence, elles sont chevillées à notre corps, nous sommes
inséparables, ce sont les nôtres, riches de nos regrets, erreurs, faiblesses, fiascos, peurs, angoisses, névroses, lâchetés, mensonges, etc., etc.
Il n'y a que les défauts des
autres qui nous soulagent un peu de nos propres déceptions.
CONFIANCE
Avons-nous raison d'avoir confiance en nous? La réponse devrait
être facile puisque l'on est le mieux placé pour répondre. Il devrait suffire
de s'interroger in petto et de se demander si l'on sait:
- garder son sang
froid, le silence, ses distances,
- tenir bon, parole,
- rembourser une dette,
- ne pas trahir un secret,
- ne pas parler à la légère
et, surtout:
- obéir aux ordres
que l'on se donne.
Cette inquisition intime n'est
pas facile. Elle l'est seulement pour les menteurs.
CAPITO ?
Quand on ajoute au moins que l'on puisse dire le plus que l'on n' ose pas dire, on obtient un total à valeur négative qui vaut autant que le discours que personne ne pourra entendre compte tenu des bruits qui courent et du silence qui peine à s'installer.
mardi 2 janvier 2018
CHANCEUX
Il n'avait eu dans ses débuts que des broutilles: la varicelle, la rougeole, la rubéole, des caries, de l'acné. Il échappa à la méningite, à l'encéphalite mais pas à l'appendicite. Plus tard, il évita une cholécystite, une pancréatite, une péritonite, une néphrite mais se paya quelques colites et une ou deux cystites. Il n'eut pas à subir un ictus , un infarctus, un sarcome, une leucose.
Dans la vie courante, il eut aussi de la chance. Il passa outre le chômage, les faillites, les huissiers, les chutes d'escaliers, les sorties de route, les avalanches Il n'eut que des pannes ordinaires: des lombalgies, des névralgies, des inondations, un ou deux divorces à l'amiable, une dépression, pas d'anorexie ni de boulimie. Sa fin fut tranquille: à la maison, loin des soins palliatifs, entouré de l'affection de ceux qui l'aimaient encore un peu et de ceux qui ne le haïssaient pas trop. Une belle mort pour une belle vie, en somme .
QUESTION TERMINALE
Sur son lit de mort, en pleine agonie, il se posait cette dernière question: "tout ce bruit, toute cette fureur, pour en arriver là?"
lundi 1 janvier 2018
ORGUEILLEUX
Parce que le premier janvier occupe la une de la première page de l'agenda, il se croit le jour le plus important de l'année.
CONTRASTE
L'optimiste se rit des malheurs qui lui arrivent, le pessimiste se plaint des malheurs qui ne lui arrivent pas.
APPLAUDISSEMENTS
Ce qu'il y a de bien avec les applaudissements, c'est qu'ils commencent et de triste, c'est qu'ils finissent.
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