- L’anglais a de l’humour, le français des humeurs.
- L’espagnol a les boules, les italiens le pape.
- Le belge a la frite, le landais un fromage.
- Le grec a mal, l’allemand sa revanche.
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
samedi 20 avril 2013
À CHACUN SON AVOIR
PENSÉES D’ANONYMUS
- C’est fou, plus fidèle que mon chien, mon mobile me suit partout.
- Moi, je prends mon vélo uniquement pour descendre les côtes.
- Je dors mieux depuis que je m’entraîne en faisant la sieste.
- Je boirais bien à votre santé si j’étais sûr que ça ne nuirait pas à la mienne.
CORRESPONDANCE
Cher Chat,
À si bien se comprendre, on était faits pour ne pas se
rencontrer.
De Titine à son TinTin de Bruxelles
vendredi 19 avril 2013
LA QUESTION DU JOUR
Où a-t-il pu bien disparaître ? Ils n’en ont pas voulu
au Paradis, au Purgatoire, pas même en Enfer.
Jamais content, d’accord sur rien, ruant dans les brancards,
insolent, il était civilement, religieusement, socialement, politiquement
incorrect. Ça lui pendait au nez. Est-il dans les limbes, lui, qui avait refusé
le baptême à sa naissance ?
___________
LE FAIT DU JOUR
Impayable, ce type. Vous l’auriez vu ce matin se promener
tout agité. « J’ai perdu la tête. Je l’avais il y a cinq minutes, qui me
la rendra ? Que personne ne sorte ». C’était une forte tête. Un jour elle
en a eu marre. C’était ce matin – elle s’est barrée. On la comprend.
DANS LA SÉRIE IL N’AURAIT PAS FALLU LES DÉCONGELER
Tout avait bien commencé pour lui. Né dans une belle
famille, il avait reçu une bonne éducation, eu une enfance heureuse, été dans
une grande école. Il fit une brillante carrière avec une première élection et un
premier mandat. On se demande quand tout a commencé : est-ce à sa première
cigarette, sa deuxième saoulerie, son accident, sa première relation, son
troisième mariage, son 6ème enfant, son premier non-lieu, sa
première démission ? Mais, au début du deuxième mandat, pourquoi a-t-il
appuyé sur le bouton rouge ? La question est en suspens et personne pour
la poser.
__________
Il avait un pouvoir incroyable. Non seulement il la
subjuguait mais il électrisait et enflammait la foule. La dernière fois, hélas,
la chaleur a atteint une telle intensité qu’il y a eu comme une explosion, une
éruption à la façon d’un blast et tout s’est consumé. Pas un seul
survivant !
UNE PENSÉE D’ANONYMUSE
INFERNALE MNÉMÉE
Et si le bonheur ne
tenait qu’à la mémoire et lui était inversement proportionnel… ?
L’évidence était trop éblouissante pour être perçue et vous serez convaincu si
vous prenez la peine de poursuivre.
La démonstration
part de la contemplation d’un poisson rouge dans un bocal. N’importe lequel
fera l’affaire car, pour vous qui êtes observateur, tous les poissons rouges se
ressemblent dès qu’on supprime leurs différences. Les pisciculteurs savent tout
sur le poisson rouge (Carassius auratus). Si vous en
connaissez un (un pisciculteur) et que vous l’interrogez poliment, il vous
apprendra que son stockage de souvenirs dans sa mémoire atteint les trois secondes
en moyenne. À notre échelle – mais qui n’est pas la sienne – gardons cette
remarque en mémoire, on peut dire qu’il oublie l’information aussi vite qu’elle
entre. Cette faculté d’oubli lui facilite beaucoup la vie. Elle explique :
1/ Qu’il ne s’ennuie jamais ;
2/ Qu’il tourne interminablement dans son bocal parce qu’à
chacun des 360 degrés qu’il parcourt sans se lasser il redécouvre un paysage
nouveau, celui qu’il avait oublié dès les 3 secondes passées ;
3/ On comprend pourquoi le poisson route n’est pas un poisson dépressif,
pourquoi il n’y a jamais de suicide chez les poissons rouges. Il faut trouver
le responsable du poisson rouge frétillant ante
mortem sur le tapis du salon non pas dans un saut de la mort suicidaire
mais dans le chat de la maison, même s’il dément en prétendant qu’il a horreur
de l’eau.
4/ En ne vivant que dans le présent, sans passé ni futur, le
poisson ne s’encombre pas de souvenir et n’a aucun projet pour l’avenir. Ne se
rappelant de rien, il n’a peur de rien. Quel sage est plus serein, plus heureux,
plus détaché que le poisson route, quelle méditation est plus transcendantale
que la sienne ? Le poisson rouge est l’exemple à suivre, le cadeau à
donner, la preuve par 9. Dernier conseil : quand vous voyez un poisson
rouge, soyez modeste, inclinez-vous.
Avec une base de départ aussi extrême que le poisson rouge - il
existe peut-être d’autres espèces dont le stockage de la mémoire est encore
plus court. Des recherches sont en cours sur le puceron et il semblerait que
l’on atteigne la nanoseconde, mais les chiffres sont contradictoires. Même
l’horloge atomique manque de précision. - Reprenons, avec une base de départ
aussi extrême que le poisson rouge, il est facile de poursuivre la
démonstration des effets délétères de la mémoire sur le bonheur que procure le
plaisir de vivre en étudiant ce qui se passe quand la capacité mnémonique
augmente.
__________
LA MÉMOIRE À UNE
MINUTE
Elle est très répandue chez les personnes âgées et très
âgées. Le phénomène commence à se faire sentir à 67-68 ans. Il se manifeste par
un oubli quasi-immédiat (chronométré, le temps entre le fait et sa disparition
mnésique oscille entre 35 et 65 secondes). Il a pour substrat un fait anodin
qui vient d’être exécuté et l’interrogation est quasi-immédiate : où sont
les clefs ? A-t-il mis ses gouttes dans les yeux ? A-t-on pris le
comprimé, fermé la porte, etc. Le souvenir s’est envolé avant de s’imprimer.
L’inconfort est véniel, énervant, parfois embêtant. Il fait courir le risque de
surdosage, entraîne des pertes de temps, peut faire manquer le train. Il n’a
pas d’influence mesurable sur la qualité du bonheur, car la mémorisation des
faits antérieurs n’est pas altérée et c’est durant les 20 premières années
qu’ils sont les plus perturbants puisqu’ils concentrent tous les souvenirs de
la crise de l’adolescence, période charnière qui conditionne la suite des
évènements et explique tous les ressorts de la tragédie qui fera le reste de la
vie.
______
LA MÉMOIRE À UNE HEURE
C’est l’apanage de la linotte (linotte : petit passereau
siffleur amateur de linette – graine de lin – brun sur le dos, rouge sur la
poitrine pour le mâle au printemps, amateur des cimetières forestiers).
Ce sympathique oiseau a une mémoire à court terme de soixante
minutes. Elle n’en souffre pas ni les oisillons car ses allers-retours au nid
n’excèdent pas 5 à 10 minutes. Elle sait donc en permanence où il est et ce
qu’elle doit y faire. L’acquisition du souvenir se passant avant la durée de
l’effacement, lui rend le temps plaisant. Elle n’a pas à se soucier du rappel
des mauvais moments du passé : froid de l’hiver, raréfaction des graines
des végétaux herbacés, infidélités du mari, abandon du nid par les petits, etc.
Bien que très dure, sa vie lui paraît légère, d’où l’emploi qu’on fait de sa
tête.
LA MÉMOIRE À 24
HEURES
La mémoire à 24 heures, je n’en sais rien car je n’en ai pas
trouvée. Votre témoignage m’intéresse.
à suivre
DÉFINITIONS DU MAÎTRE
COMESTIBLE. Bon à manger et facile à digérer : tel est
le cas d’un ver pour un crapaud, d’un crapaud pour un serpent, d’un serpent
pour un porc, d’un porc pour un homme, d’un homme pour un ver.
LOQUACITÉ. Maladie qui rend le patient incapable de tenir sa
langue alors que vous avez envie de parler.
LONGÉVITÉ. Prolongation peu commune de la crainte de la
mort.
(Extrait du Dictionnaire du Diable – Ambrose BIERCE)
jeudi 18 avril 2013
TYPOLOGIE DE L’ORDRE (suite et fin)
3/ L’ordre qui va nous monopoliser ne fait pas partie des précédents ordres vulgaires.
L’ordre n’atteint sa grandeur que dans sa dimension
impérative. C’est quand l’ordre prend la direction du commandement, qu’il donne
force à la loi, entraîne l’action même sans l’adhésion qu’il mérite qu’on y
fasse attention.
À ce moment de la réflexion il sera facile de tomber dans le
piège que tend l’ordre et d’énumérer toutes les variations, les circonstances
où il se met en valeur. C’est fastidieux, on en est victime en
permanence : feux rouges, stops, interdictions. La vie est un tissu
d’ordres que les contre-ordres n’arrivent pas à démêler.
L’ordre qui m’intéresse n’est répertorié nulle part et c’est la raison qui en fait son
mérite. En permanence, il nous anime, nous fait marcher, travailler, manger,
forniquer, bailler, dormir. Toutes nos actions, nos réactions sont, en fait,
soumises à son diktat constant, auquel il est impossible de résister. Les psys l’appellent
« pulsion de vie ». C’est, en fait, un ordre informel qui part de
l’intérieur et commande notre fonctionnement. Malgré mes recherches, je n’ai
pas trouvé le site responsable. Ses défenses sont efficaces et son Q.G. trop
bien caché pour être détectable. On ne peut que constater que ses directives
sont obéies sans discussion.
Des cas de tergiversation – on peut même parler d’opposition
– sont observables. De plus en plus souvent, il y a des menaces de subversion
en interne et les sous-ordres prennent facilement le dessus. L’augmentation de
l’obésité illustre cette dérive préoccupante. L’ordre donné est sans équivoque.
L’homme - la femme un peu plus - est persuadé(e) qu’il (elle) doit moins manger
de cochonnailles, de pizzas, de gâteaux, de MacDo et, quoique convaincu de la
nécessité de maigrir, il passe outre les menaces, les recommandations. Il préfère suivre l’ordre de son estomac qui crie famine et s’empiffre au
risque d’en mourir. La même désobéissance aux ordres de bon sens se rencontre
chez les drogués au tabac, à l’alcool, à la coke, à la vitesse. Ils savent
qu’ils ont tort, qu’ils se font du mal, qu’ils vont en mourir : entre deux
ordres, ils choisissent, malgré eux, le pire.
À l’opposé existe un ordre, mineur chez la plupart qu’il est
facile d’ignorer mais qui, chez certains, devient majeur: la pulsion de mort.
Elle atteint son acmé chez les serial-killers. Ils font des hécatombes à
outrance. Les plus logiques se font justice à eux-mêmes. D’autres, encore plus
nombreux – 10400 en 2010 – se font Hara-kiri, en réponse à une
demande intérieure à laquelle ils n’ont pas la force de résister. Ces suicidés
sont soit des déserteurs qui ne supportent plus les ordres, soit des soldats
héroïques qui exécutent eux-mêmes la sentence.
L’instinct, la morale, l’éducation qui donnent leur ordre
depuis le Q.G. dont nous avons décelé l’existence sans en connaître exactement
l’emplacement, ont chez l’homme (la femme) des destinées variables, des
comportements divers avec des résultats aléatoires. Des individus se font
remarquer parce qu’ils peuvent se suffire à eux-mêmes pour ce qu’on appelle les
actes élémentaires de la vie : se vêtir, se nourrir mais qui n’arrivent
pas à ne pas dépendre des autres pour le reste. Ils leur demandent ce qu’il
faut penser, s’ils veulent bien les faire travailler, comment s’amuser. Ils
sont incapables de décider eux-mêmes de ce qu’ils feront de leur vie. Ils sont
faits pour obéir, recevoir des commandements, des feuilles de route, des fiches
de paie. Ils attendent l’ordre d’autres en action et n’en donnent qu’à
l’injonction. Ils ne sont jamais à leur compte mais employés, à la chaîne. Ils
refusent les directions, les promotions. Ils ne se sentent à leur place que
s’ils sont aux ordres.
À l’inverse – et heureusement pour les précédents- il existe
des surdoués de l’ordre. Les monarques, les empereurs, les chefs d’État, de
gouvernement, d’entreprise, les petits chefs. Leur mission est de donner des ordres,
de veiller à leur exécution. Nuit et surtout jour – leurs ordres se déploient,
se proclament. Agissant au nom de leur ordre intérieur très directif, ils
imposent aux autres leurs décisions avec une autorité qui n’a pas de mal à
s’exercer car à sa discrétion, il y a la foule de ceux qui n’attendent que les
ordres pour s’ébranler, marcher, travailler, vivre leur vie de condamnés à
obéir.
________
LE CONSEIL DU JOUR
Sauf contre-ordre, vous pouvez visiter l’ordre dans le « Dico
Sans Queue ni Tête » : http://dicosansqueuenitete.blog.fr/2013/04/18/o-comme-ordre-15765685/
NOUVELLE RUBRIQUE : CEUX QU’IL N’AURAIT PAS FALLU DÉCONGELER
Je n’ai rien fait, je ne dirai rien. Adressez-vous à
l’autre.
Oui, c’est moi le responsable. Je dirai tout. Il est
innocent. Ce n’est pas de sa faute. Il souffre d’un dédoublement de la
personnalité. Tantôt je suis lui, tantôt il est moi. Là, je suis le dominant.
_________
S’il avait deviné les conséquences du séisme qui allait
suivre les révélations qu’il avait faites sur le scandale que son action
inconsidérée avait provoqué, il se serait, bien naturellement, tu. Mais,
malheureusement, il était aussi incapable de réfléchir avant de parler qu’il l’était
avait d’agir.
___________
LE GESTE UTILE
Le docteur TEMPERANCE, de l’Institut Jefferson, a donné,
récemment un conseil simple, qui a pu vous échapper : avant de tirer la
chasse, n’oubliez pas de rabattre
le couvercle. Cela vous évitera de respirer un aérosol riche en colibacilles,
en stercobiline, en urobiline, en
chymotrypsine et possiblement en œufs d’une douzaine de parasites intestinaux
qui ne demande qu’à se réinstaller et, après le pipi, , un nuage
d’urine.
Si le W.C. est dans la salle de bains, le nébulisât colonise
aussi le verre et la brosse à dents, les serviettes de toilette, etc. Le
cabinet de toilette est vraiment un lieu d’aisance.
DEUX VÉRITÉS DE CIORAN
- On n’est vrai que
dans la mesure où l’on n’est encombré d’aucun talent.
- La conversation n’est féconde qu’entre esprits attachés à
consolider leurs perplexités.
mercredi 17 avril 2013
PENSÉES D’ANONYMUSE
La dernière fois qu’on entre au cimetière c’est comme la
première fois qu’on entre à l’école : une page est tournée.
Les hommes de lettres n’ont pas qu’elles. Ils ont aussi de
la grammaire, de l’orthographe et du vocabulaire. Le métier est plus complexe
qu’il ne le paraît au prime d’abord.
Il faut interdire les cimetières aux vivants. Aimeriez-vous
être piétiné le jour et bousculé la nuit ?
PENSÉES DE TITINE
- Ce qu’il y a de bien dans la fin d’une phrase c’est qu’elle justifie le début.
- Une fois de plus le printemps arrive avec les hirondelles. À se demander si le printemps n’appartient pas aux hirondelles.
- Il y a des souvenirs qui sont des anticorps. Ils protègent des mauvaises rencontres.
À CHACUN SELON SES DÉMÉRITES
Les menteurs, les voleurs, les tricheurs meublent les palais
de justice, les cellules de prison, la salle du Congrès. Tout n’est qu’une
question d’éducation, de fréquentation, d’occupation. Les uns sont jugés, les
autres punis et les plus malins récompensés.
LA RUBRIQUE CYNÉGÉTIQUE
Rendu fou par sa chasse aux araignées, le grand chasseur
blanc se retrouve au sommet de l’armoire, empêtré dans les toiles, piégé par la
poussière. Il se jura, s’il survivait, de ne plus jamais chasser au sommet de
l’armoire.
_______
Étonnez-moi, jeune homme, dit la couguar impatiente de
vérifier si ses souvenirs étaient toujours d’actualité.
_______
TYPOLOGIE DE L’ORDRE (1)
L’ordre occupe beaucoup de place dans le Larousse et c’est
normal, car un dictionnaire sans ordre ne serait pas pris au sérieux. C’est
donc la qualité principale, dont il ne saurait se passer. Comme il fallait s’y
attendre, il vient après « ordonner » et précède
« ordure », le contraste le mettant heureusement en valeur.
Il est temps de faire une typologie de l’ordre pour essayer
de le mettre en valeur et d’arrêter la progression de son contraire.
L’accueil réservé à la typologie des amis m’encourage dans
ce travail difficile. Elle a permis à ceux qui en doutaient encore, que leurs
faux amis étaient les plus nombreux. Débusqués, ils les ont évacuées et peuvent
se consacrer aux deux ou trois vrais(es) qu’ils conservent - pour l’instant-.
La typologie des métiers a également rencontré un succès qui m’a moi-même
étonné. L’ordre des conseillers pédagogiques m’a décerné, en séance plénière,
le titre de docteur honoris causa.
C’est un honneur mérité qui n’a surpris personne. Merci de vous y être
associés.
La typologie de l’ordre répond, elle aussi, à une urgence.
La confusion est totale. Tout est mélangé. Je vais clarifier le débat, éliminer
le superflu, creuser dans l’essentiel.
Trois ordres sont à considérer. Par ordre croissant
d’intérêt :
1/ L’ordre-classement.
Son prototype : le dictionnaire. Les mots se succèdent
de façon monotone en suivant l’ordre de l’alphabet. Des surprises sont
possibles, mais aléatoires. Un exemple a été donné : ordre-ordure. Il y en
a d’autres. Ça peut vous amuser. Ce type de rangement se retrouve dans votre
agenda, dans les bibliothèques. Le plus fameux a été celui qui régnait dans la
grande bibliothèque d’Alexandrie avant qu’elle ne brulât.
Aujourd’hui, certaines essaient de l’égaler - comme la
grande bibliothèque du Congrès ou celle de François Mitterrand - mais, toujours
imitée, jamais égalée, semble-t-il.
L’ordre numérique est également très utilisé mais, manquant
de variété, on ne s’y attardera pas.
2/ L’ordre sociétal ne nous occupera pas longtemps.
Vous les trouverez dans le bottin : Ordre des
architectes, des avocats, des experts comptables, des médecins, des
sages-femmes, etc. Enfin, tous les métiers ayant une tendance au désordre ont
été obligés de se donner un préfet de discipline pour tenter de rester
respectables.
L’instinct grégaire reste une composante de l’organisme
humain. Il continue de se regrouper, héritage du souvenir des grandes
transhumances du début du crétacé quand ils hésitaient encore entre l’ange et
la bête. Il éprouve toujours le besoin -prégnant – de s’attrouper en
ordre : monastique, de la légion d’honneur, de Malte, de la jarretière,
etc. Il s’y ridiculise et nous n’en parlerons pas plus car il n’en sort pas
grandi.
(à suivre)
Inscription à :
Articles (Atom)