Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


lundi 10 mars 2014

VIE À FAÇON

Il y a beaucoup de façons de vivre. On peut vivre :
·         à crédit.
·         au jour le jour
·         à cent à l’heure
·         à Paris, en province 
·         à fond
·         bien ou mal
·         à grandes guides
·         sous goutte-à-goutte
·         sans s’en apercevoir
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi, la meilleure façon de vivre c’est la bonne.


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dimanche 9 mars 2014

C’EST VOUS QUI VOYEZ

Orfèvre en la matière, je vous offre les moyens d’embellir votre vie. Pour vous hisser à votre juste valeur, je mets à votre disposition des dispositifs hauts de gamme, vous offre des prestations haute définition dans un environnement hors du commun.

On vous oublie aussi vite que l’on vous entraperçoit, vous êtes le seul qui vous écoutez et qui êtes content de vous l’entendre dire. Votre charisme est voisin de celui d’un réverbère éteint. Et pourtant, vous aimeriez que le monde sache que vous existez,  vous rêvez d’être questionné, interrogé, sollicité, souffrir d’adulation, n’avoir plus une minute à vous, etc., etc.

,Vous si terne, invisible, inaudible, je peux vous transformer en une Ferrari que l’on contemple, admiratif, envieux.

C’est possible si vous êtes motivé, si votre besoin n’est pas une lubie et le vague regret de n’être pas plus que vous.

Si vous vous investissez à 300% dans le projet, je peux transformer votre fond et votre forme . Ma corde d’orfèvre aurait fait de moi, au Moyen âge, un alchimiste capable de muter le plomb en or.

Ce miracle commence par le plus facile. Je change votre aspect. Aujourd’hui, vous êtes un individu dans la foule, anonyme. Je vous sors du lot commun, vous mets en évidence et fais de vous ce que les autres ne font pas :

-      Ils sont gris, je vous habille en blanc.

-      Ils sont blancs, je vous couvre de noir. Vous allez, maintenant, trancher, sortir du flou général et devenir unique, particulier, original.

-      De près, vous aussi serez différent :

Si vous êtes un homme, vous serez moustachu, mais votre moustache sera énorme, incongrue, obscène. On ne verra qu’elle. Elle alimentera la conversation, choquera, énervera sans que vous ayez un mot à dire.

Si vous êtes une femme, votre tête sera soit rasée avec un tatouage éphémère effrayant soit encapuchonnée par une chevelure extravagante. Le maquillage discret révélera une femme portée autant à l’introspection qu’extravertie.

La vêture sera à l’unisson : interpellante. Pour l’homme, je préconise le look cavalier, fringant, mais à la différence d’un vétéran du Cadre Noir, décontractée, avec du liant dans le jarret.
Pour une femme, je propose: le look George Sand qui impressionnera les âmes romantiques ou le style martien à qui veut se projeter dans l’avenir.

Travestir est facile. Transformer est difficile et il faudra beaucoup apprendre pour changer. Votre base est solide. Elle sera notre point d’appui, une référence constante. Vous le savez : il ne suffit pas d’ouvrir les bras pour qu’on vienne vous embrasser. Le secret est ailleurs, dans le sourire. C’est le début du reste. Comme un Oui ouvre une porte, le sourire vous rend bienveillant, accueillant. Attention, ce n’est pas le "cheese" américain, celui qui n’atteint pas les yeux. C’est un sourire automatique, pavlovien, sans chaleur et qui fait peur. Le nôtre n’est pas commercial, mais sentimental, émotionnel, sincère. Il est global, total. Tout le facial (massif) est en action : les yeux sont écarquillés de bonheur, les lèvres relevées, étonnées avec une concavité supérieure qui fait monter les commissures aussi haut qu’elles le peuvent, les zygomatiques sont contractés à la limite de la crampe. Le front est plissée de joie. De toute votre gestuelle, c’est le sourire qui nous occupera le plus. Il doit être parfait alors que l’actuel est larvé, constipé, atrophié, limite rictus. Je vous lâcherai quand il sera spontané, énorme, convaincant. À lui seul, il vous illuminera.

Vous vous plaignez que personne ne vienne vers vous. En réalité votre solitude n’est que la conséquence de votre attitude : elle montre votre manque d’intérêt pour les autres. Ils vous rendent la pareille. Ils ne vous voient pas parce que vous ne les voyez pas. Ils le devinent à la façon dont vous mettez les mains dans le dos, dans les poches, à ne pas les fixer, à paraître pressé, occupé. Je vous apprendrai à faire le contraire, à agiter les bras, à les prendre à témoin. Ils s’approcheront fascinés et là vous les ferrerez en posant des questions sur ce qui les passionne, c’est-à-dire leur petite personne. Le seul sujet qu’ils connaissent de A à Z. Ils seront intarissables sur ce qu’ils aiment, ce qu’ils veulent, ce qu’ils font. Le choix est sans limite. Adaptez-le à la situation. Je vous rendrai capable d’éprouver de la sympathie – ne parlons pas d’empathie, qui vous rendrait dépendant -. L’effort sera à la mesure de la carence actuelle.

Mon rôle d’orfèvre en la matière sera de vous suggérer l’attitude à prendre, le propos à tenir. Je ne serai pas votre meilleur guide,vous l’êtes déjà. Il vous suffira d’inverser votre réaction. Elle était négative, prenez l’option positive. Elle vous apporte la solution. Vous devez acquérir cette capacité critique . Grace à elle, vous surmonterez ce handicap. Il ne résistera pas à quelques séances musclées qui mettront à l’épreuve votre échelle de valeurs.

La réhabilitation dure trois mois, à raison de deux séances hebdomadaires de trois heures. L’une se fait en interne avec initiation à la psychologie comportementale , simulation en grandeur naturelle et quelques crises de nerfs, de pleurs, de rires. La deuxième se passe en extérieur avec passage à l’acte, en condition réelle avec improvisation et mise en application des connaissances théoriques. Cette confrontation me permet aussi de montrer l’exemple d’une bonne pratique. Cela encourage l’élève à persévérer pour atteindre mon degré d’excellence.

Le test final se passe lors d’un vernissage dans une galerie de Saint Germain des Près. Il réunit des bobos, de faux-intellectuels, des  blasés professionnels difficiles à étonner car revenus de tout et ne s’intéressant à personne. Réussir dans ce milieu frelaté une percée significative est la preuve que le challenge a été gagné.

Le postulant arrive, habillé et maquillé de façon étonnante, un sourire fait étinceler tout le visage disponible. Il doit en 30 minutes chrono focaliser l’attention, devenir le centre d’intérêt des invités et magnanime s’empresser auprès de l’artiste un instant délaissé, le féliciter, l’encourager, se faire offrir une toile et repartir, tel un ouragan, laissant derrière lui une foule extatique, des regrets, des soupirs, de l’admiration, des interrogations et plein d’invitations.

L’examen de clôture est infaillible. Dans les rares cas où il n’a pas été concluant, une petite mise au point suffit à corriger l’erreur et l’épreuve de rattrapage est toujours couronnée de succès.

Je préconise, dans une deuxième étape, un retour à la normalité de l’habitus. Il est progressif, la moustache se raccourcit graduellement, la chevelure perd de sa luxuriance ou se remet à pousser. Il se fait au fur et à mesure que la confiance prend le dessus et que la vie cesse d’être jouée. Je ne veux pas que ma clientèle devienne des clones de Dali, de Mathieu, de BHL ou du Mahatma Gandhi. L’exubérance peut se passer d’extravagance. Elle doit être contrôlée, intérieure, sans béquille. Il vous restera à gérer votre succès, votre popularité, à être plébiscité, à devenir le sauveur de la patrie, le recours universel.

C’est vous qui voyez…

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vendredi 7 mars 2014

UNE QUESTION INTÉRESSANTE

L’écart entre l’excès et le suffisant égale-t-il la différence qu’il y a entre l’insuffisant et le suffisant ?

Une réponse positive permettrait de régler sans frais le fossé qui existe entre un riche et un pauvre, ne croyez-vous pas ?


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CONVERSATION POSITIVE

-      « Vous aimez passer du coq à l’âne ».
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-      « Oui, on en dit plus que quand on parle pour ne rien dire à propos de tout ».
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-      « Là, vous tombez de Charybde en Scylla ».
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-      « Je fais ce que je veux. Et votre conversation commence à m’énerver. Seul le silence est éloquent et je me méfie des bavards comme vous qui ne croient pas un mot de ce qu’ils disent ».

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L’AMI COMMUN

-      « Vous me remettez ? »

-      « ??? »
-      « Rappelez-vous, nous avons déjeuné deux fois ensemble autour de notre ami commun ».
-      « Vous êtes sûr ? car moi, je n’ai pas d’ami commun. Tous mes amis sont hors du commun ».
-      « Ah, bon, vous avez raison. Notre ami commun est extraordinaire. L’adjectif ne lui rendait pas justice. Figurez-vous qu’actuellement il est parti sur les traces de Christophe Colomb et qu’il se prépare à aborder les Amériques ».
-     « Oui, maintenant, je me souviens de lui. Vous ne m’étonnez-pas : par définition, tous mes amis sont des exceptions. Il y a le premier cercle, très prisé, très fermé, très serré. Il est réservé aux académiciens, aux Nobel et aux quelques illustres qui entreront dans un siècle ou deux au Panthéon.
Mon deuxième cercle est élargi à la dimension d’une circonférence respectable. Il contient mes collègues universitaires galonnés, des musiciens reconnus, des hommes de lettres respectés et quelques peintres dignes d’un musée national. J’aime discuter avec eux de leur mérite, de leur art et suis toujours prêt à préfacer une œuvre, à arbitrer un débat ou organiser un colloque.
Le troisième cercle est du domaine de la relation utile. Elle me sert à réparer la voiture, faire les courses, expédier les affaires courantes et avoir un confort domestique.
Vous voyez qu’un ami trouve facilement sa place dans mon réseau. Il est ouvert à tous, dès lors qu’on le mérite.
Très content, monsieur, de vous avoir revu et reconnu et vous pourrez féliciter notre ami commun de l’excellence de son choix ».


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jeudi 6 mars 2014

L’AGENCE TOUS RISQUES PROPOSE :

Commando d’élite (chiens de guerre : sélection de bérets verts, de S.A.S., de Gurkhas, de légionnaires.) surentraîné, suréquipé. Références sur demande . Spécialisé dans :
-      Libération , prises d’otages
-      Assistance coup d’état, putsch
-      Entraînement guérilleros
-      Sécurisation convois militaires
Disponible sous huitaine ( fin de l’affaire en cours)
Discrétion assurée, anonymat respecté, succès garanti ou remboursé, prix étudiés (forfait ou frais réels), paiement sécurisé.
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LA BRUTE ET LE TRUAND

Nos deux zéros occupent encore l’actualité comme le 3 décembre 2012 quand cette charge était parue sur AGORAVOX . Ils s’étripaient pour avoir le poste de sheriff.

Ils ont survécu au ridicule et attirent encore l’attention, l’un par des embrouilles, l’autre en essayant d’attirer l’attention par une amitié russe intempestive .

Sans charisme, sans idées, n’inspirant aucune sympathie, ils prennent des postures, mais sans talent, il est difficile de faire plus. Un jour de pénurie,une version allégée de leur portait peut faire diversion ,à défaut de divertir.
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_J'étais réfugié au milieu de la dernière forêt primaire du département, cerné par une prairie sauvage d’amanites phalloïdes, doublée sur les flancs par une haie d’épines noires, quelques essaims d’afro-frelons asiatiques en stand-by et, en ultime rempart, ma garde rapprochée,  Trice et feu-Thor, deux bergers teutons, derniers d’une lignée d’égorgeurs.
- « Ainsi, dis-je, vous avez réussi votre percée et êtes venu interrompre ma sieste »
- «  L’heure est grave, la patrie est en danger. Le parti dominant pris par les affaires courantes n’y peut rien et l’autre, son contrepoids, se déchire, se délabre, s’évanouit. Vous, qui avez remis les pendules à l’heure, le sucre à l’honneur, glorifié le marteau, éradiqué nos peurs, fait du professeur Joyeux un monsieur Météo sur la TNT, vous êtes l’ultime recours. La France a besoin de l’artiste de la mise au point, du répondeur aux questions impossibles, de votre… / … / … ».
Nous avons là deux individus se disputant une place que chacun estime être la sienne. Cette équation est vieille comme le monde. Elle revient partout, toujours. Au début elle se réglait à coups de massue, puis à la pointe de l’épée, le plus fort raflant la mise. Dans d’autres lieux, sous d’autres cieux, le poison, la strangulation donnaient le fauteuil de chef au plus scélérat. Aujourd’hui les urnes sont bourrées, les listes égarées, les juges dévoyés et le plus retors gagne. C’est une qualité qu’il faut posséder à un degré supérieur et aucun ne l’a. D’où la chienlit.
Observez l’ex-premier second : atteint d’hirsutisme, la tête a la brutalité qui, dans une autre ère, était l’apanage des australopithèques. Elle était légitime, obligés qu’ils étaient de se défendre des tyrannosaures et des autres pithécanthropes tout aussi poilus et pratiquant l’anthropophagie en deuxième intention.
L’efflorescence pileuse qui couvre le chef, embroussaille les sourcils dénonce un caractère vindicatif, porté aux extrêmes et prêt à en découdre dès lors que l’adversaire n’est pas dépourvu d’une faiblesse évidente.
La mauvaise impression est renforcée par les rides d’amertume omniprésentes et  le pli nasogénien exagéré qui traduit l’habitude d’un reniflement dédaigneux face à toute proposition dérangeant un ordre établi une fois pour toutes.
Le caractère charbonneux, l’excès de pilosité, l’absence de charisme sont des manques ressentis comme une injure et une incitation supplémentaire pour partir à la conquête d’un pouvoir qui le décomplexera, croit-il.
Son adversaire est plus lisse, plus flou, moins étrange. Le physique est terne, le crâne dépeuplé, le sourire automatique. Dans un casting il aurait sa chance pour le rôle de maître d’hôtel, celui qui passe les plats. Il se sait commun, cela le navre, il veut compenser d’où son ambition, son appétit pour les honneurs de la présidence.
Leur caractère nous intéressera davantage. Avec moi vous avez appris l’importance du I. Passons leur langage dans ce tamis. Écoutons l’hirsute : « mon combat ne cessera pas avant que vos votes qui, nous le savons, vous le savez, sont les miens soient reconnus et comptés pour une cause que je défends pour vous contre l’usurpateur, l’imposteur. Au coup de force, nous répondrons en appelant le juge à user de celle du code pénal ».
Pour 51 mots, 4 « i ».
L’imberbe est facilement disert et met à l’épreuve ses zygomatiques avec une facilité qui pourrait laisser espérer un naturel heureux. Son discours lève le masque : « Honte au mauvais perdant, le sort des urnes m’a proclamé gagnant. Le compte est bon, sans ambages. Vous m’avez élu car le plus grand nombre l’a voulu. Refuser ce constat c’est bafouer votre volonté et déguiser en coup d’éclat un coup de force, vouloir prendre à la hussarde ce qu’un combat à la loyale n’a pas obtenu. Je défends votre verdict par respect pour vous ».
65 mots, 3 « i ».
La phrase d’un grand homme normal aurait pu être:
« Votre choix est clair. Je serai votre président (ou « je ne serai pas votre président »). Peu de voix nous ont séparés. C’est normal car nos valeurs fondamentales sont identiques. Elles se résument dans le respect de l’héritage gaulliste, c’est-à-dire l’art de bien œuvrer ensemble, à la française. Cet héritage doit être gardé et même sauvé pour que notre génération ne soit pas vue dans le futur comme futile, nuisible, inutile. Je lutterai, là où je serai et mon opposition sera positive, constructive. Nous ne devons pas travailler à l’échec du pouvoir en place. Ce serait agir contre le progrès de notre pays, etc., etc. ».
92 mots, 33 « i ».
Un « i » pour 3 mots est la moyenne dans une conversation entre gens de bonne compagnie, ceux dont le sourire n’est pas un rictus crispé.
Ils ont banni le I de leurs phrases. Ils ne l’utilisent que contraints, forcés. Ils les préfèrent avec des a, des u, des ions, dans des mots qui fâchent, suscitent l’amertume, la rancœur, la haine.
Mon diagnostic est simple :
Les deux sont atteints d’une névrose dégénérative avec une évolution accélérée vers une psychose paranoïde à tendance obsessionnelle sur un fond de personnalité schizoïde.
En clair, on peut dire que nos deux olibrius sont restés des adolescents n’ayant pas terminé leur crise. Immatures, se croyant plus forts, plus intelligents qu’ils ne sont, ils se croient persécutés, en veulent à ceux qui les voient tels qu’ils sont. Ils veulent la première place sans en avoir les qualités et ne supportent pas qu’on la leur dispute.

Je préconise la maison de correction pour leur apprendre à bien se tenir en public. S’ils ne manifestent pas, au bout d’un certain temps, un changement de comportement, il faudra conclure à l’incurabilité. Leur dangerosité impose l’éloignement du milieu d’origine où leur mauvaise influence est perverse. Un exil en Terre Adélie pour le plus frileux serait utile, la lutte contre le froid l’occupant à plein temps. Pour le couvert de poils et jamais content une déportation à Bora-Bora, l’île enchanteresse, devrait lui permettre un retour à l’état de nature propice à un dérèglement des sens et à la découverte du bon. 

mercredi 5 mars 2014

URGENT

Éminence grise en poste de conseiller occulte recherche ghost writer pour rédaction mémoires apocryphes : secrets d’état, parjures d’état, mensonges d’état.

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UNE OFFRE COMMERCIALE ALLÉCHANTE

POMPES FUNÈBRES GÉNÉRALES en manque de clients offrent à-valoir conséquent à suicidaires en panne de motivation.

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LE CONSEIL DU JOUR

Il ne faut pas vous en faire pour si peu. Attendez d’en avoir beaucoup pour que ça en vaille la peine.

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mardi 4 mars 2014

DANS LA SÉRIE ÇA C’EST BEN VRAI

L’antienne est connue et un haut responsable qui préfère garder l’anonymat vient encore de le déclarer :

« Il y aurait beaucoup à faire pour améliorer la situation ». C’est une façon elliptique de dire qu’elle est mauvaise, voire exécrable. Son optimisme quant à sa capacité de faire était démenti par un abaissement conjoint des épaules et des commissures des lèvres.

Le problème, en réalité, n’est que méthodologique et l’amélioration de la situation rapidement se dessinerait si on voulait bien m’écouter.

1ère étape : cerner les choses responsables de la détérioration de la situation. Une fois qu’elles sont identifiées, les arrêter, les enlever, les enfermer pour les empêcher de continuer à détériorer.

2ème étape.- Il faut remplacer les choses défaillantes, usées , en mauvais état, incapable d’effectuer le travail par des neuves, modernes, fonctionnelles, bénéficiant d’une garantie et ayant déjà fait la preuve de leur excellence. Il ne reste plus qu’à les acquérir, les acheminer à l’endroit précis où la situation est mauvaise et effectuer le remplacement.

C’est ainsi que j’ai procédé avec ma vielle voiture. Avec un nouveau moteur, elle est comme neuve.

Fort de mes conseils et de mon expérience, je suis sûr que le haut responsable s’attaquera avec succès au mauvais état de la situation qui, bientôt, appartiendra au passé.

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UNE INTERROGATION PERTINENTE

La grandeur d’un pays, repose-t-elle sur :
  1. -      sa surface en mètres carrés ;
  2. -      la hauteur de ses montagnes ou de ses gratte-ciels ;
  3. -      la valeur de sa noblesse ;
  4. -      la taille de ses habitants ;
  5. -      le nombre de ses soldats, de ses victoires, de ses milliardaires ;
  6. -      la gloire de ses grands hommes ;
  7. -      ou seulement le chiffre de son P.I.B.

Si elle ne dépend que d’un seul critère, on aimerait le savoir, afin de choisir celui qui coûte le moins cher car, si la grandeur apporte beaucoup de considérations, elle ne mérite cependant pas qu’on s’endette exagérément.
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lundi 3 mars 2014

ÉPITAPHE

Thor, notre berger, nous a quittés le 27 février à 18 heures. Il avait 12 ans et 68 jours, étant né un premier janvier.

Il était grand, beau, fort, puissant, rapide. Tout le monde l’aimait. Les dames par ce qu’elles voyaient et pour ce qu’il était : doux, admiratif, empressé, pressant, caressant. Les enfants parce qu’il était joueur, infatigable, patient, souriant.

Il ne faisait peur qu’aux peureux et à ceux qui n’aiment pas les chiens qui sont ce qu’ils voudraient être (voir plus haut).

Il nous avait choisis quand on était allés le chercher, lui que sa mère abandonnait. Il attendait et ne nous a jamais quittés.

C’était l’ami idéal, celui qui n’existe que chez les chiens. Il avait toutes les qualités qui nous manquent et, grâce à lui, on se sentait à l’aise, au complet.

Il était attentif, aux aguets, disponible, dispos. Son humeur était joyeuse. Il était d’accord sur tout, jamais un grognement, une levée de babines, un montrage de crocs. Il voyait, sentait, entendait mieux que nous, sans s’en vanter, nous le reprocher. Il chassait les mauvais esprits, les gêneurs, les rôdeurs. Avec lui, on était en sécurité. La nuit, on dormait bien, il veillait.

Sans rancune, sans jalousie, sans arrière pensée, il nous suivait, obéissant, au pied, aux ordres. Il ne craignait que les tiques, les puces, les mouches, les guêpes, nos absences, la terrible et si aimée Thrice, sa compagne de toujours.

Parce que sa confiance était absolue, son abandon total, son courage sans faille, sa mort fut stoïque.

Sans lui, la maison paraît vide. Un soleil s’est éteint, a dit un ami poète.

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dimanche 2 mars 2014

UNE COLÈRE RENTRÉE

Sachez monsieur qu’il est 11 h 57 et qu’entre 11 h30 et 12 heures, le dimanche, je ne me moque, ni ne me raille, ni ne me gausse de personne. 
C’est un principe, une éthique, une déontologie.  

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UN CONSEIL DÉGUISÉ

Quand on vous dit : « votre façon de voir est originale », ne soyez pas dupe, c’est une façon polie de vous dire de changer de lunettes.

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LES TROIS ÉTATS DE L’HOMME


L’homme gère, en permanence, trois états qui rendent sa vie difficile. Il doit faire semblant d’être unique alors que ce qu’il fait, ce qu’il dit et ce qu’il pense ne coïncident presque jamais.
Cette difficile synthèse n’est cruelle que pour ceux qui ont conscience d’être déchirés dans leur intime. Heureusement ils sont rares. L’essentiel laisse faire, parle pour ne rien dire et pense peu ou mal. Abandonnons-les à leur néant. Dans cet état, indifférent à tout, on ne souffre pas. Certains sont heureux, semble-t-il.
Intéressons-nous à quelques cas.

1er exemple : l’homme politique.


Il est exemplaire car il doit adapter la réalité dure et pure à sa vérité intérieure et aux mensonges qu’il professe pour être élu, populaire, réélu.
On pourrait croire que cette trinité inconciliable entraînerait un conflit psychologique insupportable et une démission rapide pour en sortir. Curieusement, cela ne se produit jamais. Conclusion : pour être un homme politique, il faut être cynique, sceptique, hypocrite.

2ème exemple : l’homme d’église.


Il n’exerce pas un métier mais un sacerdoce. Il se dévoue à une croyance extraordinaire (un dieu invisible et tout puissant, le paradis pour l’éternité, les miracles, la résurrection, etc.). Elle doit coexister avec sa nature humaine qui a des exigences parfois impérieuses et contradictoires avec les canons du règlement intérieur de son institution (célibat, chasteté, résistance aux tentations des péchés capitaux passibles de l’enfer).
L’usure de l’un, la résurgence de l’autre, une discipline impossible font que la coexistence de ces trois états peut se révéler conflictuelle au point que le pauvre curé ne vive l’enfer sur terre.

3ème exemple : le militaire.


C’est un homme de paix entraîné à faire la guerre et prêt à donner son sang pour la patrie. L’idée est grandiose. Le passage à l’acte (parachutage, crapahutage, embuscade, corps-à-corps, champ miné, et il y a eu, pour certains, l’abandon des harkis, les corvées de bois, la pratique et l’enseignement de la torture) est terrible.
Le 3ème état de son débat intérieur est éthique et il doit décider si la cause est assez juste pour qu’il puisse tirer, appuyer sur le bouton qui fera tomber la bombe, partir le missile air-sol et garder son honneur, sens que le militaire de carrière a, par principe, plus développé que le pékin ordinaire. Il se heurte là, alors, à la discipline, bras armé de l’obéissance aux ordres, parfois stupides, d’une hiérarchie qui, souvent, fait la preuve d’une bêtise dont la constance a pu apparaître comme congénitale. Le choix est cornélien et fait que le soldat de carrière met en balance, souvent, sa vie, sa valeur, son honneur. Métier de tous les dangers.

4ème exemple : le médecin.


Il ne devrait pas, croit-on, avoir, lui, de gros problèmes philosophiques. Il aime son prochain au point, non de prier pour lui dans le confort d’un couvent, mais de se salir les mains dans ses sanies, de l’écouter raconter ses douleurs, ses angoisses, ses peurs et de risquer d’attraper à son contact la peste, le choléra, la tuberculose, le sida. Détrompez-vous. Le médecin est accablé par des exigences inconciliables :
-     On le veut tout puissant, lui qui se sait impuissant ;
-     On lui reproche de ne pas guérir, comme s’il était responsable de l’état de la médecine ;
-    Comme les Diafoirus, qui au temps de Molière tuaient les malades en les saignant à coup de lancette, on l’accuse aujourd’hui de les faire mourir en donnant des médicaments dangereux et inutiles ;
Lui, qui voudrait vivre normalement, il accueille dans son cabinet, toutes les horreurs de la vie et de la mort et on lui reproche, pour l’achever, d’en profiter grassement. Beau métier impossible.
Comment s’étonner que ce sont les médecins qui ont le taux de suicides le plus élevé de toutes les professions ?


En conclusion.- Il faudrait, pour être en harmonie avec l’idéal, n’avoir que de nobles pensées, dites de façon éloquente et suivies d’un passage à l’acte, fidèle au fond et à la forme.

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samedi 1 mars 2014

UN HOMME DE BIEN

Vous n’aimez pas qu’on dise du mal. Vous ne supportez que l’on dise que du bien. C’est arrivé à un point où vous trouvez bien le mal et ça explique que, quand tout va mal, vous trouvez que c’est bien.

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UN CONSEIL ÉCLAIRÉ

Si je peux me permettre, je vous conseillerais de mettre plus de discrétion dans la manifestation de votre irritation qui frôle l’indignation. Elle témoigne d’un manque d’humour, d’une perte de contrôle et d’un déficit d’intelligence qui auraient pu être préjudiciables si vous n’aviez pas pris une autre direction.
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IDÉE, QUAND TU NOUS TIENS

-      « Où allez-vous chercher vos idées ? »
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-       Nulle part. Ce sont elles qui me trouvent, car une idée ça voyage, tandis que moi, je suis immobile, rivé à ma chaise, assis devant ma table.

Je suis comme l’ordinateur. Il n’a pas d’idées. Il n’a, comme moi, qu’une mémoire. Mais je suis mieux équipé que lui, j’ai des antennes. Je sens, je vois, j’entends et je capte l’air de l’espace, le vent du temps et ils grouillent d’idées qui y sont depuis toujours.

Vous savez, bien que, sur terre, rien ne se crée, tout se recycle indéfiniment et ce sont les mêmes atomes qui construisent tout ce qui existe depuis le début. Pour les idées, c’est pareil. Elles ont déjà servi. Il suffit de les attraper, les mettre en pensée, les taper, les écrire. Elles sont à la disposition de chacun. Personne n’en a l’exclusivité. C’est pourquoi je ne suis pas sûr de l’ originalité.des miennes. Il y a cependant un filtre qui  les sélectionne. Pour être admise, l’idée doit être attirée par une attraction intuitive. Elle doit entrer en résonance avec celles qui sont déjà dans la mémoire. Dans le flot qui tourbillonne autour de notre tête, seules celles qui concordent avec notre façon de penser peuvent entrer, s’imprimer et s’exprimer. Je peux vous donner quelques exemples :

Imaginez un quidam porté à la grivoiserie douteuse. Il ne s’intéressera qu’aux idées graveleuses et vous régalera, croit-il, d’histoire de salles de garde.

Un philosophe pénétré des pensées de Kant, Spinoza et Leibnitz ne s’intéressera pas aux idées sur la culture potagère du cresson de montagne. Il aura même du mal à laisser passer les idées qu’avaient eues Nietzsche ou Sartre qui, eux-mêmes, les avaient piquées à je ne sais qui, ni où.
Un économiste sera surtout fasciné par les chiffres plutôt que par les lettres et celles de mon moulin ne lui feront pas tourner la tête.


Donc, au final, pour faire du Marc-Aurèle, de l’Epictète, du Desproges, il suffit d’avoir le filet adéquat. Le risque est, bien sûr, lié à l’usure des idées qui se détériorent avec le temps et à la qualité du capteur qui, lui, n’est pas garanti non plus d’origine. Les idées actuelles doivent être prises avec circonspection , voire hésitation et soumises à critique. Il n’y a que les bonnes qui méritent d’être remises en circulation ».

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vendredi 28 février 2014

UN HOMME D’EXCEPTION

-      « Vous n’avez pas le vertige ? »
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-      « Non, pourquoi ? »
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-      Vous culminez, vous tutoyez l’inaccessible, vous habitez les cimes, presque le sommet ».
-       
-      « Vous trouvez ? C’est vrai que j’ai beaucoup évolué. C’est gentil de le remarquer ».
-       
-      « C’est dans ma nature. Mais, comment avez-vous fait ? »
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-      « Au démarrage, j’étais comme vous, un monsieur tout le monde, normal, un esprit simple qui se contente de ce qu’il voit, de ce qu’on lui dit et va où on lui dit d’aller. Avec le temps, le grandissement, les mauvais exemples à ne pas suivre, l’intelligence se développe, la connaissance arrive avec ″Mécanique populaire″, ″Sciences et vie″, le ″Reader’s Digest″, ″Psychologie Magazine″ et ″La Philosophie pour les Nuls″. Devenu un scientifique , j’ai commencé à prendre de la hauteur, puis l’ambition est venue : de serviteur du bien privé, je suis devenu serviteur du bien public. Les ailes poussent, on en bat. Ça fait monter les échelons. De petit chef,  je suis devenu moyen chef et aurais bien voulu devenir le grand chef car les idées qu’il fallait, je les aurais eu .
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-      J’ai gardé le besoin de me dépasser et me permets de penser ce que je veux car ceux qui pourraient me contredire sont déjà morts ou pas encore nés ».


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