N'être jamais déçu, en avoir toujours pour son argent, ne s'attendre à rien de plus, de mieux donnent la satisfaction infinie de ne pas se tromper, d'avoir vu juste, d'avoir raison de ne pas se faire d'illusions, de ne pas croire au changement. On est conforté dans l'idée de l'inecluctabilité, de la lourdeur de la pesanteur, de l'impossibité d'échapper à l'ordre des choses.
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
lundi 30 septembre 2024
PREMIÈRES INTENTIONS
Méfiez-vous d'une première intention. Prise dans l'urgence, la précipitation, l'improvisation, elle est rarement bonne, souvent dangereuse. Après l'avoir enregistrée, mettez-la en observation pour qu'elle décante, se calme et examinez-la à tête reposée. Généralement la première intention vous apparaîtra, avec un peu plus d'attention, à dans sa vraie dimension, être une erreur monumentale. Cela s'appelle sécuriser votre avenir. À titre d'exemple, je vais vous citer quelques premières intentions que, dans le passé, j'avais mis en attente pour un complément de réflexion. Ce sursis m'a été bénéfique puisque je suis encore là pour en parler. J'ai eu ainsi l'intention:
- de faire un trekking au Népal, un éboulement a embarqué la colonne de piétons.
- d'aller passer des vacances à Pattaya (Thaïlande), un tsunami a déferlé.
- d'acheter une Tesla, j'ai opté pour Dacia.
- de me mettre au MMA, je me suis inscrit à un club de bridge.
- de grimper au sommet du Kilimandjaro, je suis monté au premier étage de la tour Eiffel, par l'ascenseur.
J'arrête l'énumération car elle n'a aucun intérêt pour vous et fait double emploi avec la deuxième intention qui, il faut s'en méfier, n'est pas non plus toujours bonne et peut faire regretter la première.
dimanche 29 septembre 2024
DANS LA SÉRIE "IL Y A"
Il y a ceux qui se régalent de ce qui bon, beau, et bien: les fleurs, les arbres, la mer, le ciel, les animaux, la patisserie et cultivent les belles sensations et d'autres qui se repaissent de ce qui est triste, morbide, dégoutant: les faits divers, les crimes, les tragédies, les catastrophes. Les uns regardent la nature, obéissent à leurs bons sens, les autres regardent la télévision, lisent les journaux, écoutent les gens, font dans les sentiments.
UNE QUESTION DE CHOIX
On a le choix entre le bon, le bien et le beau. Chacun choisit sa valeur dominante et en fait l'axe de sa vie On a le viveur sybarite gourmand obèse, l'esthète vivant dans un palais entouré d'œuvres d'art, peuplé de beautés et l'amateur du bien, un sage honnête homme répandant le bonheur, ne faisant rien de mal. Aucun des trois n'atteint l'idéal car il s'ampute deux fois. Il faut donc cumuler et être bon, faire le bien et vivre dans le beau dans un tout en même temps très plaisant. On peut atteindre ce nirvana en étant pauvre, par exemple vous regardez, assis par terre, un coucher du soleil, en caressant votre chien d'une main et de l'autre en mangeant une prune sauvage tombée de l'arbre. Cela vous procurera un plaisir aussi complet que celui du riche, mangeant d'une main du caviar à la louche, de l'autre signant un chèque pour les restos du cœur assis dans un fauteuil Louis XV, devant un bureau signé Boule, dans un salon de 400 mètres carrés ouvert sur un jardin à la française de 10 hectares ou travaillent 50 jardiniers. Tout est relatif jusqu'à un certain point et le plus simple est toujours le meilleur.
LES VÉRITÉS BONNES À DIRE ET CACHÉES
Il y a des vérités que la bonne éducation, l'hypocrisie générale, les convenances sociales, le politiquement correct, la lâcheté commune interdisent de formuler. Comme, esprit libre, vous n'êtes pas prisonnier de ce genre d'interdits, je me permets d'en énumérer quelques unes que l'actualité devrait mettre à son ordre du jour:
- la folie génésique de l'Afrique qui engendre des populations qu'elle est incapable de nourrir, d'éduquer, de soigner et qui sont obligées d'émigrer, au péril de leur vie dans des pays qui ne veulent pas être colonisés par elles.
- l'hypocrisie des pays occidentaux qui se vendent comme des modèles de démocratie et qui, dans la réalité, sont des dictatures camouflées où le pouvoir est détenu par une clique de riches de droite ou de gauche issus des mêmes écoles, des mêmes quartiers et qui se cooptent au gré des élections et imposent leur volonté et leur hégémonie comme la noblesse le faisait du temps de la royauté.
- la peur de la mort est entretenue par une industrie médico-pharmaco-industrielle qui en tire des bénéfices .
- les pays pauvres d'Afrique seraient exploités par les riches qui leur voleraient leurs richesses et il n'est jamais dit que les africains sont incapables de les exploiter eux-mêmes car gouvernés par des corrompus et des incapables.
- que l'église catholique a été pendant des siècles aussi fanatique, sinon plus, que les ayatollahs islamiques d'aujourd'hui, qu'elle était intolérante, que, religion d'État, elle avait un pouvoir de vie et de mort, qu'elle persécutait ceux qui refusait sa doctrine. Elle dit avoir changé mais n'a jamais condamné ces siècles où elle faisait régner la terreur.
- que les USA se disent les amis de la France mais leur "La Fayette, nous voilà" est un mensonge. Ils ont toujours été parmi nos ennemis et on les retrouve à l'œuvre chaque fois que la France est dans le pétrin. Seul l'intérêt les motive dans le privé comme le public. Rappelons que la destruction de la France pendant la dernière guerre n'a pas été le fait des allemands mais des tapis de bombes des forteresses volantes qui frappèrent et souvent rasèrent les villes (Saint-Lô, Caen, Le Havre, Rouen, Dunkerque, Lorient, Toulon, Coutances, Chartre) tuant les civils par milliers. Ainsi Saint-Malo fut détruit à 80% alors que la Wehrmacht l'avait évacuée, 600 habitants (4% des 15000 malouins) furent tués.
- les religions de l'Afrique et en particulier la catholique en combattant la régulation des naissances au nom de "croissez et multipliez" a encouragé la surnatalité. Elle est responsable, pour une part importante de la situation actuelle, des populations qui meurent de faim, de maladie, de misère et pas une once de repentir et personne pour l'accuser de meurtre par procuration. Ce fanatisme est directement à l'origine de la mainmise du Vatican sur l'Ordre de Malte qui avait pris l'initiative de distribuer des préservatifs en Afrique, rompant ainsi avec la doctrine. Le péché était mortel et la peine fut capitale.
La bien-pensance bénéficie d'un consensus qui exclue toute opinion discordante et cela fait plaisir de lui donner une fessée. Vous comprenez mon contentement et je comprends le vôtre. J'attends votre contribution à la liste.
LE CYNIQUE JOUE LES BONS SAMARITAINS
Vous avez raison d'avoir peur et, à votre place, je ne serais pas plus rassuré car, quand on recense les erreurs commises, le nombre des bêtises, les dangers évités de justesse, tout cela le fait d'une seule personne : vous, tout le monde se dit que vous êtes votre ennemi le plus acharné à votre propre perte. Pourquoi tant de haine? devriez-vous vous demander, dans un éclair de lucidité dont vous êtes incapable. Personne ne le sait. Vous n'avez aucun grief contre vous, vous n'êtes pas conscient de votre médiocrité et, de ce fait, n'en souffrez pas. Vos idées sont primaires, vous n'êtes donc pas un danger pour la société dont vous suivez les diktats avec discipline puisque que vous n'avez ni curiosité ni esprit critique. Le mystère resterait entier si je n'avais pas découvert la raison qui vous rend si dangereux. Elle est simple et je la tiens à votre disposition si elle vous intéresse, à titre d'information.
samedi 28 septembre 2024
ÉTERNITÉ
L'éternité est un concept horloger suisse qui doit son caractère insupportable à son incapacité à se fixer une date d'arrivée et pose aux fabricants de montres helvètes un problème insurmontable car ils ne savent pas construire une machine à compter un aussi long temps.
P.S. L'infini est, lui, un concept mathématique qui se mesure avec la même difficulté car son point de départ est flou et son extrémité ne sera connue que dans le futur. Nos descendants lointains pourront l'apercevoir de loin.
LES DEUX LITTÉRATURES
Le monde était déjà binaire avant l'invention de l'informatique. La pensée dominante, c'est-à-dire celle que les élites spirituelles imposent à l'ensemble des corps constitués depuis qu'elle a pris le contrôle des idées par l'enseignement et l'éducation, veillait à faire respecter cette loi divine entre le bien et le mal. Tous les domaines étaient et restent concernés et cela va de l'électroménager à la bouteille de champagne. Voyons où en est cette dichotomie dans la lecture.
Le lecteur dispose d'une littérature qui prendra ses thèmes d'inspiration dans les sentiments, la description des paysages, les émotions esthétiques dignes de celles d'une visite au Louvre. Les péripéties qui agrémentent le récit auront des conséquences psychologiques le plus souvent dramatiques en rapport avec les circonstances sociologiques et historiques de l'époque, soigneusement reconstituées et décrites au point qu'on se croit y être (excusez l'assonance peu symphonique mais je ne suis pas mozartien). Le style est classique, le vocabulaire fleuri dans les règles d'un académisme qualitatif. Le Rouge et le Noir, Madame Bovary, L'Idiot, La Princesse de Clèves font partie de ces fleurons de la littérature compatibles avec un prix Nobel et la Pléiade.
Cette littérature est inconnue des personnalités ayant une identité culturelle définie par un goût pour les sensations brutes et brutales, l'action avant la réflexion, l'imagination qui évade de la réalité pénible et souvent sordide. Les personnages n'y sont pas torturés par des sentiments compliqués issus de la petite enfance mais par d'ignobles créatures sorties de prison ou en passe s'y entrer, des ennemis de la patrie, des amis passés à l'ennemi. Il circulent dans les rues mal famées de Chicago, Belleville, Calcuta. Ils ne se promènent pas sur les grands boulevards ni à Chantilly mais dans les bas-fonds des banques ou les contre-allées du bois de Boulogne. Ils ne jouent pas au polo mais à la roulette russe avec nos nerfs. Ils voyagent à la vitesse de la lumière entre les étoiles, dans les fourgons pénitentiaires, cachés dans une soute à bagages ou sur le dos d'un chameau dans un désert inhospitalier. Le but de cette littérature policière, d'espionnage, d'anticipation, d'heroic-fantasy est de faire frémir, rêver, de nous sortir de notre routine, de notre confort, de notre sécurité pour nous faire entrer dans le monde du crime de la pègre, de l'interlope, de l'extraordinaire, de l'incroyable, du futur, de l'inconnu, celui qui se dissimule derrière les murs des prisons, des postes de la police, les cuisines des beaux quartiers, les officines des gouvernements, les laboratoires qui fabriquent l'avenir. Elle n'est pas reliée pleine peau, n'aura jamais un prix Nobel, ne sera pas enseignée en classe de français, d'anglais ou de chinois, les émissions littéraires n'ont jamais parlé du Fleuve Noir, de Gérard de Villiers et des autres à la couverture érotico-diabolique d'une réjouissante laideur. La Série Noire était parfois évoqué car elle a l'estampille Gallimard mais elle ne nous emmène pas dans la vraie littérature populacière. Elle n'a pas le droit d'entrer dans les suppléments ou les numéros spéciaux consacrés aux polars. Vulgaire par essence, elle n'existe pas pour ce beau monde de la critique qui ne la lit qu'en cachette.
SANS OPINIONS
Demander son avis à quelqu'un qui n'a pas d'opinions revient à essayer de remplir une casserole avec une bouteille vide. Il n'a rien à dire car il n'a pas de quoi penser, faute d'idées disponibles. Le cas est si fréquent que pour palier ce manque et donner des sujets à la conversation, il y a des spécialistes dédiés: les professeurs qui renseignent l'esprit, les religions qui font croire aux miracles, les politiciens aux mirages. L'échec est habituel et aujourd'hui les professionnels sont des influenceurs payés par la publicité. Ils fournissent les cerveaux des ménagères, des salariés, des inactifs d'idées prédigérées qu'ls consomment sans modération.
DE TOUT UN PEU
Ce qui donne à l'envie de rester son caractère addictif, c'est la peur de partir.
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Quand je lutte contre le froid, le vent, la pluie, il ne me reste plus beaucoup de force pour lutter contre mon envie de me mettre à l'abri.
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Je suis intransigeant. Je ne tolère aucun écart, aucune erreur de ma part car j'ai horreur de me tromper, d'en subir les conséquences et de me donner des raisons de souffrir.
UN PARANGON
Perfectionniste, jamais content, très con, il était toujours à la recherche de la petite bête, du cheveu dans la soupe, du détail qui cloche, de la tache invisible, du défaut imperceptible. Quand il ne trouvait rien à redire, il disait qu'il devenait aveugle.
vendredi 27 septembre 2024
DE TOUT UN PEU
Comment peut-on craindre l'IA alors que jamais la bêtise humaine n'a jamais été aussi dangereuse et que personne ne songe à la réguler?
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Il pleut tellement que j'ai l'impression de marcher sur l'eau.
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Le doute devient sérieux quand la preuve du contraire est faite.
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Une élection présidentielle en France ou aux USA est un match de boxe où tous les coups sont permis car les arbitres sont les électeurs qui n'appliquent pas les mêmes règles.
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En prenant comme base la vérité, on évite les mensonges.
UN COIN, C'EST TOUT
Le coin est l'endroit de l'espace le plus méconnu car il est si reculé qu'il reste à l'écart de la vue. Son absence de visibilité fait de lui un lieu ignoré du grand public et il n'accédera jamais à la célébrité du centre. En compensation, ignoré, invisible, inconnu, il jouit dans le silence de sa tranquillité, calme, serein, sans être dérangé.
UNE LACUNE CURIEUSE
La vitesse est obtenue par la division de la distance par le temps. On l'apprend en maternelle. Vous vous êtes souvent demandé comment s'appelait le temps divisé par la distance. Et bien, aussi extravagant que cela soit, il n'y a pas de mot pour dire ce résultat pourtant essentiel. Il faut utiliser des périphrases du genre "temps par unité de distance". Je suis, comme vous, scandalisé par ce manque cruel. Je lance, derechef, un concours international pour choisir le mot adéquat.
PS: le latin et l'esperanto sont préconisés.
Beaucoup essaient de libérer leur esprit ou leur âme de l'enveloppe charnelle qui, disent-ils, les retient prisonniers et veulent s'en évader pour accéder à une vie supérieure débarrassée de la faim, de la soif, de la douleur, des désirs. Les spirites, les derviches-tourneurs, les sâdhus, les moines, prétendent y parvenir par l'ascèse, le jeûne, la mortification, la méditation, la prière.
Cette prétention est une illusion entretenue par les effets secondaires provoqués par ces privations. Elle suppose que l'esprit n'est pas inféodé au corps et qu'il est l'émanation de notre ordi incorporé au cerveau. La pensée naît d'opérations effectuées par nos neurones spécialisés et n'est que la lecture réelle d'idées virtuelles. Quand la liaison est interrompue par une lésion, le courant est coupé et le pensée meurt avant d'être lue. De là vient le silence des catacombes, l'esprit n'y souffle plus, même quand il croyait être libre.
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