Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mercredi 6 novembre 2024

UNE ASTUCE PEU CONNUE

Quand je veux rencontrer quelqu'un que je ne connais pas, je vais là où il y a du monde, me mêle à la foule, attends que l'on me remarque, s'approche de moi. La conversation s'engage sans que l'on entende ce que l'on dit, au grand bénéfice de ceux qui n'écoutent pas. C'est une façon pas comme une autre de perdre son temps. 

LE FUTUR DE L'AVENIR

On ne parle jamais du futur de l'avenir comme si ce temps était si lointain qu'il ne méritait pas notre intérêt. Je répare cette erreur et propose de le conjuguer au futur postérieur. Nous verrons un autre jour de quoi il sera fait.
Le vrai de certains est faux pour d'autres. La vérité est donc incertaine. Avoir une opinion qui soit bonne devient impossible même sans s'inspirer des mânes de Protagoras et dire avec lui que tout est relatif, que le bien vaut autant que le mal qui devient bon quand les circonstances s'y prêtent. Comment faire dans cette incohérence où rien n'est sûr? Pour ne pas tomber dans l'hébétude, je choisis mon camp, celui du beau, du bien et du bon et suis d'accord, par principe à tout ce qu'il préconise. Tout devient simple, clair, évident. Le fait de se retrouver dans la minorité impuissante n'enlève rien à son charme et permet de dormir tranquille.
Pour éclairer le problème, éclaircir les esprits et écraser mes contempteurs, j'ai décidé de m'attaquer, pour le résoudre, à un des problèmes réputés insolubles par ceux qui scrutent l'infiniment petit au travers de microscopes électroniques ou l'infiniment grand en regardant les images fournies par des télescopes galactiques. Empêchés par leurs limitations cognitives, se réfugiant dans des élucubrations fantaisistes, ils n'imppressionnent qu'une galerie d'illettrés, de demeurés, de fanatiques de la permaculture. Je l'ai solubilisé dans une réflexion originale inspirée par un raisonnement impeccable basé sur une physique "up to date" dérivée d'une analyse synthétique des résultats d'expériences réussies malgré les difficultés techniques structurelles, les obstructions administratives traditionnelles, les obstacles intellectuels inéluctables et je ne parlerai pas des difficultés budgétaires surmontées aisément grâce au gain du super loto du millénaire de 10 milliards de dollars empoché à Las Vegas.  

Son développement assez abstrait pour qui ne maîtrise pas son langage quaternaire peut se résumer en une formule lapidaire Z= Ox√W où Z représente l'inconnu, O l'énergie dégagée et W la fonction dérivée du facteur  initial. Elle ouvre des possibilités qui dépasse  e=mc2, révolutionne la physique et la chimie quantiques, ringardise Euclide, Leibniz, Descartes, Poincaré et les Field. J'attends une ouverture dans l'actualité pour la soumettre à la commission ad hoc de l'académie des sciences et devenir celui qu'on n'attendait plus...

mardi 5 novembre 2024

CARACTÈRES CLIMATIQUES

Une étude émanant du département de météorologie de l' Institut de Psychologie appliquée d'une célèbre université  vient de démontrer que le  caractère humain n'avait aucune responsabilité sur le temps qu'il faisait. Aucune corrélation ne peut être établie entre un mauvais  caractère et le mauvais temps et  un bon celui-là  sur le bon celui-ci. Le temps s'avère donc imperméable à la psychologie humaine. Les chercheurs ont, par contre, démontré de façon indubitable que, par contre, le moral de l'individu moyen, quelque soit son QI, son statut social, sa nationalité, sa religion, ses partis pris dépendait étroitement de la qualité du temps: température et hygrométrie, plus particulièrement. La couverture nuageuse, la direction et la vélocité du vent ont également un impact à considérer si on veut être exhaustif. C'est ainsi qu'une température caniculaire ou sibérienne, une hygrométrie à 100% ou à 0%, un vent du nord arrivant à la vitesse du blizzard ou du sud à celle du sirocco déclenchent invariablement et immédiatement des plaintes, des lamentations et même des gémissements. Ces symptômes indiquent un mauvais moral, une dépression en cours d'instalation, une disparition de l'euphorie provoquée par le beau temps précédant.

PS: avec leur honnêteté habituelle, les auteurs de cette étude remarquable précisent cependant que leurs conclusions ne s'appliquent ni aux esquimaux ni aux kalahariens aussi nommés bushmen.  Ces deux groupes quoique vivant dans des conditions parfaitement antipodiques ont, malgré un climat extrême,  une égalité dans l'humeur et pratique le même  humour  sous un thermomètre à plus 50 degrés ou à moins 40. 

ÇA, C'EST PEUT-ÊTRE VRAI

Quand on voit la quantité d'informations qu'il y a dans une clé USB, dans le cerveau humain (1kg3), on se dit que le cerveau du cachalot (9 kg) doit en contenir assez pour rivaliser avec l'intelligence artificielle et même la dépasser, ne croyez-vous pas, et on peine à imaginer la richesse de ses sensations et de ses sentiments.
L'homme doit son inhumanité à sa capacité à mentir, à trahir, à voler, à se battre, à son amour du laid, du sale, du mauvais, à son intolérance, son fanatisme, son irresponsabilité. Tous ses (ces) vices cachés et publics au lieu de le projeter dans les nues, le précipitent dans le gouffre sans fond qui attend son arrivée, tout content.

lundi 4 novembre 2024

UN GRAND MYSTÈRE

Comment se fait-il que l'évidence échappe à l'entendement de ceux dont c'est le métier et qu'ils n'aient pas compris ce qui me frappe aujourd'hui au point que je me reproche de ne pas y avoir pensé avant. Le voila: la nature se régule elle-même et fait le ménage quand il devient nécessaire. Il suffit de la regarder éliminer le superflu, l'excès, le périmé pour permettre à la vie de reprendre son souffle et recommencer à prospérer à la satisfaction de tous ceux qui le méritent. 

La nature est partie d'une idée élémentaire: la quantité tue la qualité. De ce principe indiscutable, elle a fait une arme qu'elle utilise chaque fois que le besoin s'en fait sentir. Nous le voyons à l'œuvre dans les nuées de criquets qui partent par millions, poussés par l'instinct qu'elle leur a inoculé à la naissance, à son signal, dans des voyages sans retour pour disparaître dans le désert sous la dent des prédateurs spécialisés, desséchés par le soleil, décimés par la faim et la soif. Ils sont rapidement éradiqués et rendus incapables de tout dévorer sur leur passage. Le même phénomène avec la même conclusion affecte pour leur perte, les souris en surnombre, les fourmis légionnaires de la Marabunta, l'essaim d'abeilles qui quitte la ruche pour émigrer ailleurs. Même les hirondelles, les oies cendrées, les canards sauvages et les autres migrateurs sont régulés de la sorte: ils partent par milliers et ne reviennent que par centaines. L'hécatombe  adapte le nombre des consommateurs à la nourriture disponible. La disparition des dinosaures a probablement répondu à la même nécessité. La nature a dû considérer qu'ils n'étaient plus en phase avec les conditions de la situation du moment, qu'ils constituaient une menace pour les autres espèces, que leur évolution se faisait dans la mauvaise direction. Elle n'avait que l'embarras du choix et n'a pas tergiversé, quoiqu'il lui en coûta (ça a été une de ses grandes réussites) et elle a fait le nécessaire (elle est courageuse) en déclenchant un changement climatique, une éruption volcanique ou la chute d'un météore.

Plus près de nous, la nature applique le même principe mais il se heurte au nôtre qui est son exact opposé. Elle multiplie les épizooties partout où elle estime que la surpopulation est un défi à la sécurité animale afin de rétablir l'harmonie et l'équilibre dans les élevages de poules, de canards, de porcs, de saumons. Dans ces endroits, les producteurs entassent par millions ce qu'ils considèrent comme des produits dans des conditions infectes d'hygiène et de bien-être. Ses efforts sont combattus, elle perd le plus souvent. 

Cependant, la nature n'a pas dit son dernier mot. Elle sait depuis longtemps que l'homme ne lui veut que du mal. Elle a déjà fait des tentatives pour s'en débarrasser dans des épidémies de peste entrées dans l'histoire. Bonne fille, elle n'a pas poussé son avantage et l'espèce a survécu. Elle ne sera peut-être plus aussi clémente le jour où elle va s'apercevoir que  cette espèce toxique est devenue folle et qu'il y va de sa survie. Je ne serais pas étonné si la récente pandémie n'était pas un essai en phase 3 à l'échelle de la planète pour tester l'efficacité d'un virus tueur et la rapidité de réaction de la cible. 

Elle a dû apprendre beaucoup de l'expérience et avoir pris conscience que le sujet avait du répondant. Elle va en tirer les leçons, changer de formule et la prochaine fois, attaquer massivement avec un virus à action ultra-rapide, du genre foudroyant afin que personne ne réchappe et que la terre soit débarrassée une bonne fois pour toutes de cette engeance qui ne laissera que de mauvais souvenirs aux générations futures.
"Moi, je ne dois rien à personne et je ne dépends que de ma volonté", proclament ceux qui ne doutent pas d'eux. Ils ont tort et dépendent de leurs pieds pour marcher, de leurs yeux pour voir, de leur estomac pour digérer, de leur vessie pour uriner etc.. En plus, le jour où ils marcheront  mal, ils auront besoin d'un podologue, qu'ils verront de travers d'un ophtalmo, qu'ils souffriront de dyspepsie, ils iront chez un gastro et chez l'urologue quand le robinet sera fermé. Ils ne tiennent debout que par la grâce de toutes ces aides et il n'y a que leur connerie qui ne doit rien à personne.

MISSION IMPOSSIBLE

Exprimer exactement sa pensée est impossible car elle est faite de sentiments et de sensations et que l'on ne dispose que de phrases faites de lettres rassemblés dans des mots.

dimanche 3 novembre 2024

LE CONSEIL DU DIMANCHE

On s'émerveille de la vitesse à laquelle circulent la lumière, l'électricité, les avions, les lettres, l'information et jamais de la rapidité de nos paroles, de nos réparties, de notre réflexion, de nos analyses, de nos conclusions. Soyons objectifs, nos rapidités sont aussi et autant admirables que leurs vitesses. Cessons de nous rabaisser, faisons comme les américains: aimons-nous.
J'attends avec impatience le premier moment qui arrive toujours trop tard et  sans le dernier qui  arrive toujours trop tôt.

UNE CONSULTATION PARMI D'AUTRES

"Personne ne m'aime" sanglotait-il en venant se recroqueviller dans mon giron. Et moi, toujours prêt à dire un gros mensonge bien articulé pour consoler, d'embrayer

"Veinard, tous ces gens vous rendent un bel hommage. La haine, car c'est de la haine et pas une banale absence qui ne ferait de mal à personne venant d'eux, dont ils espèrent vous faire souffrir n'est que la pauvre revanche qu'ils sont capables de s'offrir. Revenez en arrière, à l'origine de leur détestation. Rappellez-vous vos conversations et les  phrases que vous  prononciez pour leur prouver qu'ils avaient tort, qu'ils se préparaient des déconvenues, que leur investissement préparait une faillite frauduleuse qui allait leur valoir la prison, le déshonneur, que le voyage projeté au Nicaragua risquait d'hypothéquer la suite de leur existence, que le livre qu'il lisait était un tissu d'âneries mal écrites plein de fautes d'orthographe, que le Bourgogne hors de prix qu'il avait conseillé était une infame piquette, que la pièce de théâtre où il vous avait traîné était du niveau d'une troupe d'amateurs sous-doués. Mais le pire est que votre préscience aidée d'intelligence supérieure, vos expériences multiples, l'expertise dans les domaines de la géopolitique, de  la finance, de l'économie et des sciences exactes vous ont donné  raison à chaque fois. Il a été ruiné, il avait reçu 3 balles dans le dos et une dans le ventre, que le bouquin avait eu le prix du plus mauvais bouquin de l'année, que son fameux vin avait été retiré du marché pour fraude sur la qualité et son propriétaire-récoltant interdit de vinification, que son chef d'oeuvre théâtral avait entraîné la fermeture du théâtre après 8 représentations. Votre lucidité se confronte à leur bêtise  que vous prouvez  par A  plus B.  Ils ne le supportent pas  et c'est humain. C'est leur seule excuse. Ne soyez plus triste, remerciez-les, ne changez rien, vous avez une mission et la remplissez très bien, moi qui ai tant d'amis qui disent ne pas pouvoir se passer de ma compagnie, je suis jaloux de n'être pas comme vous, etc., etc..." 

Thaumaturge par bonté et charité, j'emploie toujours la manière douce au service d'une dialectique de choc apprise lors de mon passage à la Légion, pendant une journée "portes ouvertes". Transformer un déprimé en pleurs  en un joyeux vous inondant de larmes de reconnaissance fait partie de mon activité au service de la communauté qui compte sur moi pour réparer ses bêtises.

samedi 2 novembre 2024

Il faudra attendre d'avoir tout compris pour savoir si  ceux qui croyaient n'avaient pas tort et si ceux qui doutaient avaient raison. 

ENCORE LE TEMPS

Le temps est un puissant révélateur. Il nous fait perdre, à mesure qu'il passe, toutes les illusions que l'on avait en naissant. À la fin,  il n'en reste aucune  et débarrassé de tout cet encombrement, allégé, on peut s'envoler...
Le bonheur, le plaisir peinent à tenir dans la durée. Ils décroissent rapidement pour se stabiliser dans une neutralité bienveillante qui n'a rien à voir avec son degré antérieur qui était très excitant.

Le malheur, la douleur se maintiennent sans effort à leur hauteur d'origine avec une résistance dont on se passerait.

UNE AVANT-DERNIÈRE

Le cynique m'a pris par surprise en m'annonçant, ce matin,  "j'ai  décidé d'assister à mon enterrement". "Mais tu es bien vivant, en pleine forme. Tu ne veux pas être dans les premiers à inaugurer la prochaine loi ?"
"Tu n'as rien compris". Je veux vivre en direct, en toute conscience la cérémonie. Dans la vie, il y a deux moments importants: l'arrivée sur terre et le départ sous terre. Je ne me rappelle pas du premier, je voudrais connaître le deuxième même sous la forme d'une répétition".

 "Comment tu vois la cérémonie?"

 "Classique, simple, je serai dans le cercueil, à la maison, au salon, et les invités, alléchés par la réputation de fin cordon-bleu de mon épouse, seront nombreux à venir à cette soirée de funérailles, une occasion de picoler et de se goinfrer. Le carton d'invitation leur demandera une contribution sous la forme d'un petit discours pour marquer l'évènement."
"Tu prends des risques, ce peut être l'occasion rêvée pour un règlement de comptes".

"C'est le but et pour moi celle de dire ce que je pense de ma vie en particulier et de la vie en général".
"Je crains le pire , mais j'ai hâte d'y assister". 

QUELQUE TEMPS PLUS TARD, devant le cercueil ouvert, les péroraisons commencent:

L'ami de toujours: "Cher ami, toujours pressé de partir et d'arriver, tu nous fais une sacrée surprise en prenant les devants. Ta curiosité nous joue un mauvais tour en nous obligeant à dire ce qui ne se dit pas, la vérité. L'occasion n'est jamais bonne et n'apporte rien qui mérite d'être rapporté puisque chacun a la sienne et elle doit rester secrète pour ne pas devenir un mensonge. Sache cependant que tu n'aurais pas été déçu puisque nous la partageons depuis longtemps et si elle avait dû changer, l'occasion lui a été souvent donnée et elle n'en a jamais profité. Amen".

L'ami flagorneur, intéressé, passeur de cirage, en service commandé y alla de sa tirade: "Mari modèle, ami fidèle, père exemplaire  si tu  avais eu des enfants, soldat courageux, enfant espiègle, sportif accompli, cavalier émérite, tu étais meilleur que le bon. Tu vas faire  de l'ombre au bon Dieu...".

Un passant: "J'ai vu du monde, la porte était ouverte, j'ai cru à un vide-maison avant travaux, suis entré. Que faire? Rien. Que dire? Souhaiter un bon voyage, pas de mauvaise surprise".

Le proche voisin, général de réserve, début d'Alzheimer, "À mes côtés dans la 2ème DB, si tu avais été moins jeune, je t'aurais montré ce qu'on aurait pu faire en 40, si on en avait eu les moyens".

En tournée électorale, le politicien local eu les mots qu'il fallait: "Loyal à ton parti, fidèle à tes idées, au service de tous, mon triomphe demain aurait été le tien  etc.."

L'improvisateur de service: "Pris de court, les mots me manquent, je ne sais que dire mais je pense beaucoup".

Le plombier-électricien-pisciniste-serrurier-couvreur : "Je vous ai appris l'art et la manière de déboucher un évier et, grâce à vous, je suis devenu un spécialiste du massage transverse profond et traite tous les torticolis du canton. Merci".

"De rien, cette petite fête anthume, une avant-dernière, se déroule selon mes prévisions. À mon tour de vous en conter de belles et de vider mon sac car j'aime voyager léger".....!!!    

vendredi 1 novembre 2024

Ce que je dis vous ennuie, je le vois, avouez, ne vous en cachez pas, ce n'est pas grave, ne soyez pas ennuyé. C'est normal, sans ennui, vous ne seriez pas vous-même, vous vous sentiriez étranger. Cette sensation est perturbante, inquiétante. Votre malaise est compréhensif, je compatis. Pour votre bien, je vais changer de sujet et vous entretenir de sujets qui vous passionnent: le temps qu'il fera demain, la couleur du cheval blanc d'Henri IV, etc..
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Vous êtes devenu fou, vous racontez n'importe quoi, vous vous moquez de moi et des autres qui me ressemblent. Ça fait beaucoup de monde. Même un  lourd comme vous ne fait pas le poids. Parlez-nous plutôt de choses intéressantes qui passionnent les foules: la Une de Gala, la vie secrète de la fille cachée d'un ancien pape, les révélations interdites de monsieur X, la première déclaration de la médaille d'or du triple saut masculin, un souvenir d'enfance émouvant d'une ancienne vedette de Plus belle la vie et si vous vouliez vraiment faire plaisir et avoir un lectorat fidèle parlez lui des problèmes de santé de madame Céline Dion, la chanteuse qui depuis la tour Eiffel a fait pleurer le monde entier. 

UN AUTRE GRAND REMPLACEMENT

Il suffit d'un petit caillou dans la chaussure, d'un cheveu dans la soupe, d'un moucheron dans l'oeil, d'un mot de trop, d'un geste déplacé et la marche est pénible, le repas gâché, la vision troublée, la scène de ménage lancée, le monsieur condamné. Les choses minuscules ont depuis toujours des conséquences qui peuvent être importantes. Leur pouvoir est aujourd'hui décuplé par l'affaiblissement des choses importantes qui prennent des dimensions ridicules.   

MÊME AU PLURIEL

On peut vivre dans le même pays, la même ville, le même village, le même hameau, la même maison. On peut parler la même langue, lire les mêmes journaux, écouter les mêmes radios, regarder les mêmes télés. On peut être nés des mêmes parents, avoir la même éducation, les mêmes souvenirs et pourtant se sentir étranger, ne partager aucune valeur, aucune croyance, ne pas donner aux choses la même importance, aux évènement la même couleur. Il suffit de n'avoir pas les mêmes idées. La différence rend l'autre peu sympathique, à la limite de l'antipathie.

Pour imaginer ce qui se passe quand l'autre n'habite pas le même pays, qu'il ne parle pas la même langue, qu'il n'est pas un frère ou une sœur mais un inconnu total, rapportez-vous à la page des guerres en cours de votre journal habituel...