Je suis en attente d'une réponse de la Compagnie transatlantique des croIsières de luxe en bateaux à voile à ma proposition de leur livrer un bateau, ancre en main, totalement nouveau bien que reprenant un concept ancien qui avait régné pendant des siècles et que seule l'évolution du code pénal avait fait disparaître de nos flots en 1748, sous Louis XV.
Humaniste, j'ai remplacé le galérien, un forçat rivé à son banc de nage et cramponné à l'aviron par un robot humanoïde de belle allure et d'une facture de haute qualité fourni par la société chinoise UBETCH Robotics, bien connue pour la fiabilité de ses produits utilisés partout où le travail est pénible et répétitif.
Ma galère reprend les plans de celle que Cléopâtre, l'impératrice de la légende, emprunta en - 45 pour rejoindre à Rome, son Jules adoré. Je garde le luxe mais apporte l'efficacité de la modenité en réduisant les galériens des 3 quarts puisqu'ils passent de 400 à 100 et en les remplaçant par des robots qui fonctionnent à l'électricité embarqueé. Leur puissance de ramage est 10 fois plus importante que celle des pauvres galériens mal nourris, non blanchis, malades de tuberculose, de dysenterie et très dépressifs du fait de leur espérance de vie et, pour les survivants, de leurs perspectives d'avenir.
Les passagers déambulant sur le pont, pourront voir les rameurs à travers un verre sécurit se livrant à leur travail selon une cadence qui paraît leur être imposée par un maître- tambour selon un rythme binaire qui rappelle celui que l'on entend interminablement dans une rave party. Quelques voiles seront déployées à l'artimon pour faire de l'ombre et rappeler que bientôt va arriver le temps des voiles à la Royale.
Faire une croisière en galère apparaîtra come le comble du raffinement. On fera non seulement un voyage dans le passé en illustre compagnie mais les heureux Ulysses adresseront un signal fort aux défensurs de la nature, aux protecteurs des eaux marines. Liberée du sens du courant, de la direction du vent, soumise à la seule volonté du gouvernail, propulsée par la force de bras infatigables, fiers et heureux d'obéir au cahier des charges, la galère voguera vers sa borne de recharge, en toute tranquilité, sans autre bruit que celui des rames caressant l'eau pour mieux la repousser et aller de l'avant.
PS: je prépare une version plus grande qui pourrait se substituer à notre prochain porte-avion car, marchant à la rame et à la godille, il supprime les helices qui tounent à la vapeur fournie par une chaudière atomique dont on connaît le danger depuis les accidents de Tchernobyl et de Fukushima.
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