Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


jeudi 19 février 2026

PLAGIAT

Heureux les pauvres d'esprit qui croient qu'il y a deux mille ans, les pains se multipliaient, que l'on marchait sur l'eau, que l'eau se changeait en vin, que l'on ressuscitait, que l'on devenait polyglotte par une opération du saint esprit. Qui, hier, croyaient au père Noël, aux cloches qui voyagent le jour de Pâques, à la petite souris, à la féé Carabosse, que tout le monde, il est beau, il est gentil et qui, aujourd'hui, croient aux promesses électorales, aux mensonges de la publicité, à la parole des gourous, à ce qu'ils lisent dans les journaux, entendent à la radio, regardent à la télévision et qu'ils ont raison de penser ce qu'ils pensent, le royaume de l'imaginaire est à eux. 
Chaque temps a ses mots.

Au passé  on associe: guerres, dieux, religions, rois, empereurs, épidémies, catastrophes, inégalités, famines, révolutions, inventions, philosophes, savants, poètes, chefs d'œuvé, mythes, fatalité.

Au présent, on trouve progrès, crises, technologie, agressions, impérialisme économique, intelligence artificielle, épidémies, réchauffement, religions, présidents, dictateurs, drogues, inégalités, électricité, énergies renouvelables, catastrophes, pollutions, pétrole, fission, pouvoir, médias, domination, milliardaires, données, vitesse, influence, information, anxiété, Elon Musk etc..

On ne connaît pas ceux du futur mais ils devront nous parler de ce qui adviendra: guerres, catastrophes climatiques et cataclysmes telluriques, agressions, robots, chômage, algorithmes, chaos, inégalités, fusion, émeutes, religions, pollution, conquête spatiale, Elon Musk, etc..

La vitesse est le trait commun : d'abord lente, au pas, au trot, au galop. Aujourd'hui, elle est à la vitesse des données, quasiment instantanée. Demain, elle aura celle de la lumière. Nous, pris au piège depuis le début, on tourne de plus en plus vite et la force centrifuge nous projettera, un jour, je ne sais où!!!

L'ÉCOLOGIE PRIMAIRE ET SECONDAIRE

L'écologie s'occupe de l'interdépendance de la nature et son vivant animal et végétal. Les scientifiques en ont fait une science et des écologistes  très inquiets par le résultats de leurs recherches mettent en application, sur le terrain, leurs recommandations. Des politiciens toujours à l'affut d'une idéologie à la mode et qui, en d'autres temps, auraient été socialistes, communistes, trotskystes, en ont fait leur cheval de bataille pour entrer à l'Assemblée. On ne les entend pas parler du massacre des baleines qui continue, de la déforestation du poumon de la terre, de Musk qui s'apprête à mettre au-dessus de nos têtes un dôme de satellites qui captera la lumière du soleil  pour alimenter ses milliers de datacenters, de la pollution visuelle, sonore et aérienne des éoliennes, des ordures et des eaux noires rejetées directement dans la mer. Ils n'ont pas rendu l'hommage qu'elle méritait à madame Bardot qui luttait pour que les animaux soient traités avec le respect que l'on doit à un être vivant aussi bien dans les basse-cours, les élevages industriels que dans les abattoirs. Ces messieurs et beaucoup de dames préfèrent parler de sujets qu'ils ne connaissent pas et d'animer la galerie. Ils ont, à l'imitation de beaucoup qui s'affairent dans la philosophie, l'idéologie, la politique, la religion,  trouvé dans une belle idée, un moyen, un prétexte, une occasion pour monter un grand commerce qui va leur apporter des places d'honneur, du pouvoir, de l'argent et montrer de quoi ils ne sont pas capables.
Quand on ne sait pas quoi dire, on a l'excuse de l'ignorance.

mercredi 18 février 2026

Quand il va pleuvoir, le ciel se couvre pour éviter de se mouiller.

LA QUESTION

 Pour vivre heureux, longtemps, aimé de tous, le paradis est le lieu idéal , mais faut-il croire la publicité?

SUCCOMBEZ À LA TENTATION

Soyez sympa, cédez à la tentation, faite lui plaisir, elle n'attend que cela, pourquoi la décevoir, pour obéir à l'imbécile qui trouve de la grandeur dans la frustration et qui croit que plus on l'est, plus on augmente ses chances d'aller au ciel. N'écoutez pas la voix du renoncement masochiste, suivez mon conseil: jetez-vous sur le gâteau et n'en laissez pas une miette pour le voisin de table, jurez, crachez dans la soupe, rotez si vous en avez envie, dites ses quatre vérités à la dame, des insanités à l'évêque, etc... Céder à la tentation n'est pas seulement un acte de charité mais libère, fait plaisir, apaise, équilibre, aide à survivre au désespoir.
Très tôt sa vocation devint évidente. Bambin, il multipliait les incivilités pour le plaisir d'être fessé. Plus tard, il avoua aimer les roses pour les épines, le poisson pour lses arêtes. Il ne nagea dans le bonheur qu'à partir du jour où il convola avec un pervers narcissique qui lui en fit voir de toutes les couleurs. 
Vous vous demandez, perplexe, comment à une époque où une machine pense, parle, sait jouer au go, où l'on marche sur la lune, où les diamants sont artificiels, on ne transforme pas le plomb en or. La raison est simple m'a confié un détecteur de métaux, sous le sceau du secret. Le procédé est connu depuis le moyen âge. Il a été mis au point par les alchimistes. Il a été aussitôt enterré avec les inventeurs avec interdiction de le réveiller car rendre l'or aussi abondant que le fer lui ferait perdre sa valeur refuge. On verrait l'écroulement du système financier, la ruine des riches assis sur leurs lingots invendables, Fort Knox reconverti en refuge pour animaux, les bijoutiers obligés de vendre des salades etc.. Vous voila renseigné et heureux de ne pas avoir beaucoup de louis et de napoléons dans votre bas de laine, car n'en doutons pas, un jour ou l'autre, le verrou va sauter, mineurs et orpailleurs seront au chômage et ne pas avoir d'or sera un signe de richesse.

mardi 17 février 2026

Ne pas savoir où l'on va, crée, à l'arrivée, une surprise qui ressemble à celle que l'on a quand on ne sait pas ce que l'on fait. 

PS: n'aimant pas être surpris, compte tenu du danger pour ma santé du choc émotionnel car j'ai le cœur fragile, je ne pars pas et ne fais rien. On s'ennuie, mais qu'est-ce que c'est reposant!! Penser à tout ce que ce que je pourrais si je le voulais me suffit. Ça fait beaucoup et souvent trop.
La vérité qui dit qu'il n'y a pas de grand homme pour son valet nous apprend que l'intimité tue l'admiration par la connaissance des faiblesses. Elle dit aussi que la grandeur n'existe pas tant elle est amputée par les bas côtés de la personnalité. Le mieux placé  pour déprécier une réputation usurpée est celui qui en jouit car qui mieux que nous connaît la vérité du for intérieur. Nous sommes les seuls à savoir si nous mentons ou pas, si nos sentiments sont sincères, notre avis autorisé. Esclaves de   notre ego,  nous sommes  forcés de le servir sans émettre un jugement qui lui serait fatal, notre inconscience réussissant  à faire taire notre conscience.

LES PERSONNALITÉS

On est tous les victimes innocentes de nos personnalités. Elles nous conduisent par le bout du nez et nous obéissons,  contraints, forcés, à leurs ordres souvent  déplorables. Le choix est limité et la psychiatrie renforcée par la psychologie en a fait la nomenclature avec une précision chirurgicale. Elle les classe en 4 catégories.   Pour mémoire, à  l'usage de ceux qui l'ont perdu ou ne l'ont jamais su, je les citerai: personnalités paranoïaques, histrioniques, obsessionnelles, narcissiques. Elles sont compatibles avec une vie sociétale mais perturbent la sociale. 
                                        
Elles ne sont pas distribuées par le hasard mais nous sont imposées par la  conjonction coordonnée de l'hérédité, de l'éducation, de la culture, de la petite et de la grande histoire du pays où nous vivons. Ces influences disparates en apparence imposent à notre psyché un carcan de sentiments qui associent les défauts, les vices, les qualités et les vertus propres au genre et l'espèce auxquels nous appartenons, l'humaine. Son absolutisme est impossible à contrarier, son arrogance dépasse nos forces de persuasion: nous ne pouvons pas changer de caractère, base indestructible de la personnalité. Cette vérité est résumée par l'antique adage Ouzbek qui affirme "Con un jour, con toujours", et par le constat implacable qui dit qu'elle nous colle à la peau. On a :

- la personnalité paranoïaque forte, volontiers dominatrice avec un sentiment de puissance contrariée par l'impression  d'être  persécutée par un monde malveillant jaloux. La surestimation  est constante, cachée parfois sous une fausse bonhomie facile à détecter. Elle favorise l'ambition  qui l'orientera vers la politique, avec  et, c'est ce qui la rend redoutable obstination, intolérance et mépris des autres. La méfiance est présente, envahissante.

- la personnalité histrionique a une  théâtralité  qui  met en scène un spectacle permanent plein d'à-côtés tragiques qui lui fait vivre une comédie dramatique qui n'amuse personne. Elle a besoin d'attention, d'admiration. Elle dramatise les situations, crée facilement des liens superficiels, se laisse influencer, manipuler tout en voulant le pouvoir qu'elle essaie de conquérir par la séduction. Son bonheur dépend du regard des autres et elle tombe dans le malheur quand elle n'est plus visible.

- la personnalité obsessionnelle ne se rend pas la vie facile car elle veut  contrôler pour rendre son monde cohérent, ordonné, prévisible et  ne plus craindre l'avenir. La lutte est inégale  car les autres ne sont pas tous comme elle et son obsession de la maitrise  la rend rigide, dominatrice et finalement peu sympathique à ceux qui n'aiment être commandés. 

- une quatrième complète le quatuor, la personnalité narcissique. Elle est centrée sur elle-même car elle se voit admirable, supérieure et se met sur un piédestal. Cet orgueil lui donne une assurance, un sentiment de domination, lui fait croire mériter l'admiration. Si elle n'est pas reconnu comme méritant ce traitement d'exception, elle  se sent victime d'une injustice et souffre intensément. La vie de Narcisse est difficile.

Cette classification schématique n'est qu'un reflet de la réalité. Les personnalités apparaissent surtout dans leurs excès, lorsque l’une d’elles est envahissante et rigidifie le comportement. L’homme ordinaire  est, lui, plus souvent un mélange de ces tendances. Il possède un peu de méfiance pour ne pas être naïf, un certain besoin d’ordre pour vivre en société, un désir d’être reconnu qui nourrit ses relations et une part de fierté qui soutient son identité. Ce dosage lui permet de s'adapter plus ou moins souplement aux circonstances. Ainsi, la normalité psychique  correspond à un compromis qui équilibre. La pathologie commence lorsque l’une des armes psychologiques  empêche la flexibilité. L’homme moyen commun   navigue entre prudence, contrôle, séduction et affirmation de soi avec la capacité  fragile à passer de l’un à l’autre selon la situation.
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PS: on ne doit pas les confondre  avec les psychoses  qui,  autrefois, dans leur plénitude, étaient enfermées dans des asiles de fous.  Aujourd'hui, elles se promènent en liberté, empêchées cependant de s'extérioriser grâce à l'action bienfaisante d'une camisole chimique qui a remplacé celle de force.

lundi 16 février 2026

L'espoir donne une force qui n'a pas l'énergie de celle du désespoir, me suis-je demandé, l'autre jour, dépité de ne pas réussir à ouvrir le couvercle d'une boite de bonbons qui me faisait espérer un plaisir sucré d'une rare qualité. Qu'a de plus le désespoir? Comment désespérer sans souffrir, le temps nécessaire pour récupérer sa force? Si vous savez, dites-moi le, merci, à charge de revanche...
Un lecteur compatissant m'a charitablement répondu: 

"Votre désir impérieux met la boîte de bonbons sur la défensive, vous en voulez à sa virginité, à son intégrité. Son opposition est une mesure de défense. Comment ne pas comprendre cette pauvrette pleine de trésors qu'un ogre assoiffé de sucre veut décapiter pour assouvir des instincts gourmands?

Votre désespoir n'a pas la force du sien, la lutte est inégale, il y va de sa vie. La solution est simple: laissez-la tranquille, éloignez-vous, n'y pensez plus. Frustrée de ne plus être désirée, elle boude, relâche la pression sur le couvercle et un peu plus tard, quand elle ne s'y attend pas, vous la saisissez et avant qu'elle ne s'en soit rendue compte, vous l'ouvrez par surprise" .
On a une veilleuse dans le cerveau. Sa lumière éclaire comme le clair obscur que l'on aime dans un tableau de La Tour. Elle attire les idées et quand l'une passe à portée, elle réveille l'attention de l'esprit qui s'en empare, l'examine, en fait son miel, un motif de réflexion, la développe en pensées, en parle, l'écrit, publie un livre, pond une idéologie, une philosophie, une politique, crée une église ou la recrache, dégouté et se remet en veilleuse, montrant que le cerveau est toujours vivant, à l'affut, qu'il n'est pas hors circuit, Elle témoigne que le temps du recyclage n'est pas arrivé.

LA GRANDE QUESTION

 Que faut-il sauver en premier: son âme, sa peau , les meubles?

 On  se cache dans un trou pour se protéger de la pluie, de la neige, du froid, du chaud, des ennemis, des ennuis, de la justice, des voleurs, des assassins, des autres en général et on s'en échappe en courant pour fuir les accusations imbéciles d'une conscience aveugle.

 Le prix d'un tableau  mesure  la vanité de celui qui l'achète.

LE CYNIQUE SE FAIT VIEUX

 Ce que les jeunes n'ont pas encore  et qu'ils seront obligés d'attendre pour avoir et que les vieux ont en trop, ce n'est pas seulement l'expérience, la chance d'être revenu de tout, de ne plus avoir besoin de craindre ce que l'on va faire après les études, la connaissance a posteriori de tout ce qui est arrivé avant la retraite, les raisons des erreurs et leurs conséquences, etc.. L'immense supériorité de la vieillesse est, je le vois, et vous êtes trop jeune pour partager ma clairvoyance, c'est que l'on sait que la vie vaudrait la peine d'être vécue seulement si on la commençait par la fin.

dimanche 15 février 2026

LE CONSEIL

Parce que le conseil est à la fois un avis, une leçon, parfois un devoir et que plus il est bon, plus il est exigeant, il est rarement suivi car il faut des qualités exceptionnelles pour s'obliger à le prendre au pied de la lettre, comme s'il était un ordre venu du ciel.