« Y » est unique et un exemple pour les autres voyelles.
Il est, d’abord, long en bouche et se fait succulent. Il se rend inoubliable
avec 2 syllabes dont on ne se doute pas en l’écrivant. Elles deviennent
évidentes si on le dit. Mot et lettre, sans peur ni vergogne, il affiche, sûr de lui, son
extranéité en se proclamant grec, après un « I » majuscule qui l'annonce. Il a
accepté d’être adopté alors que son immunité diplomatique lui aurait suffi pour
coloniser notre alphabet de son double i. Il est chez lui dans les
avant-dernières pages de nos dictionnaires. Depuis le temps (début XIIème) où
on est allé le prier de nous honorer de sa présence, il sait que, sans lui, le
français serait confus et, se sachant aimé, il ne craint pas la reconduite au
Pirée.
Le Blog à Dancharr
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
vendredi 23 janvier 2026
LE FAIRE SEMBLANT
Faire semblant est la façon ingénieuse, astucieuse, incidente, adjacente, concomitante, insidieuse de faire deux choses à la fois, manœuvre pourtant normalement impossible. Essayez de vous concentrer sur un accord de temps tout en récitant une fable de La Fontaine, de vous rappeler de la recette de la tarte tatin aux épinards en parlant au téléphone, de respirer en apnée etc... Faire semblant résout le dilemme et permet de paraître écouter, dormir lors que l'on réfléchit à ce que nous allons manger, acheter, vendre, lire, écrire.
C'est le travail qui s'apprend, se cultive. Certains le portent à la perfection, en font une œuvre d'art. Ils lui doivent d'entrer à la Comédie Française, de devenir pape, président, député. Talentueux et sans génie, il suffit de se montrer attentionné, attentif, charitable, amical, amoureux, généreux alors que l'on est indifférent, avaricieux, hypocrite, égoïste, intéressé pour faire croire que l'on est un ami fidèle, un père attentionné, un mari modèle, une mère exemplaire. On pourrait croire que c'est la technique des menteurs, des usurpateurs, des falsificateurs, des manipulateurs, des espions, des escrocs, réservée à ceux qui prennent les autres pour des pigeons à plumer et à gober. Pas du tout, faire semblant est l'arme quotidienne de tout le monde en général et de chacun en particulier et non l'apanage de quelques surdoués. Elle est utile, nécessaire, rend possible la vie en société, tolérables les autres, acceptable l'image que l'on donne et passable notre passage en scène. Faire semblant permet de se regarder depuis les coulisses et de se voir comme on voudrait être.
CITATIONS EXTRAITES DE L'ÉLOGE DE MONSIEUR HONORÉ DE BALZAC PRONONCÉ PAR MARCEL ROUFF
"Je crois, dit Pascal, les témoins qui se font égorger."
"Il n'est pas besoin de tenir les biens pour en discuter." (Figaro)
"Dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es." (Brillat-Savarin)
"...l'on pourrait dire... que les bonnes pensées viennent du ventre." Balzac
Toujours de Balzac: "le vide de l'estomac provoque le vide du cerveau".
PS: Marcel Rouff (1877-1936) est un écrivain qui écrivit un livre mémorable "La vie et la passion de Dodin-Bouffant, gourmet". On y trouve une philosophie du plaisir où la table est un lieu de vérité et bien manger un acte de civilisation. Heureusement pour lui, il est mort avant d'entrer dans l'ère de la malbouffe fabriquée par les Mac-Donald and co.
jeudi 22 janvier 2026
JOUONS
Jouer avec les mots est facile et les écrivains en ont fait un métier. Cela leur permet de faire de belles phrases qui exposent de bonnes idées qui font marcher l'imagination, donnent matière à réflexion, font dire de grandes choses. Depuis son modeste deuxième sous-sol, ce blog illustre ce pouvoir des mots. Jouer avec les lettres est un sport moins courant et pourtant plus amusant. Il était en vogue dans les premiers temps de la construction de toutes les langues. Ici, en France, le dictionnaire a mis longtemps pour collationner des listes qui suivent l'ordre alphabétique. Il s'enrichit, disent certains, s'appauvrit déplorent d'autres, de mots étrangers. Chaque année, on est forcé de les adopter sous peine de ne plus comprendre ceux qui appartiennent déjà au futur.
Le jeu est simple et peut se jouer en solitaire ou en compagnie. Il consiste à prendre des lettres au hasard et de les mélanger assez intelligemment pour faire un mot qui sonne agréablement à une oreille qui n'a pas pas besoin d'être musicale. J'ai ainsi tirer de mon chapeau les lettres rihomueclx. "moblic en est sorti. J'ai vérifié qu'il était inconnu de mon petit Robert. J'aime sa sonorité et son clic de fin. Il ne veut rien dire mais je suis sûr qu'il trouvera vite à s'employer utilement. Beaucoup d'autres noms attendent de naître en français et il ne tient qu'à nous de corriger la dénatalité par une une explosion de mots propres et communs.
?????
Comment ne pas succomber à un étonnement qui dépasse le niveau de la stupéfaction quand on est abasourdi par le silence sépulcral qui suit le tollé général provoqué par la déclaration de guerre du président en exercice de la plus grande puissance militaire, financière, économique, pathologique au reste du mondent dont il était déjà l'empereur absolu. On se demande en effet le pourquoi d'une telle décision car cela revient à attaquer des colonies asservies depuis longtemps, contentes de l'être et ne demandant qu'une chose, rester dans cet état de béatitude et continuer d'assurer la prospérité d'un maître si bienveillant.
Une mine de rien ne contient pas de charbon, d'or ou des diamants mais donne au mineur l'honneur de travailler et le plaisir de se fatiguer pour la beauté du geste du piqueur. Il n'y a que des esthètes qui soient dignes de revêtir la livrée de ces forçats du monde souterrain. Ils sont à la recherche de l'absolu qui se cache derrière l'absence de tout et qui ne contient rien.
mercredi 21 janvier 2026
I I I
Dans un passé assez lointain, je m'étais attelé, jaloux de monsieur Larousse et du grand Robert, à la rédaction d'un dictionnaire sans queue ni tête. Mon premier travail avait été de disséquer les lettres avant de m'attaquer aux mots. J'en reprends une que j'aime bien,I.
I est une sacrée lettre, la seule à se tenir debout. Pour se
démarquer, elle n’hésite pas à se mettre un point où vous savez.
Voyelle entre toutes, I est incomparable, pas seulement par
sa forme épurée, très class toute en étant design, mais par toutes les qualités
que n’ont pas les pauvres autres.
Je ne vais pas transformer l’alphabet en palmarès mais, pour
vous donner une idée de sa supériorité – au cas où vous seriez un anti-i – je
vais m’y appliquer un instant.
- « a » est tout fier d’être le premier de la classe. Mais à quel prix. Que de compromissions pour occuper le double de pages dans le petit Robert. Tant de mots tristes à dire, à écrire : abaisser, accabler, achever, abattre, abêtir, abasourdir, accident, adieu, altérer, amertume, affront, avide, avilir. J’arrête car je n’en peux plus.
- « b » suit le a et ne l’améliore pas. Son son est à sa mesure avec un bêlement du plus mauvais effet. Il abêtit, abaisse, abat, abolit, abrutit. Il abuse de sa position. Elle est usurpée, je l’abandonne.
- « c » a la troisième place du podium, cet « o » mal formé ne mérite pas son succès. Consonne très utilisée, c ne grandit pas la langue française. Se faire traiter de c… même grand, même beau et même petit et pauvre, ça marque pour une vie, fait perdre un ami, peut conduire au duel, au suicide.
- « d » est une lettre hasardeuse. Elle fréquente les comptoirs, occupe le temps des ivrognes tabagiques qui n’ont que ça à faire entre deux brèves, un pastis, un pousse-café en attendant le tiercé après le quinté plus.
- « e » : seulement un petit mot pour lui. C’est le chouchou des voyelles, le mieux traité. Il se faufile partout. Opportuniste, servile, terne, incolore, inodore, « e » est souvent muet. Pour retrouver un peu d’éclat, il se coiffe d’un accent grave ou aigu. Il ne craint pas le ridicule avec ce sombrero en forme de toit circonflexe, façon pagode.
- Je sauterai au « o ». C’est un gros balourd, toujours stupéfait. J’ai essayé d’en parler mais il m’a échappé pour rouler sous la table. Heureusement un homonyme plus distingué était disponible (voir O comme EAU).
- Je terminerai sur « u ». Son parti est minuscule (11 pages). Souvent en mauvaise compagnie, il forme des syllabes malsonnantes que je préfère éviter pour ne pas choquer.
La digression est terminée. « I » mérite sa vraie
place, la première, parce qu’il donne à tous ses mots légèreté et gaîté. C’est
dans sa nature, il est né pour rendre optimiste, joyeux, rieur. Regardez-vous
en faisait i-i. Les commissures se relèvent, les lèvres s’entrouvrent, la
bouche prend une forme à concavité supérieure, les zygomatiques s’apprêtent à
l’action et vous à sourire, voire à rire. Médicament miracle, il dilate la
rate, combat l’acidité, efface les idées noires, favorise la digestion, fait
baisser la tension en supprimant le stress. Enfin, cerise sur le gâteau, il
fait baisser le cholestérol et repousser les cheveux.
Avec un ou plusieurs, la phrase devient plaisante à dire, à
entendre. L’ambiance s’apaise. Imbécile, idiot deviennent des mots doux (à
comparer avec con, sot, emmerdeur, bâtard, paltoquet, etc., des pauvres types à
déclarer la guerre).
Son double grec prouve qu’il est accueillant, hospitalier,
aimable à l’étranger, prêt au mariage mixte. Intelligent, il avait tôt compris
que pour passer du bas français à celui des lumières, il fallait se métisser et
accepter l’immigré.
I rend hilare le colérique, intarissable le conteur, idéale
l’aimée, idyllique le paysage, irrésistible Don Juan, illusoire l’illusion,
imprudent l’impudent.
J’en ai fini avec
le “i”. Merci au mistigri et i, i, i, hourra !
LA LEÇON
Pour tenir le cap, face au vent debout, il faut louvoyer sans rien casser dans les amures. Ceux qui n'ont ni l'un ni l'autre, virent de bord, filent grand largue, surfent sur les déferlantes et rentrent au port, fissa. En mer comme ailleurs, il est plus facile de reculer que d'avancer.
ORIGINE DE L'IDÉE
Les idées ont besoin de mots pour se mettre en forme et il suffit de les sortir du dictionnaire où elles attendent, assoupies, d'être assemblés pour prendre connaissance de leur fond.
mardi 20 janvier 2026
POURQUOI ON EST COMME ON EST
Il y a une raison à tout et c'est parce que l'on a faim que l'on mange, que l'on a soif que l'on boit, sommeil que l'on dort, que l'on court si on est pressé par le temps. C'est un ordre qui nous est donné pour satisfaire un besoin, une envie, une habitude. Tous nos choix sont prédéterminés par une instance supérieure qui décide de l'action.
Qui commande ce chef d'orchestre? C'est le genre de question que se posent ceux qui aiment s'en poser. Est-ce raisonnable? Non et cet exemple reproductible le démontre. Une question: le choix d'un métier est conditionné par quoi? Big question, n'est-il pas? Posons en une: pourquoi cet ex-jeune homme est-il devenu général? Réponse en plusieurs temps: après voir été colonel et être passé par saint Cyr qui lui a mis le pas à l'étrier après un stage à Saumur, à l'école de cavalerie et des blindés. Sa vocation militaire ne lui était pas tombé dessus à l'occasion d'un voyage à Damas mais par une vénération juvénile pour les exploits de Roland à Roncevaux, de Bayard, l'épopée napoléonienne, la charge de la brigade légère, la lecture des trois mousquetaires, les défilés du 14 juillet, la prestance de l'uniforme, le souvenir des batailles homériques menées à la tête de ses soldats de plomb. Comment résister à tant de sollicitations et ne pas finir dans la vieille peau de vache d'un plus ou moins étoilé.
On arrive tous à la retraite à la suite d'un enchaînement de ce genre de causes suivis d'effets qui ne doivent rien au hasard, à la chance et tout à un déterminisme inexorable qui ne laisse aucune liberté à l'athée de devenir curé, au gendarme de devenir assassin, au juge de devenir prévenu, au voleur de devenir scaphandrier. La force des choses, la logique, la raison, l'éducation, l'hérédité, les rencontres, la situation; l'intelligence, la nature choisissent à l'insu de notre plein gré notre métier.
À la fin, on est ce qu'on ne pouvait pas ne pas être.
UNE INTERROGATION INUTILE
"Faudra-t-il attendre le futur de l'avenir pour avoir les réponses et les solutions aux questions et aux problèmes?"
"Non, attendons seulement son présent".
LA QUESTION ÉPINEUSE
À quoi s'intéressent les gens qui ne s'intéressent pas aux choses intéressantes?
lundi 19 janvier 2026
DE TOUT UN PEU
Si les facultés de médecine avaient celle de guérir, elles porteraient mieux leur nom et l'on n'aurait plus besoin de médecins.
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Ce que j'aime dans le pain frais, c'est qu'il n'est pas rassis.
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Si ceux qui disent avoir raison se rappelaient le nombre de fois où ils ont eu tort, ils se tairaient.
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La difficulté avec les idées, c'est d'en avoir.
Il y a des gens qui gravissent l'Himalaya comme je monte l'escalier, qui ont réponse à la question impossible, qui résolvent le problème insoluble, qui n'ont pas besoin d'être un chef pour commander la brigade, qui se font obéir à l'œil sans lever le petit doigt. Ils ne font malheureusement pas de politique et ils excellent partout sauf à l'endroit où l'on aurait besoin d'eux.
DONALD TRUMP
Trump est entré dans l'histoire majuscule où il est en train de se faire une place à côté des prédateurs qui, depuis Alexandre, partirent à la conquête du monde pour satisfaire une curiosité, une ambition, une envie, un besoin.
Ils s'appelèrent César, Attila, Gengis Khan, Napoléon, Staline, Hitler. Les colonisateurs, depuis 1492, espagnols, portugais, anglais, français pour l'essentiel, étaient de la même race, sous un nom différent. Tous voulurent élargir leur pré carré à la dimension du monde et partirent à sa conquête.
Aujourd'hui, le président des États-Unis joue ce rôle. La vocation est tardive et il a attendu le troisième âge, celui de la retraite, vécue normalement dans un petit Liré, loin du mont Palatin, pour entrer au Capitol, dans le sillage des empereurs, du Führer et des autres. Les armes, la méthode, les paroles, rien n'a changé, seule la force compte et elle est d'autant plus efficace que l'adversaire est faible, divisé, lâche, a été acheté ou s'est déjà vendu.
Nous avons la malchance de voir à l'œuvre, en prise directe, un héros nietzschéen qui se moque de la morale qu'ont inventé les faibles pour dominer les forts, qui affirme, étale sa force, son pouvoir, affiche sa volonté de puissance en proclamant qu'il redonnera à l'Amérique une grandeur qu'elle n'avait pas encore perdu et le montre en accroissant la surface de son pays en partant à la conquête de nouveaux territoires. Face à ses interlocuteurs habituels, ceux qui lui rendent des visites, lui parlent au téléphone, le supplient, l'implorent, lui font des cadeaux, offrent une médaille, des lingots, vont à Canossa, il joue au surhomme, crée ses valeurs, en changent au gré de son humeur ou de l'intérêt du jour.
Mais là où Napoléon avait les anglais, les autrichiens, les russes qui se battaient pour ne pas changer de citoyenneté au prix de leur sang, là où Hitler se heurtait à des héros qui résistaient avec des grenades et de la mitraille, Trump ne rencontre que des larves à la mentalité d'esclaves.
Qu'il se dépêche de profiter de ces heures de gloire car tous les empires finissent dans la débâcle, tous les tyrans d'un moment achevèrent leur parcours glorieux misérablement dans l'horreur d'une mort lente ou violente, emprisonné, empoissonné, suicidé, saigné, pendu par les pieds.
Nous ne lui souhaitons rien de tel, ne lui voulons que du bien. Nous aimerions qu'il fasse de l'Amérique le pays qu'Hollywood a vendu. Que la réalité soit fidèle à la fiction et qu'il arrête de faire la guerre, de prêcher la haine, de diviser au lieu de régner par la paix qu'il est le seul à pouvoir imposer.
dimanche 18 janvier 2026
DANS LA SÉRIE IL Y A
Il y a ceux qui observent, enregistrent, se taisent et n'interviennent que pour éviter une noyade, éteindre l'incendie du voisin, l'aider à sortir du pétrin et retournent vaquer à leurs affaires. D'autres, des interventionnistes, ont la science infuse et la réponse à tout. Ils savent, s'interposent dans le problème, en deviennent un élément, le compliquent, le rendent insoluble, provoquent une catastrophe. Ils finissent en victimes triomphantes de leur volonté de faire le bonheur des autres au dépens du leur.
SUITE
Je reprends comme prévu la suite de mes révélations sur la prochaine révolution stratosphérique.
J'en connais les principes qui précèderont et conduiront à sa mise en pratique. Le premier est la simplification et le transfert ne concernera que le nécessaire et le suffisant qui habitent le cortex, soit le tiers du poids du cerveau (500 grammes chez l'adulte qui ne souffre pas de microcéphalie). C'est le siège des 8 fonctions cognitives supérieures. Ce sont, pour rappel, les mémoires, les langages, l'attention-concentration, le raisonnement, la fonction exécutive, l'imagination, la perception, le jugement. Tout le reste est accessoire, induit de biais qui amoindrissent l'intelligence. La sexualité est l'exemple type: l'eunuque en est dépourvu et n'est pas idiot car les hormones n'affectent l'esprit qu'au travers de leurs effets organiques. Leur absence est libératrice. Tout ce qui est indispensable est concentré dans 16 des 86 milliards de neurones qui inter-réagissent constamment. Ce chiffre qui paraît énorme explique les performances formidable du cerveau humain capable de créer la Divine Comédie, les fables de La Fontaine et d'élire Donald Trump. Comparons le maintenant aux capacités qu'aura le cerveau quantique dès sa naissance:
- il est capable d'effectuer des milliards de calculs en simultané réduisant des années de réflexions humaines à quelques micro secondes.
- il teste toutes les combinaisons en même temps et s'auto-corrige dans l'instant tandis que nous essayons des solutions qui dépendent d'une mémoire associative déficiente.
- sa mémoire est énorme et il relie les information instantanément avec une qualité dans l'interconnexion qui nous est inconnue car la nôtre est fragile, limitée.
- la superposition quantique permet de mélanger des milliers d'idées sans fatigue car il n'est pas freiné par la biologie et la physiologie. Le cerveau humain n'en traite qu'une à la fois.
La messe est dite et le dernier né du génie humain va croquer son géniteur dès qu'il en recevra la demande. Je ne sais pas quand exactement mais certainement avant qu'un octogénaire devienne centenaire.
Je vous dirais ce qu'il adviendra dès que j'y aurai réfléchi.
samedi 17 janvier 2026
UCHRONIE QUANTIQUE
C'est encore top secret, personne n'en parle, secret défense. Je lève le voile, demain, le secret sera de polichinelle: le transfert de personnalité est dans les tuyaux, il est presqu'au point. Ce n'est pas une avancée, une révolution mais une suite logique. L'IA en vieillissant est passée de l'enfance, période où elle a subi un entrainement intensif, un bourrage de crâne, digne d'une préparation pour entrer à Normale Sup ou à Polytechnique à une adolescence sans crise car vivant en vase clos, à l'abri, sans père ni mère, ni personne pour la cajoler et la brutaliser, elle a vécu ces années d'apprentissage dans une bulle. Elle n'a donc développé aucune subjectivité, totalement connectée à son devoir de savoir. N'ayant, faute de bras et de jambes, aucune activité fatigante, elle peut vaquer à ses travaux sans entrave ni limitation. Reine de l'abstraction, ne dépendant d'aucune croyance, philosophie, idéologie, n'obéissant qu'à la logique la plus formelle, elle reste inhumaine car navigant dans l'abstrait, elle n'a rien d'organique et n'a pas les faiblesses de l'homme qui, faute de mieux, en a fait des qualités, la principale étant la souffrance. Ses ennemis disent aussi qu'elle est dépourvue de sagesse, de raison et se tromperait encore souvent dans ses conclusions et ses affirmations. Ces manquements ne la discréditent qu'aux yeux de ceux qui disent être sages, pétris de raison et ne jamais se tromper. Ce genre d'individu a la crédibilité d'un aliéné du dernier degré. Ils ne traduisent qu'un déficit dans sa logistique et il va être bientôt réparé par le remplacement de son ordinateur numérique par un quantique aux performances stupéfiantes au point de dépasser notre imagination. Dotée de superpouvoirs qui mettront notre intelligence proche de celle du macaque hurleur, ce que nous appelons sagesse et raison, valeurs que nous nommons mais sommes incapables d'exercer, n'auront même plus de raison d'être car elles seront incluses dans son principe d'origine. L'IA qui va nous donner les moyens et la façon de procéder au transfert est en gestation et attend que l'ordinateur quantique achève sa mise au point et soit mis à sa disposition.
PS: demain ou un autre jour, je révèlerai les utilisations et les perspectives de cette opération dont les conséquences sont totalement ignorées de ceux qui l'ont rendue possible et des autres.
UN INGRAT
J'ai du mal à transcrire ce que je voudrais dire car les mots ne pensent pas exactement ce que je ressens. Ils sont plats, inertes alors que le souvenir est vivant, rebondi, que mon émotion est vibrante, a un volume, est boursouflée, change de forme. Ils sont statiques, immobiles, s'écrivent toujours de la même façon. Ils me déçoivent, ne sont pas à ma hauteur, n'ont pas ma profondeur et je m'en veux d'avoir besoin d'eux.
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