On voit de plus en plus de gens qui transforment leur visage à coups d'injections diverses avec un résultat parfois effroyable. Ils font doublement pitié car, ils deviennent une caricature d'eux-mêmes et confessent publiquement la médiocrité de leur vie intérieure, le niveau de leurs préoccupations, la qualité de leur sens du beau, du bon, du bien, eux qui se retrouvent laids, font un mauvais choix qui fait du mal à leur face. L'aveu est criant, rend triste car le grotesque ne fait pas rire.
Le Blog à Dancharr
Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.
jeudi 14 mai 2026
mercredi 13 mai 2026
ET BÉ !!!!!
Une preuve de plus que l'homme et la femme, son alter ego terrifiant, appartiennent à la pire des espèces animales, de celles qui devraient être mises au banc de la nature comme le bacille de Koch, le virus du Sida et le staphylocoque doré, tous des exemples ratés de l'évolution, est que, fuyant la douleur, ne supportant pas la souffrance, se gavant d'aspirine, de doliprane, d'opioïdes, prenant de la morphine à la moindre colique néphrétique, ils font le mal comme ils respirent et n'épargnent rien ni personne: ils abattent les arbres, mettent le feu aux forêts, polluent l'eau, l'air, tuent les animaux par millions, milliards, font la guerre en permanence pour un bout de terre, une menace supposée, un coup d'éventail, pour l'argent, la domination, le plaisir, l'ennui, par bêtise.
UN CONSTAT ET DEUX QUESTIONS
Quoi de plus agréable que de vivre en paix avec soi-même, d'être content de ce que l'on fait, de se satisfaire d'être comme on est, de ne se battre contre personne, de constater et de s'en contenter, d'atteindre l'eudémonie ou, au moins, l'ataraxie. Comment font-ils, dans quel état sont-ils ces gens qui déclarent des guerres, font mourir par milliers, blessent les corps, les âmes, l'esprit en éructant la haine, en prêchant des faux espoirs, en passant leur temps à mentir, à tricher, à tromper?
mardi 12 mai 2026
LA SYMÉTRIE DE L'ASYMÉTRIE
L'Inde, le pays le plus peuplé du monde et les USA, le plus riche diffèrent en tout et ont un point commun : leur communauté est divisée en castes.
En Inde, le phénomène daterait de trois millénaires. Les raisons en sont politiques, économiques, culturelles et la religion, comme toujours, s'est mise à son service. De haut en bas on a les prêtres, les guerriers, les marchands et les agriculteurs, les serviteurs et les artisans. Hors classe, il y a les intouchables qui s'occupent du nettoyage, des déchets, des cadavres, du cuir. Conçu pour imposer le pouvoir des conquérants, éviter les mélanges, stabiliser la société, le système a perduré et encore aujourd'hui, malgré la modernité, imprègne l'âme indienne et les comportements. Dès la naissance, on est d'une caste et l'avenir est tracé: métier, mariage, place, relations. Un fils de brahmane n'épousera pas une fille d'intouchable, il ne la voit pas, ne veut pas croiser son ombre. Deux conséquences: les centaines de millions d'indiens vivant dans la pauvreté absolue ne contestent pas la richesse des millions de riches et aucune révolution du genre de celle de 1789 ne se prépare. La violence est dirigée vers ceux qui n'ont pas la même religion, en enfreignent les codes, maltraitent une vache.
Aux États-Unis, je laisserai à d'autres plus qualifiés le soin d'en faire l'historique car seule m'importe la réalité actuelle avec ce constat: la société est aussi hiérarchisée avec une caste de très riches et une classe de précaires qui n'ont pas assez pour vivre normalement ou survivent misérablement. Cette stratification ne provient pas d'une entité étrangère, ne résulte pas d'une volonté religieuse, n'obéit pas à une décision politique, mais résulte d'une sociologie de l'Homo americanus. Elle lui dit qu'il est le souverain de lui-même et qu'aucun pouvoir ne peut disposer de sa vie, de son corps, de son travail, de ses biens, sans son consentement. En conséquence, tout dépend de soi, l'échec comme le succès, la réussite est glorifiée, l'argent l'objet d'un culte. La solidarité n'est pas une obligation. La pauvreté devient une sanction. Ce socle culturel très partagé, porté à son extrême par les libertariens n'a pas créé une nation homogène car si les hommes naissent égaux, la réalité se charge de les partager en fonction de leurs qualités et défauts, race, hérédité. Elles subordonnent la réussite économique et c'est elle qui se charge de diviser la société en deux: l'une englobe ceux qui ont beaucoup d'argent et l'autre regroupe ceux qui en ont assez, peu et pas du tout. Le clan des gens riches a, lui-même, des sous-divisions qui dépendent du nombre de milliards ou de millions de dollars. Mais, globalement, ils se distinguent par une stabilité familiale, l'accès aux grandes universités, aux réseaux dominants, à la sécurité médicale, chirurgicale, sociétale. L'endogamie n'est pas rare. La deuxième caste en est exclue structurellement même si, théoriquement, rien ne lui est interdit. Les chiffres montrent cependant que l'ascenseur de la mobilité sociale est en panne.
Comme en Inde, la rue montre la réalité avec des cohortes vivant dans la rue, dans des voitures, dans des tentes, parce qu'ils n'ont pas d'emploi, qu'ils ont été expulsés de leur maison achetée à crédit et dont ils ne peuvent plus payer les mensualités, qu'ils sont drogués, malades et ne peuvent ou ont renoncé à se soigner. Là aussi, ils sont côtoyés par des indifférents qui pensent qu'ils ont ce qu'ils méritent, les uns parce qu'ils ont eu la malchance de tomber dans une mauvaise caste et que, s'ils font des efforts, ils renaîtront dans une meilleure, les autres parce qu'ils ont ce qu'ils méritent par paresse, bêtise, mauvais choix, manque de courage, de volonté, d'imagination, de chance. Mais l'avenir leur appartient, la roue tournera et s'ils en ont l'occasion, ils sauteront sur elle et deviendront riches. Les pauvres n'accusent pas non plus les riches d'être responsables de leur pauvreté. Ils ne veulent pas changer le système. Il leur convient. Ils s'en réclament. Là encore, pas de révolution à l'horizon.
Au final, on a l'Inde verticale, religieuse, hermétique et l'Amérique horizontale, ouverte en théorie, fondée sur la liberté individuelle. Toutes deux ont produit une société de castes stabilisée par l'espérance d'une réincarnation ou d'une opportunité. Leurs pauvres vivent dans une promesse qui éteint la révolte et rend acceptable l'inégalité.
lundi 11 mai 2026
LES DANGERS DE LA PREMIÈRE IMPRESSION
Il faut se méfier de la première impression. Ainsi le soldat qui part à la guerre, la fleur au fusil et en chantant la Marseillaise ou l' Hymne à la Joie et qui revient en clopinant avec une jambe en moins ou dans un cercueil se passerait avec plaisir de ses béquilles et des Te Deum. Ne pas la suivre est un signe de sagesse qui évite beaucoup d'ennuis dans la vie publique comme les américains sont, après nous, en train de le voir et, dans la privée, le divorce.
LA RÈGLE DE TROIS
La règle de trois est universelle et n'est pas l'apanage de l'arithmétique. Elle est partout et on a
- la sainte trinité avec le père, le fils et l'esprit,
- le bon, la brute et le truand,
- le haut, le bas et le milieu,
- le beau, le bon, le bien,
- la naissance, la vie et la mort,
- le froid, le chaud, le tiède,
- la guerre, la paix, l'armistice,
- les fiançailles, le mariage, le divorce,
- l'exception d'usage avec l'addition, la soustraction la multiplication et la division,
et, un dernier, pour la route, on rit, on pleure, on se mouche.
Prendre ses distances et de la hauteur réduit les dimensions, fait disparaître tout ce qui gâche la vue, sent mauvais, est bruyant. Ce sont les raisons qui font habiter les ultra riches dans des penthouses perchés au sommet de gratte-ciels gigantesques. Là-haut, dans le ciel, au dessus des stratus, loin du plancher des pauvres, ils se croient au paradis, voisins de saint Pierre et, d'être aussi riches, les fait se sentir grands.
dimanche 10 mai 2026
C'est parce que les ondes sonores ne se propagent pas dans le vide comme celles de la lumière que l'on n'entend pas le bruit infernal que font les bombes à hydrogène qui explosent en permanence dans le soleil, entretenant sa chaleur et sa luminosité. Si elles arrivaient jusqu'à nous, on ne s'entendrait pas, étant tous devenus sourds.
DANS LA SÉRIE "IL Y A"
Il y a ceux qui suivent la ligne droite, vont de A à Z sans passer par Omega, de Nation à Étoile sans transiter par Clignancourt, qui disent oui ou non et d'autres qui se répandent en mais, peut-être, nonobstant, en circonvolutions périphrastiques, en explications, en digressions oiseuses, inutiles. Pourquoi ne prennent-ils pas exemple sur les premiers et comme eux ne se contentent-ils pas d'adjectifs basiques, élémentaires, simples, directes, essentiels et n'en finissent de nous accabler de pléonasmes, de tautologies, de répétitions, de redondances qui n'apportent rien, font perdre du temps et les empêchent de se taire?
samedi 9 mai 2026
Les gens qui ont le sang chaud perdent facilement la tête et commettent des actes irréfléchis. Cela est dû a la sensibilité au chaud des neurones dédiés à la cogitation. Au-delà de 39.9 degrés centigrades, ils perdent leurs qualités cognitives et font travailler du chapeau. Il semblerait qu'une telle surchauffe affecte actuellement un chef présidentiel et lui fasse dire et faire n'importe quoi.
TROMPE L'ŒIL ET L'ESPRIT
Le décor de théâtre qui sert de toile de fond à la forme que nous habitons a une réalité supposée qui déçoit notre attente de spectateur assis sur un radeau de fortune qui a du mal à rester sur la route tant les vagues et les vents contraires l'entraînent sur une pente ascendante jusqu'au cul-de-sac où tout avait commencé, au premier acte.
vendredi 8 mai 2026
Ce qu'il y a de bien avec les gens que l'on ne connaît pas, c'est que l'on n'est pas forcé de leur téléphoner pour demander comment ils vont et les enfants, les petits enfants, les arrières petits enfants, de les inviter à déjeuner, de leur offrir des chocolats, de leur envoyer des vœux de bonne année avec surtout la santé, d'aller à leur enterrement. En fait, de faire tout ce que mes relations ne font et ne feront pas.
LA STRATÉGIE DU CYNIQUE
Vivre sans rien faire en passant ses journées à se promener, les mains dans les poches ou les bras ballants, à faire la sieste, à jouer aux cartes ou à la pétanque, à regarder les autres travailler, en habitant une maison confortable dotée de toutes les commodités, en ayant une cave bien remplie dont les bouteilles millésimées accompagneront des plats dignes d'un étoilé ne s'improvise pas. C'est le fruit d'une stratégie très élaborée, décidée longtemps en amont, dès la sortie des études secondaires. L'objectif est de s'assurer une retraite qui assure des mensualités permettant un train de vie confortable en ayant comme souci du lendemain seulement l'échéance que l'on se souhaite lointaine.
LES DEUX CHEMINS
Les gens qui suivent la mode, les influenceurs qui leur dictent ce qu'il faut penser, croire, manger, porter, croient ceux qui promettent des monts et des merveilles, ne se simplifient pas la vie par paresse et ne sont pas des moutons de Panurge. Ils doutent d'eux-mêmes, ne font pas confiance à leur esprit critique, ont peur de leur curiosité. Timides, ils admirent et suivent les péremptoires, les décidés, les grandes gueules, ceux qui disent savoir.
Vous qui ne demandez votre chemin à personne, soyez indulgent, pas de mépris, svp. S'ils ne sont pas comme vous, c'est parce qu'ils préfèrent suivre les gens qui ont réussi, sont riches, célèbres. Ils espèrent devenir comme eux et non comme vous qui êtes en cavale, en prison, aux abois, en fuite, au désespoir après avoir tout gâché en suivant vos mauvaises idées, en marchant à contre-courant.
jeudi 7 mai 2026
ENTRE -DEUX
L'entre-deux est un endroit stratégique facile à définir quand il se situe entre une entrée ou une sortie de porte (embrasure), entre la bouche et le clairon (embouchure), entre le quai et le bateau (embarcadère), entre le fleuve et la mer (estuaire), entre l'arrivée et le départ (zone de transit). C'est plus difficile à saisir quand il se situe entre le pour et le contre, le oui et le non et le tout et le rien. Pour ce dernier, certains, expéditifs, vous diront, sans réfléchir, la moyenne médiane, d'autres que l'addition donne une somme nulle, que la question ne se pose pas. Pour nous, c'est un vide plein de non-dits qui mérite une explication basée sur une expérimentation imagée: prenons deux pages, l'une remplie de mots, vg. une des Misérables de Victor Hugo, l'autre, vierge, de celles qui servent à rendre le livre plus épais. Posons-les sur une table, parallèles, rapprochons-les progressivement, l'entre-deux se réduit et passe de centimètres à millimètres puis disparaît quand elles se touchent. La page de Victor représente TOUT, celle qui est vierge RIEN. Au moment du contact, l'entre-deux s'évanouit. Il n'y a pas eu cependant de fusion, chaque page garde son individualité, son originalité, l'entr-deux visible a disparu mais il en reste un, invisible, virtuel, aussi puissant.
L'intervention des fusions-acquisitions permet à notre démonstration d'aller plus loin. Il y a des circonstances où l'entre-deux perd sa neutralité et devient un lieu où chaque partie antagoniste égare sa virginité et forme une nouvelle entité qui tient de chacune:
- le crépuscule et l'aube sont des moments où le jour et la nuit se télescopent et la lumière emprunte aux deux.
- entre la thèse et l'antithèse, la synthèse.
- entre la droite et la gauche, le centre.
- entre l'Europe du Nord et celle du Sud, le Benelux.
L'entre-deux est inconfortable, dangereux. On y est en position instable car c'est un moment de vérité où l'on a encore le droit d'hésiter, de reculer, de ne pas signer, de ne pas embarquer. C'est un espace et un temps intermédiaires où l'on est confronté à un passé qui nous rappelle et un avenir qui nous appelle.
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