Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


samedi 13 juin 2026

Il faudrait connaître le futur aussi bien que le passé pour sécuriser l'avenir et éviter les mauvaises surprises dans le choix du métier, des investissements, du conjoint. On fermerait le robinet du gaz avant de partir en vacances, on éteindrait le feu dans la cheminée avant que la maison ne brûle et on ralentirait avant de tomber dans le précipice. 

Il faudrait que les experts en cybersécurité s'intéressent au problème et développent un algorithme qui permettrait à l'IA générative de faire des prévisions plus conformes à la réalité du futur que les prévisionnistes d'aujourd'hui. Ces informations préalables amélioreraient le sort des sociétaires  de la communauté à venir et rassureraient la présente  quant à son devenir  en lui permettant de faire le bon choix en connaissance de cause.

PS: ce n'est que mon opinion et je respecte celle de ceux qui préfèrent marcher vers l'inconnu, découvrir l'inattendu à leurs risques et périls, à eux de voir.
Faire ce que les autres n'aiment pas faire libère un espace et du temps où tout devient possible, facile puisqu'il n'y a personne pour faire obstacle. On y trouve tout ce qui manque aux autres, dont ils ne veulent pas, paralysés de peur, de paresse, d'ignorance et parce qu'ils préfèrent la coutume, l'ennui, le chômage, les CDD, la précarité plutôt que l'inconnu, le mystère, l'aventure.

ENTENDU AU TRIBUNAL

Je voudrais, pour une fois, exposer clairement ma position sur un problème que les aurorités judiciaires de notre pays ne veulent pas aborder dans le souci -légitime à leur yeux- et qu'un esprit éclairé comme le  mien trouve louable de ne pas déstabiliser davantage une cellule familiale déjà  chahutée par l'évolution sociétale qui a abouti au passage d'un état de fusion à la fission  avec les conséquences que nous connaissons en large et en détail et que je tairai pour ne pas alourdir un propos sur un sujet qui est tout sauf léger.

Je respecte cette omerta mais, n'appartenant pas à la magistrature assise, mon dégoût de l'injustice m'ordonne de la rompre. Je déclare que la responsabilté de tout délit, grand ou petit ne doit plus être attribuée au seul coupable. Depuis l'abbé Mendel, on sait que les caractères sont transmis en ligne directe depuis la parentèle immédiate et Konrad Lorentz, le rôle important de l'imprégnation. Pourtant, les siècles passent et la justice n'en tient toujours pas compte. Ce scandale doit cesser. Vous êtes intelligent monsieur le président, asez en tout cas pour avoir passé des examens, réussi des concours difficiles. Il ne doit pas vous être difficile de comprendre que le caractère de mon client reproduit celui de son père, mais surtout celui de sa mère, sa génitrice qui a mis 9 mois à le créer après l'avoir porté autant  dans son sein, lui imposant la promiscuité malsaine de tous ses vices, lui qui ne demandait qu'à être aussi vertueux que vous, que moi et les membres du jury que je félicite pour toutes les qualités qui éclairent ce prétoire d'une lumière bienveillante. Pour être impartial, je noterai au passage que la responsabilité paternelle est moins engagée car sa contribution à la génèse du monstre que je défends n'a duré que 3 minutes chrono selon une étude qui vient d'être publiée sous les auspices du ministère de la santé et de la reproduction. De plus ce père avait été aussitôt après l'acte créateur intercepté  par la police et incarcéré à perpétuité pour des actes étrangers à l'affaire mais d'une gravité comparable. 

Mon client est certes responsable mais il a été conduit à délicter par manque de  sagesse, d'hygiène mentale, enfin de tout ce qui distingue un honnête homme d'un voyou  et d'un salaud. Il doit tout cela à son héritage. Sans un atavisme maudit, il eut été un bébé adorable, un bambin délicieux, un chérubin dans sa première et deuxième enfance et un adolescent exemplaire avant de devenir un père modèle et un parfait citoyen. Mais les lois de la génétique et celles de l'ethologie sont impitoyables. Elles ont broyé mon client, en on fait la brute qui s'est jeté dans la gueule de tous les lions dont il a croisé le chemin. 

Je ne demande pas de la clémence mais une juste répartition des charges. Sa responsabilité est fortement partagée avec ses parents et toute la lignée qui l'ont chargé de tous leurs péchés. Son pére indigne, sa mégère de mère doivent endosser une partie de ses crimes. Leurs casiers judiciaires ne doivent plus être vierges. Une telle hérédité aurait dû leur interdire de procréer s'ils avaient eu une once d'humanité. 

Monsieur le président, les assesseurs, la cour, le jury, le public, vous tous qui avez bénéficié de parents dignes et n'aimez que le beau, le bon, le bien, vous ajouterez l'amour de la justice en condannant mon client à 10 ans avec sursis et ses parents à la perpétiuité à titre posthume, pour l'exemple... 

Merci de votre compréhension et pour l'intime conviction que je vois briller dans vos yeux en pleurs.

LE PROBLÈME DES IDÉES ENFIN RÉSOLU

Depuis toujours, les gens curieux de nature se demandent pourquoi des inventions aussi simples que les allumettes, la roue, la machine à vapeur, l'imprimerie, l'électricité, la pénicilline, E=mc2, Youtube ont mis si longtemps avant que l'idée de base soit acceptée, développée et fasse consensus. Aucune raison solide n'a expliqué clairement ce phénomène qui ne date pas d'hier. Les contemporains de Gutenberg se posaient la question, racontent les mémorialistes de l'époque. 

Je propose une solution solide au problème que je soumets à votre expertise.

L'idée simple mais disruptive est timide par essense. Elle sait qu'elle va déranger un ordre établi, démolir des certitudes ancrées dans la conscience collective depuis des siècles et considérés comme des vérités absolues, intangibles. On comprend ses réticences à se dévoiler. Elle pressent le combat que le pauvre savant à qui elle a soufflé la solution au problème va  devoir mener, les sarcasmes, les menaces, même sa vie est en danger comme celle de Galilée quand on a en face de soi des idolâtres fanatiques, stupides et bornés. L'idée a une vie personnelle. Sa force est de n'avoir de compte à rendre à personne, sa faiblesse  de ne compter que sur elle-même. Discrète, patiente, elle se met en réserve et attend des jours plus propices quand elle est rejetée, celui  où elle enterrera les vieilles idées ringardes, des fausses valeurs. Elles ont fait leur temps, place aux vraies, celles qui vont durer une éternité, le temps de laiser à la prochaine celui d'éclorer, de croître et d'embellir jusqu'à son heure glorieuse.

vendredi 12 juin 2026

LE CYNIQUE DIT POURQUOI IL SE PRÉFÈRE À BEAUCOUP

"Ce que j'aime chez moi," me susurre le cynique dont je suis le confident préféré, le conseiller éclairé, le l'homme de main attiré, "c'est mon trop plein de bonté, de générosité, d'humilité, d'objectivité qui rend jaloux aussi bien mes amis que mes ennemis."

RETORS, LE VIEUX

Dur à la douleur, j'ai demandé à la Compagnie d'assurance de diminuer la prime du pretium doloris et d'augmenter celle de la perte de chance car je n'en n'ai jamais eu!

L'ENNUI

La pénibilité de l'ennui n'est pas celle qu'éprouve le terrassier qui creuse un canal à la pelle ou le mineur qui perce un tunnel à la pioche, elle est un sentiment de culpabilité qui saisit sa victime quand, dans un éclair de lucidité, elle prend  conscience de perdre, à jamais, un temps précieux qui aurait pu être employé à faire de grandes choses ou  à apprendre à jouer au piano, le chinois, l'esperanto.

PS:  heureusement, l'ennui n'est pas mortel et, pour cette raison, ne fait pas encore partie des maladies professionnelles. Cependant un syndicat de fonctionnaires  a menacé  d'une grève illimité le ministre du travail si l'ennui n'était pas mis, avec la sinistrose, sur la liste des affection reconnues puisqu'elle entraîne une souffrance psychique  en rapport avec le sentiment d'inutilité trop souvent ressenti et l'impression chez d'autres de vivre aux crochets des travailleurs, les cas se multiplient à l'URSSAF, m'a confié un médecin du travail.

IDÉES

Ce sont les idées que l'on se fait qui nous empêchent de vivre tranquillement. Elles nous assiègent en permanence, nous font désirer, nous donnent des envies, des opinions, critiquent, jugent. En fait, elles sont nos maîtres. Comment cesser d'être leur esclave? Comment s'en libérer ? Par quoi les remplacer ?

Nous en avons pourtant besoin pour réfléchir et pour penser. On ne peut pas, comme l'escargot, se réfugier dans une coquille et faire le mort. Il faut accepter cette réalité dès lors que l'on a décidé de vivre et admettre que le cerveau sécrète les idées comme le foie la bile, les reins l'urine et les glandes salivaires la salive. C'est sa fonction. Il les fabrique à longueur de journée. Il serait étonnant que, dans une telle production industrielle, il n'y ait que des chefs-d'œuvre.

Remercions-les de si bien travailler et ne retenons que les idées bonnes, belles et bienfaisantes.

jeudi 11 juin 2026

On connaît les amitiés particulières d'André Gide mais pas grand chose de ses amours particuliers. Je ne sais pas s'il aimait le chant des rossignols, la tarte Tatin,  rire, plaisanter, se plaindre, la blanquette de veau, dormir sur le ventre ou le dos. Finalement, l'amour tient à beaucoup de choses et même un misanthrope complet, misogyne et misandre peut avoir plusieurs amours fusionnels. Ils ne sont pas jaloux et cohabitent en paix : le cinéma avec le théâtre, Chopin avec Mozart, le cidre brut et un Château Yquem. Seul l'amour-propre  est intraitable, même chez celui qui hait le sale*.

*C'est facile mais comment résister?

MALIN

Pour couper le cordon ombilical qui relie l'huître à la coquille, j'utilise un rayon laser à lumière froide.

C'EST BALLOT

L'argent que j'avais  réussi à économiser est passé chez le voisin. Il me l'a pris quand je le lui ai donné après qu'il m'eut demandé de le lui prêter. 

RENOUVELLEMENT DE CONSEIL

Je me répète, mais je vois trop de pachydermes au supermarché : pour maigrir facilement et rapidement, il suffit d'acheter ce que l'on n'aime pas. L'auto-régulation se fait naturellement.

PS: la méthode est basée sur la logique, valeur obligatoire, hôte habituel d'un esprit sensé. Chez les autres, ce n'est qu'une recommandation.

HELP

"Docteur, sauvez-moi, quand je commence à déconner, je n'arrive pas à m'arrêter. Je fatigue vite l'auditoire et me fais des ennemis de ceux qui peinent à suivre, le comble pour un ami du genre humain!" 
_______  

8 jours plus tard:

Le Secrétariat

Monsieur,

Le professeur a bien lu votre appel au secours et a compris votre douloureuse situation. Il y répondra dès qu'il aura terminé sa mission en cours: la reconquête d'un lectorat distrait par les évènements, la préparation des vacances et que-sais-je encore. Il vous en avisera par SMS recommandé. 

PS: il m'a dit de vous dire qu'en attendant, vous devriez essayer de faire rire sans déconner, comme lui.

LES MONDES DU SILENCE

Le silence règne sur deux mondes: celui des cathédrales et celui  de la mer. Ils sont si inquiétants qu'ils donnent envie de retrouver  très vite, quand on y est plongé,  le  bruit, tant ils sont oppressants.

Dans l'un, on a peur d'y rencontrer un monstre des profondeurs par l'odeur alléché ou une épave remplie de squelettes s'agitant au gré des courants. On craint d'être enfermé dans l'autre. L'antre est funèbre avec une clarté  crépusculaire. La lumière filtrée par des vitraux raconte une histoire lugubre et celle des cierges tremblote comme si un courant d'air voulait l'éteindre. Le lieu n'incite pas plus au recueillement que la fosse des Mariannes à la rigolade. Tout est  fait pour le rendre sinistre: des croix où est supplicié le même pauvre homme. Ils n'ont pas eu la décence de le détacher, de l'allonger, de le vêtir, de le soigner. Ils le laissent saigner, agoniser sur sa croix. On y voit des ombres furtives qui entrent et sortent de guérites où confessent des Torquemada. D'autres fantômes sont à genoux et répètent mille fois la même prière sans se rendre compte que personne n'entend le silence.

Ces deux mondes sont surtout le royaume de la peur : des profondeurs pour l'un, de l'enfer pour l'autre.

mercredi 10 juin 2026

Si le temps que l'on passe à rêver, on le passait à dormir, on serait frais et dispos au réveil, le cerveau reposé et prêt à penser intelligemment.

LE PRÊCHE DU CYNIQUE

Je  voudrais pour la énième fois  non pas faire leur bonheur mais leur éviter des malheurs en conseillant aux jeunes écervelés qui ne me lisent pas de suivre mon conseil et d'essayer de comprendre  son avant-propos.

L'ennemi est, par essence, un être détestable, méchant, hypocrite, dangereux qu'il faut fuir ou s'en protéger, éventuellement en s'en débarrassant en cas d'attaque toujours sournoise. Il est donc important de connaître, à l'avance, sa stratégie, sa tactique afin de déjouer ses plans machiavéliques et le réduire à merci, la vertu triomphante pour une fois en ce bas monde.

Le principe de précaution étant devenu constitutionnel, vous vous en servirez en choisissant vos ennemis parmi des relations peu fréquentables depuis que vous les connaissez mieux. Ce ne sont pas seulement leurs points faibles que vous devez cibler mais surtout les forts. Ils sont intrinsèquement dangereux.  

PS : - pour se faire des ennemis , reportez vous aux nombreux posts  traitant du problème (20.08.2019, 17.03.2024, 02.07.12025).

- lire "L'art de la guerre "de Sun Tzu et celui de Machiavel.

- ne soyez pas un livre ouvert, gardez vos secrets, ne parlez pas de vos faiblesses, soyez discret sur vos performances car vos ennemis de demain se recrutent chez vos amis d'aujourd'hui. Ils en profiteront car ils sont aussi sans scrupule.

- il va de soi que vous devez éviter d'entrer en conflit sérieux avec un inconnu. Les mauvaises surprises sont fréquentes car on ne sait pas à qui l'on a à faire.  

VACANCES CONTRE HOLYDAYS

Je préfère partir en vacances qu'en  holydays. Un  départ fait envie, l'autre  pas. 

Le premier nom vient du  latin  "vacancia" qui dérive du verbe vacare' qui dit que c'est un temps où l'on est vacant, libre, disponible, asservi par aucun travail, livré au bon plaisir, libéré du sens du devoir. Ces vacances idéales sont l'apanage des heureux habitants des pays dont la langue est latine et elles répondent au doux vocable de vacaciones en Espagne, de vacanze en Italie, de vacantâ en Roumanie, de vacances en France

Le deuxième  est un mot composé bâtard qui fait de ces jours de liberté un temps saint. En les sacralisant, ils en ont fait une prolongation de la grand messe, du salut et des vêpres, des moment ennuyeux où l'assistance  se donne des airs pieux pour faire croire qu'elle fait partie des bienheureux. Pour être saint, il faudrait que ces jours-là  se passent dans la prière, les génuflexions, les confessions, la mortification, les communions, les Salve Regina, les Te Deum, les Magnificat et pas le nombril à l'air libre, à bambocher,  à fainéanter, à picoler. Une hypocrisie de plus à mettre au débit de ceux  qui ont le culot d'en faire des instants divins qu'ils consacrent au diable.

Donc vive les vacances et pauvres holydays...

mardi 9 juin 2026

FORTICHE

Quand je ne sais que faire, pour ne pas m'ennuyer, je me pose une question.

LA MINUTE DU CRITIQUE DE FILM

Formidable et je le recommande. Il s'agit d'un vieux film japonais d'un réalisateur inconnu, au nom imprononçable qui raconte les aventures incroyables d'un samouraï de la première génération, aveugle, sourd et muet qui n'a pour sabres que les ongles de sa main droite et ceux de son pied gauche. Jamais coupés, affutés comme des lames de rasoir, ils tranchent, découpent et il occit à la vitesse de la lumière qu'il ne voit pas.  Son intuition hors paire, sa prémonition exceptionnelle, une vision nocturne parfaite qui compense son aveuglement diurne font de ses combats  des œuvres d'art et de ses extrémités des armes de destruction manuelle .
Il y a trois façons de traiter  le cerveau.

L'une est passive, facile. Il suffit de lire, d'entendre ce que l'on écoute, de  voir ce que l'on regarde en choisissant ce qui est beau, bon et bien. Le cerveau s'enrichit de connaissances, apprend au contact des grands esprits la sagesse, la logique, l'histoire, la géographie, la physique, la chimie, la philosophie, des rudiments de mathématique et à réfléchir comme eux. C'est déjà beaucoup. 

La deuxième est activée par la première qui a saturé le cerveau d'idées, de théories, de philosophie qui lui ont donné les mots nécessaires pour dépasser ce stade et atteindre le niveau où l'on pense et réfléchit sans copier. L'imagination stimulée par la curiosité est le moteur qui fait avancer dans l'inconnu. Un travail d'analyse et de synthèse s'opère. Il en sort de nouvelles théories, des  inventions, des découvertes, des réponses aux questions, des solutions aux problèmes. 

On peut rester au premier niveau, celui des connaissances. Il est gratifiant et le cerveau est content de savoir autant. C'est le domaine des enseignants, des savants, des professeurs. Ce sont des répétiteurs qui n'ont rien inventé mais beaucoup retenu. Le deuxième n'est pas accessible à tous. La curiosité, l'imagination, l'intelligence doivent être d'une qualité inhabituelle. Il faut aussi une liberté de la pensée qui ne doit pas être paralysée par les anciennes qui ont tendance à s'accrocher et ne pas vouloir être mises au placard.

La troisième est aussi particulière puisqu'elle se singularise par une absence de tout ce qui faisait l'identité des autres. Le cerveau n'éprouve aucune curiosité pour ce qu'il ne connaît pas, trouve que l'ignorance permet de vivre sans se poser des questions, donc sans besoin de réponses, que les problèmes se résolvent d'eux-mêmes. Se fatiguer la vue, les oreilles, encombrer sa mémoire de choses ne lui apporteront que des interrogations, des suppositions, des problèmes qui lui compliqueront une vie qui se suffit à elle-même.

Le choix n'est ni cornélien, ni racinien ni romantique, personne ne décide pour le cerveau. Son travail n'est pas forcé et ne répond à aucune obligation. Le hasard décide. Gardons-nous de hiérarchiser la valeur des trois options. Les deux premières apportent des satisfactions intellectuelles, de la fierté teintée d'orgueil à l'idée d'avoir une tête si bien remplie. La dernière n'est pas à plaindre et il n'est pas sûr que son choix soit mauvais car l'ignorance libère l'esprit, l'âme, la conscience de beaucoup d'inutilités, les allège de bien des fumisteries et les empêche de se poser des questions sans réponse. Consécration suprême, le fils de DIEU les a glorifiés  en proclamant urbi et orbi "Bienheureux les pauvres en esprit, le royaume de Dieu est à eux".