Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 6 janvier 2026

ALERTE MÉTÉO

 Ce matin, 6 janvier, un pardessus de coton hydrophile neigeux recouvre les champs. On se croirait à une Alpe d'Huez horizontale sans pylônes ni skieurs en train de se tamponner et  finir aux urgences. 

Mêmes les plans d'eau ont disparu sous la neige immaculée polluée seulement par les retombées radioactives de la centrale atomique voisine.

 Je me demande ce que deviennent mes carpes koïs dans ou sous la glace et si les amours blancs ont mangé assez de salades pour subsister jusqu'à la fonte. Je vous tiendrai au courant si je survis à cette période glaciaire.

 6 janvier 2026



Chez certains, la paresse, la fatigue, la faiblesse, le temps additionnent leurs effets et ils font le minimum et d'autres conjuguent leur volonté, leur courage, leur force, le temps et font le maximum.

LES NOURRITURES HUMAINES

Il y a les nourritures corporelles que l'on mange pour satisfaire nos besoins physiques: blanquette de veau, omelette norvégienne, céleri rémoulade etc.. Leur digestibilité dépend des qualités du produit et du  tube digestif. Elles sont absorbées régulièrement tout au long de la journée selon une périodicité qui dépend des habitudes et une quantité qui est une fonction dérivée de l'appétit, du portefeuille et des arrivages chez l'épicier, le boucher, le poissonnier. L'ingestion est précédée d'une préparation en cuisine qui est suivie d'une mise à table, en bouche. Il s'agit d'une cérémonie rituelle plus ou moins respectée selon le niveau socio-culturel. De qualité, elle est un gage de bonne santé physique qui, elle-même, se répercute sur le mental. Cette  remarque introduit le chapitre des nourritures spirituelles.

Elles alimentent le cerveau en idées, en pensées, en réflexions et vont lui permettre de se développer et de grandir en connaissances, en raison, en sagesse. Ces apports extérieurs sont indispensables à la croissance neuronale qui va être stimulée au point d'acquérir les bases de l'éducation. La première étape se passait dans les cours élémentaires du primaires. On y apprenais à lire, écrire er compter. On accédait ensuite au secondaire où le niveau s'élevait à l'histoire, la géographie et à de vagues aperçus sur la physique, la chimie,  la mathématique, la philosophie, un survol de la littérature en vogue les siècles précédents. Ceux qui avaient les moyens et n'étaient pas pressés de gagner leur vie embrayaient, le bac en poche, vers les études supérieures et une spécialités que l'on allait creuser pour en faire son domaine d'excellence: Médecine, Droit, Sociologie, Architecture, Économie, Philosophie etc.. Avec du vocabulaire, la connaissance du sens des mots, la capacité d'analyser pour faire des thèses, des synthèses, on était prêt à s'ébattre les uns dans le monde de la production de biens de consommation ou dans les services, pour les autres à batailler dans la société vouée aux débats intellectuels. La séparation des activités change la consommation des biens spirituel car les besoins sont différents. Les uns vont chercher l'information dans les journaux, les magazines, les émissions de variété, les manuels techniques, les autres écoutent des conférences, lisent, travaillent dans la recherche, réfléchissent avant de parler dans un jargon particulier incompréhensible aux non initiés.

Il n'y a pas que le corps qui a besoin de manger pour ne pas mourir. Notre esprit a lui aussi faim et soif. Plus discret que le corps, il ne réclame pas bruyamment sa nourriture, mais, quand elle manque, il  devient idiot, n'a pas d'esprit critique, pas de curiosité, croit ce qu'il entend, ce qu'il voit, fait ce qu'on lui dit de faire. Il est domestiqué par ceux qui ont besoin d'esclave qui obéit, achète, consomme selon les ordres. Mais, s'il a  avalé et digéré ce qu'il a lu chez Voltaire, Diderot et les autres que voici, il pourra choisir librement son chemin de vie. Il apprendra à penser contre soi-même et l'opinion avec Montaigne, avec Pascal contre l'illusion du progrès moral et approchera de la lucidité en posant l'homme comme un être étrange "ni ange, ni bête", avec Nietzche, il ne tombera pas dans la morale de troupeau. Pour structurer son esprit sans le figer, il trouvera dans Aristote la rigueur, chez Descartes la méthode, chez Kant la lucidité. Pour apprendre à vivre  avec sobriété et dignité, Marc Aurèle reste un maître. Schopenhauer lui enseignera un pessimisme salutaire, Comte-Sponville met à sa disposition, aujourd'hui, les conseils pour une sagesse honnête et claire. Ainsi nourri, l'esprit est libre, plus difficile à soumettre.

UNE OBSERVATION DU CYNIQUE

Ceux qui ne manquent de rien ne connaissent pas comme ceux qui manquent de tout ou seulement de temps, d'argent, de patience, de sommeil, l'intense satisfaction que donne le plaisir de se plaindre.

lundi 5 janvier 2026

UN CONSEIL QUI RAPPORTE

En cette période de cadeaux, pour faire vraiment plaisir et ne pas se contenter de celui d'offrir, je recommande de satisfaire une des envies de l'heureux bénéficiaire de votre admirable générosité et de proposer à son avidité ce qu'il aimerait manger, boire, lire, entendre. La difficulté est dans la connaissance de ce rêve secret. Il y a deux façon de résoudre le dilemme:

- poser la question, mais comment refuser si vos moyens ne vous permettent pas d'accéder? Donc à éviter. 

- n'offrez rien. 

Dans les deux cas, vous aurez choisi la meilleure solution. Elle évite  une dépense inutile, dispense de remerciements hypocrites, ne compliquez la vie de personne en ne vous faisant pas perdre du temps dans le magasin pour l'acheter et à l'autre d'y retourner pour s'en débarrasser. 

AVANTAGES ET DANGER DU DOUTE

Ne pas être sûr et certain introduit le doute, une interrogation qui obligent à s'informer, à creuser le sujet, à étudier. Cette expectative provoque une réaction intellectuelle qui , au final, va diminuer l'ignorance et augmenter la connaissance. L'esprit ainsi amélioré est plus apte à poser des questions, à trouver les réponses. Mieux documenté, il aura moins de problèmes et il trouvera plus facilement leur solution.

Le dilemme est, qu'à la fin, à force de travailler, de chercher, de trouver,  on finit par être sûr et certain. On risque de changer alors d'espèce et de devenir un sûr et certain. Ce péremptoire qui ne doute pas, ne s'interroge pas, a réponse et solution à tout. C'est un reflexe qui lui fait se croire savant, habile, intelligent alors qu'il n'est que prétentieux, orgueilleux, mythomane, au cerveau et mains vides.

L'EFFET BOULE DE NEIGE

Si tout  ce qui arrive et arrivera au monde est inéluctable et, comme ceci et cela sont  indépendants de notre volonté, notre désintérêt est légitime. Cette indifférence de bon aloi relève de notre ignorance des causes qui provoquent et provoqueront les conséquences de l'ordre du désastre que le monde subit depuis le début de l'éternité. La première fois où une décision malencontreuse provoqua une réaction malheureuse qui, à son tour, engendra un effet primaire négatif qui enclancha une réaction secondaire défavorable à l'équilibre des choses qui, en réaction, pour corriger le déséquilibre induit, essaya, en vain, de le contrebalancer par un effort méritoire mais légèrement supérieur qui, par résonance , amplifia l'erreur au lieu de corriger la malfaçon. Cet enchainement délétère fut en ses temps et lieux à l'origine de la chute de l'empire romain d'occident, de la guerre de cent ans, de la révolution française, de la colonisation, des guerres de décolonisation, de l'élection de Poutine, Macron, de celle de Trump, la montée en puissance de l'extrême orient. Pour le futur,  nous pouvons déjà prévoir quelques suites du même genre avec, à une date indéterminée: la chute de l'union européenne, une guerre de cent ans, la révolution numérique, la colonisation chinoise, la guerre de décolonisation américaine, les élections  de Poutine, des Le Pen un peu partout, la montée en puissance des robots.

Nous sommes donc avertis de ce qui va se passer, et si nous continuons de feindre l'ignorance, de nier l'évidence, de refuser de voir la réalité, de répéter les mêmes erreurs, d’agir contre l’avenir et nos intérêts, de pratiquer un aveuglement volontaire, c’est le fait d’une bêtise personnelle totale, d’une inconscience collective globale, prolongements naturels de la servitude volontaire. Ainsi, tout se répète non par fatalité aveugle, mais par entêtement lucide et imbécile. Nous savons, et pourtant nous faisons comme si nous ne savions pas. Nous voyons les chaînes se forger et nous les appelons progrès. L’histoire n’est plus une tragédie née de l’ignorance, mais une farce entretenue par le refus de comprendre que ce qui est déjà arrivé va se reproduire. L’indifférence devient alors une hygiène de l’esprit face à une humanité qui ne veut pas voir que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

dimanche 4 janvier 2026

LE CONSEIL

Il y a ceux  qui veulent et ceux qui peuvent  et leurs opposés ceux qui ne veulent ni ne peuvent. Ces derniers sont les plus intéressants.

Ils ne veulent pas croire ce que vous dites, voir le film que vous  recommandez, lire le livre que vous  conseillez,  considérez votre position, votre proposition. Une seule explication: tout en vous est, pour eux, exécrable. C'est donc par principe et indépendamment de tout critère objectif, qu'ils opposent un refus. La politesse peut le déguiser, le temps de la conversation, avec un acquiescement pouvant aller jusqu'au remerciement enthousiaste.

Ils ne peuvent pas croire ( pour la suite, voir plus haut). Leur refus est  moins  offensant mais plus trivial. Le motif est un empêchement qui est soit monétaire, soit intellectuel ( il ne lit pas, n'aime pas le cinéma, la peinture, la musique), ne comprend pas ce que vous dites par défaut de vocabulaire, de culture, d'éducation, de patience). Ils ont des incapacités spirituelles, physiologiques, physiques avec, à la base, un manque de curiosité abyssale. 

Ils sont faciles à diagnostiquer par l'interprétation de leur seule mimique. Elle trahit de façon éloquente leurs intentions ( pour en savoir plus, voir le livre de  Rita Karanauskas " Cazamentiras", Intermedio editores S.A.S.) Sitôt débusqués, arrêtez de perdre votre temps à parler avec eux d'autres choses que de la pluie et du beau temps.

J'attends que le jour soit bien établi, proche de midi et m'être assuré que la nuit a rejoint ses quartiers nocturnes, près de la lune, pour me lever, sans bruit pour ne pas réveiller les insomniaques enfin endormis. Je cours vaquer à des occupations qui ne vous regardent pas et que j'avais remises au lendemain afin de ne pas les déranger et faire l'importun comme beaucoup ne se seraient pas gênés, ne partageant pas ma discrétion, ma politesse et mon éducation raffinée qui, en d'autres lieux et temps m'auraient valu votre admiration jalouse.

LE CONSEIL

 Pour rester vivant , contentez vous de faire la partie possible de l'impossible.

samedi 3 janvier 2026

Quand on voit ces gens qui ont fait de longues études, qui ont une bonne culture,  un métier intéressant, une réputation flatteuse, prendre des décisions imbéciles, se mettre dans des situations impossibles, agir de façon hasardeuse et, d'une façon générale pourrir leur vie et celle des autres, on est épouvanté à l'idée qu'ils font partie de l'élite dominante qui dirige, commande, gouverne, préside. On comprend aussi le pourquoi de l'état du monde.

LA CROYANCE DU GOURMET

 Le gourmet se croit d'une race supérieure à celle du gourmand. Il   goutte quand l'autre  s'empiffre, déguste au lieu d'avaler, hume et ne renifle pas. Celui-ci  est forcément un rustre, un grossier personnage gras et malodorant à regarder avec  dédain, pitié, mépris tandis que lui est un raffiné, un délicat, un esthète qui n'aime le bon que s'il est beau.

LE CONSEIL DE FIN D'ANNÉE DU CYNIQUE

Pour ne pas se débattre dans les réponses incompréhensibles de questions imbéciles, ne pas se noyer dans des problèmes insolubles, il faut ne pas se prendre pour ChatGPT, le dernier des mohicans, le fils spirituel du saint Esprit, mais vivre heureux  dans l'inconscience totale, ne pas regarder la réalité, ne pas s'intéresser à la vérité, faire le sourd aux tracas du monde et se concentrer sur la nature, son nombril et les bonnes choses à déguster.

LES MOTS

L'importance des mots  doit peu à leur orthographe, à leur sonorité, à leur construction et beaucoup à  leur sens direz-vous, énervé, sûr de vous! Vous auriez raison si leur grandeur dépendait uniquement de leur identité, de leur authenticité, de leur exclusivité lexicale, mais elle tient essentiellement à ce que chaque mot a sa place réservée dans les dictionnaires et bénéficie, privilège unique, d'une floppée d'autre mots pour définir exactement sa signification. 

vendredi 2 janvier 2026

EXONÉRONS

Le corps a besoin de se débarrasser des résidus alimentaires non assimilables. La partie dédiée du colon se charge de cette fonction excrétrice indispensable, fondamentale. L'élimination des fèces garantit le maintien  de la santé

La pensée qui occupe l'esprit n'est pas illuminée seulement de transcendances, d'idées intelligentes, de réflexions pertinentes, de souvenirs agréables mais parasitée de souvenirs pénibles, de réflexions  indésirables. On a besoin de s'en débarrasser pour que l'esprit récupère de l'espace où il accueillera de nouvelles idées  grandes, belles, bonnes. 

Tous les cerveaux ne disposent pas d'un système spécialisé d'élimination comme le rectosigmoïde. Il faut donc improviser si on ne veut pas se laisser intoxiquer par leur venin pernicieux, source de ruminations conduisant à la dépression.

Certains ont recours à la simple  conversation. Ils s'en libèrent en parlant. La seule difficulté est de trouver une oreille compatissante, capable de feindre l'attention et de supporter  votre discours larmoyant, elles sont rares..

D'autres, moins chanceux et plus fortunés iront porter leurs complaintes chez un psychanalyste. Couchés sur un divan, ils racontent les malheurs de leur petite enfance à un monsieur ou à une dame qui dort, les yeux ouverts, derrière eux.

Je préconise une troisième méthode, ludique, gratuite, facile: tenir son journal intime si on est timide ou si on a  une vie agitée passible de la correctionnelle ou des assisses. Une seule condition: savoir écrire. Dans un  style plus moderne, faites comme moi, tenez un blog et racontez ce qui vous passe dans la tête. C'est une bonne catharsis. Vous rendez aussi un service à la communauté qui vous suit en lui permettant de régler ses désordres intérieurs. En bonus, votre misanthropie affectée révèle son versa caché, votre empathie naturelle.

LE PREMIER

De la même façon que le pic est au sommet, que la fin a un commencement,  que le trou est au milieu de l'endroit, le début de l'année est EXCEPTIONNEL. À l'instar du lundi, du premier du mois, il  inaugure une période de temps qui lui donne une solennité majestueuse digne de l'admiration réservée à tous les matins du monde.

 Oui, vous, le beau parleur, le fier à bras , le rouleur de mécanique, le fils de l'ex-roi des allumettes, parce que vous vous voyez jeune, beau, riche, vous   méprisez  le vieux laid et  pauvre. Quand la vérité vous sautera dessus, il sera trop tard, le temps ayant le pouvoir étrange de transformer  le jeune en vieux, la beauté en laideur et la richesse en pauvreté.

jeudi 1 janvier 2026

DISCOURS DE FIN D'ANNÉE

C'est avec une émotion contenue, un plaisir latent, une satisfaction virtuelle que j'accueille, dans un climat refroidi, une tension patente, un optimisme feint, le départ de 2025 et l'arrivée de 2026. Le passif est épais, les prémices inquiètent, les prévisions alarment, les courbent se télescopent, les statistiques confirment : les échéances sont inéluctables, le thermomètre monte, le baromètre descend, les indices éclairent une situation obscure. La nouvelle année est pleine de risques aux conséquences inévitables. Je comprends l'alarmisme qui étreint même les optimistes et l'odeur de désastre qui flottait sur la fête de Noël, le nuage  de pessimisme qui est installé sur le réveillon du premier de l'an. Les vœux garderont leur dimension surréaliste, comme le veut la tradition, fruits hypocrites de l'inconscience collective d'une humanité qui ne sait pas ce qu'elle fait, les mains pleines d'un cambouis merdique.
Si vous avez réussi à finir de lire ce brûlot incendiaire, ce condensé de haine ordinaire, ces phrases à ne pas mettre sous tous les  yeux, vous qui vouez au  genre humain dénaturé une passion incontrôlable qui rend jaloux votre amour de jeunesse, c'est parce que vous êtes, comme moi, une victime du cynique, cet infâme qui nous tient sous la menace de révéler au monde stupéfait la noirceur de nos  péchés capitaux impunis. Il y va de notre légion d'honneur.

En contrepartie, pour effacer cette infamie, nous offrons à nos fidèles lecteurs, à nos amis de toujours, à nos relations intemporelles, un cadeau de fin d'année magistral, une réflexion révolutionnaire, une disruption philosophique, un coup de tonnerre dans le monde de la pensée académique: la philosophie qualique. Elle ne se laisse pas saisir à la première, ni à la deuxième lecture et moi-même je n'ai à demi compris ce que j'écrivais qu'après correction des fautes d'orthographe, de grammaire, de ponctuation. J'attends avec impatience vos commentaires avisés pour en savoir plus.