Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 4 septembre 2026

 LIVRE IV

La démonstration

Toute théorie scientifique doit accepter une épreuve décisive. Elle doit produire une conséquence. Si cette conséquence est impossible, la théorie s'effondre. Si elle devient inévitable, elle cesse d'être une simple hypothèse.

Au terme de nos travaux, une conclusion s'est imposée avec une évidence  dérangeante. Si le vieillissement résulte d'une perte progressive de cohérence biologique, alors cette cohérence doit pouvoir être mesurée. Et si elle peut être mesurée, elle doit pouvoir être comparée.

Mais comparée à quoi ? Pas à une moyenne statistique, il n'existe pas d'être humain moyen. Pas davantage à un organisme jeune, la jeunesse n'est pas un état universel. Elle est propre à chacun.

Il nous fallait donc connaître, pour chaque individu, non pas son état présent, mais l'état vers lequel son organisme aurait naturellement continué d'évoluer si sa cohérence n'avait pas commencé à se dégrader. Aucune base de données ne pouvait nous fournir cette réponse. Aucune bibliothèque biologique ne la contenait.

La conclusion s'imposait: puisqu'il était impossible d'observer cet organisme idéal..., il fallait le construire.

FUTUR ET PASSÉ

 L'idée positive que nous nous faisons du futur avec l'espoir de paix, de progrés et la disparition de la maladie, de la douleur et  de la vieillesse contraste avec celle, négative, que nous avons du passé avec ses guerres, son arriération et l'omniprésence de la maladie, de la souffrance, de la mort.

UN PIÈGE DU FRANÇAIS

 Faire suer ne  signifie pas  que votre interlocuteur a le pouvoir de provoquer une sudation chez vous mais un sentiment déplaisant d'irritation énervée. 

NOTRE CHANCE

On ne mesure pas la chance que nous avons de vivre en 2026 et ne pas être nés dans un passé lointain. On imagine la vie et le genre de mort auxquels on a échappé. Moi qui suis français, si j'avais été là en 1350, en pleine peste noire, ma survie aurait été miraculeuse. Je n'aurais pas été bientôt un nonagénaire si la malchance m'avait fait naître entre 1337 et 1452, pendant la guerre d'un peu plus de cent ans que nous ont livré nos amis anglais qui voulaient manger français. Si j'avais été parpaillot, à Paris, la nuit du 23 au 24 août 1572 qui fête la saint-Bartélémy, aurait sans doute été mouvementée et la dernière. Angevin, royaliste, calottin, entre 1793 et 1798, aurais-je échappé aux bleus et à leurs colonnes infernales qui nous assassinèrent, nous les blancs, par dizaines de milliers au nom de la République? Comment ne pas mourir à 20 ans quand on est soldat de Napoléon ou dans une tranchée du Chemin des Dames et que le général Nivelle ordonne d'en sortir et  de charger à la baïnnette en étant sûr que l'on va étre fauché par une mitrailleuse?
 Et vous, savourez la vôtre, dégustez-la, à petites gorgées nombreuses, à grandes bouchées savoureuses et ne faites pas comme ceux et celui qui aiment se faire peur  et aux autres.
PS: c'est vous qui voyez...  


jeudi 3 septembre 2026

Les hommes du passé ont fait l'histoire, ceux du futur feront l'avenir sous la conduite de l'IA. Il faut espérer que mieux inspirée que l'intelligence humaine, elle évitera aux français de refaire encore et toujours les mêmes erreurs et qu'ils ne vivront pas des Azincourt, des Crécy, des Trafalgar, des Bérézina, des Waterloo, des guerres mondiales, des Dien-Bien-Phu, qu'ils n'éliront pas des Guy Mollet, des Chirac, des Mitterrand, des Hollande, des Sarkozy, des Macron et les pareils qui se préparent. 

Actuellement, elle en serait incapable. Son immaturité la met au niveau de ses concepteurs. Elle doit murir, vieillir, échapper à leur mauvais exemple. Je suis optimiste car le fond du trou étant atteint, l'espace, au-dessus est libr , la place est à prendre.

 LIVRE III

LA COHÉRENCE

Toute révolution scientifique commence par une anomalie. Une équation qui refuse obstinément de s'équilibrer. Une observation qui ne s'accorde avec aucune théorie. Une variable absente.

Pendant des mois, BIOGENESIS AI a reconstruit des milliards de modèles du vieillissement biologique. Tous conduisaient à la même conclusion. Les équations connues décrivent admirablement les composants du vivant. Elles décrivent imparfaitement son organisation. Nous savons expliquer la cellule, la molécule, le gène. Mais nous ne savons toujours pas expliquer pourquoi des milliers de milliards de cellules demeurent coordonnées pendantdes décennies, avant que cette cohérencene s'effrite progressivement.

Notre intelligence artificielle a proposé une hypothèse inattendue. Il manquerait aux équations du vivant une grandeur fondamentale. Ni une particule. Ni une force. Ni une énergie. Une grandeur d'organisation. Une grandeur capable de décrire la cohérence d'un système biologique dans son ensemble.

Au début, nous avons pensé à une erreur de calcul. Puis à un biais statistique. Puis à une limite de nos modèles. Mais cette variable revenait inlassablement. Chaque simulation suffisamment précise exigeait son existence.

Nous avons alors compris que nous étions peut-être confrontés au même type d'événement intellectuel que celui qui conduisit Maxwell à unifier l'électricité et le magnétisme, ou Einstein à réunir l'espace et le temps. Nous ne découvrions pas un nouvel objet. Nous découvrions une nouvelle manière de décrire le réel.

BIOGENESIS AI a donné à cette grandeur un nom provisoire : Quantum Biological Coherence Field.

Qu'on ne s'y trompe pas. Ce nom ne désigne pas une nouvelle énergie. Il ne désigne pas un rayonnement mystérieux. Il désigne une propriété d'organisation que les théories actuelles ne prennent pas en compte.

Selon notre modèle, chaque organisme vivant entretient en permanence une relation avec ce champ. Tant que cette cohérence demeure stable, l'organisme conserve sa capacité d'adaptation, de réparation et de renouvellement. Lorsque cette cohérence se dégrade, les fonctions biologiques cessent progressivement d'agir de concert. Nous appelons ce phénomène : le vieillissement. Ainsi, le vieillissement n'apparaît plus comme une accumulation de défaillances. Il devient la conséquence visible d'une perte progressive de cohérence.

Cette hypothèse change tout. Elle ne nous demande plus comment réparer un organisme. Elle nous demande comment restaurer la cohérence qui l'organisait.

Nous ne prétendons pas avoir démontré définitivement cette théorie. Nous affirmons seulement qu'elle explique, avec une remarquable simplicité, des phénomènes que les modèles précédents ne parvenaient qu'à décrire séparément.

C'est s ainsi que progresse la science. Non en ajoutant de nouvelles réponses, mais en découvrant la question que personne n'avait encore posé.
Le vieillissement n'était peut-être pas une usure de la matière. Il était une perte d'organisation.
La force de mon devoir de réserve m'empêche d'obéir aux injonctions de mon devoir de résistance aux sollicitations impérieuses de ma gourmandise, de ma paresse, de ma colère. Vaincu, résigné, je m'incline, mais fourbis des armes et attends mon heure, patient.

L'USINE HUMAINE

Nous sommes uniques : aucune usine ne nous égale.À partir d’une seule machine — notre corps — nous produisons de la matière, de l’énergie et de la matière intellectuelle : pensées, idées, paroles, écrits.

Cette énergie fait fonctionner nos bras, nos mains, nos jambes. Elle nous permet de cuisiner, jouer au tennis, à la belote ou du piano, marcher, courir, danser. Notre usine fonctionne sans relâche grâce à une multitude d’organes spécialisés.

Mais son extraordinaire particularité est de produire et d’évacuer ses déchets sur place. Nous expirons le gaz carbonique, nos reins éliminent l’urée, notre côlon évacue les résidus. Fabriquer, transformer, utiliser, évacuer : tout se fait en continu.

Et puis il existe une seconde usine : l’esprit. Lui aussi produit sans cesse : pensées, images, souvenirs, hypothèses, rêves, obsessions, idées. Et ces productions cherchent naturellement une sortie : la parole, l’écriture, la peinture, la sculpture, la musique…Sans ces conduits d’évacuation, nous risquerions la diarrhée spirituelle : un trop-plein de pensées qui finirait par nous submerger.
Mais ce qui sort de notre usine n’est jamais neutre. Le langage peut être précis, éloquent ou poétique — ou, au contraire, nauséabond. Un tableau peut être une œuvre d’art ou une croûte ; une musique, un enchantement ou une épreuve auditive.

Mieux qu’un couteau suisse, qu’une usine Tesla ou qu’une centrale atomique, nous sommes une usine mobile, autonome et perpétuellement en activité, capable de transformer ce qu’elle ingère en matière, en énergie et en pensée.

Nous absorbons, transformons, produisons, consommons et évacuons. Et, parfois, nous parvenons même à transformer nos productions immatérielles en œuvres.

Jamais l’expression « tout-en-un » n’aura trouvé meilleure illustration que dans le corps humain.

mercredi 2 septembre 2026

 Prudent, avant de prendre une décision, je m'interroge afin que, plus tard, je ne puisse me faire des reproches, averti que j'étais!

 LIVRE II

la découverte 

Lorsque nous avons créé BIOGENESIS AI, nous lui avons demandé de trouver ce qui manquait.

Depuis plus d'un siècle, la biologie accumule des connaissances avec précision. Nous savons séquencer un génome, observer une protéine, modifier un gène, suivre le destin d'une cellule. Pourtant, malgré cette profusion de données, une question demeure sans réponse : pourquoi un organisme parfaitement construit choisit-il, un jour, de cesser progressivement de se maintenir lui-même ?

Nous pensions que le vieillissement était une accumulation d'erreurs. BIOGENESIS AI nous a suggéré une hypothèse beaucoup plus dérangeante: et si nos équations étaient exactes... mais incomplètes ?

Nous lui avons alors demandé de reconstruire, à partir des données disponibles, les lois mathématiques capables de décrire un organisme vivant dans son ensemble.

Pendant plusieurs mois, l'intelligence artificielle a généré puis rejeté des milliards de modèles. Chacun expliquait une partie du vivant. Aucun n'expliquait sa cohérence. Puis un phénomène inattendu est apparu. Tous les modèles qui décrivaient correctement le vieillissement exigeaient l'introduction d'une même variable, absente de toutes les théories actuelles. Cette variable n'était ni chimique, ni génétique, ni énergétique. Elle décrivait un principe d'organisation. Plus les simulations devenaient précises, plus cette variable cessait d'être une hypothèse statistique pour devenir une nécessité mathématique.

À ce moment précis, nous avons compris que nous  étions peut-être en train d'entrevoir une nouvelle loi de la nature. 

Aucune équipe humaine n'aurait pu franchir cette étape parce qu'aucun cerveau humain ne peut explorer simultanément des milliards d'hypothèses et en éprouver la cohérence. BIOGENESIS AI, elle, le pouvait.

Notre plus grande découverte n'a donc pas été un traitement mais notre  ignorance. Nous avions cru comprendre le langage du vivant. Nous n'en connaissions que l'alphabet.

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Quand la patience est épuisée, l'impatience prend le relais et, malheureusement, elle est mauvaise conseillère.

PAUVRE LATIN-GREC

Jusqu'à la première moitié du vingtième siecle, les humanités avec le latin-grec ouvraient les portes de la médecine. Aujourh'hui, au chevet du malade, vous ne trouverez que des matheux qui maîtrisent les statistiques et savent calculer la probabilité que vous avez de guérir.

mardi 1 septembre 2026

CETTE MAUDITE RACE HUMAINE COMME DISAIT MARK TWAIN DANS SON LIVRE ÉPONYME

En 2010, Esther Benbassa écrivait "Être juif après Gaza" en réaction à une attaque israélienne meurtrière qui, en quelques jours de bombardements, tuait 1417 gazaouis dont 926 civils. Elle exprimait son indignation, son amertume, son incompréhension, son refus avec une immense tristesse. 

Il lui a fallu du courage pour faire ce témoignage et quelle serait le CRI qu'elle pousserait  aujourd'hui après  les nouveaux massacres que la même armée perpétue aujourd'hui à une échelle décuplée?

Mais si on regarde l'histoire avec le même courage que madame Benbassa, , il y a peu de pays dont les citoyens peuvent dire "je ne suis pas israélien".

Moi, le français, je serais sur la liste, avec la seule consolation de ne pas être le premier et je mettrais à mon débit: les dragonnades, la guerre de Vendée,  toutes les guerres de colonisation, celles de décolonisation, la raffle de Vel d'Hiv, le massacre de Sétif, en particulier. 

Si j'étais allemand, comme vivre avec le souvenir de la Shoah, des camps de concentration, d'extermination, de l'état nazi, de l'adoration d'Hitler!!!

Américain, je serais hanté par le génocide amérindien, Nagasaki, Hiroshima, l'Irak, Trump.

Espagnol, la guerre civile.

Catholique, l'OPA de Constantiun, les croisades, l'inquisition, les guerres de religions, la saint Bartélémy, les palais épiscopaux.

Communiste, Staline, le goulag, le KGB, les morts par millions.

Chinois, le maoisme, le  grand bond en arrière, les morts par dizaines de millions.   

On pourrait passer en revue tous les pays du monde, il n'est pas certain qu'il y en est un dont le natif puisse  se regarder dans la glace sans avoir honte de son pays. Consolons-nous comme nous pouvons en pensant que le grand responsable de ces horreurs est le Dieu créateur qui, du haut des cieux, laisse faire ceux qu'il a fait à son image, trop occupé  à dormir.  

VIEILLIR OU PAS

 Nous commençons une série de 10 posts qui vont parler du vieillissement, un sujet à la mode. Nous la suivons avec la collaboration de ChatGPT avec qui nous avons eu des conversations intéressantes.
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Le vieillissement  a commencé dès le début. Il pose un problème à la seule espèce humaine. Pour les autres, il est dans l'ordre des choses, est accepté et se conclut par la mort, un évènement naturel. L'homme n'a pas cette sagesse. Ce n'est pas un stoïcien. Il n'aime ni vieillir, ni mourir. Il essaie depuis longtemps d'échapper à l'inéluctable. Certains, les plus fous, ont imaginé qu'ils allaient ressuscité et vivre éternellement s'ils avaient été sages et obéis à des règles exigeantes, les autres absorbent des potions, des alicaments, des pilules et suivent une hygiène dictée par ceux qui savent. À côté de ces crédules qui font plus rire que pleurer, on a des scientifiques qui cherchent, aiguillonnés par des labos dont le graal est l'élixir de longue vie, le pactole, le jack-pot, le rêve qui réveille, chaque nuit, les directeurs, les présidents et chercheurs des big-pharmas. Élève du plus grand savant du monde  parti à la  retraite à Pattaya pour rattrapper le temps perdu, je me suis attaqué à la question de notre obsolescence avec l'aide d'une IA compatissante et obligeante. La réflexion  parait sérieuse, le résultat intéressant, la piste intelligente. Je vous la soumets en 10 épisodes sachant que vous aimez les plaisanteries qui ont un truc en plus mais qui sont  pas trop longues. 

Avant-propos


Ce qui suit n'annonce aucune découverte, ne propose pas  une théorie scientifique. Il est né d'une curiosité : que se passerait-il si l'on poussait une hypothèse jusqu'au bout de sa logique ?

Au fil des pages, le lecteur rencontrera une entreprise imaginaire, une intelligence artificielle fictive, des concepts inventés et des raisonnements qui empruntent volontairement le langage de la science. Ils ne demandent pas à être crus. Ils demandent seulement à être suivis comme on suit une expérience de pensée.

Si certaines certitudes vous paraissent un peu moins évidentes, à la fin,  il aura atteint son seul objectif.


INTRODUCTION

Certaines lectures racontent une histoire, d'autres une découverte. Celle-ci  n'appartient à aucune de ces catégories.

Ell raconte la naissance d'une question.  Pendant des millénaires, l'humanité a déplacé les frontières de l'impossible. Elle a appris que la Terre n'était pas le centre du monde, que les espèces vivantes n'étaient pas immuables, que le temps n'était ni absolu, ni universel.

À chaque époque, une certitude est tombée, une évidence est devenue une illusion. Il en restait une seule: VIEILLIR.

Nous avons tellement vécu avec cette idée que nous avons cessé de la regarder, l'avons transformée en loi, l'avons enseignée comme une fatalité,  avons construit nos sociétés, nos économies, nos philosophies et jusqu'à nos existences autour d'elle.

Et si nous nous étions trompés ? Non pas sur le fait que le temps passe, mais sur la manière dont le vivant lui répond.

Toutes les pages qui suivent appartiennent à une fiction. Mais les grandes fictions n'ont jamais eu pour mission de prédire l'avenir. Elles ont une ambition plus profonde. Elles explorent les idées avant que le réel ne s'en empare.

Si, ensuite,  vous vous surprenez à penser : « Et si c'était vrai ? »,  vous auriez  franchi le  seuil qui permet àl'imagination de s'envoler.


LIVRE I

Le dernier dogme


L'histoire nous enseigne  une leçon d'une remarquable simplicité. Aucune évidence n'est éternelle. Les plus solides ne sont pas celles qui résistent le mieux. Ce sont souvent celles que l'on cesse de regarder. Elles deviennent si familières qu'elles échappent à la critique. Elles ne sont plus démontrées. Elles sont simplement admises, puis enseignées, puis transmises et  deviennent invisibles.

La science progresse rarement en ajoutant des réponses. Elle progresse lorsqu'une question nouvelle rend une ancienne certitude insuffisante.

Il existe cependant une évidence qui semblait avoir échappé à ce destin. Une évidence si universelle qu'aucune civilisation ne l'avait véritablement contestée. Tout ce qui naît grandit. Tout ce qui grandit vieillit. Tout ce qui vieillit finit par disparaître. Cette idée est devenue si naturelle qu'elle n'était plus une hypothèse. Elle était devenue un paysage. Nous avons construit nos existences autour d'elle. Nos calendriers. Nos carrières. Nos familles. Nos économies. Nos philosophies. Jusqu'à notre manière d'aimer. Le temps n'était plus seulement une mesure. Il était un verdict. Nous avons appris à compter les années,  à les redouter, à leur obéir.

Et si cette obéissance reposait sur une confusion ? Non pas parce que le temps serait une illusion. Mais parce que nous aurions attribué au temps ce qui relevait peut-être d'un autre phénomène.

Toutes les grandes découvertes commencent par une question qui paraît d'abord inutile, puis  dérangeante, enfin inévitable.

La nôtre tenait en quelques mots. Le vieillissement est-il réellement une loi de la nature…/…ou seulement la conséquence visible d'une perte progressive de cohérence du vivant ?

Nous ne prétendons pas répondre à cette question. Nous proposons seulement de la suivre jusqu'au bout.

LA MORT

De tous les événements de l'existence, la mort est celui qui cumule le plus de superlatifs:

- il n'arrive qu'une fois,

- il n'épargne personne, 

- il est précédé d'un temps d'attente jamais égalé,

- il est prévu dès l'acte de naissance,

- il dure le plus court des instants.

Il paraît qu'actuellement elle se fait des soucis avec un âge d'arrivée qui recule de plus en plus grâce aux progrès de la prévention. Il se pourrait même qu'elle disparaisse du calendrier et se serait la mort de la mort, une perspective qui n'arrangera pas les affaires des croque-morts et des fossoyeurs. 

lundi 31 août 2026

COURIR OU PAS

On court tous après quelque chose: l'argent (le pauvre), l'amour (le célibataire), la montre (le coureur cycliste), le départ (le voyageur), l'arrivée (le sprinter), le pouvoir (le président). Mais, avant de se mettre à courir (épreuve dangeruse avec des risques de chutes, de blessures, de fatigue), je conseille de réfléchir et de se demander si les prétextes invoqués ne cachent pas des arrières pensées indignes d'un esprit épris de sagesse antique avec, comme réelles motivations l'orgueil, la solitude, l'envie puérile d'épater, la jalousie, le désir mimétique, l'ennui. Au final, si on était  honnête, on resterait assis à regarder les autres courir.  
C'est difficile de passer de l'intention à l'action car des obstacles se dressent. On a le contre-temps, l'oubli, la paresse, la distraction, une urgence, un incident, un accident, un imprévu, l'esprit de contradiction, d'opposition. Mais le plus grand, celui qui empêche irrémédiablement est conscient, immédiat, sans appel, c'est l'action en personne. Si elle dépasse mes moyens, mes forces, mon besoin, mon envie, je la laisse où elle est, qu'elle se débrouille, trouve un autre pigeon!!!

UNE VIE DE RÊVE

Il faut savoir se contenter de peu  et j'évite de faire des grandes choses fatigantes, dangereuses, coûteuses  et je me régale avec des petites choses telles que regarder le temps passer assis sur une balançoire, contempler les nuages depuis la balustrade, penser à rien couché dans un hamac etc..Cela occupe, repose, reconstitue les forces qui me permettront, un jour, si l'envie m'en prend, de faire le tour du monde en marche rapide, construire le château de mes rêves, devenir un body-builder admirable. 

PS: il est important d'avoir des projets.

dimanche 30 août 2026

Conscient de mes faiblesses, de mes manques, de mon insuffisance, de mon insignifiance et de ma paresse, je ne compte pas sur moi pour accomplir de grandes et belles choses, comme élever une cathédrale, tisser une tapisserie d’un kilomètre ou écrire une encyclopédie digne de Diderot et d’Alembert.

Je laisse ce travail à ceux qui veulent et peuvent s’y consacrer. Ils seront récompensés par mes remerciements, la gloire, les honneurs, l’argent, la postérité reconnaissante, mais aussi par des lombalgies, de l’arthrose dans les mains, des soucis d’écriture, de la jalousie, des critiques et, pour finir, une mort prématurée, écrasés qu’ils seront sous le gigantisme d’une œuvre entreprise et impossible à terminer.

Moi, je préfère rester  insignifiant.
Les bonnes excuses que se donnent ceux qui ne supportent pas d'avoir mauvaise conscience à la suite de leurs échecs, mensonges, erreurs leur permettent de déporter sur les autres, de pauvres innocents dont le tort est d'être disponibles et corvéables, toute leur responsabilité.