Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


vendredi 30 janvier 2026

Le pouvoir que donne la puissance et la puissance du pouvoir dépassent les limites, atteignent le summum, tutoient l'infini. La drôlerie  imbécile de ce constat tragique est que ce sont les victimes qui travaillent à son expansion.

LE BON CONSEIL

Ne donnez pas de conseils aux idiots qui trouvent que vous êtes stupide.

L'ARTISTE

Je suis un artiste dans l'âme mais n'ai aucun des talents qui permettent de jouer au piano, de dessiner, de peindre, de sculpter, de déclamer, de chanter. Les fées ne m'ont pas touché et ma voix de fausset, des mains malhabiles, une absence d'imagination m'empêchent de briller. N'étant pas du genre à laisser tomber, j'ai essayé  de conjurer le sort, de le forcer, en vain.

Le  renoncement allait triompher quand, un soir, j'ai assisté à une reprise du Cadre noir de Saumur. Le choc, la révélation: l'art équestre était à ma mesure. Il me suffirait d'être assis, droit, calme, en avant, sur une selle, de partir au galop et le pur-sang et moi deviendrions un tableau  plein d'une beauté vivante, vibrante de couleurs. Son souffle serait la couleur, son galop la lumière, ses muscles la pâte, ses yeux la flamme. Ainsi fut fait: chaque mouvement était une note, chaque geste une nuance, chaque frisson une émotion. Ensemble, nous peignions dans l’air, traçant des arabesques de grâce et de fureur joyeuse, une œuvre éphémère mais parfaite, montée sur quatre pattes couronnés de fer et de clous. 

PS: il n'y a que dans un manège que l'art et l'artiste fusionnent et que je devient centaure.
Les idéologues qui travaillent dans la politique et les religieux prétendent savoir et pouvoir calmer nos inquiétudes en répondant à des questions qui dépassent l'entendement, en donnant la solution à des problèmes qui défient les mathématiques. Ils obligent l'intelligence à mentir pour obéir à des croyances dénuées de raison et qui doivent tout à l'imagination persécutée par une névrose obsessionnelle.

jeudi 29 janvier 2026

Parce qu'un homme averti en vaut deux et que je crois aux adages vieux comme le monde, vu qu'ils ne se trompent jamais, je mets mon réveil à sonner à l'heure à laquelle je veux me réveiller pour qu'il me confirme que je dois me lever. Ce son comme celui du clairon me fait bondir du lit comme un cabri alors que je m'en extirpe péniblement quand j'oublie de le remonter.

PS: cette réflexion me rappelle que que je dois le remplacer puisqu'il est en panne depuis longtemps.

CLAP DE FIN

La fin du monde si attendue et prévisible est donc pour demain. L'agonie durait depuis longtemps. tout le monde est soulagé, autant ceux qui vont disparaître que ceux qui ne seront pas épargnés. L'attente avait trop duré. La patience des uns est récompensée, l'impatience des autres comblée. L'excitation a remplacé l'énervement de l'attente. L'atmosphère a changé et s'y mélangent les interrogations et les exclamations. Chacun se demande quelle est la bonne attitude: faut-il applaudir et se réjouir d'assister à cette première mondiale ou se lamenter parce qu'elle restera unique ?  Ce sera un son et lumière exceptionnel, du jamais vu pour l'éternité. L'émotion est grandissante au fur et à mesure que l'astéroïde grand comme Mars se rapproche à la vitesse d'une comète. Son point de chute a été gardé secret pour ne pas effrayer davantage dix milliards de terriens sur le point d'être écrasés.

LES MONDES DE DANCHARR

Il y a le monde qui contient l'univers. Sa dimension est infinie et en expansion. Sa durée éternelle est aussi démentielle. Sa dimension, son âge ont des valeurs qui dépassent notre imagination et notre compréhension et ceux qui disent savoir ne savent pas ce qu'ils disent. Les plus crédibles sont ceux qui pensent que ce monde pourrait être une fiction.

Il y a les autres mondes et nous habitons dans l'un, la terre. Elle est pleine de mondes. Contenant 10 milliards d'humains qui bientôt s'y presseront, on a le monde animal rempli d'êtres vivants allant de l'unicellulaire à la baleine à bosse qui dispute la place au monde végétal qui l'occupait en premier et lui a préparé le terrain. Le monde minéral les reçoit tous à son grand désespoir. 

Il y a le monde de l'abstraction. Il comprend celui des idées qui se subdivise en monde de la philosophie, des religions, de la politique, de la culture avec les  arts et leurs innombrables branches.

Il y a dans la société même des mondes qui cohabitent sans se rencontrer. Le grand monde (en réalité petit) et qui concentre le pouvoir, la richesse et domine les classes inférieures qui sont à son service et réunissent l'ensemble des petites gens qui constitue la presque totalité du monde paysan et salarié. 

Mais le monde qui nous importe n'est pas ce monde étranger, mais celui qui nous habite et dans lequel nous évoluons. Il est organique et nous impose ses besoins, ses envies, ses faiblesses. Le monde spirituel est encore plus tyrannique et nous devons lui obéir car il dicte tout: actions, réactions, idées, réflexions, souvenirs, connaissances etc.. Les deux nous abandonnent un jour sans explication, sans préavis, sans excuses, sans regret. Ils s'en vont, pour certains, dans un autre monde pour ceux qui croient à leur fantasme, pour les autres dans le même néant dont ils étaient sortis, un non-lieu.

mercredi 28 janvier 2026

Se faire plaisir est le plus sûr moyen de se rapprocher de l'idée que l'on se fait du bonheur. Cela suppose que l'on a atteint le stade où l'on attend plus  rien des autres. Soyons cependant charitable et reconnaissons qu'ils sont suffisamment occupés par le leur et que nous avons  été incapable de leur rendre ce  service. Leurs efforts comme les nôtres n'ont pas servi. La mission même montée en devoir est impossible. Le cœur de l'homme sage est une forteresse imprenable comme l'a si bien dit je me souviens qui (Lope de Vega). Actons et concluons par "ainsi soit-il" si vous n'êtes pas un mécréant ou par CQFD si vous êtes un mathématicien athée.
Les gens qui ne regardent pas où ils mettent les pieds, qui disent n'importe quoi, qui cherchent midi à quatorze heures, qui adorent le veau d'or, qui confondent le nord et le sud ne sont pas responsables de leur chute, de leurs fautes de conversation, de leur retard, de leurs superstitions, de leur errance. Ils sont les victimes innocentes d'un manque de discernement, d'une inconséquence verbale, d'une montre maligne, d'un besoin de servitude, d'une absence de repères, signes cliniques d'une maladie incurable qui atteint la fonction critique de l'esprit intellectuel. 

NOS FORCES INTRINSÈQUES

Notre corps est soumis à des forces auxquelles il doit obéissance sous peine de sévices pouvant entraîner la mort. La principale est l'instinct. Primordiale pour deux raisons: il assure la pérennité de l'espèce en imposant une attraction charnelle qualifiée de sexuelle pour le sexe opposé. Des romantiques hypocrites le peignent en rose et lui donnent le nom d'amour. La deuxième est aussi de survie et le pousse à fuir devant le danger et si, acculé, le condamne à se battre. Pour diminuer le risque mortel, son instinct le pousse à se lier d'amitié avec des semblables car, à deux, on double les chances de victoire, à trois, on les triple etc..

La deuxième, l'imagination, est ou serait propre à l'espèce. Elle est  une singularité et à l'origine de ses malheurs. C'est le moyen que l'homme a trouvé pour supporter la réalité,  échapper à la vérité et transformer les instincts trouvés vulgaires pour ne pas dire bestiaux en d'aimables mensonges acceptables. Pour enjoliver une existence passée à se fatiguer, à s'ennuyer, à souffrir, à dormir et manger, elle créa les arts pour changer l'état d'esprit et lui fournir des éléments à décharge. Elle vient à son secours pour calmer une angoisse existentielle devenue essentielle chez eux qui ont peur de la mort. Pour la conjurer et reprendre pied, elle inventa des religions qui expliquent le pourquoi et le comment, donnent les solutions et leur pouvoir rassurant assura leur succès. 

Une troisième, l'intelligence, vient à la rescousse des précédentes en leur apportant les moyens de comprendre, de connaître, de s'adapter, d'évoluer selon le contexte, de réfléchir avant de décider. Cette force lui permit d'inventer la logique, la philosophie, les sciences, la mathématique et pour son malheur la politique basée sur des idéologies. Son pouvoir est cependant relatif et ne lui permet pas d'éliminer les effets secondaires indésirables des forces précédentes (guerres, pollutions, religions, politiques). 

La lutte est inégale, le combat perdu avant de commencer. L'instinct, le réflexe primordial, le garant de la sécurité, de la postérité a devant lui deux entités, fruits tardifs de l'évolution, qui se disent supérieures et méprisent les contingences organiques qui mettent l'humanité au niveau de la bestialité. Ils se revendiquent de purs esprits, doués de raison, d'une âme, d'intelligence. Ces prétentions, dictées par l'imagination sont les causes du divorce qui a séparé l'homo sapiens de ses prédécesseurs qui n'avaient pas encore compris que la langue et le gosier pouvaient servir à parler. à faire des discours, à tenir des sermons, à mentir.

mardi 27 janvier 2026

L'EFFET TEMPS

Le temps a deux actions : il détruit ce qu'il construit. Ses fonctions sont résumées dans l'adage fataliste "tout lasse, tout passe, tout casse". Il se vérifie dans tout. 

Il a son expression mathématique avec la parabole, une courbe qui monte jusqu'à un sommet et redescend à la ligne des ordonnées pour rejoindre le zéro.

En politique, c'est la roche tarpéienne gravit lentement, l'arrivée au sommet, à la présidence et la descente aux enfers sous les crachats dans le ridicule, la fuite à Varennes, l'échafaud.

Dans le mariage avec les fiançailles, les épousailles, le divorce.

Dans la boulange avec le pain frais, rassis, dur.

Dans la sidérurgie avec le minerai de fer, l'acier trempé puis la rouille et la ferraille.

Dans la religion qui commence dans les catacombes, monte au sommet de l'état après l'OPA de Constantin, reste en plateau étalé jusqu'au siècle des Lumières et entame une descente aux enfers qui s'arrêtera faute de combattants et de croyants.

Même le fils de Dieu n'échappe pas à la fatalité avec, depuis l' humble naissance dans une crèche, l'ascension vers la gloire qui culmine la semaine de Pâque avec la montée sur Jérusalem puis c'est la descente avec le Golgotha , la mise au tombeau et le début de la légende.

La nature montre depuis toujours que rien n'échappe à sa loi. Mon saule pleureur planté il y a 30 ans, commence à perdre de sa vigueur, les branches cassent; il "fait du bois mort". Son dépérissement sera plus rapide que  sa croissance. Les graines suivent le même cheminement. 

Ce pouvoir magique et diabolique fait du temps un maître d'œuvre et un démolisseur. Il pourrait être accusé de machiavélisme, de ne pas savoir ce qu'il fait, d'être un velléitaire inconscient du bien et du mal si la peur respectueuse qu'il inspire n'en faisait pas un intouchable.

PROTAGORAS

Tout est relatif et tient dans la distance. Une tâche est grande vue de prêt, petite  de loin, Marignan fut un évènement considérable pour François I, une date du livre d'histoire parmi mille autres, pour moi. L'importance est fonction de la perspective et sa dérivée. Ce qui est vrai pour cela l'est aussi pour ce qui nous touche. Il suffit donc de résoudre l'équation du premier degré que la vie fabrique en permanence pour nous éprouver en utilisant la méthode que suggèrent nos deux observations. Prendre son temps est ainsi un moyen efficace pour évaluer un problème, lui donner sa vraie valeur et souvent le dégonfler au point de le faire disparaître. Attendre que le bruit cesse, que le silence retombe fait prendre conscience de l'inanité du discours, de son absence de profondeur ou de ses dangers et de passer son chemin. S'éloigner a le même effet libérateur. En n'étant plus au contact du feu, on ne se brûle plus. Les kilomètres sont comme le temps un traitement puissant qui relativise le malheur, diminue le souvenir, la douleur comme si tout s'enterrait pendant que l'on s'évade. 

UN CONSTAT ET UNE QUESTION

Les américains n'ont pas changé: ils ont le même comportement prédateur qu'ils ont eu avec les indiens. Le comble est qu'ils l'exercent aussi contre les concitoyens qui ne pensent pas comme eux. Jusqu'où cela va-t-il les conduire et nous avec ?

lundi 26 janvier 2026

UNE DATE UNIQUE DANS LES ANNALES DU TEMPS

 Nous sommes en train de vivre un jour mémorable. Il ne se reproduira jamais dans les siècles des siècles. Nous avons la chance et l'honneur d'être dans le corpus d'un moment où le temps est dans un alignement des chiffres qui le situent dans l'éternité: 26 1 26. Observez avec moi 26 minutes de silence. Top départ.......

 Quand on compare l'idée que l'on a de soi avec celle que l'on a des autres, on comprend  que la guerre des idéologies commence au niveau individuel.

LS SABOTEUR DU RÉEL

 Il y a des gens qui s'intéressent davantage à ce qui n'a pas été fait qu'à ce qui l'a été, qui connaissent le mot qui n'a pas été prononcé, qui se posent  des questions sans réponse et créent  des problème qui n'ont pas de solution.

LA DORMANCE

 Le règne végétale entre en  dormance dans les pays qui connaissent l'hiver. Le froid refroidit les ardeurs et la nature se met à végéter, en mode survie. Elle réduit son métabolisme au strictement basal, un poil au-dessus du seuil critique qui est fatal. L'espèce animal adopte la même technique quand elle ne peut faire autrement. C'est le lot des hibernants (ours polaires, marmottes, punaises des bois, crapauds etc...Ils en profitent pour faire une cure de jeun et puisent dans les réserves. Leur gras du ventre disparait et les survivants  abordent le printemps  rajeunit, sveltes, prêts à revivre, à copuler, à gambader. Ils se préparent à faire des rejetons: fleurs,  baies,  fruits pour les uns, des bébés pour  les autres. L'homme est , une fois de plus, exceptionnel. Chez lui, la dormance peut être un état permanent. La vie en mode ralenti avec un fonctionnement à l'économie se rencontre chez beaucoup de gens  qui vivent au jour le jour, expédient les affaires courantes,  ont des projets à court terme, fuient les initiatives et la prise de risque. Ils dorment les yeux ouverts en attendant qu'ils soient fermés. 

 Ce qui limite nos connaissances, c'est notre ignorance. Truisme, pléonasme  puisqu'ignorance rime avec méconnaissance et c'est une double vérité. La question n'est pas là mais ici quand je demande la raison. Manque d'intelligence, diront ceux qui croient en avoir, mais ceux qui en ont beaucoup sont-ils tous des Nobel? Cherchons la réponse ailleurs: la quantité  d'inconnus qui occupent l'espace laissé par le connu doit être considérable si on considère seulement le nombre des questions sans réponse, de problèmes restés sans solution. Il faut y ajouter tout ce dont nous ne soupçonnons pas même l'existence non par défaut d'imagination mais parce que nous n'avons pas dans le plus gros des dictionnaire le mot qui le désigne et le décrit Ce n'est qu'une question de vocabulaire. Il nous est impossible de construire des concepts nouveaux, de poser les questions provocatrices, de soulever des problèmes interdits d'expression simplement parce que l'on n'a pas les idéogrammes capables de les  décrire et, nous, de les écrire. Demain,  l' IA générale générative quantique les inventera et nous régalera d'inventions incroyables, d'idées fantastiques, de vérités cachées. Elle saura créer, à la même vitesse où elle calcule, les mots qui correspondent à son idée.  car là où l'on a besoin de mots  pour élaborer une pensée, elle pourra, elle,  penser avant sans mot dire.

dimanche 25 janvier 2026

À côté des fiers à bras m'as-tu -vu qui fanfaronnent et proclament de façon tonitruante leur volonté de puissance par la force du gosier et des armes tels que Trump, Poutine, Netanyahou, il y en a d'autres  tels que Macron, Starmer, Merz, von der Leyen qui, avec un peu moins de superbe mais de la prétention usurpée, affichent une volonté d'impuissance avec des déclarations contradictoires, des décisions décousues, des actions ambiguës. La force des premiers se nourrit de la faiblesse des seconds  qui, unis, leur seraient supérieurs. Le plus triste et le plus drôle est que cette tragédie est aussi une mascarade qui met au prises, dans l'ex-camp occidental des ennemis de toujours qui jouait la comédie de l'amitié indéfectible à la façon américaine qui permet à l'ami de tuer sans une larme son ami de toujours pour une poignée de dollars.
C'est une conséquence peu remarquée de la rotation de la terre sur son axe et de la force centrifuge résultante qui est à l'origine de l'éloignement inexorable de toutes les relations qui se sont nouées au fil du temps, me confie, désabusé, un quidam assis sur le banc, à mon côté. On les perd de vue, puis on ne les entend plus, leur adresse disparait du carnet. C'est le prélude à la dissolution accélérée par le mouvement giratoire  du souvenir dans la mémoire. Les sentiments, les sensations subissent aussi l'influence de cette centrifugeuse terrestre et leur affaiblissement témoigne de la distanciation croissante, irrémédiable. Elle propulse au loin aussi bien le tangible que l'intangible. Arrive le moment où il ne reste qu'une coquille vide qui n'a plus qu'à être enterrée.