Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mercredi 14 janvier 2026

 Comment arrêter de voir ce mur lépreux qui n'arrive pas à cacher ce sinistre individu qui se regarde dans moi, gémit la glace!!!!

UNE ÉPOQUE FORMIDABLE

 Nous vivons une époque épouvantable où la folie humaine n'a jamais atteint une telle furiosité. Sa rage à massacrer son habitat à la tronçonneuse et au bulldozer, sa hâte à se faire remplacer par des robots moins bêtes qu'elle n'est, sa volonté à aller souffrir dans l'espace  conduit au désespoir absolu dans l'indifférence de tous ceux qui n'applaudissent pas.

 Les soucis appauvrissent non parce qu'ils vident le portefeuille mais parce qu'ils chassent de l'esprit les souvenirs agréables, les pensées stimulantes et les remplacent par des ruminations déplaisantes.

 Si on veut être riche bien qu'étant pauvre, il faut fuir les relations toxiques, prendre ses précautions, faire attention, avoir des occupations plaisantes, de bonnes fréquentations, de l'ouverture d'esprit, de la curiosité. On accumule de la sorte des biens immatériels, de qualité, gratuitement, inusables. Ils n'occupent pas de place, sont changeables, jetables, remplaçables, non imposables.                                          

LES PRINCIPES

 Les principes durs et purs n'existent plus en physique depuis qu'elle est quantique et ailleurs seulement en théorie. Ils sont incompatibles avec la réalité qui est fluctuante, changeante, mouvante. La rhétorique et la dialectique en usent abondement et ils sont gravés dans le marbre, proclamés, acclamés. C'est en   leur nom qu'ils enflamment les foules, se font élire, déclarent la guerre. Ce ne sont que des grands mots qui font croire des illusions et n'apportent que des déceptions.

mardi 13 janvier 2026

CHAPEAU

Bravo, vous avez réussi ce qui a été impossible à beaucoup: atteindre le bout de l'année sur vos deux pieds. Félicitations, vous faites partie des heureux qui ont survécu aux épreuves, surmonté les obstacles, évité les dangers, échappé aux microbes, aux virus, aux voitures, aux balles perdues, aux assassins du dimanche, aux accidents mortels, aux chutes fatales. Vous êtes un maître dans l'art de l'esquive, savez choisir les bons chemins, prendre les bonnes décisions. Superhéros modeste, discret, 2026 passera son chemin sans vous toucher comme un waterproof sous la pluie.
La servitude protège de la liberté ceux pour qui la soumission est une condition du bonheur.

À SUIVRE

Les réflexions désobligeantes que l'on tait pour ne pas passer pour ce que l'on est et continuer de paraitre de bonne compagnie ont le mérite de nous faire penser à une vérité qui n'est pas bonne à dire mais utile à avoir car elle permet de maintenir la paix intérieure en activant une soupape de sureté qui dégaze l'esprit de son trop plein d colère rentrée et lui fait garder une sérénité qui détend les muscles horripilateurs du visage, réduit l'acidité stomacale, la sécrétion de l'adrénaline et du cortisol, diminue la tension artérielle et fait dormir tranquille avec de beaux rêves. Que du bonheur dirait l'autre....
Il est dans l'ordre des choses que celui qui ne reconnaît pas le bien ne voie pas le mal et comme la même cause produit le même effet, le laid lui paraîtra beau, le bon mauvais, le vrai faux et, pour lui, il n'y a pas de différence entre le  sale et le propre. C'est l'époque qui le veut puisque voir clair devient une faute, nommer une violence, juger un crime.

lundi 12 janvier 2026

RECOMMANDATION

On ne peut pas faire de chaque repas un repas de gala. Il faut laisser le  tube digestif se reposer et ne pas l'accabler d'un excès alimentaire. La  santé n'y résiste pas, ceux qui mangent trop encombrent les soins palliatifs. De la même façon, notre esprit ne peut survivre à de épiphanies permanentes. Les grandes idées, les pensées prodigieuses, les réflexions ébouriffantes  qui exaltent, font exulter, enthousiasment, transportent au huitième ciel, fatiguent, indisposent, rebutent. La sidération provoque un épuisement  qui aboutit à un anéantissement du sens commun.

Dans tous les cas, la modération est recommandée. Il y va de l'indépendance  de notre corps par rapport à l'avoir et de notre âme vis à vis de l'être. Pour tout supporter, rien ne doit dominer.

HOMMAGE

Gloire, santé, prospérité à ceux et à celles qui sacrifient aux devoirs matinaux et se lèvent tôt pour aller vaquer aux soins de la communauté encore endormie dans de beaux draps. Ils se précipitent cahin-caha, clopin-clopant au travail et remplissent les étagères, vident les poubelles, ouvrent les enveloppes, serrent les boulons, répondent au téléphone, aux clients, aux questions, aux demandes, réparent les voitures, les coupures, bouchent ou remplissent les trous, usent leurs yeux, leurs semelles, leur patience, préparent le café, font la vaisselle et consacrent leur jeunesse, leur vieillesse, aux autres qui dorment, se reposent, s'amusent, digèrent, regardent, chantent, méditent, ne pensent à rien, qu'à eux, tous des salauds, des salopes, des parasites, des retraités de la fonction privée ou publique qui, après une vie à se tourner les pouces font de celle de ceux-là un océan de fatigues, de souffrances, d'ennuis, d'accidents domestiques, de travail, de trajet pavé d'insultes, de mépris, d'un salaire de misère. Ouf et basta...
L'entrée en matière est le premier service rendu au lecteur ou à l'auditeur. Elle introduit le sujet en essayant de le rendre attractif pour capturer  l'attention et conduire le captif jusqu'à la fin qui précède la sortie.

ENFIN LIBRE

Un des avantages d'atteindre le grand âge est que l'on n'a plus besoin de jouer la comédie, de faire semblant, de simuler, de ressembler à ce les autres désiraient que l'on soit: un bon fils, un bon père, un bon travailleur, un homme de bien. Plus on se rapproche du moment où on sera débarrassé du monde, plus on est libre, pur, léger, dépouillé du jeune homme plein d'illusion, de l'envie de plaire, d'obéir aux canons de la société. Tout ce fatras empêche de penser, de dire, de faire pour paraître, impressionner, être accepté. On n'est plus obligé de se mentir, de se trahir, de tricher.
Il y en a qui aiment se lamenter après un méfait pour le plaisir masochiste d'actualiser le souvenir et de subir la double peine.  

dimanche 11 janvier 2026

UN PLAISIR SOLITAIRE

La conversation que l'on se tient ne prête pas à discussion et n'est émaillée d'aucune objection, réflexion, opinion . Elle ne s'interrompt que par une chute dans le sommeil, une raison impérieuse, une fatigue subite, une sonnerie d'alarme. Elle se termine par un consensus unilatéral de haute tenue et peut se poursuivre agréablement dans un rêve euphorisant, l'appel du croissant dans un chocolat chaud, la demande impérieuse de caresses d'une chatte enamourée.

LA QUESTION

La force, le pouvoir, la puissance de l'esprit ont des dimensions qui surpassent l'imaginable. Pour les approcher de loin, il suffit de se rappeler  les actions et  réalisations des tyrans et des apprentis-tyrans. C'est au nom d'une ambition, d'un obsession, d'une idéologie, d'une religion que leur cerveau a décidé des guerres, des génocides, des exécutions de masse, ont enfermé dans des prisons, des goulags, des camps de concentration, d'extermination,  décrété la famine,  organisé la pauvreté, envoyé en exil,  à la mort par millions.

Ces psychopathes pervers narcissiques indifférents au mal et au malheur qu'ils répandent  souffrent-ils quand ils se cognent, connaissent-ils la faim, la soif, l'angoisse, la frustration, ont-ils des sentiments, sont-ils humains? 
 Il y a tous ceux qui:

- dans la lumière, comptent sans donner.

- se reposent de la fatigue des autres,

- méprisent ceux qui les servent, les soignent, les protègent,

- ne remercient pas ceux qui les ont fait riches. 

Pour ne pas les offenser, nous ne parlerons pas de ceux qui, dans l'ombre, agissent sans compter.
Essayer, tenter suffit à ceux qui aiment se faire peur ou se satisfont de peu. Ils se contentent d'une tentative  et prennent une licence mais ne s'entraînent pas, s'abonnent mais ne lisent pas, réservent mais ne confirment pas, leur premier pas est le dernier. Pathétiques, ils ne sont pas dangereux. Velléitaires, l'envie suffit à leur plaisir. 

samedi 10 janvier 2026

INSTANTS DE VÉRITÉ

Les instants de vérité sont rares, précieux, cruels. Ils montrent le vrai visage des choses et des gens. Quand la bulle éclate, que le vernis craque, que la foudre tombe, que le tocsin sonne, la vérité explose, les yeux voient, les langues se délient: le roi est nu, la bourse s'effondre, le ménage se brise, le fusil tire, le moteur s'arrête. On apprend qui était le coupable, le corrompu, l'innocent, la victime, que valait le produit.

Ils sont importants, cruciaux, indispensables car ils affranchissent, délivrent, libèrent, soulagent. On peut se débarrasser enfin des objets qui ont prouvé leur inutilité, couper les liens qui entravaient. 

Ils surviennent inopinément, par accident, inadvertance, calcul, oubli des convenances, trahison de l'habitude du silence, sous le coup de la colère, de la fatigue, du hasard.

Ils sonnent  la fin  d'une relation toxique, d'une amitié usurpée, d'un amour évanoui depuis longtemps. Ils  révèlent la vraie nature des choses, leur intérêt, leur danger. Les illusions les plus enracinées l'attendent pour s'envoler. 

L'instant de vérité mérite notre reconnaissance car il a l'immense vertu de nous ouvrir les yeux et nous force à voir la réalité. Le choc peut être insupportable quand on devient orphelin du mensonge.

PS: nous venons d'en vivre un en direct quand l'image de l'Amérique que beaucoup s'étaient forgés à partir des publicités qu'elle répand a volé en éclats après que  Trump, leur Césarito, les ait forcés à la voir telle qu'elle est depuis toujours en insultant le monde, en s'en moquant, en bafouant les traités, la morale, les lois internationales, en ridiculisant ses propres institutions.
Ce qui donne à l'avenir son côté futuriste inquiétant, c'est la certitude qu'on sera dans un monde qui ne ressemblera pas au présent. Il aura changé alors que nous, on sera restés les mêmes, seulement vieillis mais dotés des mêmes capacités aussi limitées qu'aujourd'hui. Le déphasage sera abyssal et il faudra s'adapter, contraints, forcés par ce qu'ils appellent le progrès qui est aveugle, inconscient, irrésistible, irréversible, indifférent, insensible, dictatorial, inhumain. Dans quel état, il nous mettra?