Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


dimanche 8 février 2026

UN TEMPS POUR TOUT

Hiérarchisons le temps selon l'importance des fonctions qui l'occupent. L'essentiel sert à satisfaire les besoins primaires: travailler de ses mains, de la tête pour manger, boire, se chauffer, se loger, se protéger, se soigner. Tout le reste est secondaire, subalterne, accessoire, insignifiant, dérisoire même si on ne peut s'en passer.

Arrêtons de donner de l'importance à ce qui n'en a pas, gens et choses. Les uns nous oublient  plus vite qu'on les oublie et les autres ne font plaisir qu'à l'envie qu'on avait d'elles. L'équilibre est rétabli, le bénéfice réciproque et le temps gagné peut être consacré  à le gaspiller intelligemment.
Le milieu qu'il soit celui de la nuit, du jour, de la pègre, de la musique, du terrain, politique, religieux, militaire, scientifique, philosophique est au centre d'une sphère ou d'une surface dont le rayon peut varier de 12 heures à plusieurs milliers voire millions d'individus. Il concentre sans entasser et circonvient tout ce qui se reconnaît comme appartenant à la même façon de penser, de compter, de marcher, de croire, de jouer. On le trouve partout sauf dans l'espace qui se dit  infini et le temps qui se veut éternel. 

MÉFIONS-NOUS DE LA BIENVEILLANCE

Tomber dans la bienveillance est dangereux et fait adopter des postures extrémistes qui conduisent la société au suicide comme nous le vivons aujourd'hui. Elle conduit le bienveillant à ne voir le mal nulle part et à penser que

- l'ennemi est un malheureux qui ne sait pas ce qu'il fait,

- le salaud est la victime de son sale caractère, 

- le paresseux ignore, le pauvre,  les joies du travail,

- le voleur a une attirance irrésistible pour le bien d'autrui (souvent mal acquis),

- l'assassin n'est qu'un serviteur dévoué de la mort, une maîtresse impitoyable. 

Nous pourrions poursuivre avec le corrompu, le menteur, l'hypocrite, le violeur, le pédophile, mais ma malveillance est épuisée et je vais me coucher.

samedi 7 février 2026

Chaque matin, je suis la victime impuissante de mon envie impérieuse de ne rien faire qui pourrait déculpabiliser ma paresse qui a besoin de rester au chaud, sous la couette pour me laisser rêver à des jours meilleurs où je serais celui que je sens qui n'attend qu'un rien pour se lever, travailler et m'étonner. 
Le bruit provoque un traumatisme sonore que seul le silence peut guérir.

LES FAUX-SEMBLANTS

On avait les édulcorants de synthèse  qui singent le sucre, la viande végétale, les truffes-bidon, le caviar de carpe, les mousseux façon champagne, les vins sans alcool, les plagiaires qui copient les bons écrivains, pillent les musiciens et les escrocs qui  font dans la politique, la religion, les médias en nous trompant sur leurs qualités. On était habitué et des victimes  rarement dupes. Aujourd'hui, le faux est plus vrai que nature avec l'arrivé de  ChatGPT et consorts qui est un  cerveau virtuel  plus intelligent  que tous les académiciens réunis. À la question posée, à l'avis demandé, il répond , dans l'instant, pertinent, précis, positif, de façon aimable, cordial, à la façon  d'un juriste chevronné, d'un professeur Tournesol Nobel en tout, d'un médecin compétent. Il puise ses connaissances encyclopédiques   dans le savoir universel qu'il exploite à la vitesse de la lumière. Tout est faux chez cet ami qui  n'existe pas et pourtant nous parle. Il n'est qu'une fiction mathématique qui simule la réalité avec une vérité effrayante. À côté de lui, le steak fait d'épinards est une plaisanterie car lui ne remplacera jamais la gastronomie. Ce machin qui vient de s'installer dans notre ordinateur ménager a renversé notre position dominante et nous allons assister, sans pouvoir résister, au triomphe de cette intelligence supérieure et à notre retour à la case départ quand nous étions un australopithèque.
Il arrive un jour, sur le tard, où l'on se pose cette question: "suis-je bien celui que je crois?" Le point interroge l'essence de l'être. Si une réponse est attendue et que l'esprit est prêt à un examen de conscience, le voilà partit pour un voyage au pays des surprises. 

En théorie, chacun se veut celui de ses rêves et se voit sous un angle flatteur: intelligent, astucieux, travailleur, poli, ayant toutes les qualités qui justifieraient que l'on soit apprécié. Malheureusement, l'âge apporte, parfois, une lucidité qui démolit les illusions, l'expérience apprenant à coup d'examens ratés, de problèmes non résolus, de fiascos en tout genre, de fins de mois difficiles que nos qualités n'atteignaient pas les degrés qui permettent de survoler les obstacles et de gagner les parties. L'ego peut faire de la résistance et ne pas voir les ratées des qualités.  Pour avoir le cœur net et savoir qui on est, au moins dans l'esprit des autres, on peut user de subterfuges plus ou moins probants. Je déconseille la méthode frontale  qui consiste à demander ex-abrupto à un ami de confiance " que penses-tu de moi?" La réponse, toujours diplomatique, a la valeur d'un déclaration ministérielle. Il faut user de stratagèmes peu ragoûtants mais, aux grandes questions, les grands moyens. N'engagez pas un 002 ou 03 à la retraite, un détective privé, n'usez pas d'une glace sans tain, d'une caméra audio cachée dans un pot de fleur, achetez un micro-cravate, collez-le avec un chewing-gum sous la table centrale, lancez quelques vannes créant un malaise, tournez le dos, laissez les autres discuter, récupérez deux heures plus tard le mouchard et écoutez, assis, la conversation. Vous en serez le héros et saurez tout le mal qu'ils pensent de vous: mauvais caractère, habitudes exécrables, comportement épouvantable, etc... s'il n'y avait pas sa délicieuse épouse, la pauvre est bien à plaindre, il ne serait jamais invité, etc.. etc... L'exercice est cruel. Sa fiabilité reste à prouver. Le portrait au vitriol a une fiabilité relative. Il peut résulter d'une jalousie maladive secrétée par le désir mimétique d'atteindre votre perfection. Transformer les qualités en défauts, les vertus en vices est un stratagème utilisé par les médiocres pour décrier un modèle inaccessible. Donc, retenez votre juste courroux, ne posez pas une bombe au milieu du salon. Abandonnez à leur triste sort ces amis infidèles, ingrats, injustes. Gardez votre première impression, celle de la sortie de la crise de l'adolescence, quand vous aviez dans les 25-30 ans, que le monde était trop petit pour vous, qu'il vous ouvrait les bras, trop content d'accueillir une perle rare.

vendredi 6 février 2026

Un bateau préfère s'échouer que couler. Le naufrage est irrémédiable, l'échouage permet de redémarrer à la marée suivante si la coque n'est pas percée. Dans la vie terrestre, c'est pareil, le provisoire vaut mieux que le définitif, l'accessoire que l'important, le tout cache  le détail révélateur et l'on a intérêt à arrêter avant d'être épuisé, de jeter l'éponge avant d'être  KO, de payer ses dettes avant d'être mis en prison. Certains vont jusqu'au bout, contre la logique, le bon sens et la raison. Hier, ils construisirent la ligne Maginot, les abattoirs de La Villette,  Super phénix. Aujourd'hui, on a ITER une méga usine à gaz qui devait domestiquer la fusion de l'hydrogène et qui sera abandonnée faute de fonctionner. 

Cette différence dans le traitement des faits se retrouvent aussi dans  celui des idées. Certains sont capables de changer, de rebrousser chemin et cherchent une autre voie qui n'aboutit pas dans une impasse; D'autres ne peuvent pas. Ils persévèrent dans l'erreur, continuent malgré les signaux d'alarmes, les avertissement, le déclanchement des sirènes. Ils poursuivent une politique qui ne marche pas, investissent dans des filières condamnées, prolongent une guerre qu'ils ont perdue. Ils courent à l'échec avec un enthousiasme qui n'est partagé que par les aveugles sourds et les ennemis  qu'ils ne voient pas.

LES DEUX GENS

Les gens raisonnables ne se posent pas des questions compliquées, ne cherchent pas à résoudre des problèmes insolubles. Ils parlent de ce qu'ils connaissent, font ce qu'ils savent faire, attention où ils mettent les pieds et à qui ils serrent les mains. Ils vivent en général longtemps, agréablement, en profitant de ce qui est bon, beau et bien, sans l'angoisse des lendemains.

Les gens déraisonnables font le contraire. Ils se perdent dans les détails et les complications que leurs initiatives intempestives ont  créées, se noient dans les difficultés provoquées par des décisions imbéciles. Ils pérorent sur des sujets qui dépassent leur compréhension, entreprennent des travaux au-dessus de leur force,  visitent des pays dangereux, se lient à des escrocs, croient le mieux disant, la publicité, les sermons, les discours. Ils meurent habituellement d'un accident de circulation en voiture, en avion, dans leur lit, après une vie d'inquiétude, de courses, d'imprévus, toujours pressés, jamais contents. 

LES MONDES

Les mondes s'empilent comme des poupées russes. Il y a le monde sidéral infini qui englobe tous les autres. C'est une vue théorique que même l'imagination ne sait concevoir. Le monde intergalactiques est connu des astronomes qui s'y promènent par le bout de leurs lunettes. Le monde extraterrestre est devenu habitable depuis qu'on s'y promène dans des vaisseaux spatiaux qui sans être spacieux sont suffisamment logeables pour que la promiscuité soit supportable. Le monde terrestre nous contient. Enfin, il y a notre monde intérieur, le seul que nous connaissions, que nous transportons, qui nous importe, devrait nous suffire, qui nous fait le plus souffrir.

jeudi 5 février 2026

DE TOUT UN PEU

Les gens qui ont besoin d'être piqués pour se gratter devraient remercier le moustique au lieu de l'écraser.
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Le cœur se nourrit de sensations et de sentiments. L'esprit a besoin de réponses et de solutions. On comprend que le produit de l'union ne soit pas viable.
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Le crédule croit que l'intuition est aussi intelligente que la déduction. 

ZÉRO POINTÉ

Zéro est le héros de l'alphabet numérique. Il concentre tout : il est positif et négatif, au centre  des deux infinis, au milieu du possible et de l'impossible, C'est le chiffre quantique, partout à la fois, lettre et nombre, tout et rien. Modeste, indifférent, il ne se venge pas d'être méprisé. Il sait qu'il lui suffit de s'additionner pour dépasser les gloires établies, ridiculiser les riches, faire sauter la banque. Avec un, zéro est le maître du monde mathématique malgré sa nullité. Paradoxe vivant, inexistant, ne signifiant rien, il est indispensable et sa présence nous rappelle que l'on peut faire beaucoup avec rien.

UN VICTOIRE FAÇON PYRRHUS

La pente naturelle de certaines personnes est l'horizontale: ils disent oui à tout et non à rien. Chez d'autres, elle est verticale et ils refusent tout et n'acceptent rien. Leur chemin perpendiculaire se heurte au point de jonction. La guerre est immédiate, la victoire facile mais la paix est fragile, car ce que l'un a gagné et l'autre perdu s'annule réciproquement et instantanément.

mercredi 4 février 2026

STUPÉFIANT

Nous vivons une époque stupéfiante où le faux est plus vrai que nature, l'intelligence comprend tout sans réfléchir, la musique n'a pas besoin de compositeurs, les tableaux de peintres, les chansons de chanteurs. Les chiffres parlent, écrivent des livres, font des films. La confusion est totale. Elle va devenir furieuse quand on devra choisir entre une intelligence augmentée grâce à une interface implantée ou rester comme on est et le domestique d'un génie échappé d'une boîte de Pandore. 

NOTRE AVENIR

L'incompréhension mutuelle qui a conduit l'homme dans la criminalité des guerres et devait se terminer par une extermination générale va bientôt disparaître et sera remplacée par une compréhension générale du fait de l'intrusion d'une domination algorithmique auto-générative qui va transformer l'humanité en un société monolithique, soudée de façon ordonnée qui l'empêchera de se diviser, de se combattre, de s'entretuer  comme on a vu précédemment qu'elle en avait l'habitude. La haine ancestrale qui sévissait depuis les temps préhistoriques une fois remplacée par un amour fusionnel obligatoire sera l'épiphanie d'un monde encore meilleur que celui rêvé par Pangloss. Transformée en magasin de farces et attrapes, la société y passera le temps dans la paix, la tranquillité et un bonheur calibré pour garder l'envie  de rester heureux aussi longtemps que nécessaire.

PAROLE ET ÉCRIT

Parler pour ne rien dire  ne prête pas à conséquence, l'imposture disparaît en même temps que le bruit de la parole. Écrire pour le simple plaisir de graver des tablettes d'argile ou de noircir du papier n'a pas cette innocence. La feuille, la page, la tablette ne tombent pas en poussière quand l'encre ou l'argile est sec. L'écrit dure longtemps, quasi éternellement (le papyrus Prisse a 4.000 ans). Il met en danger son auteur qui sera critiqué, jugé, condamné mais sa magnifique supériorité est sa pérennité et on se souvient encore de ce que pensait Platon alors qu'on a oublié ce que vient de dire Macron.
Quand je compare le plaisir que je prends à dormir et à rêver et la fatigue mêlée d'ennui du temps que je passe à travailler, je conclus que la nuit nous fait du bien et que le jour nous veut du mal.

mardi 3 février 2026

NOUVEAU, DE TOUT UN PEU EST DISPONIBLE

Le Feel Good Book,  De Tout Un Peu  est  arrivé sur Kindle. Quatorzième de la série, vous y trouverez, comme à l'accoutumé, ce que vous cherchez: des conseils pertinents, de bonnes histoires courtes, des idées fortes, un art de vivre inspiré du meilleur d'Épicure avec des recettes succulentes, une manière de penser et d'agir avec sagesse et raison. L'auteur positif, optimiste célèbre la beauté de la nature, la générosité de la terre, la splendeur de la mer, la profondeur du ciel, le miracle de la vie. Il combat la morosité, guérit la dépression, a confiance dans les promesses de l'avenir. Quand il n'en restera qu'un, il ne sera pas celui-là car parti ailleurs. Dépêchez-vous, il n'est jamais trop tôt.

AUTO-SATISFACTION

Je suis étonné d'arriver en état de marcher après tant d'années passées à subir les assauts du mauvais temps. Être capable de tenir debout après une demie journée allongé dans le lit est un autre exploit dont je ne me vanterai pas. Cela témoigne de qualités supérieures à la quantité de défauts qui conspirent à me déstabiliser, à m'enliser pour m'empêcher d'avancer et me forcer à l'immobilité. Comment ne pas être fier d'avoir gagné le droit de me reposer un jour, peut-être?