Il y a ami et ami.
Le bon est précieux, utile, serviable, bienveillant, compatissant, attentif, curieux, admiratif. Si j'en crois Montaigne, il existe. La Boétie est mort trop jeune pour le faire douter de l'amitié.
Le faux ami est intéressé, passager, intermittent. Parce qu'il s'est souvenu de votre prénom, de votre adresse, vous le prenez pour un ami. Pour lui, vous n'êtes qu'une relation, une ligne sur son carnet d'adresses, une utilité potentielle.
L'ami mortel est américain du nord, celui qui n'est ni canadien ni mexicain. Son président, assis sur une majorité a décidé qu'il était le maître du monde parce qu'il a l'armée la plus armée, la monnaie la plus forte et le pouvoir de dicter sa volonté au nom des intérêts supérieurs de son pays qui prévalent sur ceux des autres, Dieu en ayant décidé. Jusqu'à présent, il y avait des indices qui avaient suffi à certains pour douter de l'amitié. Ils la sentaient insincère, de la qualité de celle des hypocrites. Le masque a été jeté. La vérité est si évidente que même les aveugles la voient. Ce pays n'a pas d'amis. Il les méprise quand ils se couchent et obéissent. Il les insulte et leur fait la guerre quand ils restent droits et refusent. Il est dangereux comme le fut Napoléon qui, pour faire grandir la Corse après avoir conquis le trône de France, voulut soumette l'Europe de Londres à Moscou. Son empire ne dura pas longtemps. Trump n'a pas l'intelligence de Bonaparte et n'est pas soumis aux mêmes échéances, le temps va aussi plus vite. On est passés du cheval au galop à la vitesse de la lumière. La chute sera donc plus rapide et on constatera que cet ami était son propre ennemi.
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