Ce blog est pour le lecteur qui apprécie l'ironie, l'humour, qui est à l'affût de pensées faciles, d'idées saugrenues, d'inventions bidon, de conseils bizarres et qui n'est pas horrifié par le sarcasme, l'irrespect. Il est à éviter pour les conformistes, les dominants, les dominés.


mardi 7 juillet 2026

UNE HORREUR AMBULANTE

Avec l'arrivée des longues, belles et douces journées estivales, la nature nous émerveille de son harmonie sauvage, de la splendeur  des feuilles, des fleurs, de la finesse des toiles d'araignée et du reste qui est à l'unisson. Une exception dans ce tableau qui serait, sans lui, idyllique, une monstruosité campée sur deux pieds profite de la clémence du temps pour agresser les spectateurs en dévoilant l'horreur de son corps. Il se déshabille à moitié dans la rue, complètement sur le sable  et exhibe une  peau  blafarde, couperosée, vergeturée, verruqueuse, luisante, des jambes variqueuses. Cauchemar vivant, il est  la honte de la faune domestique. Vivement l'hiver  qu'il se rhabille.

QUI L'EUT CRU?

Le flux d'énergie qui me fait bondir de ma couche le matin, vers les dix, onze heures et le reflux qui me pousse à me coucher vers la une ou deux après minuit me rappelle le mouvement des marées qui fait monter la mer en hauteur et six heures plus tard la réduit à lécher le bas de la plage. La similitude va plus loin puisque c'est à marée haute  que les vagues sont les plus puissantes et rugissantes, partantes à la conquête de la dune, rien ne paraît pouvoir leur résister et les phares tremblent d'effroi. Nous, au petit matin blême, on est prêt à partir à la conquête du monde (moi, je me contente du potager mais je sais que les limaces et les doryphores n'en mènent pas large). Le soir, changement de décor, c'est le calme plat, la mer est d'huile et moi, je suis à ramasser avec  une épuisette.

On en conclut que la lune est la responsable non seulement des horaires et du coéfficient des marées mais des hauts et bas de notre moral, des variations de la tension artérielle et des fluctuations des  indices boursiers.

LES DIVISIONS DU TEMPS

Nous sommes toujours dans l'ère quatrernaire et au début de la période qui s'appelera l'anthropocène. Elle marquera l'empreinte humaine sur la terre avec pollution, destruction de la nature, disparition accélérée des espèces  et prolifération des algues vertes, de l'homo erectus et des virus. L'épisode actuel est extraordinaire pour celui qui la vit au quotidien et ordinaire pour un obsevateur posté sur le dernier barreau de la grande échelle des pompiers de Paris. Plus précisément, on est au début d'un  stade qui va durer le temps que s'installe une intelligence supérieure dont l'origine quoique humaine dépasse son créateur. Il nous fait vivre, en direct, le mythe de Frankenstein où la créature dépasse son créateur.  Il accélère le cours  choses qui bougent plus vite. Certaines disparaissent. Beaucoup ne savent pas qu'elles vivent leurs derniers instants, qu'elles sont en agonie, que les comptables, les médecins, les avocats, les banquiers, les politiciens, les militaires, les notaires vont disparaître. Les plus malins, les plus habiles, ceux qui ont de l'imagination, voient ce que les autres ne voient pas, prospéreront. 

Un peu de patience et, après demain, comme d'habitude, tout va ralentir, se calmer, dans un équilibre instable mais habituel, dans l'attente de la prochaine révolution industrielle, spirituelle, intellectuelle, polititique, philosophique qui engendrera les mêmes inquiétudes, espoirs que les précédentes qui furent la fission, la fusion, la prise électique, l'usine à gaz, la machine à vapeur, l'imprimerie, la poudre, la roue, le feu. 

En dehors de ces poussées de fièvre dans le grand corps malade de l'humanité et dont on se protège difficilement avec du stoiscisme mâtiné d'épicurisme et du souvenir de Protagoras, la vie s'écoule ponctuée de crises d'urticaire, d'asthme, de foie, de goutte, de l'adolescence, de la quarantaine, de la soixantaie, existentielles. Jamais le calme ne dure, les instants de victoire préparent la prochaines guerres et la revanche du vaincu. Les moments de grâce et de paix qui saluent la  victoire de l'un et la défaite de l'autre ne sont que des instants de répit, le temps de séchage de l'encre du traité de paix qui annonce la lontaine et certaine déclaration de guerre du vaincu qui ne vivra que pour la deuxième mi-temps. 

La présence du futur n'est encore que le titre d'une collection de livres d'anticipation. Personne n'y attache de l'importance. Elle prépare cependant les esprits qui lisent les signes à l'évènement qui arrivera tôt ou tard et nous confrontera à l'existence des habitants d'une autre planète venu nous rendre une visite amicale ou coloniale. Le scénario sera-t-il celui d'un film-catastophe du genre "Les derniers jours de Pompéi" ou une aimable comédie  nous rappelant "Devine qui vient diner ce soir?"

Les surprises prévisibles sont inscrites dans le calendrier et l'étonnement est artificiel. C'est la façon humaine et hypocrite de prétendre les découvrir et s'excuser de ne pas les avoir éventées. Les vraies sont celles que l'imagination peine à concevoir, du genre de celle qui vient de tomber sur notre tête. Elle prouve cependant que l'impossible est possible. L'avertissement mérite de ne pas être oublié. À bon entendeur, salut...!

FATALITAS

C'est son absence de solution de rechange qui donne à la fatalité ce caractère inexorable si particulier qui aggrave la détestation que l'on aime lui manifester pour lui montrer qu'il lui suffirait d'améliorer son état d'esprit, de prendre les choses avec du recul, de relativiser la gravité des faits et d'envisager la possibilité d'un renversement du paradigme dans un sens plus positif, dans un esprit constructif, tourné vers un avenir radieux où rien ne serait décidé à notre insu, nous retiendrait prisonniers, où nous serions libres de profiter de la chance, cadeau du hasard.

lundi 6 juillet 2026

UN NÉOLOGISME TRÈS ATTENDU

Le mal de ventre n'a pas la noble réputation du mal de tête. Il suscite même une moue de dégoût vite réprimée devant le malheureux qui se tord dans la douleur. On suspecte derrière la vulgarité des gargouillis, les bruits malsonnants et malodorants des intentions peu catholiques. Sa position inférieure sous-ombilicale explique cet ostracisme au relent nauséabond. À l'occasion d'un épisode récent, mon cerveau intestinal a pris conscience du problème de son voisin mitoyen et a proposé un néologisme : ventralgie, non connoté, non jargonnant, il localise et décrit simplement. Il ne fait pas de doute que le mot aura le succès qu'il mérite, qu'il permettra accessoirement au mal de ventre, en  n'étant plus un pestiféré d'être mieux traité.

ATTENTION

Avec la chaleur, les ongles des orteils, dans leur étuve, poussent plus vite. Pitié pour les chaussettes, pensez à aller chez le pédicure  si vous avez du mal à atteindre ces salopiots, voyez mal ou manquez de matériel.

PS: les va-nu-pieds ne sont pas concernés par ce message qui ne fera rire que ceux qui n'aiment pas pleurer.
La bêtise est le terreau d'où la publicité, la politique, la religion tirent l'essentiel de leurs revenus et où prospère leur  influence. Sans elle, cette satanique trinité serait livrée à la raison, à la logique, à l'intelligence et n'aurait pas infesté le genre humain de ses mensonges, ne l'aurait pas perverti par des fausses promesses et converti à des illusions. Mais pourquoi devraient-elles se priver d'un pactole qui leur permet de s'enrichir, de gouverner, de briller, vous demandez-vous interrogatif ? Par honnêteté, par décence, par prudence, dit l'écho qui plagie ma réponse.

UNE PROPOSITION CONSTRUCTIVE

J'ai proposé à la Fédération françise de natation un petit truc qui pourrait faire gagner quelques millièmes de seconde à un nageur de 1500. Il lui suffira de laisser pousser ses ongles des orteils et des doigts et de se garder de les couper. Il gagnera de la sorte quelques centimètres carrés de surface d'opposition à l'eau qui augmenteront sa force propulsive.

PS: ce genre de petit détail peut faire la différence dans un sport où le podium se joue au centième de tierce.
Seuls les analphabètes ne vanteront pas l'avantage qu'à le rentier comme Proust ou d'un retraité comme Dancharr d'écrire pour le seul  plaisir sur les feuilletonnistes comme Dumas père, Balzac et les journalistes  qui le font pour manger et sont payés à la ligne. Ne dépendre que de soi et non des lecteurs, d'un éditeur, d'un rédacteur en chef qui est aux ordres du propriétaire du média - qui doit satisfaire le pouvoir qui garantit sa fortune - fait une différence qui a la dimension de la distance qui sépare la terre de MoM-z14, la galaxie la plus éloignée d'elle à 33 milliards d'années-lumière donne une liberté totale et n'a  à composer qu'avec sa conscience tandis que les autres doivent plaire aux milliers d'abonnés du journal d'envergure nationale ou de la médiatèque municipale et qui ne brillent pas tous par leur intelligence. Pour captiver leur attention, ils doivent donc s'adresser à des fonctions que la décence m'interdit d'évoquer.

DES VÉRITÉS PAS BONNES À LIRE

L'indifférence avec laquelle va être accueillie l'annonce, un jout ou l'autre, de votre mort devrait atténuer votre regret de mourir et relativiser l'intérêt que vous vous portez.
____

L'absence de sympathie que certaines personnes ont pour vous est pour beaucoup dans l'antipathie qu'elles vous inspirent.

dimanche 5 juillet 2026

LA PHILOSOPHIE SPORTIVE DU CYNIQUE

Avec le temps et l'expérience, je suis arrivé à une conclusion qui, quoique désolante, me rassure sur mes impossibilités. Elle me dit que je n'étais pas le meilleur et n'aurais jamais été un champion. Je suis ravi de le savoir enfin. Cela va me permettre d'arrêter d'essayer de chercher à briller, de continuer à me fatiguer sans résultat, de faire honte à mon ego. 

Ce constat désabusé récompense ma patience, punit mon impatience responsable de déceptions à répétition, d'éliminations infamantes, d'arrivées tardives, après le départ du juge à l'arrivée. Ma satisfaction est doublée car je libère la place si convoitée du dernier, entre dans la communauté si méritante des perdants magnifiques qui, charitables, se sacrifient pour faire plaisir aux vainqueurs, ces pauvres individus ivres de gloire, avides de médailles, de podiums et dont la ligne d'horizon se réduit à celle d'une arrivée. Nous, seul le départ importe. C'est lui qui nous apporte l'ivresse...

LE CONSEIL DU CYNIQUE POUR LE DERNIER VOYAGE

Soyez rassuré, quittez l'esprit tranquille la surface de la terre, votre disparition ne provoquera aucun séisme. Les quelques personnes qui s'apercevront que vous n'appartenez plus au paysage seront la factrice, la caissière du super-market et la pharmacienne. Vos proches, eux, avaient fait la belle depuis longtemps, vous abandonnant à leur futur posthume.

Je me permets quelques conseils pour que vous laissiez aucun souvenir facheux qui ternirait une réputation que vous aviez mis si longtemps à peaufiner.

Votre principal souci sera de laisser la place propre et même si possible dans un meilleur état que celui que vous aviez trouvé en arrivant.

Débarrassez la maison de tous les souvenirs personnels qui n'intéressent personne et pourraient être comprommettants : lettres, photos, diplomes, contraventions, décisions de justice etc.. Un grand feu à l'abri des regards fera l'affaire. 

Pour ne pas déranger un lointain héritier, le soustraire aux frais de notaire et aux taxes d'État qui l'empoisonneraient aprés avoir été obligé de faire une recherche généalogique pour le retrouver en Australie, vendez en viager votre château en Sologne, votre villa à saint Barth, votre dupleix à Neuilly avec les meubles, les bibliothèques, la literie.

Videz la cave de ses seules très bonnes bouteilles et convertissez vos comptes en banque en euros et en dollars.

Un petit matin ou après la sieste, vous prendrez votre baluchon et l'esprit tranquille, d'un pas léger, vous prendez un billet pour ailleurs.

PS:  prenez  le temps de vous retourner. Vous le  mettrez à profit pour apurer vos dettes et effacer les traces qui pourraient endeuiller votre mémoire.

LA BOUCHE

La bouche a trois fonctions. 

La première est décorative: une fente au-dessus du menton, ourlée de lèvres qui font mitoiter les dents blanches. Elles sont pulpeuses et appétissantes chez une beauté aux formes parfaites. Elles sont lippues et répugnantes chez un vieux cochon libidineux.

La deuxième est masticatoire et inaugure la digestion.

La troisième est élocutoire: elle a la mission de parler pour converser, discuter, bavarder, discourir, sermoner, commander, chanter.

Les deux dernières sont fatigantes, mais pas au même degré. 

La masticatoire est une épreuve musculaire de haut niveau qui mobilise les muscles masticateurs: masseter, temporal, ptérigoidiens médial et latéral. Ils contribuent aussi au modelé du visage. Le coup de fourchette façonne  à la physionomie et le bon vivant, familier de repas de gala à rarement les joues creuses de Torquemada.

L'atmosphère du lieu est amazonnienne avec un taux d'humidité de 100% en raison du déversement continu des petites glandes salivaires et discontinu lors du repas des grosses: les parotides (celles des oreillons), les sous-maxillaires et sublinguales qui vont par deux.

Les dents broient, déchiquètent, déchirent. La langue s'active et complète le travail en triturant, nettoyant, elle finit par rassembler sur son dos le bol prèt à l'envoi, se plaque contre le palais et propulse le tout vers le pharynx. La bouche libérée peut enfourner une nouvelle bouchée.

L'élocution active les mêmes muscles. La langue a le rôle principal. Elle occupe le milieu de la cavité et bouge beaucoup. Les savants disent qu'elle est un hydrostat musculaire comme la trompe de l'éléphant. Solidement attachée, pleine de muscles qui lui permettent d'aller dans tous les sens, de s'allonger. Sans elle, on ne peut siffler.

Les lévres ne sont plus là pour le décorum mais leur orbiculaire est sollicité en permanence et elles ne se reposent que si l'on se tait. Tous les muscles  travaillent en finesse, en délicatesse, modulent et leur intensité peut varier du pianissimo à la puissance d'un alto qui fait friser l'apoplexie à la diva. La bouche est aussi une caisse de résonance et le timbre, la tessiture, la prosodie lui doivent tout et font que deux voix ne se ressemblent pas parce que deux bouches ne sont jamais identiques.

Parler fatigue moins que manger et l'on a entendu Fidel Castro parler pendant 7 heures 10 minutes à l'ONU le 29 septembre 1960, loin du record de Ananta Ram KC à Katmandou en 2018. Un banquet qui dure 6 heures traîne en longueur et les convives le quittent repus mais tiennent à peine sur leurs jambes, la mastication continue les a épuisés. 

On ne doit pas parler la bouche pleine car le spectacle est peu ragoûtant et on ne peut pas parler en mastiquant car les mêmes muscles ne savent pas faire deux mouvements différents en même temps.

samedi 4 juillet 2026

Un écrivain en panne d'inspiration et qui n'arrive plus à terminer une phrase peut se reconvertir en critique littéraire car, si l'art est difficile, la critique est aisée. 

LE CYNIQUE ENTRE EN CAMPAGNE

Compte tenu du nombre de pathologies qui affectent l'œil et ses annexes et dont je vous dresse une liste écourtée (kératite, conjonctivite, blépharite,rétinites, cataracte, presbytie, myopie, astigmatisme, hypermétropie,  ptosis, glaucome, kératocône), il est difficile d'en croire ses yeux (l'affection pouvant être bilatérale) en faisant confiance à ce qu'ils nous disent de voir. Ils sont très souvent responsables de nos erreurs et les opticiens au travers des lunettes qu'ils vendent à prix d'or sont leurs  complices dévoyés qu'il me plaît de dénoncer dans ma campagne internationalle en faveur de la vérité pure et dure.

L'HEURE EXACTE, UNE VALEUR PASSÉE DE MODE

C'est triste et choquera les âmes sensibles, mais j'apporte une preuve de plus que, dans ce bas monde, on ne peut faire confiance non seulement à personne mais aussi à rien, au point qu'il est impossible de trouver une information qui puisse être qualifiée d'exacte et qui ne subisse aucune censure, influence, interférence, manipulation, distorsion et soit la vérité véritable. La seule qui paraissait réunir toutes les conditions et être digne d'une crédibilité absolue était l'heure. On pouvait espérer que venant directement du producteur, la montre, le chiffre indiqué était le bon, qu'il était digne de foi et ne méritait pas l'examen critique habituel. Eh bien, je viens d'avoir la preuve que ce n'était pas le cas  et qu'elle souffrait elle aussi de la maladie commune et que l'heure qui se prétend exacte n'existe pas puisque ma montre qui indiquait 10 heures  et quart, hier, m'a fait arriver à 10 heures 20 à la gare et rater le TGV qui, comme d'habitude, était à l'heure inscrite sur le panneau d'affichage. Il m'a fallu attendre le suivant. Ce n'est pas la première fois que ce genre d'accident m'arrive  et j'ai le souvenir de pareille mésaventure chez le dentiste avec les conséquences que vous imaginez sur la relation patient-secrétariat. Cette absence de conscience profesionnelle des appareils à dire l'heure est à l'origine de beaucoup de retards et de maintes pertes de temps par des arrivées à l'avance. Combien d'avions, de bateaux manqués en plus du train et des bus ? Le chiffre est si considérable que les autorités horlogères refusent de le communiquer! On ne saura donc jamais  le nombre de vies brisées, de contrats non signées, de rencontres ratées. Je me demande même si l'on peut se fier à l'heure de Greenwich, sa réputation de fiabilité ne serait -elle pas usurpée?

vendredi 3 juillet 2026

 Avant d'entrer en scène, dans l'arène, les gladiateurs prenaient une assurances sur la mort, pour être sûrs de ne pas rester en vie.

Hier, les maigres anorexiques faisaient pitié parce qu'ils n'arrivaient pas à manger. Aujourd'hui, les gros boulimiques font pitié car ils n'arrivent pas à arrêter de manger.
Ce serait bien le diable si sur un morceau de la vraie croix ou un morceau du saint Suaire, on ne trouve pas assez de substance organique pour faire une étude génétique qui nous renseigne sur la filiation de qui vous savez. Qui a intérêt à faire durer le mystère???

MISSION REMPLIE

Avec l'aide du hasard qui fait souvent bien les choses, les chances de tirer le bon numéro au Loto augmentent de façon significative. Ce sont les résultats d'une étude statistique qui confirme ainsi une intuition générale mais qui demandait une preuve scientifique.
Hier, seuls  les perroquets doués, quelques mainates intelligents et de rares corvidés savaient parler le langage des humains au travers d'une imitation qui ne se faisait pas oublier.

Aujourd'hui, une IA couplée à une machine est capable de tenir une conversation en restituant, jusqu'à l'intonation près, aussi bien les brèves de comptoir échangées au bistrot qu'un dialogue opposant un philosophe des Lumières, professeur au Collège de France, à un prince des ténèbres sorti de l'Enfer pour la circonstance.

Dans les deux cas, il suffit de la calibrer avec un cahier des charges adapté au lieu, au contexte et aux personnages : timbre de la voix, hauteur, prosodie – cette musique de la parole – intensité, débit, hésitations. L'illusion déjà saisissante deviendra  parfaite lorsque l'IA saura reproduire les imperfections qui trahissent  la voix humaine.

Encore un peu de patience et l'on n'aura même plus besoin de parler pour tenir une conversation ou prononcer un discours. On pourra s'entendre penser à voix haute tout en se faisant les ongles, en jouant au golf tandis qu'un clone, cent kilomètres plus loin, accomplira la corvée de discourir devant un auditoire qui n'écoute pas, occupé à lire des messages qui ne disent rien.

jeudi 2 juillet 2026

Les gens du sud qui ont le sang chaud n'aiment pas l'humour glacial qu'aiment les gens du nord qui ont le sang froid.

UNE NOUVELLE INTERROGATION

Ne devrait-on pas oublier le passé pour ne plus être prisonnier de son exemple et reproduire in aeternam ses erreurs?  Nous vivons, en effet, depuis toujours, dans les guerres qui n'ont jamais cessé depuis celle du feu, il y a 80.000 ans, dans le Paléolithique. Une amnésie sélective historique nous éviterait cet éternel retour. Notre présent ainsi débarrassé de ce détestable héritage n'aurait aucun désir mimétique et, son porte-feuille de mauvaises actions vide, nous pourrions vivre paisiblement, en butte seulement à nos problèmes digestifs et domestiques.

La précaution a deux ennemis: le manque et l'excès. Pour qu'elle ne soit pas sa propre victime elle n'a d'autre choix que de choisir entre trop et pas assez. J'ai cherché l'adverbe qui correspondait à la moyenne mais ne l'ai pas encore trouvé: "suffisamment "est vague, "pas assez" flou. On me propose "adéquatement". J'adopte en attendant mieux mais c'est vous qui déciderez.

FOI ET FOIE

On naît avec un bon foie et l'on a intérêt à le garder en bonne santé en évitant l'excès d'alcool pour lui épargner la cirrhose, le trop de gras pour prévenir la stéatose, les virus en se vaccinant contre les hépatites. Si, malgré toutesces précautions, il rend l'âme, son remplacement standard est possible dés lors qu'une occasion est disponible. 

L'analogie phonétique qui lie la foi au foie pourrait inciter un esprit malicieux à établir une correspondance spirituelle entre les deux entités qui se partagent le même espace corporel. Nous ne tomberons pas dans ce piège grossier habitué que nous sommes à ne pas mélanger les torchons et les serviettes, comme me l'a appris un ami philosophe à qui j'apprenais à distinguer le vrai du faux.

Alors que le foie nous est donné et participe à notre état organique, la foi est acquise par imprégnation, imitation, éducation, toutes ces acquisitions l'étant de gré ou de force si vous avez été éduqué dans un collège tenu par les jésuites, les frères quatre bras, les maristes, tous n'étant pas des enfants de choeur, si vous voyez ce que je veux dire.

Au terme de ces années de mise en demeure, la foi peut être installée fermement et vous aurez, pour la vie, une foi de charbonnier, indéracinable. Mais, si vous avez hérité d'un esprit rebelle, porté sur la critique et pas sur les idées reçues d'un tiers, votre foi va subir une mise à l'épreuve et peut passer de vie à trépas. 

À cet instant de notre propos, la glande endocrine et exocrine dont nous parlions dans l'introduction s'invite dans la conversation car il y a une convergence, certes tirée par les capillaire; mais non dénuée de pertinence, une qualité que nous revendiquons avec discrétion mais fermeté.

Nous avons évoqué les ennemis du foie et la nécéssité de les éliminer pour ne pas succomber à leurs guerres intestines, la foi doit, elle, aussi livrer des combats pour garder sa santé en odeur de sainteté.

Le croyant en possession d'une bonne foi est un bienheureux, la version premium de l'heureux courant. Il est rempli de certitudes concernant son appartenance à une communauté où tout est extraordinaire: origines, pères fondateurs, histoire, passage des siècles, évolution, transformations, adaptations, péripéties, résilience. Il sait d'où il vient, qui il est, où il ira.

Son seul devoir est un devoir d'obéissance aux commandements, aux préceptes, aux canons, à la discipline interne et de respect envers les dirigeants en les appelant par leurs grades: monsieur l'abbé, monsieur le curé, monseigneur, Très Saint Père.

 Le sacrifice est modéré. La situation est régulièrement apurée par un blanchiment du casier judicière avec effacement des crimes et délits après confession, contrition et pénitences subséquentes modérées autorisant la récidive. La récompense in fine par une étrnité au paradis achève de convaincre ou convertit les plus opposés.

 Pour garder cette foi en bonne santé, deux  impératifs. Le premier exige de la tenir éloignée de son ennemi principal: le doute avec l'insinuation dans l'esprit que la mariée serait trop belle mais leurs directeurs de conscience sont habitués à neutraliser ce genre de poison lent. Le deuxième vient de l'extérieur, diligenté par le diable lui-même. Suppôts de Satan, des soi-disants amis brandissent leur athéisme comme une preuve de sagesse et de raison. Ils chercheront à faire tomber les heureux croyants dans leur matérialisme dégoûtant, leur scepticisme dégradant, leur misère spirituelle effroyable. Ils essayeront de vous faire lire Voltaire, Diderot, l'horrible curé Meslier, Richard Dawkins, Christopher Hitchens  et un tas d'autres,  tous de mauvaise foi.

Le foie est un organe de grande qualité qui ne veut que notre bien et a une seule exigence: ne rien lui faire de mal. Il survit à beaucoup mais pas à tout et un fois mort, nous emporte avec lui. 

La foi en Dieu a le même potentiel et les mêmes exigences. Elle n'est, au fond, qu'un succédané qui remplace, chez l'homme, la foi qu'il aurait pu avoir en lui-même si la nature l'avait fait meilleur et digne d'admiration. En déportant sa foi sur une entité dotée de tout ce qu'il n'a pas et ne veut pas avoir, il se libère d'une responsabilité et se donne ainsi les moyens de prospérer dans le vice, et d'échapper à la punition par une pirouette ultime ou progressive.

Pourtant, malgré toutes leurs différences, ces deux presque homonymes finissent par se réconcilier sur leur lit de mort dans la douleur. Le foie s'éteint dans le coma hépatique qui n'a rien d'une sinécure et la foi expire dans le regret d'avoir conssacré tant de temps à honorer un vide rempli de néant. L'un laisse un cadavre, l'autre une cicatrice que le retour à la réalité finit par effacer.

mercredi 1 juillet 2026

DE TOUT UN PEU

L'ennui est un mauvais aide à la mort: il fait perdre du temps, de l'argent, de la patience.
____

Prendre de la hauteur plutôt que du recul est plus sûre, à moins d'avoir des yeux dans le dos.
____

En arrivant en retard chez le médecin, vous diminuez le temps d'attente.

____

Si le plaisir de partir n'était pas accompagné de la peur de l'inconnu, des aléas du voyage et du risque de déconfiture, il serait sans partage.
Tous les visages sont des œuvres d'art uniques qui, en plus d'être vivantes, ont le privilège d'évoluer au fil du temps, de prendre de plus en plus de caractère. Son maximum de beauté est atteint vers la soixantaine quand, sculptés par le temps, burinés par les épreuves, ils expriment leur quintescence. Plus tard, la matière première se dégrade, les retouches accélèrent le désastre et le résultat finit par ne plus ressembler au modèle. C'est ce que l'on appelle le naufrage de la vieillesse. La peau n'a pas la résistance d'une toile. Elle perd sa texture, sa couleur et finit par ressembler aux croûtes que l'on retouve au fond de la panetière. 
Quand vous vous surprenez à ne penser à rien, plutôt que de laisser votre esprit battre la campagne au risque de se perdre en route, je vous conseille de l'orienter en direction d'une réflexion constructive apte à des développements intéressants. Vos synapses ainsi sollicitées seront obligées de se reconnecter, de reprendre le travail et ne prendront pas des habitudes qui font tomber dans un trou d'où l'on ne revient pas. 

Certains vous conseilleront de penser à ce que vous allez faire durant la journée afin de ne rien oublier. C'est louable, jouable mais un peu court, jeune homme, et, à sa place, j'aurais proposé un programme plus ambitieux, à la mesure d'une vie qui a besoin de sortir de l'ordinaire. Plutôt que de lister les tâches quotidiennes coutumières: se lever, se doucher, s'habiller, petit déjeuner, se laver les dents ou le dentier, promener le chat, rentrer les poubelles, etc.. je vous suggère d'élargir le champ de votre future activité potentielle à tout ce que vous ne ferez jamais. Vous embrassez l'infini et votre esprit quitte votre ennui quotidien pour les espaces du rêve. Vous pourriez ainsi envisager pour la suite de votre journée:

- de commencer l'écriture d'un roman, une suite à Guerre et paix par exemple si vous gardez un souvenir du film,

- peindre un tableau en suivant votre impression, devenant ainsi un néo-impressionniste, 

- d'étudier le solfège, vous mettre au piano, remporter le concours Marguerite Long, donner un  récital façon Rubinstein, à la Philarmonique,

- vous mettre à investir en Bourse avec succès, battre Buffet et finir la semaine en étant l'homme le plus riche du monde, 

- imaginer ce que vous feriez si vous étiez élu président de la République ou maire du village,

- transformer un mauvais souvenir en bon et voyez les changements qui s'en suivent.

Naviguer dans une vie devenue une fiction le temps que l'on veut  permet à l'esprit de s'ébattre en liberté, délivré du poids des contraintes, de décoller etr de voguer à son gré, en gardant le contrôle de la situation  pour éviter les déceptions qui nous feraient retomber dans notre vie quotidienne, celle où l'on a les pieds sur terre.
Où sont passés tous ces gens admirables de sagesse et de raison qui de leur temps n'ont pas su et pu empêcher l'arrivée au pouvoir de fous sanguinaires et les guerres, les crises, les carnages, les génocides: ils sont dans les cimetières avec leurs idées et leur impuissance. 

Que font tous nos intellectuels, ces penseurs, ces gens admirables de sagesse et de raison qui occupent les médias de leurs présence et dont les voix retentissent dans le silence qui ponctue le bruit que font les guerres, les génocides, les tueries qu'organisent les fous qui ont le pouvoir pour les empêcher de continuer?

mardi 30 juin 2026

 Voir ce que cache le regard, deviner le message du silence, sentir la pression d'une attente exige une sensibilité qui n'est pas donnée  à tous les yeux, à toutes les oreilles, à toutes les peaux. Il faut en plus que les sentiments soient de qualité.

RENDEZ-VOUS AU FIL DES TEMPS

Honorer son rendez-vous c'est, aujourd'hui, arriver à l'heure chez le médecin, le dentiste, au coiffeur et attendre. Avant-hier, c'était arriver à l'heure, avec ses témoins, sur le champ d'honneur pour s'y battre en duel avec un autre gentilhomme avec qui on avait eu des mots. On pouvait y rencontrer la mort. 

VOTRE ATTENTION POUR UN CONSEIL

Pour ne pas augmenter les risques d'insuccès, je conseille de faire attention où l'on met les mains et où l'on pose les pieds car ces quatre piliers soutiennent le corps et l'empêchent de s'éffondrer. Ainsi rassuré sur la stabilité de son support, l'esprit peut travailler sereinement, faire ce qu'il sait faire sans avoir la crainte  du déséquilibre.


MÉMOIRE ET SOUVENIR

La mémoire enregistre les noms, les chiffres, les faits, les évènements, les visages tel un appareil photographique et les classe. Elle agit de façon passive, neutre et ne qualifie pas de bon ou de mauvais. Le souvenir tiré de la mémoire est lui, plein de sensations et de sentiments qui peuvent être violents. Ils sont vivants et continuent d'évoluer et actualisent le moment du passé dont ils viennent d'être tirés. Ils sont un voyage dans le temps ancien qui donne à la vieillesse un goût de jeunesse.

Leurs  qualités sont aussi des défauts car cette mobilisation a posteriori se fait avec les yeux d'aujourd'hui et l'on n'est plus celui que l'on était quand ils se sont inscrits dans la mémoire. Nous les jugeons avec un vécu qui a modifié notre point de vue. Leur souvenir en sort rarement grandi. Ce regard critique les décape et nous enlève les illusions qui les faisaient paraître inoubliables. Le constat est souvent amer et aténue la nostalgie que l'on éprouve quand on les ramasse à la pelle telles les feuilles mortes du poème  de Prévert qu'il faut écouter chanté par Montand.  

BILAN

Le bilan est l'équation du premier degré dans lequel n'entre aucune inconnue. Il additionne et soustraie que du positif et du négatif et le résultat est soit l'un, soit l'autre, rarement neutre, à l'équilibre. Il  fait le point sur la situation et c'est lui qui  décide de la suite à donner, des mesures à prendre. Son objectivité est sans appel. Bémol cependant, les éléments à prendre en compte peuvent, eux, être subjectifs et la notation de la relation, de la réalisation, de l'évènement, du service en sera impactée.

Exemple : vous voulez faire un bilan préalable à la consommation d'une grosse part de macaron angevin, un gâteau emblématique (maison Allard, aux Ponts de Cé, 49),à la place d'honneur  dans mon panthéon gourmand. Si vous voulez maigrir, étant obèse et diabétique, sa dégustation sera, si en plus, vous n'aimez pas le sucré, mais seulement la charcuterie,  un moment pénible où l'écoeurement s'accompagnera d'une colère noire envers l'amphytrion qui vous veut du mal. Le bilan est négatif et, si vous êtes  américain, vous engagerez un procés pour tentative de meurtre au troisième degré. A contrario, si vous êtes comme moi, maigre, avec un super-pancréas, un gourmand insatiable, vous vivrez un grand moment, sans remord, avec une bonne conscience à rendre jaloux un jésuite et la satisfaction du devoir accompli, d'avoir rendu jaloux les constipés de la pâtisserie et un hommage à un bienfaiteur de l'humanité qu'est un bon pâtissier, un sculpteur de saveurs comme monsieur Allard, de père en fils depuis 1973. Le bilan est positif et témoigne d'une politique de qualité où n'entrent que des ingrédients de grande qualité. Dans les deux cas, le produit de base est le même mais sera jugé à partir d'un ressenti animant des sentiments subjectifs opposés. 

La même gymnastique est possible quand l'heure du bilan sonne pour tout. Pour qu'il soit véridique, il faut non seulement être un bon comptable, mais  un psychologue averti et, comme votre serviteur, un juge et partie impartial. 

lundi 29 juin 2026

 Pour ne pas succomber sous le regard furieux de gorgones en furie,  ne pas obéir aux injonctions injurieuses d'une mégères non apprivoisée et résister au chants mélodieux des sirènes enjoleuses, il faut  être un misogyne endurci ou se voiler le visage ou se boucher les oreilles ou si , comme moi, vous êtes un  mâle peureux, allez vous réfugier dans une tour d'ivoire, entourée de  douves infranchissables, le pont levis verrouillé en position haute et vous terrer au fond d'une oubliette. Là, endormez-vous, tranquilisé et attendez la princesse charmante qui viendra vous délivrer dans un ou deux siècles  de façon à ce que vous puissiez vivre  dans le malheur conjugal encombré d'une bande de chenapans, sur une île déserte entourée de récifs coraliens autour de laquelle tourne une horde de requins blancs affamés tandis que rodent dans le ciel étoilé des drones kamikases envoyés par une de vos ennemies  qui vous feront regretter les premiers mots de ce conte de fée. 

Je préfère me faire des soucis que d'avoir des ennuis car les premiers se règlent facilement en interne et ne coûtent rien alors que les seconds ont besoin d'un avocat et de ses avances sur honoraires.

RÊVONS, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE

Après réflexions et travaux pratiques, j'en suis arrivé à la conclusion que rêver était plus productif que de s'échiner à travailler pour se fatiguer, que de parler pour ne rien dire, de perdre son temps en s'ennuyant. Laisser l'inconscient prendre le contrôle de l'imagination donne la satisfaction de voir le corps se reposer, l'esprit récupérer de toutes les pensées qui l'ont accablé toute la journée. Il s'enrichit, sans s'en rendre compte des découvertes qui l'ont émervéillé pendant son sommeil. Plus tard, si j'étais savant, je les mettrais, en toute mauvaise foi, au service de la science, ce qui me vaudrait le Nobel de physico-chimie.

Pour conclure, car le temps presse, on peut dire que le rêve permet de ne pas voir le temps passer durant la nuit, qu'il l'occupe agréablement, qu'il concurrence le cinéma et la littérature et qu'il rend plus intelligent et imaginatif que dans la vie du jour. 

LE CONSEIL

Comme amis, choisissez des gens que vous n'aimeriez pas avoir comme ennemis.

dimanche 28 juin 2026

SENSATIONS ET SENTIMENTS

Les sensations n'ont jamais provoqué de guerres. Elles ne rappellent, au pire, que le souvenir  d'une cuillerée d'huile de ricin ou de foie de morue, une crise de colique néphrétique, une fracture de Pouteau-Colle dans  l'enfance. À l'âge adulte, ce sera le plaisir en bouche qu'a donné un vieux Joguet ou un Chasse-Spleen, un repas chez Gagnaire quand il était stéphanois, la vue de Brel en don Quichotte, de Montand chantant les Feuilles mortes et de tant d'émotions qui passent par les sens. Ils sont complices, se complètent et un gâteau sera meilleur avec une pincée de sel, une pointe d'acidité relève une amertume, un peu de laid réhausse le beau et Belmondo avec son nez cabossé aurait eu moins de succés. Si nous n'avions qu'elles à notre disposition, la vie serait moins remplie de passions mais se passerait dans une paix profonde consacrée à savourer, à déguster, à digérer. 

Mais pour notre malheur et celui de la terre, l'évolution nous a dotés de sentiments pour la plupart contre-nature (hypocrisie, égoisme, jalousie, avarice, orgueil, cruauté). Ils sont si puissants qu'ils réduisent au silence les quelques qualités qui se meurent en pleurant. Elle a transformé l'homme en un animal inférieur et je vous renvoie pour vous en convaincre à la démonstration implacable qu'a faite Marx Twain de ce phénomène anthropologique unique dans l'histoire de la paléontologie. 

THE DAMNED HUMAN RACE

Marx Twain ne viellit pas. Il reste au sommet de la pensée humaine. Il ne figure pas dans le Panthéon officiel académique reconnu d'utilité publique car il dérange trop l'ordre établi par ceux qui en profitent. Plus que pour les enfants, il a écrit pour les adultes conscients. Je vous abjure de lire, toutes affaires cessantes et en urgence absolue dans "The Damned Human Race"  disponible en français chez Babel, Actes Sud  sous un titre identique "Cette maudite race humaine", "L'animal inférieur". La démonstration est irréfutable, le jugement implacable, l'humour noir irressistible. 

UN PORTRAIT SAINT SULPICIEN

Si j'avais eu plus de plus et moins de moins, j'aurais été différent et méconnaissable. Mais la nature m'a doté de plus de moins et de moins de plus et m'a fait tel que je suis, à ma grande satisfaction car, comme vous le savez, les plus sont constitués de bêtise, d'hypocrisie, d'avarice et d'égoïsme tandis que les moins partagés sont la bonté, la bienveillance et une odeur de sainteté.

samedi 27 juin 2026

CLASSIQUES DE TOUT TEMPS

Chacun a ses classiques. Moi, dans ma grande bibliothèque,  j'ai les anciens qui écrivaient en alexandrins, Corneille, Racine, Molière et travaillaient pour le Roi-Soleil. Au-dessous, toujours à une place d'honneur, je place mes modernes  et les œuvres en prose de Hugo, Balzac, Maupassant, Flaubert, Zola, l'auteur chéri du Comte de Monte-Christo et celui maudit des Infortunes de la vertu. En honneur à mon enfance livresque, à portée de la main des jeunes visiteurs qui savent lire, j'ai tout Jules Vernes, James Oliver Curwood, les aventures du  capitaine Corcoran, Jack London, le dernier des mohicans, des Signes de piste, Tom Sayers, mon ami Flicka, Robinson Crusoé. Ailleurs, partout où il y a de la place et des étagères, on a toute la série noire du temps de Duhamel, les meilleurs Ailleurs et Demain, une centaine de Présence du futur, tout Giono, tout Kenny, tout Jag. Ils sont dignes de l'appélation et seule l'ignorance, le conformisme, l'académisme les en éloignent. Ils rejoignent Sénanque, Ruffin, Denis, Dugain, Schmitt, Kempt, Bello, Gounelle, Nothomb qui parlent, aujourd'hui, au coeur et à l'esprit aussi bien que ceux d'hier.

COMME QUOI LES CHOSES TIENNENT À PEU

Le charme de la mer ne tient, pour beaucoup, qu'à ce qu'il y a dans la salière!!!
Les 37 degrés Celcius que notre corps doit supporter hiver comme été sont dignes d'une canicule comme celle que nous subissons actuellement. On en connaît la malfaisance physiologique et l'essor de l'industrie de l'air conditionné qui est censé nous en protéger lui en redevable. Mais jamais, à ma connaissance encyclopédique, la corrélation entre notre hyperthemie permanente a jamais été faite avec le dérèglement organique et psychologique  dont pâtit  depuis  son origine l'espèce humaine. Elle fait preuve plus que les autres d'une sensibilité à la chaleur intérieure et j'attribue les névroses, psychoses, cancers, arthrose etc. qui rendent la vie si difficile à une intolérance aux thermies. Je remarque que la médecine et sa recherche font semblant de l''ignorer et parlent de coincidence. La vraie  raison est évidente mais elle est dérangeante: facilement curable en s'inspirant des poïkilothermes qui savent vivrent  à base température et n'ont pas nos soucis de santé. Sans être complotiste, je soupçonne des intérêts qui font barrage à une molécule qui, pour un bas prix, règlerait notre thermostat à une température agréable, celle d'une journée de la mi-mai, sous ma latitude avec un petit 20°. Trop d'argent est en jeu et de gens vivent de cette haute température. 

vendredi 26 juin 2026

La prolifération de l'engeance humaine entraîne, par un effet de balancier la disparition des autres espèces qui perdent leurs espaces naturels remplacés par des décharges publiques et sauvages, des champs d'épandage, de maïs, de soja, de betteraves, des bidons-villes tentaculaires, des banlieux interminables. Bientot l'humanité ayant atteint son stade d'inhumanité occupera seule le terrain en compagnie de ses virus et de microbes. 

Pour survivre à ce scénario catastrophe qui a reçu l'imprimatur des autorités morales, civiles, politiques et religieuse, il faudrait que l'intelligence artificielle prennent rapidement le dessus sur la bêtise universelle et vienne au secours de ce qui faisait la beauté du monde et sauve la terre, la mer, l'air, la faune, la flore avant qu'il ne soit trop tard. 

LES GUERRES D'UN VAINQUEUR-NÉ

Sans me vanter, je suis un vainqueur-né car si j'ai quelques défaites à mon passif, j'ai un palmarès dont je suis le premier admirateur éberlué. Depuis ma lointaine naissance qui date d'une période où la survie de la mère et de l'enfant tenait du miracle, je n'ai cessé de gagner des guerres contre des adversaires redoutables. Mais, ma natutre est ainsi faite que, chaque fois, j'en suis sorti vivant, plus fort. Elles furent de tous les genres: chaudes, froides, larvées,  éclair, sournoises, menées par des retors, de tranchées, de position, d'usure, des souterraines. J'ai survécu aux attaques des microbes, des virus, aux erreurs médicales, aux épidémies, évité des accidents mortels, des balles perdues, des naufrages, des collisions. Né sous une bonne étoile, ami de la chance, prudent, avisé, en bonne santé, je me prépare au combat final. J'y pars avec un handicap mais je le compense par l'expérience, ma connaissance du terrain, un coup de Jarnac en réserve, un moral de vieux vainqueur. La faucheuse a des soucis à se faire!!!

UN VOYAGE EXTRAORDINAIRE

Si on pouvait s'échanger avec ceux qui ne sont pas comme nous, on ferait l'expérience d'une autre façon de penser, de réagir, de parler, de manger, de rire. On ne se reconnaîtrait pas et serions encore plus embarrassés que l'amnésique qui ne sait plus qui il est. Mais quel voyage physique et spirituel, quel changement dans les habitudes!!! Aucune agence n'a encore cette nouvelle frontière à son catalogue. J'attends avec impatience les réactions des premiers revenants de cette aventure au-delà d'eux-même.

PLAIGNONS

Rien n'est plus triste que de voir errer un riche de palais en palace, de croisières sur son yatch de luxe en voyages dans son jet privé, d'une  reception à l'Élysée à une visite protocolaire au roi d'Angleterre, de la présidence d'un conseil d'administration à la direction d'une société en liquidation. Ce misérable emploi du temps les empêche de profiter d'un moment de solitude, d'admirer un coucher du soleil, de remarquer la beauté d'une toile d'araignée, d'apprécier le plaisir de rassasier une faim de loup, d'étancher une soif cruelle. Plaignons ce pauvre riche victime de sa richesse, prisonnier de ses comptes en banques suisses, luxembourgeoises, panaméens etc...

jeudi 25 juin 2026

ÇA, C'EST BEN VRAI

La satisfaction de faire le bien n'a d'égal que le plaisir de déguster du bon ou d'admirer la beauté. Concrètement et prosaïquement, cela revient à donner 10 euros à un SDF qui a un beau chien, à savourer un macaron angevin pour 4 personnes et  regarder Monica Belluci faire son cinéma. 
Il n'y a que chez le boucher-charcutier que le compte est bon et que la balance concilie le prix à payer avec le poids affiché. Partout ailleurs, chacun estime ne pas en avoir pour son argent, avoir donné plus que reçu. C'est ainsi que va la vie privée et commune. Chacun vit aux dépens des autres et prétend être la vache à lait du voisin.

LES PRINCIPES PRIMORDIAUX ET CELUI DE LA RÉALITÉ

Les principes sont des idéaux placés si hauts qu'ils deviennent inaccessibles. Faute de pouvoir les saisir, les faire vivre, on les regarde de loin, de notre bas.  On les met  à notre niveau en conservant la forme et en adaptant le fond à ce que nous sommes : menteurs, hyppocrites, tricheurs, falsificateurs. Aucun n'échappe au traitement assassin qui va le transformer en son contraire. La trahison n'en a épargné aucun. 

L'emblématique est celui qui a proclamé la liberté, l'égalité, la fratenité entre les citoyens de la République. Ses turiféraires se sont empressés de répandre la terreur et de décapiter tous ceux qui, quoique de la même église, n'était pas de la même chapelle.

La sainte église, l'unique, l'universelle, la préférée de Dieu qui a fait des dix commandements, du sermon sur la montagne, de la simplicité, de la pauvreté, de l'amour du prochain ses principes de base et son fond de commerce n' a eu de cesse de les trahir, en s'alliant à César, à étaler la pompe pontificale, à se faire appeler monseigneur, se couvrir de soie et d'or, à vivre dans des palais épiscopaux, à établir un empire théocratique, à faire la guerre, à inventer l'enfer, à exterminer les infidèles, à instaurer l'inquisition, à ne plus savoir quoi faire pour trahir son message et à prétendre le contraire.

Tous les principes subissent ce pauvre sort: le communisme et son paradis sur terre avec la disparition de l'exploitation des masses laborieuses, des classes sociales et, au final, une nomenklatura, le goulag, la pauvreté. Celui de précaution, de la séparation des pouvoirs, de l'abolition de l'esclavage, de la défense de la veuve et de l'orphelin, des espèces menacées, de la parité, de l'indépendance des États, de la lutte contre le crime organisé, tous sont bafoués, détournés, dévitalisés, méprisés par ceux qui s'en disent les gardiens. 

Les principes ont le soleil comme modèle. Ils brillent, resplendissent. Comme lui, ils sont imposants, formidables, admirables vus de loin. Plus on les approche, plus les difficultés s'épaississent. Ce ne sont pas les radiations, la chaleur, mais les contraintes, la pesanteur de la socièté, les intérêts opposés, les habitudes, la réalité, le manque de volonté. Au final, les principes sont de belles valeurs utopiques qui font plaisir à célébrer mais dont l'usage est si problèmatique que l'on est obligé de les graver dans le marbre pour s'en souvenir.

LE GRAND CORBEAU ET LE PETIT LA FONTAINE

Avec son air méditatif, sa mine grave, son démarche pensive, sa fidélité conjugale, son costume sévère, le corbeau qui n'a jamais prétendu être le phénix des hôtes qui fréquentent les bois peut se targuer de posséder une personnalité de haute densité et il est vraisemblable que, dans une socièté libérale, ouverte, sans préjugé de race ou d'espèce, il aurait trouvé facilement un emploi comme maître de cérémonie dans une entreprise de pompes funèbres, huissier dans un ministère régalien ou acteur de tragédies grecques au Français s'il avait corrigé son croac qui évoque malencontreusement le couac. Danc tous les cas, il prouve que le sieur De la Fontaine était un piètre ornithologue et qu'en le ridiculisant dans sa triste fable "le corbeau et le renard", il a hérité de l'opprobe des amis des oiseaux perchés, révélé la grandeur de sa méconnaîssance des sujets qu'il traitait et d'un don pour la calomnie qui surprend chez un homme de sa qualité qui était, rappelons-le, reçu à la cour du roi-soleil, excusez du peu!!!.

mercredi 24 juin 2026

VIVONS D'UTOPIE ET D'EAU FRAÎCHE

Ménageons l'avenir, prenons nos précautions, on ne sait jamais, pourquoi se priver d'une assurance sur la mort? Faisons du Pascal, la caution est prestigieuse et parions avec lui. Écoutons les vendeurs de rêves qui promettent un bonheur éternel, une félicité infinie, dans un endroit paradisiaque, entre gens de bonne compagnie, au milieu des figures les plus emblématiques du monde chrétien, tous les saints du calendrier, les anges, les archanges, tous ceux qui sont morts après s'être confessés et avoir été pardonnés de toutes les horreurs commises, après l'expression d'une ferme contrition et 3 Ave et 4 Pater. 

Le prix à payer est donné. Il suffit de faire acte d'allégeance, d'avoir été baptisé, de faire ses Pâques, d'honorer la sainte trinité, 3 divinités séparées mais ne faisant qu'une par une opération de fusion-acquisition très bien montée puisqu'elle résiste au temps même orageux. Les obligations se réduisent à dix commandements, les mêmes que reprend à peu près le code civil de Napoléon. Elles sont simples à mémoriser pour une population n'ayant pas, pour la majorité, le niveau du certificat d'études primaires. Je vous les rappelle pour mémoire ou pour le cas où vous souhaiteriez suivre mon exemple.  J'ai  retenu la version ancienne mieux scandée que l'actuelle qui paraît être le fait d'un rappeur.

- Un seul Dieu tu adoreras...

- Dieu en vain ne jureras...

- Les dimanches tu garderas...

- Ton père et mère hononeras...

- Homicide point ne sera....

- Impudique point ne seras...

- Le bien d'autrui tu ne prendras...

- Faux témoignage ne diras...

- L'œuvre de chair ne désireras...

- Bien d'autrui ne convoiteras...

Un honnête homme - et je présume qu'une honnête femme aussi - réunit toutes ces conditions sans avoir besoin de prier, de façon naturelle. On n'a rien à changer à sa façon de vivre: le commun respecte les parents, ne tue personne, fait rien le dimanche, n'est pas voleur, dit la vérité, n'est pas exhibitionniste et ne fréquente pas les hétaïres. Limiter sa croyance à une seule divinité ne pose pas de problème à qui n'aime pas s'embrouiller la tête. Quelques entorses au réglement sont faciles à corriger et, de toute façon, pardonnées au dernier moment. Croire aux miracles, ceux qui se disent les représentants qualifiés et certifiés n'est pas une astreinte sévère. On est habitués à entendre et à voir tant d'extravagances que rien n'étonne.

Donc, pour résumer, devenir un bon croyant dans n'importe laquelle des religions qui promettent le paradis ou son équivalent est une très bonne option et je recommande d'y adhérer avec foi et enthousiasme. Le risque est nul, le rapport qualité-prix indépassable. Les changements dans la vie sont insignifiants. Vous bénéficiez de l'esprit de corps de la communauté à laquelle vous allez dorénavant appartenir. Elle est puissante, active, peut être redoutable car elle a ses fanatiques prêts à tout.

PS: les inconvénients sont mineurs et on les oublie facilement. Il suffit de ne pas fréquenter les athées de profession.

LE FOND ET LA FORME

Le pouvoir de la beauté n'est pas seulement de donner à son spectateur un plaisir esthétique de l'ordre du sensuel mais de faire croire que le sujet porteur  a  une belle âme. C'est pourquoi on est profondement déçu quand la beauté fatale se révèle être une gourgandine, que l'acteur a la beauté miraculeuse est une créature diabolique, que le chéri des dames n'aime que les messieurs. C'est avoir un esprit superficiel que de juger  sur l'apparence, rapidement, de ne considérer que la façade. Il faut aller au fond de la mine pour trouver l'or et soulever le couvercle pour découvrir la vérité.

C'est parce que les élus, les vainqueurs, les reçus sont bien placés sur la ligne de départ que les autres sont mal placés sur la ligne d'arrivée.
Pour que tout aille bien et que rien n'aille mal, il faudrait que, pour une fois, les oppositions s'accordent sur la moyenne.

ET QUE VOGUE LA GALÈRE

Je suis en attente d'une réponse de la Compagnie transatlantique des croIsières de luxe en bateaux à voile à ma proposition de leur livrer un bateau, ancre en main, totalement nouveau bien que reprenant un concept ancien qui avait régné pendant des siècles et que seule l'évolution du code pénal avait fait disparaître de nos flots en 1748, sous Louis XV.

Humaniste, j'ai remplacé le galérien, un forçat rivé à son banc de nage et cramponné à l'aviron par un robot humanoïde de belle allure et d'une facture de haute qualité fourni par la société chinoise UBETCH Robotics, bien connue pour la fiabilité de ses produits utilisés partout où le travail est pénible et répétitif. 

Ma galère reprend les plans de celle que Cléopâtre, l'impératrice de la légende, emprunta en - 45 pour rejoindre à Rome, son Jules adoré. Je garde  le luxe mais apporte l'efficacité de la modenité en réduisant les galériens des 3 quarts  puisqu'ils passent de 400 à 100 et en les remplaçant par  des robots qui fonctionnent à l'électricité embarqueé. Leur puissance de ramage est 10 fois plus importante que celle des pauvres galériens mal nourris, non blanchis, malades de tuberculose, de dysenterie et très dépressifs du fait de leur espérance de vie et, pour les survivants, de leurs perspectives d'avenir. 

Les passagers déambulant sur le pont, pourront voir les rameurs à travers un  verre sécurit se livrant à leur travail selon une cadence  qui paraît leur être imposée par un maître- tambour selon un rythme binaire qui rappelle celui que l'on entend interminablement dans une rave party. Quelques voiles seront déployées  à l'artimon pour faire de l'ombre et rappeler que bientôt va arriver le temps des voiles à la Royale.

Faire une croisière en galère apparaîtra come le comble du raffinement. On fera non seulement un voyage dans le passé en illustre compagnie mais les heureux Ulysses adresseront un signal fort aux défensurs de la nature, aux protecteurs des eaux marines. Liberée du sens du courant, de la direction du vent, soumise à la seule volonté du gouvernail, propulsée par la force de bras infatigables, fiers et heureux d'obéir au cahier des charges, la galère voguera vers sa borne de recharge, en toute tranquilité, sans autre bruit que celui des rames caressant l'eau pour mieux la repousser et aller de l'avant.

PS: je prépare une version plus grande qui pourrait se substituer à notre prochain porte-avion car, marchant à la rame et à la godille, il supprime les helices qui tounent  à la vapeur fournie par une chaudière atomique dont on connaît le danger depuis les accidents de Tchernobyl et de Fukushima.

mardi 23 juin 2026

UN PINGOUIN CHEZ LES MANCHOTS

Avec la canicule et une température qui fait voisiner mon sang avec l'ébullition, je peine à garder mon calme et, à un moment où même un punch rempli de glaçons ressemble en trente secondes aux grogs de mes anciens hivers, je me demande si je ne devrais pas émigrer en terre Adélie où, dit-on, le long hiver est devenu un printemps éternel très agréable pour qui n'aime pas l'enfer. Les manchots du coin accepteront-ils l'arrivée d'un péquin aux allures de pingouin, plein de savoir-mourir mais complètement déplumé ???

MES CHANSONS

Les chansons qui déchirent le cœur et l'âme sont celles où la sensation communie avec le sentiment et forme un tout. Dans mon panthéon, je mets quelques Brassens (La mauvaise réputation, la chanson pour l'auvergnat), des Félix Leclerc (Le P'tit bonheur), Sixteen tons, Old man river, Mon amie, la rose par Françoise Hardy mais aussi par la sublime Natacha Atlas, Les feuilles mortes par Montand, Avec le temps, de Léo Férré, Non, je ne regrette rien par Piaf, Comme un p'tit coquelicot par Mouloudji, le Déserteur de Vian, Le vent nous portera de Noir Désir et quelques unes d'Abba et d'Amanda Lear que j'ai honte de citer et que j'adore.

Je les aime parce qu'elles mobilisent des sensations et des sentiments profonds, nobles, rares, qu'elles les fusionnent en une harmonie où la musique épouse si bien les paroles que l'une ne pourrait exister sans les autres. La magie opère aussi parce que ces chanteurs ont la voix qui correspond à l'idéal de la chanson.

UN PETIT CURIEUX

Je me demande avec curiosité où se trouve la réserve qui m'alimente en idées durant le jour et me permette de nourrir ce blog à minuit, de façon conséquente et régulière. Quand le filon va-t-il être épuisé ? Quels seront les signes prémonitoires? Les réponses peuvent attendre, étant très occupé par ailleurs.

MODÈLE ET CONTRE-MODÈLE

Les modèles sont des trésors et, comme tels, rares. Il faut les rechercher, les trouver, suivre leurs conseils, profiter de leur exemple et devenir comme eux sage, raisonnable, sans illusion et heureux dans la mesure du possible.

Les contre-modèles courrent les rues. Ils ont une grande utilité et servent de contre-exemple. On connaît l'intérêt d'avoir dans ses relations des gens qui font toujours des mauvais choix, de leur demander leur avis avant une prise de décision et de faire le contraire. Les contre-modèles ont la même fonction. Ce sont des repoussoirs qui évitent d'être comme eux  gros, gras,  passif, négatif, triste, angoissé, déprimant.

JE ROMPS L'OMERTA

On devrait prévenir les jeunes, dès le jardin d'enfant, que grandir va diminuer leur espérance de vie. Manger de la soupe n'est donc pas le meilleur des conseils que papa et maman devraient donner à leur progéniture s'ils avaient, pour une fois, conscience de ce qu'ils disent.

L'HISTOIRE AVEC TRUMP

Donald Trump est en train de se construire une stature d'homme d'État qui fera date dans les annales de l'histoire. Il ajoute aussi un paragraphe au répertoire des pathologies mentales qui affectent le troisième âge et il enrichit la nomenclature déjà fournie avec les démences séniles, Alzheimer, gâtisme, involution cérébrale, retour tardif à l'enfance etc.. par un nouveau trouble qui associe une logorrhée incoercible, une variation dans l'esprit de décision, une volonté de prendre ses désirs pour la réalité, une capacité à se contredire dans la même phrase. Le terme médical a déjà été déposé et répond au nom dérivé du latin de thrumpophylie. Il y met une volonté, une constance, une impatience qui témoignent de sa prise conscience que le temps lui est mesuré et qu'il doit se dépêcher avant d'en être empéché par un accident de circulation dans une coronaire, la carotide ou une balle pas perdue. Parmi ses nombreux faits d'arme, l'histoire retiendra le déclenchement d'une guerre sans raisons avouables pour le seul plaisir de faire la paix - dès qu'il a senti que son invincible armada était en train de s'enliser dans le sable des plages du détroit et qu'il allait la perdre avant même de l'avoir réellement commencée - pour paraître être le sauveur du monde, celui qui dit halte au feu, un bienfaiteur de l'humanité qui rétablit le cours normal des choses avec la poursuite d'une politique du pire, l'accumulation de décisions qui  créent le chaos, la misère, la chienlit, la poussée  des extrèmes, la monté des eaux. Machiavel à côté est un enfant, Talleyrand un amateur car lui, le seigneur de la guerre va à Canossa, en triomphateur, transforme sa défaite en victoire, s'affaiblit en renforçant le pouvoir de ses ennemis, se trahit autant que ses ex-amis. Son slogan MAGA  marquera le point de départ du déclin de l'empire américain du Nord et l'équivalent pacifique du basculement sud-nord atlantique.

LE CONSEIL D'UN GRAND PÊCHEUR

Les poissons se leurrent plus facilemnt qu'ils ne trompent et, pour attrapper une truite, préférez une belle fausse mouche à un mensonge bien ficelé au bout de la gaule.
Utilisez votre rire sardonique grinçant quand vous voulez faire peur à une hyène affamée qui essaie de vous paralyser  par son ricanement effrayant.  Elle ne sait pas, la malheureuse, qu'elle a, en face d'elle, le grand prédateur que le monde entier abhorre et qui cache sous son air angélique, son discours de bon apôtre, son allure de bernard l'ermite, l'âme damné d'un suppôt de Satan, une hydre assoiffée de sang échappée de l'enfer, un fou furieux qui simule l'innocent du village, encore une pauvre victime d'une hérédité malsaine, d'une éducation baclée, d'une terrible nature qui lui a enlevé son humanité. Priez pour lui si vous avez un goutte de bonté dans votre sang artéritique.

lundi 22 juin 2026

Le monde est moins compliqué qu'il ne le paraît et il suffirait de supprimer la politique, la religion, les mathématiques, la physique théorique, la chimie organique et ne garder que les arts et les lettres avec la musique, la peinture, la sculpture et la littérature avec des auteurs et des lecteurs. La vie cesserait d'être une tragédie dramatique et ne serait qu'une comédie farceuse qui donnerait envie d'y rester le temps où on la trouve amusante. On la quitterait, le cœur  content d'avoir perdu son temps si agréablement.

LE TRAITEMENT DU CYNIQUE POUR GUÉRIR D'UNE HABITUDE

Les gens qui se tuent à répéter mille fois la même chose sont les multi- récidivistes d'un suicide raté. Ils souffrent soit de la surdité de leur interlocuteur soit d'une écholalie qui d'aigüe est passée à la chronicité. Pour  les guérir de cette habitude épuisante, je conseille, pour la première occurrence, une consultation ophtalmologique  puis une visite à l'opticien. Une meilleure vision du malheureux qui l'oblige à réitérer son propos interminablement devrait lui permettre de prendre la dimension du problème et de cesser l'entretien. Toutefois, si la répétition rentre dans le cadre d'une pathologie neurologique comme le suggérait le terme médical utilisé pour le qualifier, une consultion sera également nécessaire mais dans le service de neurologie du CHU le plus proche, les causes sont variables et les traitements diffèrent.

Quelle qu'en soit l'étiologie, une fois guéris, les gens cesseront leur interminable logorrhée répétitive, gagneront un temps précieux et, surtout,  pourront se tuer une bonne fois pour toutes et gagner un repos bien mérité.

Les formules toutes faites sont légion, font florès et sont la base du langage de beaucoup. On a:

- bien le bonjour chez vous, 

- pas de souci, 

- c'est pas demain la veille,

- tout le plaisir est pour moi,

- quoi de neuf? Que du vieux...

- c'est pas tout, mais faut y aller,

- vous voyez ce que je veux dire?

parmi toutes les autres. Ces expressions sont émises selon un mode réflexe, permettent de penser à des choses qui ont du sens telles que la situation géo-politique en Ouzbékistan, la dernière déclaration d'un sous-secrétaire à l'environnement sur la fonte des glaces au sommet de l'Annapurna, l'opinion du pape sur les rapports entre  la dénatalité, la chute des vocations et la désertification des grands et petits séminaires et sa soluton drastique pour remédier aux problèmes.

Leur succès traduit la contamination du langage coutumier par l'habitude prise par la contagion du prêt-à-porter des années 1950 et la révolution  sexuelle qui accompagna entre 60 et 70  concommitament  l'arrivée du prêt-à-manger et l'invasion, dans les assiettes, des repas préparés qu'il suffit de réchauffer au micro-ondes. Elle fit du sexe un objet de consommation et le banalisa jusqu'à en faire perdre son attrait, le relégant au rang du hamburger. Aujourd'hui, une étape est franchie avec le prêt à parler dont nous venons de rendre compte. Il préfigure le prêt à penser qui est déjà dans les tuyaux avec l'IA générative qui réfléchira à notre place pour nous éviter le risque de nous tromper. Mais bien préparés, nous sommes prêts à tout, n'est-t-il pas?

LE ZOO ET LA JUNGLE URBAINE

L'autre jour, je me promenais au zoo de Beauval, dans le Loir et Cher, le paradis terrestre sur 50 hectares. Presque toute la faune du globe y est réunie et vit dans la paix du Seigneur, en liberté surveillée, protégée de son prédateur naturel,  l'homme par des barrières de haute sécurité. 

La beauté, la sérénité, la paix sont les liens communs qui unissent les êtres réunis par le hasard et la volonté inflexible des maîtres de ce haut lieu. Chacun joue sa partition sans jalousie, en toute indépendance. Aucun n'envahit le territoire de l'autre. Chaque enclos est protégé par une frontière sans douanier, un simple panneau suffit marqué de "il est interdit pour la sécurité de tous de franchir ce seuil". Les gorilles méditent, les tigres baillent pour montrer leurs crocs, les éléphants barrissent pour éloigner les mouches, les chimpanzés font semblant d'imiter ceux qui les regardent, les oiseaux toubillonnent, les otaries se donnent en spectacle etc..

Face à ce monde exemplaire qui n'aspire qu'à vivre tranquille, se presse, canalisé par  deux réseaux de barbelés émondés, un troupeau qui ferait honte au reste du monde s'il n'était bienveillant de nature. Composé de bipèdes au sexe indéterminé, entourés d'une goroué d'eux en miniature piallante et vociférante comme aucune autre espèce ne le permettrait à sa progéniture, il avance cahin-caha, empétrée dans une mauvaise graisse donnant aux hippopotames de l'endroit l'impression d'être des ballerins de l'Opéra. 

Pour avoir un aperçu du paradis perdu et, en même temps une vue des habitants de l'enfer qu'il est devenu, allez dans le zoo le plus proche de votre domicile, à Beauval si vous vivez dans le Loir et Cher, à Doué la Fontaine si vous êtes dans le Maine et Loire et à la Flèche si vous êtes sartois. Le dépaysement est tel qu'on a  envie de s'y installer et d'y vivre à mille lieues des grandes villes sauvages pleines de fauves en liberté qui seraient la honte de la jungle.

dimanche 21 juin 2026

Il y a deux types d'incompréhension.

L'une affecte celui qui ne comprend pas la langue de son interlocuteur car il ne parle pas chinois, javanais, anglais, etc.., le littéraire qui ne pige rien à la mathématique quantique, le sourd qui n'entend pas qu'on l'appelle etc..I l suffit de travail, de temps, de patience et d'envie pour comprendre le chinois, le javanais, l'anglais, le quantique et qu'il se retourne pour voir qu'il est demandé. Rien de rédhibitoire, c'est une incompréhension provisoire, curable.

L'autre est irréductible, sans appel, définitive, elle fait partie du capital génétique. Elle ne résulte pas d'une impatience, d'une inintelligence, d'un emploi du temps trop occupé mais d'une incapacité fonctionnelle qui rend inaccssible la fantaisie, la légèreté, l'imaginaire, l'ironie. La personnalité est étrangère à l'humour, au second degrè. Elle navigue dans le concret, l'utile, le nécessaire. Son imagination lui fait prévoir les catastrophes, les précautions à prendre, les besoins à combler. La beauté qui se cache dans le laid, le bien du mal, le bon du mauvais ne l'intéressent pas mais elle verra la mouche dans le plat, la verrue, la fente.

Chacun est condamné à être ce qu'il est, mais ceux qui ont une souplesse de caractère, sont comme ceux qui ont l'échine souple, plus adaptables. Ils relativisent, évoluent  et ne sont pas certains que 2 plus 2 font toujours 4. Ils doutent de tout et d'eux en premier. Ils sont en roue libre, les autres l'ont carrée et pour avancer, il faut que leur route soit en pente et glissante.
La facilité se voit dans la fluidité du discours, la beauté du mouvement, l'élégante tournure de la phrase, le ballet autour de la table lors de son dressage pour un repas de gala, la légèreté du sauteur en hauteur. Elle donne une impression de perfection harmonieuse qui contraste heureusement avec l'accouchement laborieux d'une difficulté.

LE CLAIRVOYANT ET L'AVEUGLE

Je connais un aveugle dont l'esprit est si perçant qu'il va au fond des choses dès le premier examen, saisit l'allusion au vol, devine le sens caché des phrases et un malheureux qui, avec onze dixièmes d'acuité visuelle, ne remarque pas la subtilité de l'aphorisme, la beauté du théorème, la qualité de la prestation. Son infirmité est telle qu'il ne se voit pas comme il est et clame à tout venant qu'il est le plus heureux des hommes.

samedi 20 juin 2026

L' ELIXIR DE JEUNESSE UTOPIQUE DU CYNIQUE

Quand il fait chaud comme aujourd'hui et que l'on a envie de ne rien faire, un film serait le bienvenu. L'écran de mon home-cinéma reste pourtant blanc car je n'aime et n'ai que des films d'action chinois, japonais, coréens où ça saute, court, virevolte et les voir jamais fatigués, essoufflés, en sueur, me rend jaloux, me culpabilise et abîme  mon moral qui est fragile depuis que les autres sont au pouvoir. Leur dynamisme m'épuise encore plus que la chaleur, le remède serait pire que le mal. Il ne me reste comme activité pour ne pas déprimer qu'à m'assoir et à taper ce genre de truc pour passer le temps avant d'aller me coucher pour oublier que je ne suis pas Jackie Chan, Jet Li, Donnie Yen, Tak Sakaguchi, Shinichi Chiba, Ma Dong-seok Lee Byang-hun, Jang Dong-gun mais qu'un pauvre vieux plein de rhumatismes et que moucher suffit à fatiguer.

DE TOUT UN PEU

C'est pour éviter le calvaire du sevrage tabagique que j'avais renoncé à commencer de fumer. Je connais la faiblesse de ma force de volonté et, douillet, je n'aime pas souffrir, n'étant pas un héros.
____

Les survivants d'une catastrophe ont eu la chance de leur vie.
____

Le parfum d'une rose des sables ne rappelle pas celui d'une rose trémière mais sa minéralité me fait penser à celui d'une pierre à feu qui aurait travaillé dans une carrière de marbre, à Carrare.
____

L'hydrophile est conciliant et a l'habitude de mettre de l'eau dans son vin alors que l'hydrophobe le boit pur et a la réputation d'un esprit buté, sans diplomatie, qui ne suit pas les conseils si j'en crois mon expérience de plus en plus ancestrale.
____

On peut vivre d'eau fraîche et d'amour dit la sagese populaire dont je me méfie beaucoup. Mais quid de l'hydrophobe qui n'en boit pas une goutte et du misanthrope qui fuit la compagnie des humains et des humaines? Réduits à une demie portion, combien de temps peuvent-ils survivre?
____

Le monde de demain aura pour celui du surlendemain la même expectative anxieuse et pleine d'espoir qu'eurent nos ancêtres pour l'avenir.
___

Les sensuels recherchent des sensations fortes  et les sentimentaux préfèrent les sentiments délicats. Je ne vois que sainte Thérèse d'Avila et ses délires mystico-érotiques pour être une alliance réussie de ces deux personnalités opposées.

C'est avec un certain orgueil, une satisfation difficile à maîtriser, un étonnement non dénué d'interrogation que le soir, quand je me promène à la fraîche, en compagnie de ma meute de chiens courants, dans une des allées cavalières qui quadrillent la forêt qui entoure mon humble demeure que je subis les attaques des femelles de moustiques qui risquent la mort pour se repaître de mon corps. Suis-je bien digne de cet amour fusionnel qui n'est pas partagé? Ma morale bourgeoise, ma foi janséniste, une  aristocratie de pensée me font fuir ces échanges furtifs, ces liaisons éphémères, ces rencontres hasardeuses. J'ai besoin de stabilité, de durée, de respectabilité et je prie ces demoiselles effrontées d'aller piquer ailleurs .

PS: de plus, n'étant pas maso, je n'aime pas me frapper sauvagement de la dextre pour occire ces dévergondées qui en veulent non seulement à ma réputation mais à ma santé. 

vendredi 19 juin 2026

MA MÉTHODE OLYMPIQUE

Pour ne pas culpabiliser quand je fais rien et que je m'ennuie, je plonge dans un problème dont je ne connais pas la solution. ou me pose une question qui n'a pas encore de réponse. L'essai est vite fait et, quoique vain, me satisfait car l'important n'est pas de réussir  mais de tenter.

DE TOUT UN PEU

Entre mourir de rire ou de plaisir, je choisis le moins fatigant.



DURE LA SURVIE DU MORT-VIVANT

Malgré tous leurs règlements, leurs décrets, leurs arrêtés, leurs ordonnances, on arrive à vivre tranquille, à son rythme, à faire à peu près ce que l'on veut, dans une semi-liberté surveillée. Mais quitter les lieux devenus insalubles, tirer sa révérence avec élégance, comme on a vécu est devenu difficile et impossible pour beaucoup car, à ce moment, ils ne les laissent pas tranquilles et vont leur compliquer la mort, le coma ne permettant pas la direction des opérations. Des préposés s'emparent du corps qui palpite encore et vont appliquer le protocole inscrit dans les recommandations émises par une autorité supérieure. La totale va y passer et il aura droit à une intubation qui s'accompagnera d'aspirations si le personnel est au complet (rarement), des perfusions, une sonde dans les orifices pour l'évacution et l'alimentation. Cette usine à gaz fait les trois huit. Le coût quotidien est pharaonique et suffirait à faire vivre une famille  nombreuse pendant un mois. Mais la loi fait le règlement et une escouade de soignants va se relayer pour maintenir en état de vie ralentie, un jour de plus, un inconscient qui, s'il savait ce qu'ils lui font, se sauverait en criant "à l'assassin". Mais il n'est pas ingrat, il sait qu'il doit survivre pour qu'eux puissent toucher un salaire et continuer de vivre.
Les hommes de bien font le bien car ils ont mauvaise conscience et ceux du mal font le mal parce qu'ils ont bonne conscience.
Les gens qui s'obstinent à ne pas vouloir comprendre ne sont pas responsables de leur incompréhension mais de leur obstination. Cela les exonère de moitié et au lieu de deux Pater, ils n'en auront qu'un. Ce sont de malheureuses victimes d'une infirmité provisoire qui guérira dès qu'ils récupéront la capacité de voir l'évidence. Une consultation chez l'ophtalmo suivie d'une visite chez l'opticien de leur choix suffit en général à débloqur la  situation. Avec une vue claire, les synapses s'ouvrent, les connextions se rétablissent, l'information peut circuler, l'esprit réveillé foncionne à nouveau, l'évidence saute aux yeux et, de là va au centre traiteur qui a tous les éléments pour comprendre et ne s'en prive pas.

jeudi 18 juin 2026

LA VÉRITÉ SUR LA VÉRITÉ

Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Beaucoup dérangent l'ordre péniblement établi par le mensonge et transforment la paix du monde, de la nation, du ménage en une guerre ouverte ou larvée. Cette vérité est une arme fatale contre la vérité et la preuve que le bien  peut être un mal.
Les gens qui ont tout et besoin de rien et ceux qui ont rien et besoin de tout vivent dans deux mondes différents. Ils ne se rencontrent qu'à l'ocasion d'une révolution, parfois dans un cimetière, jamais à la maternité.

C'EST FOU

Ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui sont à l'origine des impossibilités structurelles qui empêchent l'évolution favorable de la conjoncture sont les mêmes qui se sont chargés de modifier la stratégie et de trouver la tactique qui rendra possible le retour à un équilibre qu'ils avaient rompu.

DE TOUT UN PEU

Les gens sans espoir sont des cumulards: ils n'attendent rien de l'avenir et ne changeront jamais.
____

J'évite de traverser la place de l'Étoile en trotinette pour ne pas renverser un piéton.
 ____

Le temps et l'espace ont besoin d'être occupés  sinon ils ne servent à rien.
____

Le monde du passé plein de morts est peu agréable.

LA QUESTION QUI N'ATTEND PAS DE RÉPONSE

Le futur durera-t-il aussi longtemps que le passé?

mercredi 17 juin 2026

Trump, le pyromane qui allume des incendies pour le plaisir de jouer au pompier.

C' EST PLUS FORT QUE MOI

Cest plus fort que moi, monsieur le juge, je ne peux pas m'en empêcher, sanglote le tueur en série qui décapite, le pyromane qui joue avec les allumettes,  le violeur, le voleur. 

C'est plus fort que moi, je ne peux m'en empêcher de grignoter, monsieur le docteur, pleurniche l'obèse diabétique, hypertendu qui va bientôt mourir d'un infarctus foudroyant.

C'est plus fort que moi, mais  je ne peux m'empêcher de me mettre en colère pour une broutille, d'en rajouter une couche pour bien enfoncer le clou, de dire tout haut ce qu'il faudrait dire tout bas, de vouloir avoir raison quand  j'ai tort, de prétendre que si c'était à refaire, je ne le ferai pas.

Cette force qui nous oblige à commettre des actes criminels, insensés, idiots contre notre volonté, nos intérêts, notre santé, cette faiblesse, cette obéissance, ce renoncement à la liberté, il faut lire "La servitude volontaire" de LBoétie  pour en connaître l'origine.

POUR UN BONHEUR ÉTERNEL

 Pour augmenter nos chances de jouir d'un bonheur éternel, nous devrions être enterrés avec ce qui nous a rendu  heureux  ou qui est conforme au caractère, ainsi:

-  l'ivrogne  et sa cirrhose a sa place dans une barrique réformée d'un vieux cognac,
 
- l'opiomane devrait avoir sa tombe dans un champ de pavots du triangle d'or,

- un fin gourmet être enseveli avec les menus de nos trois étoiles et entouré de la photo de ses chefs favoris,

- un couple uni par un amour fusionnel devrait partager pas seulement le même cénophage mais le cercueil, 

- un graphomane aimera disposer de cahiers vierges, de litres d'encre, avoir plein de plumes affûtées, un bon dicionnaire et le Bescherelle sur l'art de conjuguer 8000 verbes,

- Narcisse entouré de  photos prises à son âge d'or, quand l'amour qu'il se portait était au zénit,

- le dingue de la pêche au gros dans le ventre d'une baleine,

- l'avare dans un coffre-fort plein de souvenirs de Napoléon et de Louis,

- un homme sans prétention  dans la fosse commune, dans le no man'land du cimetière.





UN MONDE SANS SOLEIL, UNE PROPOSITION DU CYNIQUE

Le monde devrait comprendre qu'il doit vivre en autarcie et ne plus dépendre des caprices du soleil.  Certes, cette indépendance nous obligera à vivre dans le noir et le froid mais est-ce payer cher de ne plus être ébloui, de ne plus avoir d'insolation, de mélanomes, de se passer d'ambre solaire? Est-ce si difficile de se couvrir chaudement -les esquimos le font bien- ? Vivre dans le noir 6 mois de l'année ne pose pas de problèmes aux scandinaves et quelques séances d'ultra- violets combattent la dépression et 2 gouttes d'adrygil l'ostéoporose. La terre sans soleil tournerait aussi rond et la crise climatique serait guérie. La température redevenue glaciale la transformerait en un formidable congélateur à ciel ouvert. On imagine les économies d'électricité, la santé serait assurée grâce à la bonne conservation des aliments car microbes, virus et champignons n'aiment pas vivre sous les moins 100 degrés centigrades. Je ne m'étends pas d'avantage sur  les  plus et les détracteurs se chargeront de parler des moins. Je vais soumettre ma proposition à l 'ONU  car elle intéresse toutes les nations. Je sais qu'elle ne fera pas l'unanimité, qu'on criera au scandale, au fou. Mon idée arrive sans doute trop tôt mais je prends date. Elle fera son chemin et j'espère qu'il ne sera pas trop tard quand elle fera consensus.

PS: pour une fois, le cynique ne se moque pas et son idée disruptive fait plaisir à lire. Notre avenir est sans le soleil. Il nous conduit en enfer. Je dis moi aussi halte au feu! et travaillerai main dans la main avec le cynique, un bienfaiteur de l'humanité qu'il déteste tant.

mardi 16 juin 2026

Réussir à ne plus être surpris par un imprévu signifie que l'apprentissage est terminé, le niveau professionnel atteint et que le marché de l'emploi devra compter avec vous. Ce stade est difficile à atteindre et passer de la salle de classe à la salle de consultation ou d'opération suppose du temps plein de travaux et de la patience, une matière première de la qualité des terres rares.

AH MAIS !!!

Quand je fais la vaiselle, je veux avoir le contrôle complet de la chaîne de production et j'exige de l'essuyer moi-même. 
"Ce que je ne supporte pas chez certains que je connais trop bien, c'est leur besoin de donner des conseils, de faire la leçon, de se donner des airs de vieux sage. Ils sont insupportables et je les fuis comme la peste. Mais, concomitamment, c'est exactement le reproche que je me fais, habitude indéracinable qui rend ma vie intérieure aussi pénible que celle que j'inflige aux autres. Docteur,  comment résoudre cette quadrature?"

LE CYNIQUE ET LE SUJET, MÊME COMBAT

C'est parce qu'il a l'habitude d'être le premier de la phrase et placé devant le verbe que le sujet n'aime pas les interrogations qui le mettent après lui. Il se sent déclassé, relègué. Je comprends sa frustration, moi qui n'aime pas la médaille d'argent.

LE VOYAGE EN PREMIÈRE, CLASSE ÉCONOMIQUE

Vous avez des envies de voyage, de rencontrer des inconnus  qui paraisent venir d'une autre planète avec un parler étrange, un aspect idem mais que de problèmes : visas, vaccinations, dangers de l'avion, des aléas, les mauvaises rencontres, les surprises etc. C'est refroidissant et calme des vélléités de départ. J'ai la solution que j'applique à l'occasion. 

Je choisis un hôtel 5 étoiles fréquenté  par une clientèle étrangère. Moi, c'est le Ritz, place Vendôme,  par fidélité à Fiztgerald et parce que c'est là que je pose mon baluchon quand ils ont besoin de moi à Paris. Je m'installe au Ritz Bar, commande un gin-fitz à Clément et j'observe le monde entier venu  voir un français moyen, fidèle à la légende : petit, rondouillard, mal fagoté, un mégot au bec, un béret sur le crâne, une baguette sous le bras, pas très propre, sentant le camembert bien fait, pas content qu'on le regarde comme s'il était une curiosité. En fait, je laisse faire car c'est aussi mon tour et n'ai rien payé (c'est la maison qui offre). L'échantillon est représentatif, ne manque que les esquimaux car il fait trop chaud et les kalahariens car il fait trop froid. Nous avons, dans un coin, la tribu féminine presque complète du chef bédouin Mitrab ibn al-Harbi venue en jet privé faire ses achats rue de la Paix. Superbement vêtues de Chanel et de Dior, elles jacassent dans cette langue bédouine si mélodieuse que l'on se croirait dans une opérette de Shéhérazade. Elles sirotent un thé à la menthe revitalisé à la fine Napoléon. Devant, deux asiates au visage impénétrable contemplent le plafond, en pleine méditation, du genre profonde. Ils auraient une robe jaune que l'on se croirait à Katmandou, dans un ashram, une nuit de pleine lune durant le Buddha Jayanti. Comme voisin immédiat, j'ai un texan de 2 mètres de haut et pas loin du double quintal, en 1 minute, on est devenus des amis pour la vie, sa maison est la mienne, je viens quand je veux, les actions de Musk, c'est de l'or en barre, il en achète pour un milliard, dès l'intro,  c'est l'affaire du millénaire, il passera sa retraite sur Mars, si je veux son avis, ce Ritz ne vaut pas ceux de la grosse pomme, lit trop petit, bouffe dégueu, pas d'apple-pie, ni de côtes de porc flambées au barbecue, un Petrus qui arrive à la cheville du même de la Nappa, etc.. Il finit par sangloter, ivre mort, ne supportant pas le Cointreau coupé d'eau, appelle sa mum et, l'ambassade avertie, envoie une escuade de marines pour le ramener dans son baraquement.

C'est ainsi que je passe un heure  ou deux, à faire le tour du monde, en 180 degrés, assis sur un tabouret, au bar du Ritz de Paris, place Vendôme.

lundi 15 juin 2026

La grande faiblesse de la vue est qu'il suffit de regarder de l'autre côté pour ne plus voir l'horreur et passer son chemin dans la bonne conscience de l'ignorance.
____

La raison du plus fort est toujours la meilleure  nous apprenait  la fable de La Fontaine le loup et l'agneau pour que nous restions à notre place et ne la  disputions pas à ceux qui ont le pouvoir. Le mensonge était gros mais efficace et le roi savait remercier le courtisan. La vie et l'actualité nous apprennent qu'il n'en est rien et que, pour triompher du prétentieux, de l'orgueilleux, du  matamore qui étale ses forces pour masquer ses faiblesses, mieux vaut être rusé, machiavélique, sournoi, fourbe, retort, patient et montrer ses faiblesses pour cacher ses forces À bon entendeur, salut!!!. 

O TEMPORA

Au démarrage, c'est la fusion, ils ne font qu'un. Puis arrive le temps de la division qui commence quand il ou elle parle de sa moité. Il préfigure la séparation qui avait commencé par l'addition de tous les griefs qui amorçaient la fission.

AVERTISSEMENT AUX LECTEURS OUTRAGÉS

Les fautes de frappe ne sont pas des fautes d'orthographe liées à la méconnaissance de la langue utilisée. La responsabilité incombe à la mauvaise disposition du clavier, à la médiocrité de son ergonomie, aux chevauchements intempestifs qu'il favorise. Les plaintes doivent être adressées au  constructeur, en l'occurrence Advence, une marque inconnue qui préfère l'anonymat pour échapper à la reconnaissance faciale.

PS: mes moyens ne me permettent pas d'engager un agrégé du dictionnaire  pour me relire et corriger les fautes de frappe. Mon niveau en français  attesté par un 20 sur 20 à la dictée du certificat d'études primaires le certifie et me met au dessus de tout soupçon. Je vous remercie d'en prendre acte.

LA SANTÉ DU CERVEAU

Certains et même beaucoup croient entretenir sainement leur santé mentale en fatigant leur rétine par la lecture forcenée. Ils se comportent comme le tifoso qui se croit un  sportif quand il regarde un match de foot et voit courir le joeurs alors qu'il est assis. Lire est une activité passive qui ne stimule qu'un peu l'imagination. Elle occupe le temps et on sort du roman pas plus intelligent qu'à la première page. 

Pour entretenir son corps, le garder en bonne santé, améliorer ses performances, il faut le faire travailler, le fatiguer en l'entraînant. C'est à ce prix que que l'on court plus vite, que l'on vise plus juste, que l'on va plus loin. 

La partie du cerveau, le mental qui fait penser, réfléchir, mémoriser, calculer a lui aussi besoin d'être stimulée et de travailler durement pour ne pas faire comme le muscle du tifoso qui s'atrophie et le fait se traîner misérablement d'une chaise à un fauteuil.  Ne pas sombrer dans le gâtisme, l'hébétude, la démence sénile est un objectif que toute personne ayant atteint l'âge de la retraite aura comme obsession. Le cerveau  ne doit pas se contenter de regarder des mots, des images et tomber dans un radotage à base de vieux souvenirs, il faut qu'il crée créer, produise, cogite et ne  se contente pas du journal, de Gala, de Mussi, qu'il écrive, dessine, peigne, déchiffre des partitions, participe à des débats,  confonde l'imposteur qui ne pense pas comme lui, croit des sornettes, vote pour un imbécile. Tenir son journal, écrire la biographie de l'oncle de la cousine issue de Germaine qui a fait le tour du monde en ballon contre les vents contraires ou une chanson pour Mylène Farmer,  être le correspondant local du journal du département pour les potins du canton, tenir un blog  à l'instar de qui vous savez sont des occupations  qui ne sont futiles que pour ceux qui vous liront.

Donc, si vous m'en croyez, soyez plutôt paresseux avec vos pieds et qu'ils puissent traîner leurs savates et intransigeant avec votre cerveau en le laisant courir la campagne à la chasse aux bonnes idées.