Ce qui nous paraît impossible résulte de la faiblesse de notre imagination, de la pauvreté de notre vocabulaire, du manque d'idées, de pensées, de réflexions. Tous conspirent et se conjuguent pour nous empêcher d'avancer, de progresser, d'inventer, de découvrir. Pour nous rassurer, nous excuser, nous pardonner, on parle d'impossibilité.
Pour s'occuper, passer le remps, survivre, on se contente du possible. Il est à l'échelle de notre faiblesse, de nos capacités, de notre médiocrité, de la paresse. Les quelques vertus qui surnagent suffisent à assurer le minimum vital.
Les quelques uns qui ont de l'imagination repoussent les limites du possible, s'infiltrent dans les territoires de l'impossible. Ils imaginent des mondes nouveaux, font voyager dans le passé, le futur, découvrent, inventent. Ils s'appellent Galilée, Newton, Darwin, Épicure, Asimov, Spinrad, Bradbury, Jules Verne, Dick, Rosny , Pasteur, Fleming, Einstein.
Le reste, la majorité se contente de répéter, jour après jour, les actes, les occupations, ressassant les mêmes idées, les mêmes pensées, se faisant les mêmes réflexions. Leur ligne directrice est droite, encadrée par l'habitude, la routine, la coutume. Ils ont des raisons solides pour continuer et la seule audace qu'ils se permettent est de changer ce qui ne va pas bien. Certains alors regrettent le bon vieux sale temps.
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