Le premier mai est un jour férié où il est interdit de travailler. Il célèbre les luttes pour réduire le temps de travail. Les discours ne proclament pas ses valeurs: richesse, beauté, générosité, bonté, nécessité mais sa pénibilité. En toute logique, le premier de mai devrait être, au contraire, un jour durant lequel on travaillerait d'arrache-pied, sans une minute de repos, de façon acharnée pour l'honorer, lui rendre l'hommage qui lui est dû car, qu'est un travailleur sans travail?
Le deux novembre, jour du souvenir des disparus devrait être, lui, celui du repos et se passer dans le silence, l'immobilité, l'inaction, allongé, à méditer, à rêver, à dormir, à se détendre, alangui, décontracté, à faire l'expérience du vide pour s'entraîner à affronter le néant.
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